‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 134 sur 582 · DES ROIS DE PRUSSE · texte numérisé non relu

DES ROIS DE PRUSSE

• font les grands hommes ; magnanime , débonnaire , géné- » reox , humain... — Il devint le restaurateur et le défenseur de » la patrie, le fonJateurde la puissance de Brandebourg, l'ar- » bilre de ses égaux.. ... Avec peu de moyens, il (it de grandes > choses, se tint lui seul lieu de ministre et de général, el

■ rendit florissant un état qu'il avait trouvé enseveli sous ses

■ ruines ». H avait épousé, i*. le 7 décembre 164b , LouiSE- IIejuuetts, fille de Frédéric- Henri , prince d'Orange , morte le 6 juin 1667; a*, le i3 juin 1668 , DobothÉE, fille de Philippe , duc dé Holstein-Gluksbourg , morte le ti aoilt 16H9. Il bissa du premier lit , Frédéric, qui suit, et Hedwige-Sophie, mariée a Guillaume VI , landgrave de Ilesse-Cassel ; et du second , cinq fils et deux filles. Philippe-Guillaume , l'un des cinq fils, fut l'auteur des margraves de Brandcbourg-Srhewedt qui se sont éteints a la fin du dix-huitième siècle. Ce fat vers là fin do régne de ce prince que les postes furent établies dans

FRÉDÉRIC 111, BLBCTBVB,

i68b\ Fbbdbimc III , né a Kœnigsbrrg le 1 , et non le aa juillet 1657 , succéda, l'an 1688, a 1 électoral de Brandebourg, que Frédéric-Guillaume, son père , lui laissa dans l'elat le plus florissant. Etant entré, l'an 1609, dans l'alliance formée contre la France, il s'empara de Bonn, le 1a octobre , malgré la brave résistance du baron d' Asfeld, qui en était gouverneur. Rimbergue et Kaiserswerth s'étaient déjà rendus aux troupes brandebourgeoises. Frédéric envoya, l'an ibqi , du secours a l'empereur contre les Turcs, qui furent battus a Salenkemen. 11 continua , la années suivantes, a fournir des troupes aux alliés, en Flandre sur le Rhin el en Hongrie. Zélé pour les progrès des lettres dans ses étals , il érigea , l'an ibg3 , l'université de Halle.

Les principautés de Liguiti , de Brieg et de Wohlau étant devenues vacantes , l'ao 1075, par la mort de Georges-Guillaume de Lignita , dernier mâle de sa maison, l'empereur Léopold se crut en droit de les réunir a son domaine. Mais le grand électeur prétendit qu'elles devaient lui revenir en vertu d'un

maison et celle de , l'an 1686,

ancien pacte de confraternité fait entre sa Lieniiz. La confestaiion fut terminée a l'a

cette cérémonie , il lui échappa de dire i quelques-unes de sus femmes : « Je suis au désespoir d'aller jouer en Prusse la reine de théâtre auprès de mon Esope ». ( Frédéric était contrefait. ) Ce prince établit , pour consacrer les prémices de sa royauté , l'ordre de l'Aigle noir, et fonda une académie des sciences à Berl in , dont le célèbre Leibnits fut nommé directeur. ■ On lui » lui avait persuadé , dit un de ses descendants , qu'il convenait » à la royauté d'avoir une académie , comme on fait accroire A • un nouveau noble qu'il est séant d'entretenir une meute » (1). Guillaume, roi d'Angleterre , étant décédé l'an 170a, Frédéric prétendit, du chef de sa mère, i la succession delà maison d'Orange ; mats il ne put en avoir qu'une partie. L'an 1707 , en qualité d'héritier de cette maison, il acquit le comté de Tccklenbourg , et obtint la principauté de Ncuchàtel , après la mort de la duchesse de Nemours. Frédéric mourut a Berlin , le a5 février iyi3, i l'âge de cinquante-six ans. Ce prince ruina ses peuples en voulant étaler un faste et une magnificence qui étaient au-dessus de ses forces. H méconnut la véritable grandeur des souverains , qui consiste a faire le bonheur de leurs sujets, et i proportionner le luxe de leur cour aux facultés de l'état. Il avait épousé, 1°. le a3 août 1670, Klisabeth- Hen&iette , fille de Guillaume VI, landgrave de Hessc-f assel, morte le 37 juin t683; a", le 28 septembre 1684, Sopbie- C ha b lotte , fille d'Eraest-Auguste , duc de Hanovre , décédée le 1 février 1705, i Hanovre, dans le sein de sa famille (comme elle approchait du dernier moment , on voulut introduire au chevet c le son lit, un ministre réformé, « laissez-moi mourir, » lui dit-elle, sa us disputer » ; 3*. le iq novembre 1708, Sophie -Louise, fille de Frédéric, duc de Mecklenboure , morte le ag juillet 1735, après avoir été répudiée. Il eut du premier lit , Louise-Dorolhee , première femme de Frédéric , prince héréditaire de H esse I- Casse 1 , depuis roi de Suède , morte le a3 décembre 170S; du second lit, Frédéric-Auguste, mort en bas âge ; et Frédéric-Guillaume, qui suit.

