XXIX. LOUIS D'ERLICHSHAUSEN
1 Louis d'Erlicushausen remplaça son oncle dans les premiers mois de cette année. Les Prussiens, après s'être assures des secours de la Pologne, se révoltèrent en i4->4î ei I e r0 ' Casimir qui avait renouvelé plusieurs fois le serment de maintenir la dernière paix avec l'ordre , reçut l'hommage des rebelles , qu'il soutint avec toutes les forces du royaume- Les Teuloniques, â qui il ne restait que quelques places après la révolution, ne se découragèrent pas, et remportèrent, la même année, une victoire signalée à Comitz, où Casimir faillit de perdre la vie ou la liberté. Pendant une longue suite d'années, ce fut un mélange de revers et de succès de part et d'autre. Celte guerre coûta la vie à trois cent mille, hommes, et l'on compta près de dix-huit mille villages qui furent la proie des (lamines. Pour comble de maux , la peste joignit ses ravages aux fureurs de la guerre. Malgré cela, le grand-maîire se soutint douze ans contre toutes les forces de la Pologne et des Prussiens révoltés: mais, a la fin , il fallut céder et conclure un traite ruineux en 1466. La Prusse fut alors divisée en deux parties : l'occidentale, qui comprenait la Poméranie nommée aujourd'hui Pomerélic , passa sous la domination du roi , et l'orientale demeura au grand-maître avec l'obligation d'en faire hommage a la couronne de Pologne. Comme Marienbourg tombait dans le lot des Polonais , le grand -maître transféra le siège de
l'ordre a Konigsberg , où fl mourut le 4 avril 1467. Il fut inhumé dans l'église cathédrale de cette ville.