JEAN- ALBERT
i545. Jbait-Ai.bebt, né le 20 septembre i4qq, coadinteu» d'Albert V dans l'archevêché de Magdebourg et Pévêché d'Halberstadl, fut son successeur dans ces églises. Les villes de Magdebourg et d-'Halherstadt hésitèrent quelque terra à le reconnaître, et la secon de ne consentit a lui rendre hommage qu'après s'être accommodée pour son burgraviat avec lui , par 1 entremise de l'électeur de Saxe. Mais l'archevêque , pour se débarrasser des entraves que l'électeur lui avait données, engagea Maurice, duc de Saxe, parent , mais ennemi , de l'électeur, â prendre ses deux évêches sous sa protection ; après quoi, Maurice vint hvviUe de Halle, où il donna la loi. L'électeur, ins-
truît de ce qui venait de se passer, déclara la guerre a l'archevêque ; el la ville de Halle lui ayant ouvert ses porte* , il força Jean-Albert , le i*. janvier i547, de renoncer a ses évéchés en
Chronologie historique
ta faveur, el de s'éloigner de Halle. Mais l'empereur ayant battu les troupes de l'électeur le »4 avril suivant , et fait prisonnier ce prince lui-même a Muhlberg, fit prendre possession de Halle en son nom, et s'y rendit en personne le 10 juin, après avoir rendu la veille , au prélat, ses évêchés. Cependant , la ville de Magdebourg, engagée dans la ligue de Smalkalde, refusa obstinément 1 obéissance a ce dernier. Les chanoines de la métropole prirent alors le parts de la retraite, emportant avec eux le trésor de leur église.
La ville, triomphant de leur départ, s'empara de leurs biens, et secoua leur juridiction , à quoi elle ajouta une déclaration de guerre par une lettre qu'elle leur écrivit. Elle voulut en même lems établir, de force, le culte luthérien dans la cathédrale. L'empereur , informé de ces violences , mit la ville au bao de l'empire. Le chapitre essa/a vainement de la ramener a son devoir, en nommant . pour coadjuteur de l'archevêque , Frédéric, prince de Brandebourg. Charles-Quint, devenu supérieur à son ennemi, rétablit, l'an t54$, l'archevêque dans ses évêchés, par un diplôme donné, le sa juillet, à la diète d'Augsbourg. Le prélat , s'étant rendu en conséquence dans la ville de Halle, établit sa résidence an fort de Saint-Maurice. Les états de sa dépendance vinrent alors lui renouveler leur serment de fidélité; mais il leur déclara que l'empereur l'avait chargé de leur faire accepter Yinierim, sur auoi ils demandèrent du tems pour en délibérer. L'archevêque , leur ayant accordé sis semaines , remit cependant les Recollets en possession de leur couvent, d'où ils avaient été chassés ; et s'étant fait remettre la clé de l'une des portes de Halle , nommée la perte VMc, obligea les habitants d'admettre deux sénateurs fort catholiques , choisis de sa main. Ce fut une de ses dernières opérations. Il mourut de paralysie au château de Saint-Maurice de Halle, le 17 mai i55o, et fut enterré dans la chapelle de sa cour. Le zèle de ce prélat ,
{tour le maintien de la religion catholique, éclata dans toutes et occasions. Il n'omit rien pour en rétablir l'exercice dans la ville de Halle; mais ce fut sans succès. Il avait une telle aversion pour le Luthéranisme, qu'étant perclus, il se faisait porter, les dimanches, dans un fauteuil 4 la porte du château, pour observer ceux qui revenaient des temples luthériens, et il accueillait ceux qu'il rencontrait de reproches et de coups de bâton. La ville de Magdebourg persévérait toujours dans sa révolte. Maurice, devenu électeur de Saxe, chargé par l'empereur d'exécuter le ban prononcé contre elle, vint, le 4 octobre i55o, pour en commencer le siège , qui dura jusqu'au mois de novembre de l'année suivante , et finit par une capitulation.
FRÉDÉRIC (IV)
i55i, Fnf.Df.mc (IV), fils de Joachim II, électeur de Brandebourg, el de Madeleine de Saxe, né le 1 a décembre i53o, élu évêque de Naumbourg en i548, évêque d'Havelberg après avoir éié, l'année précédente , nommé coadjuteur de lVchevéque de Magdebourg , en obtint le siège , par élection capitulairc , après ta mort de Jean- Albert; mail le pape Jules III lui refusa ses lettres de confirmation , parce qu V iI était fils d'un prince qui avait introduit le Luthéranisme dans ses états. Frédéric eut recours au coDcile de Trente , pour vaincre , par son moyen , l'opposition du pape. La confirmation fut enfin accor- - s55a , Frédéric devint encore évêque ion le ravit a ses évêchés le o octobi
dée" l'an i55i ; et l'an d'Malbersladt. Mais la c aie celle dernière année