par la cession que le premier fit au second du cercle de Schwibus, en échange des principautés qu'il réclamait. Le grand électeur étant mort deux ans après , l'empereur voulut revenir contre le traité qu'il avait fait avec lui , sur ce que le nouvel électeur Frédéric III, n'étant encore que prince électoral en 1686 , s'était engagé par un reversai a lui restituer le cercle dont il s'était dessaisi. On disputa de nouveau la-dessus l'espace d'environ sept ans. Enfin 1 électeur ayant besoin de l'empereur, pour un dessein que son ambition lui avait suggéré , remit a ce prince le cercle contesté , moyennant une somme de deux cent cinquante mille florins, a quoi Léopold ajouta l'expectative sur le comté de Limbourg, en r rançon Le, et sur la principauté d'Oost-Friae.

L'envie de captiver les bonnes grâces de l'empereur, fut aussi le principal motif qui détermina Frédéric III à se déclarer pour lui dans la guerre qui s'éleva, l'an 1700, entre la maison d Autriche et celle de Bourbon, après (a mort de Charles II r roi «l'Espagne. Ce fut alors que se manifesta le désir que Frédéric 111 avait depuis long- tems d'obtenir le titre de roL Ses vœux furent enfin accomplis. Par le traite de Vienne, au moyen d'un secours •V dix mille hommes qu'il promit de fournir aux allies , l'empereur consentit a reconnaître, pour royaume, la Prusse , qu'il avait refusé cinq ans auparavant de reconnaître pour duché séculier. Le prince Eugène, apprenant cette nouvelle , dit tout haut: ■ Il faudrait pendre les ministres qui ont donné a l'erosi perfide ». Le 18 janvier 1701, Frédéric i roi à Kusnigsberg , et se mit lui-même la couronne sur la tête. L'électnce sa femme , princesse de beaucoup I » montes, cinquante cuisiniers it une académie des sciences. » ( Vit i* u es prit j fut couronnée en même tems que lui. En parlant pouf \FHJtrU JI f PP- 3~4 - )

fat

FRÉDÉRIC- GUILLAUME 11, box de Para».

1713. FrédAhic- Guillaume II, né, le r5 août 1688, a Berlin, fils de Frédéric, premier roi de Prusse, parvint au trône sous les heureux auspices de la paix. Il obtint, parle traité d'Utrecht, le pays de Gueldre, avec la confirmation de la principauté de Neuch&tel et de sa qualité de roi , qui fut reconnue par toutes les puissances. La guerre continua dans le Nord, entre Charles XII , roi de Suède, et ses ennemis. Ceux-ci ayant assiégé Stettin, capitale de la Poméranie, la ville fut remise en séquestre entre les mains du roi de Prusse, qui gardait alors la neutralité. Sur la réclamation de Charles XII, contre ce séquestre, Frédéric-Guillaume joignit ses troupes, en 1714 , a celles des Russes , des Danois et des Saxons. Ses armes , qu'il avait prises , malgré lui , contre un héros qu'il estimait, curent un heureux succès. Il chassa les Suédois de Stralsund,en i?i5, et retourna vainqueur a Berlin. L'an 1720, la paix se fit i Stockholm, et, par ce traité, le roi de Prusse fût maintenu dans la portion de la Poméranie, comprise entre l'Oder et 1»

(1) « Ce nouveau roi , uru génie, sans puissance, et presque sans revenu, s'était mis dans la tèi« qu'on ne pouvait porter dignement une couronne uns être environné de tout l'appareil du luxe et de la magnificence ; et 0 prit pour modèle la cour de Louis XIV, qui était alors la plut hnllante de l'Europe. Il voulut être sarre' par un évêque, el il donna ce titre à uu de ses chapelains. Il fil faire une ampoule sur le modèle de celle de France, et alla se faire oindre à Kcenigitarg , en P rua te , parce que les rois de France roui se faim sacrer a Reims. Il porta le» grandes perruques espagnoles , et donna des fêtes. Il avait un premier ministre, un grand-malts e des ceréciuquante cuisiniers et une acadvmie des scie

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

Pécne, qui disait partie des conquêtes des alliés. Ennemi du droit féodal , il l'abolit , en 1717 , dans ses états, et convertit tous les fiefs en biens allodiaux.

