BOUCHARD III
1020 ou environ. Bouchard III souscrivit, l’an toa3, avec la simple qualité de fils de Bouchard de Montmorenci , la charte deWarin, évêque de Beauvais, où il dit que le roi Robert ayant assemblé les grands du royaume à Compïègne , pour délibérer sur l’invitation que l’empereur Henri II lui avait faite de se trouver, pour conférer ensemble, à Yvoi, lui prélat et Ledoin. abbé de Saint- VVaast d’Arras, firent en celte rencontre une société de prières pour leurs églises respectives; ce qui fut approuvé et souscrit par le ror Robert et tous les grands. ( Du Lhesne , ibid. , pp. 12 et >4 ; Bouquet , T. X , p. 609. ) La souscription de Bouchard de Montmorenci sc rencontre aussi parmi celles qu’un grand nombre de prélats et de seigneurs apposèrent, l’an 1028, au diplôme que le même roi Robert fit expédier à Paris pour confirmer les donations qui avaient été faites à I abbaye de Coulombs dans la Beaucc. ( Du Chesne , ibid. , p. 1 4 ; Bouquet, T. X, p. 618.) Nous le retrouvons encore parmi ceux qui souscrivirent, le 4 février de l’an io5i , le diplôme par lequel le même monarque autorisa la donation faite d’un alleu par le comte Manassèsà l’église de Chartres. (Du Chesne, ibid. , p. 16; Bouquet, T. X, p. 626.} On doit sans doute être frappé de voir
° CHRONOFOGIE HISTORIQUE
le sire de Montmorenci mêler son nom à ceux des grands vassaux dans la signature des diplômes royaux, et penser qu’il ne lui eût pas été permis de le faire-, s’il n’eût pas e'ie' l’égal de ceux auxquels il s^associa. La tarn^g dans laquelle il prit alliance n est point connue, dit du Chftyie, non plus que le tems de sa mort. Les entants qu'il eut dq-fton mariage , sont Thibaut , qui suit; Ileryé, qui viendra ensuite; et une fille, N. , dame d’Aisanviile, à qui Geoffroi , évêque de Paris, accorda la permission de faire bâtir un oratoire dans sou château. La charte qu’il lui fit expédier à ce sujet contient l’éloge de sa naissance et de sa piété : Ingénu a natalibus rcgni Francorumac probis moribus generosa* Llle y est dite sœur d’Hervé , et fille comme lui de bouchard de Montmorenci.
THIBAUT
Thibaut, fils aîné de Bouchard III et son successeur en la baronnie de Montmorenci, jouit à la cour du roi Henri Ier de la nicmc considération quu son père avait obtenue à celle du roi Robert. Il fut du nombre des princes laïques , laici principes , comme Henri lui-même les appelle , qui souscrivirent le diplôme que ce prince donna , l’an lofîo, pour la fondation ou plutôt le rétablissement de l’abbaye, aujourd’hui prieuré , de Saint-Martin-des Champs , près de Paris. (Du Chesnc , ibid. , p. 9.0. )' Le roi Philippe Ier sc l’attacha plus étroitement en lui conférant la charge de connétable. Des diplômes de ce prince , que Thibaut souscrivit avec cette qualité, le plus ancien qui soit venu jusqu à nous est de l’an io85, et le plus récent de 1086. (Du Chesne, ibid, , pp. 2G et 27.) 11 mourut, vers l’an ioyo, sans laisser de postérité.