DES DUCS DE MILAN
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tobre , a l'âge de vingt-cinq en croit le public , qirik lui a' avait épousé, le a février 1 49"
entre les mains de la duchesse Bonne , il en fait punir sévèrement les auteurs. 11 invite, l'an i •♦>>'', Charles VIII, roi de France, a venir en Italie, et sait en même tenu se ménager avec l'empereur Maxitnilien I et Ferdinand, roi de Napfes. Charles étant arrivé, l'an i4s4i » Asti, Ludovic vient l'y l'encourager a suivre son dessein. Sire, lui dit-il, ' entreprise. En Italie, il y a trois puissances
Knout tenons grandes, dont vous avei l'une, qui est Milan; itre ne bouge, qui sont les Vénitiens : ainsi, vous n'avet afjairt qu 'à celle de Napks ; tt plusieurs de vos prédécesseurs nous ont battus que nous étions tous ensemble. Quand vous me voudrez croire , je vous aiderai à vous faire plus grand que ne fut jamais t.hailemagne ; et chasserons ce Turc hors de cet empire de Constantinople aisément , quand vous aurez ce royaume de Naples. (Contînmes , 1. VI 1 1 , ch. VI.) Quelques jours après , une mort, que cet homme affreux avait, dit-on, préparée, le met au comble de ses vosux : le jeune duc , Jean-Galéas-Marie, qu'il tenait renfermé dans le château de Pavie , expire le aa ocans . d'un poison lent , si l'on avait fait donner. Ce jeune prince
Sjusc, ic * «Tuer n»g3, Isabelle, fille d'Alfonse 11 , aples , laquelle , après la mort de son époux , se relira a Bari , où elle mourut en i5a4« De ce mariage sortirent François Sforce , qui , ayant été envoyé par sa mère a Louis XII , roi de France, devint abbé de Marniouliers ; Bonne, mariée, en 1S18, à Sigismond, roi de Pologne, et décédée a Bari, le 17 septembre i558 ; et Hippolyte , morte en i5oi.
LUDOVIC-MARIE SFORCE, dit LE MORE.
■494» Lcdotic - Mabie Sforce, né le 3 août i45i , de François Sforce, duc de Bari, et de Blanche-Marie, succéda au duc Jcan-Galéas- Marie , son neveu, en vertu de l'investiture qu'il s'était fait donner du Milanei, par l'empereur Maximiben I. U surnom de More lui avait été donné par allusion au mûrier , dit en italien mon , symbole de la prudence , qu'il avait pris pour sa devise. (Paul-Jove). L'an 1 , il entre dans la ligue conclue, le 3i mars , par le pape Alexandre VI, (empereur Maximilien I, Ferdinand V, roi d'Espagne, et les princes d'Italie , contre le roi Charles VIII. Un mot échappe a Louis, duc d'Orléans, dans Asti , dont il était seigneur, détermina Ludovic a prendre ce parti. Voici le tems , avait dit le prince français , a l'occasion des succès du roi Charles en Italie, de faire valoir les droits de Valentine Visconti, mon a'ieule , sur U Milunn. Louis, devenu roi de France, effectua, l'an t4gy, les menaces qu'il avait faites dan* Asti. Jean-Jacques Trivuice,
envoyé par ce prince dans It Milanez , avec une armée, le rendit maître de ce duché, avec une rapidité qui étonna toute l'Italie. Il fut secondé par son neveu , François Torelli , comte de Monlrchiarugulo , qui se distingua a la prise de Milan, où il commandait l'armée. (Quadrio , 1. 1 , ch. 8. "\ Louis vint lui-même prendre possession de sa conquête, et fit son entrée dans Milan, le B octobre 1499' Mais la mauvaise conduite des Français, après son départ, donna la facilité a Ludovic, qui avait pris la fuite, de rentrer dans Milan, au mois de février suivant , avec le secours de huit mille suisses , joints a quelques troupes que l'empereur lui avait fournies. Ce triomphe , néanmoins, fut de courte durée. Son imprudence l'ayant porté à passer, avec dix-huit mille hommes , de Milan à Novarre, les Français , qui étaient à Verceil , prirent la résolution de venii l'y assiéger. En vain les Suisses de son parti l'exhortèrent a ne pas soutenir un siège dans une place mal approvisionnée , rl coutre une année aussi considérable que celle de France, jointe aux Vi'nitiens. Il fut également sourd aux clameurs des lansquenets, qui demandaient à combattre, et aima mieux attendre 1 événement dans Novarre. Les Français s'approchaient cependant de la place. Il fallut alors se mettre eu campagne. Mais Ws Suisses déclarèrent au duc qu'il, ne
contre leurs compatriotes qui étaient dans l'armée ennemie. Tout ce que Ludovic Sforce put obtenir d'eus, fut qu'ils le mèneraient en lieu de sûreté ; ce qui l'obligea de prendre l'habit d'un simple soldat. U se plaça dans les rangs, espérant qu'a la faveur de ce déguisement il ne serait point reconnu , lorsqu'il défilerait avec les Suisses devant l'armée française. (S. Gelais, Hist. de Louis XII, pag. i5g). Mais Ludovic ne put échapper à son malheureux sort. 11 fut lâchement trahi par un de ses trabants, nommé Turmann , du canton d'Uri. Aussitôt le bailli de Dijon se saisit de lui, le g avril ii>oo, malgré les protestations des Suisses. Le traître, a qui il donna deux cents écus de couronne (t) , fut un objet d'horreur a ses compatriotes. Ils le mirent aux fers a son retour en Suisse , et lui firent couper la téte en punition de ce crime. A l'égard de Sforce, Louis de laTrémoille, général français, le fit conduire en France, avec le cardinal Ascagne, son frère, et d'autres princes de sa maison. Ludovic fut enfermé d'abord a Pitrre-Encise , ensuite dans la tour du Lys de Saint -Georges, en Bcrry, et de la , conduit , quatre ou cinq ans après, au château de Loches, où il passa le reste de ses |Ours , non dans une cage de fer , comme plusieurs l'ont avancé, mais servi avec distinction, et se promenant, la dernière année, à cinq lieues du L'opinion commune met sa mort en i5to : cependant, ] Alberti et Sénaréga, auteurs contemporains, la placent en i5o8, et le dernier la date du 16 juin de cette année. Ludovic laissa, de Bratri» d'Est, fille d'Hercule I, duc de Ferrare , qu'il avait épousée le 18 janvier i4gi ( morte le a janvier 1 497 ) t deux fils, Maximilien et François Marie.
LOUIS XII. KOI os Fbahce.
i5oo. Loris XII , roi de France , resta maître du Milanex, lorsqu'il le fut de la personne de Ludotic Sforce. L'an i5o5, il obtint, de l'empereur Maximilien 1, l'investiture de ce duché , par un diplôme daté d'Haguenau , le 5 avril. 11 reçut , l'an i5oo, de l'empereur, une nouvelle investiture, parce que la première était imparfaite , en concluant la ligue de Cambrai. Quatre ans après, le Milanex échappe a Louis XII. (Voy. les rois de France. )