L'an 1734 , il fonda de nouveau l'ancienne ville de Potsdam , ans une tle de quatre milles de tour, formée par la Havel, y fixa sa résidence cl y fit des établissements avantageux, tels que deux grands hôpitaux , l'un pour les enfants mâles des soldats,

l'autre pour les filles, une manufacture pour les velours, etc. En 17a!» , il accéda au traité d'Hanovre contre l'empereur et le roi d'Espagne ; mais, deux ans après, il fit à Wuslerhausen un nouveau traité d'alliance avec l'empereur. L'an 1730 , le roi de Prusse , instruit que le prince héréditaire , Charles-Frédéric , son fils aîné , las de la sévérité de ses traitements, avait concerté, avec ses confidents , de se dérober de la cour et de passer en pays étranger , le fait arrêter, sur la fin d'août, avec son complice, le lieutenant Kat, jeune homme de vingt-deux ans , et l'envoie prisonnier au château de Custrin sur l'Oder. On instruisit le procès du prince, on consulta les universités elles juges de Berlin , que le roi avait punir en leur distribuant des coups de canne, depuis le président jusqu'aux secrétaires , quand ifs ne jugeaient pas a sa fantaisie. C en était fait du prince royal sans l'empereur Charles VI , qui , par le moyen du comte de Seckendorf , obtint a grand'peine qu on ne le ferait point périr. Le roi dit après avoir accorde la grâce : L'Autriche verra un jour quel tentent eUe réchauffe datte son sein. Mais il fut inexorable envers le jeune Kat. En vain U reine, les princes, et les parents de l'infortuné , se jetèrent à ses pieds pour faire révoquer l'arrêt de mort qu'il avait lui même prononcé le a novembre 1730: Kat fut exécuté , le 7 du même mois, a Custrin , dans la cour du gouvernement , en présence du roi , et sous les yeux du prince royal , a qui quatre grenadiers tenaient la tête pour l'empêcher de détourner la vue de cet affreux spectacle. Charles- Frédéric , reconduit en sa prison , adoucit son infortune par l'élude qui lui était défendue , mais a laquelle il trouvait moyen de se livrer en trompant ses surveillants ou en les gagnant. Enfin , après une absence de la cour d environ quinze mois, il y parut pour ta première fois , le as novembre 17^1 , pendant les noces de la princesse de Dareith sa sosnr , oit il n'était point attendu , le roi son père l'ayant fait venir de Custrin sans en rien communiquer à personne.

La même année , le roi Frédéric-Guillaume termina le grand procès qui durait depuis trente ans sur la succession île la maison d'Orange et du roi Guillaume 111: comme héritier des droits de son aïeule, Louise -Henriette , et fondé sur le testament de son bisaïeul Henri-Frédéric , il obtint la principauté de Meurs, le comté de Lingen , les seigneuries de Tourneheut et d'Hérislal , et toutes les autres terres situées dans le Brabant autrichien. Le prince de Nassau-DieU -Orange, fondé sur le testament du roi Guillaume lit , et sur les prétentions de sa bisaïeule, Albertine-Agnès , fille cadette du prince Henri-Frédéric, reçut le marquisat de Ulissingen et de Véere , la baronnie de Bréda , et les terres situées dans la souveraineté de Hollande. ( PfetTeL )

Peu de teins après le retour du prince royal a la cour , le roi son père avait pensé a lui donner une épouse, et avait jeté les yeux sur Elisabeth-Christine , fille de Ferdinand-Albert II , duc de Brunswick -Wolfenbullel , née le 8 novembre 1715, et nièce de l'impératrice régnante, Frédéric témoignant de la répugnance pour ce parti , le roi , toujours absolu dans ses volontés, obtint son consentement à coups de canne et de pied an derrière, et le mariage s'accomplit , leia juin i73a , au château de Salsdchlen. La princesse était certainement digne de la main de Frédéric , par ses qualités de corps et d'esprit : mais des raisons politiques et physiques éloignaient le prince de cette alliance. Pour récompense de son obéissance forcée, le roi lui ayant donné le comté de Ruppin , Frédéric alla s'établir a Rhrinsbcrg, maison de plaisance de ce comté , fort délabrée alors , et à laquelle U donna une nouvelle fage. De la , son père

l'emmena , Tannée suivante, sur le haut Rhin , avec an corps de dix mille hommes, pour secourir l'empereur dans la guerre qu'il avait avec la France , pour la succession au trône de Pologne. Les opérations du prince Eugène, général de l'armée autrichienne , dont il fut témoin , ne remplirent pas l'idée qu'il s'était faite de ce héros : il avoua depuis , qu'il n'avait vu que l'ombre du grand Eugène. Aussi , la campagne finie , ramena-t-il son armée en Prusse , où son père , contraint par le dérangement de sa santé, l'avait précédé.

