ERNEST
1476. Erkbst, troisième fils de l'électeur de Saxe de même nom , fut présenté par son père à l'âge de onze ans, et recommanilé par le landgrave t le siège de Magdebourg , et confirmé par le pape
Thurinse, son parent, pour occuper , élu r*rle chapitre le 19 janvier 1 47^ > après bien des difficultés. (>e fut Adolfe ,
fils d' Adolfe, prince d'Anhalt, qui gouverna, pendant la minorité d'Erucst , l'église de Magdebourg. Plusieurs des habitants de Hall refusant l'obéissance au jeune prélat, Adolfe vint sur 1rs lieux en 1479, et soumit les rebelles. Ceux d'Halberstadt , mécontents de Cehbhard de Hoym , leur évéque, l'ayant obligé d'abdiquer, choisirent, l'an 1480, Adolfe pour administra-
teur. Il vécut
bien avec eux pe
triant quelques années.
Mais ayanteosuile usurpé, sur le chapitre d'Halberstadl, les biens H'AlsIeben , ils s'attirèrent Panimadversion d'Adolfe , qui , l'an 1 , vint assiéger leur ville devant laquelle il resta l'espace de cinq semaines ; après quoi, l'on fit une composition amiable. Ernest , agissant par lui-même, entra en contestation, l'an 1488 , avec la ville de Magdehonrç , qui vint à bout de le câliner au moyen d'une certaine quantité de florins qu'elle lui paya. U reçut la consécration épiscopale , l'année suivante , des mains de l évéque de Mcrsbourg, et, l'an i4go, il consacra l'église cathédrale d'Halberstadl , bâtie depuis deux siècles, et y célébra la grand'mcsse , ce qu'aucun évéque n'avait fait depuis cent ans. U seigneurie de Querfurt étant devenue, l'an i4q£, un fief ouvert à l'église de Magdebourg, dont elle relevait, par la mort de Bru non , dernier mâle de cette maison , l'archevêque Lrnest s'en mit en possession en donnant aux filles de Brunon de quarante mille florins qu'elles agréèrent. Le
une somme
prévôt Adolfe fit pour lui Maçileliourg, dans la vuedepi
dwit le clergé de cette église avait grand besoin. Ernest i5ix), et S«ne , son d'Albert U
ts ou
en 1 5o5 , la visite du diocèse de rocurer la réformalion des munir*
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non 1 4ç^S , se fit donner pour coadjuteur Frédéric 1 cousin, grand-maître de l'ordre Teotonique,
l'an de fils
gravée dans sa
, que la mort enleva le 14 décembre tSio.
vivre le 3 août i5>3, suivant son épilaphe tombe d'airain, sous laquelle il fut inhume
ALBERT (V)
1 f> 1 3. Albeht ( V ) , né de Iran , électeur de Brandebourg , le 18 juin iûqo, chanoine de Magdebourg , de Mayeoce et de Trêves, devint archevêque de la première de ces trois égliv* le i3 août 1 5 1 3 , par une élection libre du chapitre, et , peu de tenu après , celui d'Halberstadl le choisit pour administrateur de cette église: double élection qui fut confirmée par le pape Léon X le 7 décembre suivant. L'archevêché de Mayenee étant venu a vaquer dans le mois de février i5i4 , Ernest fwt e 9 mars suivant , pour remplir ce siège , qu'il
donnant , Pan i5a3, pour coadjuteur Jean- Albert, 1 de la ligne de Brandebourg, en Kranconic. Cette précaution n'arrêta pas les progrès du Luthéranisme ; et, si nous en croyons M. Pauh, le cardinal Albert chancela lui-même , lorsqu'il vil, en iba5, Albert, grand— maître de I ordre Teuton in ue, era— lu aster celte secte. Nous le voyons cependant, la même année, faire alliance avec l'électeur de Brandebourg et les ducs de Brunswick , Eric et Henri , pour s'opposer aux progrès de l'hérésie. Il fit éclater son chagrin, l'année suivante, en apprenant que la ville de Magdebourg s'était alliée aur protecteur* de Luther, l'électeur de Saxe, le landgrave de Hesse, les ducs de Lunebourg, «le Mecklcnbourg, le prince d'Anhalt, cl le comte de Mausfetd.
I.a ligue formée par les Protestants, à Smalkaide, les églises catholiques, le cardinal Albert , après diverses ferences avec leurs chefs, conclut avec eux à Nuremberg, en i53a, un traité, qui fut la première paix de religion. Ce prélat, a mesure qu'il avançait en âge, manifestait son aversion pour les Luthénens. L'an 1M4, il en fil chasser de Malle un grand nombre, même du corps des magistrats, avec femmes et enfants. Le duc de Saxe, en qualité de burgrave de cette ville, voulut intervenir en leur faveur, et ne fut point écouté ; ce qui orcasiona une querelle qui dura quelques années, sans qu'on en vint néanmoins aux armes. Luther, cependant , acclamait publiquement dans ses écrits et ses serinons contre le cardinal, qu'il représentait comme le plus grand persécuteur de l'évangile , exhortant ses auditeurs a demander à Dica sa mort. Albert accéda , l'an i538, à la ligue formée par les Catholiques a Nuremberg. Mais, l'année suivante, toute la Marche de Brandebourg ayant embrassé le Luthéranisme , il fut obligé d'accorder aux villes de Magdebourg et d'Halberstadl l'exercice de cette religion , avec la clause néanmoins que les églises et les monastères resteraient dans le même état. La ville de Halle , en l'absence du cardinal , extorqua du coadjuteur la même indulgence en 1 5 4 1 . Albert termina ses jours, le a4- septembre 1 54S , dans un château d'AsrJiaffenbourg. (Voyez Us archevêques de Mayenee.) Il fut le prolecteur des savants, dont plusieurs fréquentaient sa cour. Erasme et Ulric Hulten ont fait son éloge, et l'ont vengé par-la des déclamations de Luther, que M. Pauli juge lui-même excessives.