‹ L'art de verifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur (volume 5)Chapitre 232 sur 296 · CHARLES DE ROHAN-SOUBISE · texte numérisé non relu

CHARLES DE ROHAN-SOUBISE

1724* Charles de Rohan, prince’ de Soubise et d’Epinoi , lue de Rohan-Rolian , pair et maréchal de France , ne', le 16 uillet 1716, de Louis-François-Jules de Rohan-Soubise , et lAnne-Julie-Adélaide de Melun , sœur de Louis , comte de hint-Pol et prince d’Épinoi, a succédé à son oncle maternel lans tous les domaines de sa maison. Il a e'pousé , 1e le 29 dér embre 1754* Anne-Marie-Louise delà Tour d’Auvergne, aorte le 17 septembre 1759 , fille d’Emmanucl-Théodose , souerain de Bouillon ; 20, le 5 novembre 1741, Anne-Thérèse •e Savoie-Carignan , morte le 5^vril 174$, fille de Victorunédée , prince de Carignan j 3° le 2, 4 décembre 174$, Anneictoire-Marie-Christine de Hesse-Riiotenbourg , fille de oseph, landgrave de Hesse-Rhinfels. Il a eu pour enfants ;

, Du premier Ut :

i* N.... nommé le comte de Saint-Pol , né le 12 septembre 1 759 , mort le 25 mai 1 74 2 ;

20 Charlotte-Godefride-Élisabeth , née le 7 octobre 1737 , mariée le 5 mai 1753, à Louis-Joseph de Bourbon , princede Condé , morte le 4 mars 1760 ;

Du second lit :

5° Victoire-Armande- Josephe , née le 28 décembre 174% mariée le 1 5 janvier 1761, à Hcnri-Louis-Marie , prince de Roban-Guéménée.

DES

Gtuines, ou Ghisnes (en latin Ghisnœ), ville de Picardie située à deux, lieues de la mer et environ aidant de Calais au nord-est, a. donné son nom à un comté qui comprenait autrefois les villes d’Ardres, d’FIardewic, de Brédeuarde,etde Tornehen avec le port de Witsan , et dont relevaient douze baronnies avec autant de pairies. Les sentiments des anciens et des modernes sont partages sur l’origine des comtes de Guines. Voici ce qui nous a parade plus probable après uu sérieux exameh.

SIFRID.

g&5. Sifrid , ou Sifroid, prince danois , suivant la chronique • de Saint-Bertin , et non français d’extraction , comme le prétend Lambert d’Ardres, doit passer pour le premier comte propriétaire de Guines. Cette terre appartenait originairement à l’abb-aye de Saint-Sithiu ou Saint-Bertin. Nous en avons la preuve dans la charte ou pancarte donnée, Fan 877 , par Charles le Chauve pour confirmer toutes les possessions de cette abbaje. L’historien moderne de Calais forme contre l’authenticité de cette pièce des objections qu’on peut résoudre avec les premières notions de la science diplomatique. La terre de Guines tomba depuis (on ne sait comment) dans le domaine des comtes de Flandre. Guillaume Ier, comte de Ponthieu, dans la guerre liai! eut , en 965 , avec Amoul II , dit le Jeune , comte de Flandre, lui ayant enlevé les pays du Boulonnais , de Guines et de Saint- Pol , ce dernier appela à son secours les Danois , qui vinrent en troupes sous la conduite de Canut, frère du roi de Danemarck, et de Sifrid, son cousin. Leur expédition fut assez heureuse. Iis remirent Arnoul en possession d’une partie des terres que le comte de Ponthieu lui avait enlevées. Arnoul , pour reconnaître ce service , donna la terre de Guines à Sifrid , et lui fit épouser Elstrude, sa sœur, dont il eut Adolphe, qui suit. Ce mariage était nécessaire, parce qu’il avait été précédé, suivant Lambert

Cllft. ITÏST. DES COMTES DE G (UNES* 4^

d’Ardres et Ipérius, d’un commerce de Sifrid avec Elstrude. Ces deux écrivains disent qu’il finit par se pendre pour se soustraire au ressentiment d’Arnoul, qui n’apprit qu’a près coup le déshonneur de sa sœur. Du Chesnc met sa mort eu y65.

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