Frédéric-Guillaume mourut d'hydropisie , le 3t mai 1740, 1 .lisant dans un état florissant ses provinces , ses finances et ses troupes. • Il avait dépensé près de vingt-cinq millions de notre

• monnaie a faire défricher des terres , a bâtir des villes et a

• les peupler. Il y attira plus de seize mille hommes de Saisit bourg, leur fournissant a tous de quoi s'établir et de quoi

• travailler. En se formant ainsi un nouvel état , il créait , par » une économie singulière , une puissance (Tune autre espace.

• Il mettait tous les mois , environ, soixante mille écus d'Alle- » magne, en réserve, ce qui lui composa une trésor immense ■ en vingt-huit ans de règne. Ce qu'il ne mettait pas dam ses

• coffres, il l'employa a former une armée de quatre-vingt

• mille hommes choisis, qu'il disciplina lui-même d'une rru-

• nière nouvelle , uns néanmoins en faire usage ». ( Vocab. Fr.) Ce prince , austère dans ses mœurs , exigeait dans ses sujets la mfme régularité de conduite dont il leur offrait le modèle. Il ne pouvait voir les ecclésiastiques dans les parades . et les renvoyait étudier chez eux la Bible : les femmes , lorsqu il marchait dans les rues, s'enfuyaient pour n'être pas apostrophées de paroles dures, et de coups de canne, comme si elles eussent manqué a leur devoir étant hors de leur ménage. Les soldats étaient commandés pour aller au sermon et pour communier, et on mettait des sentinelles à la porte de l'église pour arrêter ceux qui auraient été tentés de sortir. Frédéric -Guillaume observa scrupuleusement les lois de la fidélité conjugale. U avait épousé, le a8 novembre 1706, Sophie-Dobothu, fille de Georges- Louis , électeur d'Hanovre, et roi d'Angleterre , morte le *8 juin 1767. Il eut de ee mariage onse enfants, dont les principaux sont Frédéric , qui suit : Auguste-Guillaume, princt de Prusse, mort le 14 juin Fréucrir-Hcnri-Louis ; Au* guste-Ferdinand , grand-martre de l'ordre de Saint-Jean , 4 Sonnenbourg ; Louise-Ulrique , femme d'Adolphe-Frédéric , roi de Suède.

FRÉDKR1C II , BOt de PncsiE.

171a, succéda, , son père. L'édu-

1740. CaAioEA-FnBDÉiuc 11 , né le 3i mai 174°» * u ro ' Frédéric-Gu

cation qu'il avait reçue était plus propre a former un grand capitaine qu'un grand roi; mais le génie, dit un homme d'esprit , force tous les obstacles qui s'opposent a son développement Le jeune Frédéric , condamné par son père à ne savoir que l'art militaire et son cathéchisme, cultiva foi-nienie son esprit par la lecture et la réflexion. Il s'appliqua surtout a la politique et à la poésie; deux genres d'études qui vont rarement ensemble. La campagne du Rhin de 1 734 fut un des premiers objets qui excitèrent sa verve : il la célébra par des vers français qui ont depuis vu le jour dans le recueil de ses poésies. Lié de la plus étroite amitié avec le fameux Jordan , il se l'associa pour la composition de son Antimachiavel , qu'il publia dès qu'il fut monté sur le trône. Dans le même tems, il reprit son ancien projet de voyager dans les principales contrées de l'Europe. Mais, étant arrivé a Strasbourg , et y ayant été reconnu par un soldat qui avis an maréchal du Bourg , il vit qu'il lui serait i de garder {'incognito. Ce contre-tems , qui devait le priver du fruit qu'il espérait tirer de ses voyages , lui fit reprendre brusquement la route de Berlin. U y avait a peine un mois qu'il était de retour, lorsque la mort de l'empereur Charles VI ,

