‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 341 sur 582 · DÈS MTC5 DE MILAN · texte numérisé non relu

DÈS MTC5 DE MILAN

Oc quatre mois; et Astor s'ctant réfugié dans le château, y reçut une blessure dont il mourut- Si; ismooJ, roi des Romains, ptanl arrivé au commencement de l'an 1 4 ' 4 en Lonibardte, dans la disposition de déployer sa haine contre le duc Philippe- Marie, lui suscita, pour ennemis, Gabrino Fondolo, tyran de Crémone , Jean de Vigoate , seigneur de LoJi , et Théodore , marquis de Monlferrat. Mais les efforts qu ils firent pour lui nuire furent inutiles, parce qu'alors ses forces augmentaient chaque jour. Sigismond séjourna l'espace de deux mois à Plaisance , occupé a imaginer les moyens d'abaisser la puissance du duc De la, étant passé dans le Piémont, une sédition oui s'élève contre lui dans la ville d'Asti , le détermine à reprendre la route d'Allemagne sans remporter aucun fruit de son voyage. Philippe-Marie , voyant Sigismond éloigné de Plaisance , envoya ses gens , nui reprirent cette ville le 20 mars , et le château , le 6 juin suivant. Mais la place ne resta pas long-lenu mire ses mains. Philippe des Arcelli , noble plaisantin , la lui enleva le a5 octobre 1 4 1 5. Philippe- Marie eut un habile général

dans la personne de François Bussoni , dit Carmagnole, soldat de fortune, qui le rendit maître de Bcrgame en 1419, de Crémone, Tannée suivante, ensuite, de Parme et de Brescia , et enfin de Gênes , le a novembre i4a«. Mais Carmagnole, ayant depuis été dépouillé du gouvernement de Gènes par une cabale de cour, quitta le service du duc, passa chez les Vénitiens , et forma une ligue puissante qui fit perdre a Philippe-Marie tous les avantages qu il avait remportes jusqu'alors. La mort délivra le duc de ce redoutable ennemi que les Vénitiens hrcnl décapiter, le 5 mai 1 43a, sur des soupçons d'infidélité. Phi l'>nn*-Marie eut encore un autre général aussi habile peut-étr»

eut encore un autre gênerai aussi nauuo peut-être ™ë Carmagnole , dont il était Félève, dans la personne de Guido 1! Torellî, dit le Grand, qui, attaché au duc par les hensdusang, lui marqua toujours un dévouement inviolable, f Voy. son art . aux comtes de Guattalle. ) Philippe-Marie admit, dans Ta suite, à son service ? un aussi grand homme de guerre , mais moins fidèle, François Sforce , qui, d'abord attache au due, le quitta, en i43g , pour s'attacher , de môme que Carmagnole , au service de Venise. Philippe-Marie trouva moyen toutefois de le regagner, en lui taisant épouser, le »5 octobre 1441 , Blanche , sa Tille naturelle et son héritière ; mais , dès l'année suivante , le beau-père et le gendre se brouillèrent de nouveau. L'an i445 , le duc s'étant ligué avec le pape et le roi de Naples , envoie contre Sforce , ligué de son coté avec les Vénitiens, Nicolas Piccinino , fameux capitaine, dont Sforce triompha, ainsi que de François, son fils, qui le remplaça. L'an 1447 , Philippe-Marie , se trouvant hors de mesuies, se réconcilie avec son gendre. 11 meurt , le ii août de la même année , dans le château de Porta Zobbia ( Chron. di Runvu ) , uns laisser d'enfants de ses deux femmes , BÉATR1X , qu il fit décapiter au mois d'août 1418, sur un faux soupçon d adultère commis, disait-on, avec un musicien nommé Onimbcllo , et Marie, fille d'Amédée VIII , duc de Savoie, qu'il épousa le a décembre 1437. Mais le duc Philippe - Marte , eut une fille naturelle , Blanche - Marie , qu\l maria , comme on l'a dit, l'an i44« » »*ec François Sforce. En mourant , il disposa de son duché en faveur d'Alfonse, roi de Naj.lrs, par la crainte que les Vénitiens ne se rendissent maîtres de sa «accession. ( Murât. , Aon. d 7<W. , totn. IX. )

C'était une étrange politique , dit Muratori , que «Ile de Philippe-Marie Visconti. On ne pouvait faire aucun fond sur sa parole ; ce qu'il promettait aujourd'hui , demain il le rétractait. Il n'était invariable que dans ses ressentiments. Quand l'esprit de vengeance s'était emparé de son cœur , il n'en sortait plus. Mais il savait le voiler des plus beaux semblans d'amitié. Il en imposa par-là aux personnes qui n'étaient pas en garde contre sa mauvaise foi. Mais les ruses qu'il employa pour les tromper, retournèrent aussi quelquefois contre lui-même. A l'égard de ses vertus guerrières , on ne peut disconvenir îu'dlS ne fu»eut éminente». Aussi habile général que soldat

intrépide , il fut heureux dans les guerres qu'il entreprit , lorsquedes accidents, qu'il n'avait pu prévoir, ne croisèrent point ses vues. Ce même héros qui , dans les combats , affrontait hardiment les plus grands dangers , montrait dans sa vie privée la pusillanimité du plus faible mortel , jusqu'à s'aller cacher , au bruit du premier coup de tonnerre , dans un caveau le plus profond : tel était l'effet des remords dont son âme était agitée pour divers crimes qu'il ne pouvait se dissimuler, entre lesquels il faut mettre le supplice injuste de Béatrix , sa pre« mière femme.

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