ADOLPHE
Adolphe, ou Adpolphf. , fils de Sifrid , né vers Pan 966 , âpre» la mort de son père , fut pourvu du comté de Guines, presque au moment de sa naissance, par Arnoul II, comte de Flandre, son oncle maternel , qui le fit élever à »a cour. A ce comté Arnoul ajouta la terre de Brédenarde , et. fit épouser depuis à son neveu Mahaut, fille , suivant Lambert d’Ardres , d’Ernicuie , comte de Boulogne. Adolphe, selon le même écrivain, fit entourer d’un double fossé le château de Guincs , nommé la Cuve , à cause de sa figure, que son père avait commencé. 11 vivait encore en 996 j en mourant, il laissa un fils , qui suit.
RAOUL
Raoul, fils d’Adolphe et son successeur, épousa, Pan 1000 au plus tôt, Rorella, fille d’un comte de Saint-Pol , suivant la ironique de Saint-Bertin. Mauvais économe , il devint un tyran lar une suite de ses prodigalités. Entre les impositions dont il chargea ses sujets, on remarque une capitation d’un denier annuel sans distinction d’âge , de sexe , ni de condition , de quatre leuiers pour les noces , et de pareille somme pour la sépulture. a crainte des révoltes lui fit introduire une autre servitude qu’on wmma Colvèkcrlie , ou Massuerie , par laquelle il était défendu 'iu paysans de porter d’autres armes que des massues; ce qui es fit nommer Colvékerliens ou Massuiers. Raoul satisfit la aine de ses sujets par une fin tragique, sans qu’ils y eussent articipé. Etant allé à un tournoi qui se célébrait à Paris ,*il y eçul deux blessures dont il mourut avant Pan 10 rj6. Ipérius dit u’avant été renversé de son cheval , les chiens le mirent en lèces, et que le cadavre fut ensuite jeté dans la Seine , où jamais n ne put le retrouver. De son mariage Raoul laissa plusieurs nfants.