pre tel

DES ROIS

lui donna lieu de faire, valoir «es éprise fut

a cour de Berlin , que le marquis «le Beauvau , roi Louis XV pour complimenter ce prince

arrivée le ao octobre

(tentions sur la Silésie. Le secret de celte en même à ia cour de Berlin , que le marquis d >yé par

fnv

sur son avènement au trône, vovaut les troupes prussieunes se rendre de tous côtes aux enviions de la cipitaie , ne put deviner ou elles devaient se porter. Il ne le sut qu'au départ de l'armée , lorsque le roi lui dit : Je ivut , je crois , jouer votre jeu ; si les as me viennent , nous partagerons. {Annales de Marie-Thérise.) Ce prince, interpellé sur le molifdeson invasion. Je «va*» reprendre par {a eoie dis armes, repondit- il, ce que la force m'a enlevé. J-a Silésie pliait sous lui, tandis que l'héritière de Charles VI se trouvait dans le plus grand embarras pour défendre la succession autrichienne contre les différentes puissances qui la revendiquaient. L'an 1741? après avoir gagné, le 4 avril, sur les troupes de cette princesse la bataille de Molwitz, Frédéric entra, le 10 mai suivant, dans le traité d'alliance fait avec ces mêmes puissances. L'an • 7»>, il s'empara du comté de Glaiz au mois de janvier Vainqueur à Czaslau, le 17 mai de la même année, il fit, avec la reine de Hongrie, le 28 juillet suivant , un traité de paix qui lui assura presque toute la Silésie avec le comté de Glati. L'an i~44t ayant accédé à un nouveau traité d'union, conclu, le 32 mai, i Francfort, entre les alliés, il fait irrup lion dans la bohème, s'empare de Prague, le 10' septembre, et soumet plusieurs autres villes. Cette diversion rappela de l'Ai sace le prince Charles de Lorraine. A son approche, les Prussiens évacuent la Bohême. La guerre fut portée en Silésie; Frédéric y gagna, le 4 juin 1745, la bataille de Striegau, ou de Fncdoerg , contre les Autrichiens et les Saxons. Va aid major , député du roi de France pour annoncer au roi 1 Prusse le succès de la bataille de Fonlenoi , fut témoin de l'action. Vous direz à votre maître, lui dit le vainqueur, que j'ai acquitté a trirdberg la lettre de change qu "d a tirée sur moi à Ftmlenoi. \jt fruit de celte victoire , et de trois autres qui la suivirent de près,, fut la conquête de la Saxe. L'année précédente (174+), le prince d'Oosl Frise étant mort sans enfants, FréJéric s'était mis en possession de ses états en vertu de l'expectative accordée a sa maison en iGoS. L'an 174S, pendant qu'on fait à Francfort les préparatifs pour le couronnement de ïempereur François, il gagne une bataille, le 30 septembre, sur les Autrichiens, aux environs de Prausnilz, ville de Bohème sur les confins de la Silésie. Le aS décembre de la même année, traité de Dresde, par lequel Marie-Thérèse cède de oouveau la Silésie et le comté de Glatz au roi de Prusse, qui lui garantit, réciproquement ses étals d'Allemagne, et reconnaît pour empereur son époux.

L'an 175b, a l'occasion de la guerre qui s'était allumée «ntre la France et l'Angleterre, Frédéric signe , le 16 janvier, un traite d'alliance olfensive avec le roi d'Angleterre. Il entre en Saxe au mois de septembre suivant , et s en empare sans

re

en saxe au mois de septembre suivant , et s en empare sai déclaration de guerre. De la , il apprend dans ses manifestes 1 Europe étonnée , qu'il commence les hostilités sans êli

agresseur , et que son invasion dans les états de l'un des principaux membres de l'empire n'a pour but que la conservation iIl-s libertés du corps germanique. Le 6 mai 1757, bataille de Prigue entre les Prussiens et les Autrichiens. Ceux-ci, battus après avoir été victorieux , se retirent, au nombre de trentecinq mille hommes, dans la ville, dont les premiers forment aussitôt le siège. Le général autrichien Brown , que son mérite avait élevé du rang de simple soldat à la dignité de feld-maréehal , y meurt de ses blessures quelques jours après la bataille. l«a mort de ce grand homme compensa la perte que les Prus- >iens avaient faite, dans l'action, du général Schiverin , l'un <1«» créateurs de leur discipline militaire, et le premier guide de Frédéric dans la carrière des armes. Le comte do Daun ,

autre général des Auirichicns, marche au secours de Prague, Jetait , le 18 juin , lu Prussiens à ClioUcmils, les oblige de

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