GUI V
• 044 au plus tard. Gui V succéda en bas âge à Jean , son père, sous la tutelle de Jeanne , sa mère , qui , s’étant remariée 'avec Jean de Landas , partagea cette fonction avec lui. Etant ea âge de porter les armes , il accompagna le connétable , Robert de Fiennes, son oncle , dans plusieurs entreprises qu’il fit durant la captivité du roi Jean. Use distingua, au mois de septembre i558, a la de'fense d’Amiens , que les Navarrois voulaient surprendre au moyen des intelligences qu’ils y avaient , cl dont ils avaient déjà pris un des faubourgs avec uue partie de la ville. Moult acquirent, dit Froissart , le concstable de France et le jeune comte de Saint-Pol , gvant grâce parmi, le pays de Picardie , du secours qu ils avoient fait à ceux d' Amiens. Gui pour sa récorn « pense ayant été fait lieutenant de roi en Picardie , Vermandois et Beauvaisis , destitua, le 5o novembre de la meme année, les maire, prévôt et échcvins d’Amiens , comme suspects d’attachement au roi de Navarre, et en fit élire d’autres à leurs places.
( CartuL de V Hôtel-de-Ville dl Amiens. ) L’an i56o , Gui ayant été du nombre des otages envoyés en Angleterre pour la délivrance du roi, il y mourut la même année sans laisser d’en-** fants de Jeanne de Luxembourg,, sa femme.
-MAIIAUT et GDI VL
i36o. Mahaut, sœur de Gui V, lui succéda au comté de Saint-Pol avec Gui de Luxembourg, châlelaiu de Lille, qu’elle avait épousé vers Pan i354 ; mariage qui fit passer le comté de Sainl-Pot dans la maison de Luxembourg. Gui , qui est le Vl° de son nom parmi les comtes de Saint-Pol ,5 servit d’otage comme son prédécesseur pourla délivrance du roi Jean, eten cette qualité fut conduit eu Angleterre. L’an 1064» par lettres données à Paris dans le mois d’octobre , le roi Charles V le gratifia d’une rente de quatre cents livrées de terre à prendre sur la seigneurie de Crevecœur en Cambrcsis. ( Rec . de Colbert , vol. 29, fol. i5i .) 11 fut créé , l’an 1067 > coinle 8e Ligni en Barrois par lettres du roi Charles V , données au mois de septembre. La guerre s’étant rallumée , l’an *569, entre la France et l’Angleterre, il fut envoyé par le roi Charles V avec Hugues de Chàtillon pour mettre le Ponlbieu sous la main de sa majesté. Ils n’éprouvèrent de résistance qu’à Pont-de-Remi. La place 'fut emportée de force , après quoi tout se soumit. ( Yoy. les comtes de Ponlhteu » ) Gui
5 q6 • CHRONOLOGIE HISTORIQUE
continua de signaler sa valeur, comme il avait fait jusqu’alors ea differentes occasions , dont la dernière fut la bataille de Baëswieder, donnée le 22 août 1071, entre Wenceslas , duc de Brabant , son parent , et le duc de Juliers. 11 y perdit la vie en combattant pour le premier. Une ancienne chronique de Brabant, écrite en langue vulgaire, raconte que Gui ayant été' trouvé encore vivant parmi les morts , un soldat l’acheva , quoiqu’il se fit connaître en criant, Simpol ! Simpol ! et se vanta ensuite de ceite barbarie comme d’une belle action ; mais qu’il eut bientôt lieu de s’en repentir , le général , pour sa récompense , l’ayant fait pendre. *Gui laissa de Mahaut , son épouse( morte en 1578), Waleran x qui suit ; Robert , mort jeune; Jean, seigneur de Beaurevoir , qui continua sa ligne masculine ; Pierre, qui devint évêque de Metz , puis cardinal , mourut à l’âge de dix-huit ans en odeur de sainteté, l’an 1087, et fut canonisé par Clément VII; André , qui fut évêque de Cambrai ; Marguerite , mariée i° à Pierre d’fcnghien , comte de Liche , 20 à Jean de Wcrchin, sénéchal de Hainaut ; Marie, femme, i° de Jean de Condé, seigneur de Moriammez, 2° de Simon , comte de Salin; et Jeanne, dont il sera parlé ci-après.