BOUCHARD V
1249. Bouchard V, que Guillaume de Nangis appelle Lours, soit par erreur, soit qu’il eût deux noms , chevalier, seigneur de Montoîre et de Lavardirt f succéda à Pierre, son père, dans le comté de Vendôme. 11 fut , l’an 1254 . un des chefs de I armée due Charles d’Anjou mena dans le Hainaut pour se mettre en possession de ce comté , dont Marguerite de Flandre lui avait feit donation. L’an 1 265, il se mit en marche, vers le mois d’octobre, avec plusieurs seigneurs , pour aller au secours de ce même prince, appelé par le pape Clément IV à la conquête de la Sicile. En traversant la Lombardie , iis détruisirent les châteaux dei villes de Crémone et de Brescia, qui s’étaient opposées à leur passage. De là , continuant leur route , ils joignirent Charles à Rome. Ce prince , fortifié par les troupes qu’ils lui amenaient et par la valeur des chefs , entre sans délai dans la Pouiilc, soumet tout ce qui se rencontre sur sa route, et arrive eu peu de jours devant San-Germauo, qui lui ferma ses portes. Le comte de Vendôme fut celui qui se distingua le plus à l’attaque de cette
S lace , qui fut prise par escalade , et dont la garnison s’enfuit en fligence pour aller se joindre à l’armée de Mainfroi, compétiteur de Charles , campée sous Bénévcnt. Bouchard n’eut pas moins de part au gain de la bataille décisive qui se donna , le 1 2 février 1 ?66 , entre Charles et son rival , qui périt dans l’action. (Nangis.) La suite des événements de la vie du comte Bouchard est demeurée dans l’oubli, il ne vivait plus en 1271. Marie dé Roye, sa femme, veuve d’Aubert de Hangest, seigneur de Genlis,Iui donna Jean qui siiît , deux autres fils et une fille.
Bouchard V est vraisemblablement ce comte de Vendôme qui 6t, au mois de décembre 1270, avec Charles Ier, comte d’Anjou et roi de Sicile , une transaction par laquelle il reconnaissait tenir immédiatement de ce prince , en sa qualité de comte d’Anjou ,
le 7 décembre i56o , et non ï5Gj , comme le marque le P. Anselme. Quelque» modernes l’ont cru delà maison de Bourbon , pârce qti’il vivait au tems oà çette maison possédait le duché de Vendôme. Il était illustre , dit M. de Tliou, par sa naissance , puissant en biens , d’un courage et d’un esprit supérieur mais tr op enclin au mal.
DES COMTES, POIS DOCS , DE VENDOME. 499 la terre de Tro , sous la condition d’un seul hommage avec le» autres fiefs du Vendomois qui relevaient du comte d’Anjou. Chambre des Comptes , n. 2 , fol. 5i . )
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1271 au plus tard. Jean V comte de Vendôme après la hiôft <îé Bouchard son père , alla en Pouille , l’an 1182 , aü secours dé Charles, foi de Sicile, avec plusieurs autres seigneurs français; Au prinlems de l’an 1289 il pâssa en Aragon pour aider le roi doit Jayme dans la guerre qu’il faisait aux Mahométans de l’ile dé Majorque.
L’an i3b2 (N. S. ), par arrêt du parlement de Paris, rendu lé mercredi après la chaire de Saint-Pierre ( 28 février ) , le eônitë Jean , au nom de sa femme Eléonore , fille de Philippe dë Montfort hérita de Jean de Monlfort sou beau-frère, seigneur de Gastrèà én Languedoc, et comté de Squillace au royaume de Naples, la seigneurie de Castres , et cela aupréjudice desenfants de Laure, Soeuè d’Eléonore, et femme de Bernard VI, comte de Comminges,paf là raison que la représentation h’a pas lieu dans la coutume de Paris j
3ui re'gissait alors la terre de Castres La comtesse Eléonore prétenit encore à lahafonniedeLëmberS, et à toutle Lomberois enÀlbi; geois , comme héritière de Gui de Montfort , son grand onclè paternel. Mais elle eut pouf adversaire Hugues de Monleil-Adhé-* xnar, qui revendiquait cetté succession par des raisous détaillée) clans la nouvelle histoire de Languedoc , T. Ill , p. i5g. Ce Tut la matière d’un procès doüt ni l’un ni l’autre ne virent là fin. I! dura près de cent ans , et pendant cet espace le Lomberois fut administré par lés officiers du roi , qui l’avait mis sous Sa main dès l’an Ô14. Le comte Jean fit son testament le t8mai de l’àà i3i5 , qui fut vraisemblablement le dernier jour de Sa Vie. De Soi» mariage, il eut Bouchard, qui suit j Jean, siredêFeiïillet; Pierfé', dont il sera parlé ci-après; et Jeanne, mariéé à Heurl IV dè Sulli.
C’est au comte Jean Y qu’oh doit attribuer ta division du liàixt et du bas Vendomois pour le civil. Il assigna j>our capitale aii bas Vendomois le bourg de Mûntoire , qui paf la s’àèèrilt et devint un lieu considérable.