‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 214 sur 296 · MARGUERITE · texte numérisé non relu

MARGUERITE

î36i. Màuoubrite , fille du roi Philippe le Long et venve de Louis Ie1’, comte de Flandre, succéda dans le comté d’Artois et tans celui de Bourgogne à Philippe de Rouvre, son petit-neveu. Dette princesse était d’une sévérité qui ne lui concilia pas le cœur lésés sujets. L’an i5y5, elle fit brûler la dame de Bours , village itaé dans l’Artois , entre Saint-Pol et Pernes , pour avoir fait toigaarder un escuyer en son moustier de sa parocke , en un di~

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manche à la messe , entre les h ras dou prestre auquel il nhe <0 réfugier quand il vit ses ennemis , et dessous la casule f etjni bleciés ledict prestre , ef V autel et aournemens furent ensanglantés. ( Jean de Guise , Chron. manuscrite. ) Marguerite eut de grandes altercations avec la ville d’Arras , dont elle voulait restreindre les privilèges. Les ordonnances que ses officiers rendirent à ce sujet, furent éludées par des appels. Les A rrageois se soulevèrent, et la comtesse , excédée de leur insolence , se retira en Flandre auprès du comte son fils. Apprenant de là que les troubles continuaient dans la ville , elle fait enlever; par des gens apostés, Ge'rard du Mouüii-d’or ; conseiller-pensionnaire d* Arras, avec plusieurs membres du copseil municipal , qu’ou nom* mait des vingt-quatre, et les fait amener dans les prisons du Pavillon, près de Gand. Non contente de ce coup d’autorité', la comtesse et son fils envoient des troupes faire le dégât aux environs d’Arras j ils furent si bien servis, que la ville leurfitune députation pour demander grâce et se remettre à leur discrétion. Onne voit pas quelles fureht. les conditions de l’accommodement j ! seulement on sait que les prisonniers furent rendus , à l’exception de Gérard du Moulin-d’or, qui était mort de froid en prison. Cependant le roi Charles \ n’apprit pas sans indignation les voies de fait employées par la comtesse d’Artois etle comte de Flandre, ses vassaux, dans des contestations qui étaient pendantes à son parlement. L’une et l’autre se hâtèrent de prévenir les effets de son ressentiment, en demandant des lettres de rémission, qui leur furent expédiées le 16 mars 1378. ( V. S.) ( liée, de lyabbè de Camps , vol. 2, p. 43i.) La comtesse Marguerite finît ses jours le 9 mai i382. Ç Voyez Louis* Ier } comte de Flandre.

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