JEAN L'ILLUSTRE
i3o8. Jean, surnommé l'Illustre, fils d'Herman le Long et son successeur, né l'an 1 3oa , demeura , jusqu'à l'an i3i4,sous la tutelle du margrave Woldemar, qui le déclara
DES MARGRAVES DE BRANDEBOURG
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jeune pnoo mois Je nu'
ce elanl mort , au vembre 1^17 , sans avoir été marié, toute sa succession revint a ~
Mctlwin , doc la Poméranie orientale , étant mort sans enfants le a5 décembre i*Q,5, Prxémilas, roi de Pologne, qu'il avait institué son héritier, se mil en possession de ce duché. Mais il eut pour adversaires les
{«rinces de Brandebourg , qui prirent les armes pour faire valoir es prétentions qu'ils avaient sur cette succession. Otton trancha la querelle par un assassinat , en faisant poignarder Przémislas, a Rozogno, le jour des Cendres, H lévrier 1296, a table, comme on Ta dit plus hauL Otlon , après ce coup , ce rendit maître , selon Garzéus , de tous les lieux contentieux.
L'an iaçfS, Otton et ses frères , oubliant ce qu'ils devaient à l'empereur Adolphe, consentirent a sa dqiojition et au choix que l'on fit d'Albert d'Autriche pour le remplacer. Otlon , l'an i3oo , eut la guerre avec Niclol , duc de Rostock et de Werlc , dans le Mecklenbourg , pour avoir refusé , contre sa parole , d épouser Marguerite, fille du margrave Albert, sa parente. Les frais qu'occasiona celte affaire ayant obligé Otton cl ses frères de mettre une imposition sur le clergé , ce corps , alors si redoutable , les frappa , l'an i3oa , d excommunication et mit leurs terres en interdit. Les margraves , de leur coté , sévirent contre les ecclésiastiques pour les contraindre a faire leurs fonctions. Le pape Boniface VIII, instruit de ce démêle, envoya sur les lieux un légat qui excommunia de nouveau les margraves ; ce qui fut confirmé par le pontife. Raynaldi ne dit oint quelle fut l'issue de cette querelle. Otton et son cousin lerman aidèrent , l'an i3o5, le roi de Bohême dans la guerre qu'il avait avec l'empereur Albert. La paix «'étant faite l'annuc suivante , les margraves y furent compris.
Les limites du Brandebourg et du Mecklenbourg furent , l'an i3o8 t le sujet d'une contestation entre les propriétaires de ces deux états. Les margraves prétendant que le château d'Udenbourg sur l'Elbe , possédé par le duc de Mecklenbourg , devait leur revenir. Otton et son cousin Herman se jettent, à la tête de quatre mille cavaliers et d'un plus grand nombre de fantassins , dans le Mecklenbourg, où ils font le dégât. La mort de l'empereur Albert, arrivéele 1". mai de cette année, fit cesser les hostilités. A la diète qui se tint pour donner un nouveau chef a l'empire, tous les princes régnants de Brandebourg, ainsi que ceux de Saxe, exercèrent en commun le droit de suffrage ( Pauli , p. a85). Otton vivait encore le 37 novembre i3o8, jour de l'élection de l'empereur Henri , quoiqu'il n'y fut pas présent ; mais il mourut peu de tenu après, te fut un des
Ï .rinces les plus renommés de sa maison. Il était savant pour e teins. M. Pauli rapporte une chanson de sa composition.
, fille de Henri V, duc de Lignilz, fut sa femme, on ne voit pas qu'il ai laissé de postérité. (Ibid.)