CHRONOLOGIE HISTORIQUE DES DUCS DE M1T.AN
villes du duché. Plaisance et Parme suivirent le même sort. François I". confia le gouvernement de celte dernière ville au comte François Torelli, qui l'avait si bien servi. Les châteaux de Milan et de Crémone furent les seules places qui firent de la résistance. Maximilien, renfermé dans le premier, pouvait t'y défendre long-tems : mais le connétable de Bourbon lui ayant proposé de céder à la France, non-seulement la place, mais tout le duché , moyennant une pension de trente mille ducats d'or, il eut la lâcheté de consentir à ces offres. En conséquence , il sortit du chiteau , le 5 octobre , pour aller passer honteusement le reste de ses jours en France. 11 mourut a Paris, au mois de juin i53o, sans avoir été marié, el fut
FRANÇOIS 1 , 101 de France.
i5i5. François I, roi de France, resta, l'espace des» ans , possesseur du Juché de Milan , dont il confia le gouvernement a Odet de Lautrec. L'événement ne justifia pas ce chois. Lau-
dureté de sa conpape Léon X, irrité ' gouverneur a son égard . conclut , le 8 mai i5ai , avec Charles-Quint , une ligne
a \jaci oc L>auinx. evenemeni ne pusiiua ji trec aliéna les cœurs des Malanais , par la duite, et ses troupes par leur licence. Le pat lui-même des hauteurs de ce gouverneur a so
m Avant la bataille . et avant de créer des chevaliers, « le roi , dit harapier ( vie de Bayard ) , appelle le noble chevalier Bavard , si » lui dit : Bayard, mon ami , je veux que aujourd'hui ioye fait eheva- » lier par vo» mains, pour ce que le chevalier qui a combattu a pied « et à cheval en plusieurs batailles entre tous autres, est tenu et réputé » plus digne chevalier. Or, est ainsi de vous que avei en plusieurs bail tailles et conquets vertueaement combattu contre plusieurs nations. » Aux paroles du roi respondit Bayard : « Sire, relui qui est roi d'un si » noble royaume est chevalier sur tous autres chevaliers. Si dit le roy, » Bayard, despéchez-vous, il ne faut ici alléguer ne lois, ne canons, a soit d'acier, de cuivre , ou de fer. Faites mon vouloir et commets— » dément, si vous voules estre du nombre de mes bons serviteur* et » ami*. Certes, répond Bayard, lire, si ce n'est anex d'une fois, » puisqu'il vous plant , je le ferai sans nombre poor accomplir , moi » indigne, vostre vouloir et commendement- Alors preint son espée » Bayard, et dit : Sire, autant vaille que si c'eslail Roland ou Olivier, > fîodcfroi ou Baudouin, sou frère ; certes, vous estes le » prince nue oneque* feis chevalier. Dieu veuille q » preti ici (a fuite. Et puis après , par manière de jeu , » l'espée en la main destre : Tu es bienheureuse d'avoir aujourd'hui ,
■ a un si vertueux et puissant roy, donné l'ordre de chevalerie. Certes,
■ ma bonne espée . vous serex moult bien comme relique gardée el » sur toutes honorée. Et ne vous porterai jamais, si ce n'est contre * Turcs , Sarrasins ou Maures; et puis feit deux saults, et après remit
i son espée. • Cette épée a été perdue.
çais , dans Colonne
is laquelle entrèrent plusieurs princes d'Italie. Prorper , nomme général de l'armée des alliés , avec le marquis de Pescaire, battit l'armée française à Vauri sur l'Adda, V ifl novembre ; et le jour suivant, ayant surpris Milan, il fis prendre possession de celte ville et' du duché , par Jcrorr ■ Moroné, au nom de François-Marie Sforce. ( Voy. François I, roi de France. )