HENRI, DJT LE JEUNE
laSx Henri, dit LB Jeune, fils aîné de Henri te Vieux; gouverna paisiblement , a ce qu'il paraît, les domaines qui lui étaient échus, jusqu'à sa mort , arrivée l'an 1 267. 1)e M athildb. son épouse, fille d'Otton l'Enfant, duc de Brunswick, il laiisa deux fils, Henri et Otton , dont le premier, élan* entré dans le clergé , devint archevêque de Magdebourg , et le second recueillit toute l'hérédité paternelle ; mais il ne la transmit pointa ses descendants. Il n'avait qu'un fils, nommé comme lui, que la mort enleva l'an i3o5. Etant décédé lui-même en i3i5 , il eut pour héritier Albert I, dit l'Ancien , son cousin, fils de Sigefroi , lequel ayant peu survécu a sou père sans laisser d'autre enfant qu'un fils en bas âge , toute la succession d'Otton fut dévolue à Bernard II , fils de Bernard I , comme i l'adminaturel des fieb communs i toute sa maison en qua-
a CHRONOLOGIE
lité de plus proche agnat. Bernard, en vertu de ce droit, te mit en possession de la ville d'AschersIeben et de toute la
Ïrincipauté d'Anhalt , dont il obtint l'investiture de l'empereur ouis de Bavière pour lui-même et pour son pupille. Mai* Otton ayant donné le château d'AschersIeben avec les autres domaines de l'Ascanie a ta femme Elisabeth , pour lui tenir lieu de douaire , Bernard lui permit de jouir de ses droits. Albert , frère de ce dernier, élevé , l'an i3o4, à l'évéché d'Halberstadt , n'imita point cette générosité: il prétendit avoir droit au comté d' Ascanie , et en vint au point d'obliger la veuve d'Otton a concourir avec lui pour faire réunir son douaire à l'église d'Ualberstadt. Mais ce projet ayant échoué par l'oppoaition de Bernard il prit les armes pour le faire réussir de force. Bernard se mit en état de défense , et , après des hostilités réciproques , on tint â Quedlimbourg, Tan i3i6, des conférences , où l'évéque d'Halberstadt offrit de rendre ce qu'il avait usurpé, à condition que Bernard reconnaîtrait le tenir en mouvance de son église. Mais celui-ci protestant qu'il ne ferait jamais rien qui fût contraire aux droits de l'empire, dont l' Ascanie était un fief de bannière, ou préjudiciable aux intérêts de ses pupilles ( son propre Gis et celui d Albert l'Ancien ) , on se sépara sans rien conclure. Bernard , ayant par-la gagné l'estime de l'empereur , reçut de sa main , l'an i3t8, l'investiture de l' Ascanie. Mais la mort remporta la même année. Son Gis , BbhhaRD 111 , héritier de ses dispositions, ne tarda guère a se brouiller arec l'évéque Albert, son oncle. La guerre se renouvela pour la succession litigieuse ; et ce fut la veuve d'Otton , remariée â Frédéric , comte d'Orlaraunde , qui en ralluma le f l.i m beau par la nouvelle cession qu'elle fit, en t3ai. de son douaire a l'évéque et au chapitre d'Halberstadt. Bernard , ayant assigné l'évéque en expolialion d'hoirie au tribunal de l'empereur, se fit investir, Tan i3a3, à Nuremberg, des domaines qu'il revendiquait, et de tout le comté d' Ascanie. Il obtint , de plus, un édil impérial, par lequel il était enjoint a tous les vassaux du comté d'Anhalt de s'adresser au seul Bernard , pour avoir l'investiture de leurs fiefs, avec défense de la recevoir de l'évoque ou de son chapitre. Les choses reslèreot en cet état jusqu'à la mort de l'évéque Albert , arrivée l'an i3a6. Le cha nitre alors, faisant revivre ses prétentions, se remit en possession de ce qu'il avait été contraint de restituer, et, pour avoir un évéque vigoureux et capable , par ses alliances , de maintenir ce qui venait d'être fait , il fixa son choix sur Albert , fils d'Albert U Jeune, (auteur de la branche de Brunswick-Goltingen et non de Brunswick- Lu nebourg ). Le nouveau prélat remplit les vues de ceux qui l'avaient élu. Fier de sa naissance et de l'appui de sa maison , il compta pour rien les décrets inhUntoires , rr^nicatoirts et restitutoirts , que Bernard III obtint contre lui au conseil aulique , et refusa de rendre les domaines dont son chapitre l'avait rendu maître. Mais enfin , au bout de quelques années, soit craintes, soit remords de conscience , il consentit à mettre l'affaire en compromis, et, du consentedea parties, Otton, archevêque de Magdebourg, fut
choisi pour arbitre. Celui ci j par son laod ou jugement . c clara injuste l'usurpation de 1 évoque et du chapitre d'Halberstadt , et décida, en conséquence, que Bernard serait rétabli dans le comté d' Ascanie; ce qui fut ratifié, l'an t34o, par l'empereur Ix»ui* de Bavière , nui nomma , pour exécuteur de ce jugement , Ulric de Brandebourg. Mais l'évéque d'Halberstadt f qui s'attendait â une décision plus favorable , loin de se rendre, prit les armes pour empf-cber Ulric d'exécuter sa commission, et y réussit. Ce fut en vain que Bernard III obtint de nouvelles lettres impériales qui l'envoyaient en possession du comté qu'il réclamait ; et depuis ce tenu , le surnom de Dépouillé lui demeura. ( Sagittarius , htsl. Anhall. )
La maison d'Anhalt fit , dans la suite , de fréquents, mais impuissants efforts, pour rentrer dans le comté qu'elle avait perdu. L'évéché d'Halberstadt, au siècle dernier, ayant été sécularisé par la paix de YVestphalie , et réuni a l'électoral de Brandebourg, les princes d Anhalt, dans les conférences qui suivirent celle paix, renouvelèrent, par différents mémoires , leur demande pour la reslilution de l'Ascanie , ou du moins pour une compensation équivalente. Tout ce que leur accordèrent , au
PRSMlèjtS BRANCHE DE BFRNBOVBC, BERNARD I.
rs5a. Bnsti» I eut, dan* la succession de Henri // Vieux, no» père, le* domaine* et seigneurie* de Bernbourg, et de Ballenstedt. Se» •iploil* nous sont inconnu* r et l'année de ta mort est incertaine. Il avait épousé N.„ , fille d'Abel , roi de Danrmarck , dont il eut Bernard , qui «rit; Jean , mort *ans alliance l'an laqa; Albert, évoque d'Halberstadt; Rodolfe. décédé ».n* lignée en 1336; et Sophie, xnariée a. Théodore , comte de Hon.trin.