GEORGES-GUILLAUME
fils et successeur 'de Jeani5t>5, se trouva impliqué
1619. Georges-Guillaume Sigismond, né le 3 novembre
malgré lui , dans la guerre de trente ans , commencée, en 1618, A l'occasion de la révolte des Bohémiens. 11 ne fit aucune alliance solide , parce que sa faiblesse l'obligea toujours de sabir la loi du plus fort 11 ne fut favorisé d'aucun parti , et vit ses états , pendant tout le cours de sa régence, dévastés par les troupes amies et ennemies. L'an ibai , il reçut du roi de Pologne l'investiture de la Prusse, L'an ibs8 , il fit , a Dusseldorp , une nouvelle convention provisionnelle avec le duc de ÏSeubourg : elle fut renouvelée en it>3o, et l'électeur eut le duché de Clèves avec le comté de la Marclc L'an i63i , Papenheim et Tilli , généraux impériaux, emportent, après quatre assauts, le ai mai, \i ville de Magdebourg. Le roi de Suède s'en prend ans électeurs de Sax« et de Brandebourg , de la perle de cette place. Georges-Guillaume se rend au eam tout ce qu'il vent loi demander, de l'empereur, sur U nécessité
traité de paix conclu } le 3o mai , et non le ai mars , à Prague entre l'empereur , l'électeur de Saxe et celui de Brandebourg. La condition de ce dernier n'en devint pas meilleure : ses états continuèrent d'être foulés tour- A-tour par les Impériaux et les Suédois. Bogidas , dernier duc de Pomeranie , étant mort, l'an 16^7, sans enfants , sa succession fut réclamée par I électeur de Brandebourg. Mais les Suédois l'empêchèrent dé faire valoir ses droits sur ce duché, dont ils étaient maîtres en partie, et qu'ils voulaient retenir pour eus. L'an it>4°» Georges-Guillaume mourut A Kœnigsberg , le 1 et non le 3 décembre, laissant les affaires de son électoral dans la plus grande confusion. Il avait épousé, le 14 janvier 1616, Elisabeth-Charlotte, fille de Frédéric IV, électeur palatin, morte le 16 avril 1660, dont il eut Frédéric-Guillaume, qui suit; Louise-Charlotte, mariée AJaeques, duc deCurlande; et Hedwige- Sophie , femme de t , landgrave de "
ranin de Gustave , et lui accorde , U s excuse A son retour, auprès des conjonctures. L'an iti-55 ,
FRÉDÉRIC-GUILLAUME I , dit LE GRAND,
BLECTEUE.
1640. Fré n ÉBic-GciLL auhe , surnommé le Gkaitd, né le 6 février 1620 , succéda, l'an 1640, A son père, Georges- Guillaume , dans ses états délabrés par une longue guerre. L'an i64t , il reçut du roi de Pologne , le 17 octobre, rinvestiture
(1) L'allUaee des princes protestant février 1610, et le soufBet ne fui 4*nn4° qu'en 1(114. Ut pa» rapporter a cet événement f origine de cette ligne, page 47S. ) (. Ato ét ÏMlnr- )
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rteure , avec Stettin et l'Ile de Rugen ; ce ne fut qu'un échange: on lui donna pour équivalent les évéchés de Holbersiadt , de Minden etdeCamin, qui furent sécularisés avec l'expectative sur l'archevêché de Magdebourg. L'an ib'56, Frédéric-Ouillaiirae fit, le ai janvier, un traité avec Charles-Gustave, roi de Suède, contre la Pologne , et contribua beaucoup au gain des trots combats de Warsovie, donnes les a8 , 39 et 3o juilIeL II conclut, l'année suivante, A Vehlau, le ig septembre, un autre traité avec le mi de Pologne , qui reconnut la souveraineté de la Prusse , et la succession A ce duché fut étendue aux margraves de ta Franconie. Ainsi la Prusse ducale cessa dès lors d'être un fief mouvant de la Pologne. Par le même traité, la ville d'Ulng fut cédée A l'électeur jusqu'au paiement d'une somme de quatre cent mille écus. Peu de tenu après, il fit alliance avec le Danemarck , qu'il secourut contre la Suède. Cette guerre fut terminée par le traité d'Oliva, signé le a3 mai 1660. Frédéric- Guillaume ayant assemblé, l'an it>63 , les états A Kcenigdirrg, s'y fit solennellement reconnaître souverain de la Prusse. La succession de Julien était toujours en souffrance entre lui et le duc de Neubourg. Ce ne fut qu'en 1666 , qu'elle fut entièrement décidée par un accommodement irrévocable. Le duché de Clèves , avec les comtés de la Marck et de Ravensberg , devint la part de l'électeur ; le duc eut pour la sienne Julien et Berg. Frédéric-Guillaume entra , l'an 167a, dans l'alliance de l'empereur avec la Hollande, contre la France; mais les Français ayant fait une irruption dans ses états de Westphalie, il fut obligé d'embrasser 1a neutralité. Etant rentré ensuite dans la même alliance , Il reçut plusieurs échecs en Alsace par la faute des généraux de l'empire , et n'eut pas le tenu de les réparer. Une diversion que les Suédois firent dans le Brandebourg , le rappela des bords du Rhin. Sa marche fut u précipitée et si secrète , qu'il surprit les Suédois A Rathenau, tandis qu'ils le croyaient encore en Alsace. Il fit prisonniers tous ceux qui se trouvèrent dans la place ; puis , s'étant mis A la poursuite des autres corps suédois répandus dans ses états , il les attaqua , le 18 juin , A Ferhbellin , les défit entièrement , et les chassa ensuite de la Prusse , après leur avoir enlevé plusieurs villes de Poméranie. Les Français firent , pour le roi de Suède, la même diversion qu'il avait faite en leur faveur Us entrèrent en forces dans le pays de Clèves. Alors Frédéric-Guillaume se vit contraint d'accéder au traité de Nimègue de 1^78, et de rendre aux Suédois toutes les villes de Poméranie , dont il s'était emparé. Mais , l'an 1680, il fut indemnisé de cette perte chevêche sécularisé de Magdebourg , dont il fut mu en possession pour être A jamais incorporé A son électoral. Frédéric- Guillaume ouvrit , l'an i685 , un asile aux Protestaots de France , que la révocation de l'édit de Nantes avait engagés A sortir du royaume. Vingt mille français vinrent s'établir dans ses états, et leur nombre répara en partie le dépeuplement causé par la guerre de trente ans. L'an 1686 , il envoya du seen Hongrie contre les Turcs. U Gt, la même année, une convention avec l'empereur, au sujet du duché de JaegerndoriT, et obtint, en dédommagement, le cercle de Schwibus. Ce prince mourut d'hydropisie , le 29 avril 1688 . A lige de huit ans. ■ Frédéric-Guillaume , dit l'illustre auteur • des mémoires de Brandebourg, avait toutes les qualités qui