‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 176 sur 582 · XXVII. PAUL BELLISER DE RUSDORF · texte numérisé non relu

XXVII. PAUL BELLISER DE RUSDORF

t4aa. Paul Belliser de Rusnonr fut élu , le 10 de mars ,

Îiour remplacer Kuchmeister. La même année, le roi de Poogne assembla une armée de cent mille hoi nmes , et , sans autre motif que celui d'accomplir le projet qu'il avait formé, depuis long-tenu, d'exterminer l'ordre , il se jeta, vers la Gn de juillet , sur la Prusse , où il fil un ravage effroyable , sans qu'il y ait eu d'autre événement que quelques sièges , des massacres et des incendies. Comme les Prussiens supportaient impatiemment ces maux , qui se renouvelaient si souvent , le grand -maître fut obligé de conclure un traité, le 37 septembre, par lequel il renonçait au duché de Samogilie et au Suderland , « abandonnait à la Pologne la forteresse de Messaw , avec toutes les autres terres situées dans la Cujavie , que les ducs de Masovie avaient données anciennement aux chevaliers ; en revanche , la Pologne assurait encore à l'ordre le duché de Porac ranie, ainsi que les pays de Cul m et de Michalou , auxquels elle n'avait cessé de renoncer et de prétendre alternativement. C'est la première paix où l'ordre fut obligé d'abandonner quel' que partie de ses domaines. L'armée polonaise avait commis tant d'excès pendant cette expédition , que le roi , qui les avait

Frobablemenl ordonnés , fut rontraint de demander au pape absolution de l'excommunication que ses soldats avaient encourue par leurs sacrilèges et leurs autres forfaits. La guerre ayant mencé en i43i , les chevaliers fixent une iqcuxsion dans

le royaume; vingt-quatre villes furent contraintes d'ouvrir leurs portes , et ils se vengèrent sur le plat pays d'une partie des maux que les Polonais avaient fait souffrir à la Prusse. Le roi ayant appelé les lluuitesà. son secours, ils dévastèrent misérablement la nouvelle marche de Brandebourg et la Poméranie: ces hostilités furent terminées par une trêve de douze ans, faite au mois de décembre de la même année; elle fut convertie en une paix perpétuelle , conclue a Brzesc, le 3i décembre de l'an 1436. La division croissant en Prusse , et les désordres avec elle, le grand maître établit un nouveau conseil provincial auquel il donna beaucoup d'autorité ; mais cette condescendance ne ramena pas la tranquillité. La noblesse et quelques villes ayant fait une confédération pour le maintien de leurs privilèges, le sage grand-maître trouva qu'une partie de leurs plaintes était fondée, et voulait y remédier : mais une faction puissante s'éleva contre lui ; ce qui lui donna tant de chagrin , qu'il prit le parti d'abdiquer le 6 décembre «le l'an 1440- Rusdorf mourut à Elbing, le 29 du même mois, étaot en chemin pour se rendre a Konigsberg. U fut inhumé a Marienbourg.

XX Vil I. CONRAD D'ERLICHSHAUSEN.

t44>- Conrad d'Eruchshausen fut élu le 19 avril. C'était un homme sage et prudent , qui maintint la paix avec ses voisins, mais qui ne put la rétablir dans la Prusse ni dans l'ordre même. U paraît que le chagrin contribua beaucoup â accourcir sa carrière , qu'il termina le 6 novembre de l'an 1449* U ^ dernier grand-maître inhumé a Marienbourg.

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