LOUIS , OTTON ET HENRI
i2g5. Louis, Otton et Henri , tous trois fils de Mainard, succédèrent à leur père dans le duché de Carinlhie el le comté •Je Tyrol. Louis mourut le aa septembre i3o5 , sans avoir pris d'alliance. Otton finit ses jours a Inspruck, le a5 mai suivant, fète de saint Urbain, après avoir eu quatre filles d'EuPHÉHiE, son épouse , fille de Henri , duc de Brcslaw. Henri , le dernier des trois frères, resta seul duc de Carinlhie. Il avail épousé, l'an t$o& , Agnès , fille de WenceslaslV, roi de Bohème et de Pologne ; mariage qui, apri s l'assassinat de WcnceslasV, arrivé au mois d'août de la même année , donna occasion a plusieurs seigneurs de Bohême, d'appeler Henri, son beaufrère, a la couronne ; mais Rodolphe, fils de l'empereur Albert, l'emporta sur Henri , qui fut chassé de Bohême. Rodolphe étant mort au mois de juillet i3o7 , Henri fut rappelé en Bohême ; mais il eut un nouveau concurrent dans la personne de Philippe le Beau , duc d'Autriche , qui se désista néanmoins en i3o8. On fut contraint aussi de rendre a Henri la Carinlhie, dont on l'avait dépouillé. L'an i3oq, l'empereur Henri VII, voulant faire tomber ce duché, ainsi que le royaume de Bohême, a son fils Jean , fit déclarer, a la diète de Francfort , Henri, fils de Mainard , déchu de l'un et de la Bohême , a cause de si nonchalence . et — -, -7 — --,■..*>.-«. , .m .IX-wt <te [>«*contre lui. Chasse de la Bohême, Henri se retira dans la Carinthie , où il se maintint et continua de porter le litre de roi de Bohême. Il fonda l'hôpital d'Inspruck et la chartreuse de Schnals. Une maladie prompte l'enleva, le 4 avril i335,«i château de Tyrol , après avoir été marié trois fois, t". l'an i3o6, comme on l'a dit , avec Anne, fille de Wenceslas IV , roi de Bohême, morte le 3 septembre i3i3; a°. l'an i3i5, en automne , avec Adélaïde , fille de Henri , duc de Brunswicx- Grubenhagen, morte le 18 août i3ao; 3°. l'an 1327, avec Béatrix , fille d'Amédée V, comte de Savoie , morte le 20 décembre i33i. Du second mariage, il eut Marguerite, surnommée Maullasrh, qui viendra ci-après, el Adélaïde, née en i3i7, dont il sera encore fait mention par la suite.
MARGUERITE , dite MAULTASCII , et JEAN-HENRI DE BOHÊME, ALBERT et OTTON, ducs d'Autriche.
i33fi. Marguerite, dite Maultasch a cause de la difformité de sa bouche, fille aînée du duc Henri , mariée au prince Jeaa ou Jean-Henri, fils de Jean, roi de Bohême, se mit en devoir, après la mort de son père , de prendre possession de la Qrinthie. Mais elle fui traversée par l'empereur Louis de Bavière, nui accorda ce duché , par lettres du a mai i33f> , aux deux frères, Albert et Otlon, ducs d'Autriche et de Slyrie, à qui le droit sur la Carinthie avait été réservé dès les années iaHo et 1286. Marguerite et son époux, soutenus de Jean, roi d< Bohême, prirent les armes pour soutenir leurs prétentions. Mais, n'ayant osé commettre aucune hostilité dans la Carintbie, dont le peuple n'était nullement disposé en leur faveur, ils portèrent la guerre dans le Tyrol , où ils firent des progrès assez ranidés. Cependant le roi de Bohême étant en voie d'attaquer la Prusse , ht, le 10 octobre, i336, avec lès ducs d'Autriche, un traité de paix, par lequel Marguerite cul le Ty">' >
DES COMTES D'ANDECnS ET DUCS DE MÉRANIP;
avec quelques chiteaux en Carinlhie ; et le reste de cette province fut adjugé aux ducs d'Autriche, a condition de rembourser les frais de la guerre au roi de Bohême, qui promit de faire ratifier ce traité a son fils et a sa bru. L'an l'iSy, nouveau prétendant au duché de Carinlhie. Ce fut Jean, fils de Frédéric IV, burgrave de Nuremberg, et de Marguerite, fille d'Albert de Cannthie , et arrière-petil-fils , par sa mère, de Mainard , duc de Carinthif. Mais il s'en tint à des menaces de guerre, et mieux conseillé, il se désista de sa demande. L'année suivante, les états assemblés à Gratz, députèrent, le u septembre, au duc Albert , pour lui demander de nouvelles lois. Albert leur avant laissé le choix de celles <|ui existaient parmi leurs voisins, ils adoptèrent celles de la Slyrie , dont on fil une nouvelle constitution, qui fut disposée au château d'Otlervisch. L'an i&g, mort du duc Otton , arrivée le 16 février. H laissa deux fils, Frédéric et Léopold , qu'il avait recommandés, par son tettameol , a son frère Albert. Fidèle a la mémoire d'Olton , Albert associa ses neveux au gouvernement de la Carinlhie. L'an 1 34 1 , au mois de novembre, Marguerite, de son époux, sous prétexte d'impuissance, léchasse de
lit et du Tyrol. L'auteur et l'instigateur de ce divorce, était l'empereur Louis de Bavière , qui , dans l'espérance de procurer à sa maison le Tyrol et la Carinlhie , avait insinué 1 Marguerite de quitter le prince Jean-Henri, pour épouser son fils Louis , margrave de Brandebourg. Cette nouvelle alliance se fit à Méranic, le 10 février i34a, avec dispense, non du pape, mais de l'empereur, lequel, en faveur de son fils et de sa bru, non-seulement confirma les droits et privilèges du Tyrol , mais leur conféra , de plus , le duché de Carinthie , malgré la pleine et paisible possession d'Albert d'Autriche. Jeanne, femme d'Albert, trouva moyen, l'année suivante, de gagner l'empereur et de le réconcilier avec son époux , qu'il laissa en jouissance de la Carinlhie. L'an i348, Charles IV, nouvel empereur, frère de Jean ou Jean-Henri, marquis de Moravie , confirma , le 28 mai , au duc Albert et a ses fils , Rodolphe et Frédéric, les droits qu'ils avaient à leurs duchés. Albert mourut le ao juillet i358 , à Vienne, avec le surnom de Sage, que sa conduite lui avait mérité. ( Voy. les ducs d'Au-
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