ACHILLE
i^o^. Achille succède a son frère au comté de Guastalle, et reconnaît, le 1*'. avril ttyS, ainsi que Made Ix>uis le More, duc de Milan , comme son suzerain. Le nouveau duc, au désespoir d'avoir amené < harlesVlli en Italie, voulait l'en expulser entièrement, et, dam ce dessein, s'était allié, Ie3i mars tfajS, avec le pape, l'empereur et le roi d'Espagne. Il ap prias sa» secours tous les princes d'Italie. Achille, qui, comme les autres, était sous les armes, voulut profiter de ce moment pour se tirer de l'asservissement où le retenait la comtesse , son aïeule, se mettre a U tète des affaires, et l'eu éloigner entièrement. Il garnit de troupes le château de Guastalle, nomme un -t pour y gouverner en son nom , et reuferme la com-
tesse desespérée dans la part ie de la fo» teresse qu'elle habitait, ou elle resta presque assiégée. A près s'êl 1 e bien assu ré de la ville et de la citadelle, Achille se rend a I armée des confédérés , et combat avec eut, sur les bords do Taro, à la fameuse journée de Fsrnoue, le 6 juillet, puis au siège de Novarre, où (e duc d'Orléans était renfermé. Pendant qu'Achille était occupé a ces expéditions, la vieille comtesse avait mandé a Gui-Galeotto , comte de Settimo, son fils, d'arriver a son secours, l'assurant qu'elle l'aiderait a s'emparer de Guastalle; mais celui-ci, voyant la place trop bien gardée , prit le parti de se retirer. Ce fut alors que l'ambitieuse Madeleine, trouvant que la force et l'adresse nr lui réussissaient pas, trama, avec ses hiles Antoinette et Lucrèce, le complot le plus noir. Elles résolurent toutes trois de rappeler Athille dans ses états, en feignant un raccommodement sincère, de renoncer 1 toutes leurs prétentions; mais, quand il serait rendu parmi elles, de s'en défaire le jour même en l'empoisonnant, et de finir ainsi cette longue querelle. Si le poison manquait son effet, on devait le couper par morceaux, égorger ses partisans, et s'emparer du reste de la ville et de la forteresse. Cette trame odieuse fut dérouverte par Ciarpellone da ( remolino, offirier du comte Achille, qui, paraissant être du parti de là comtesse douairière, s'instruisait de ce qu'on pouvait dire contre les intérêts de son maître. Comme il ne pouvait lui faire autrement parvenir cette nouvelle si intéressante, il descendit du rempart, au moyen d'une corde, la nuit du a sont, se rendit auprès de celui qui commandait dans la citadelle pour Achille, et lui révéla la conspiration. Des courriers depnrhés au comte lui en ayant porté tous les détails, il arriva bientôt , arec ses troupes, a Guastalle, pour en tirer vengeance. AJjflcleiiK' et ses filles criminelles n'évitèrent leur châtiment que par la fuite; mais cette vieille ambitieuse, réfugiée a Mibn , traduisit bientôt à cette cour, Achille, son petit -bis, et lui intenta , en 1496 , un procès dont elle ne vit pas la fin , éisot morte peu de tenu après qu'il eût été commence.
Les Français ayant évacué l'Italie, le comte Achille pensa a •f marie, , et donna sa main a Véronique , fille du marquis Hal- Lvirini, seigneur de Busseto. Il gouverna paisiblement Gua» talle. |.a tranquillité dont il jouissait au temporel, fut altérée *u spirituel, par rapport aux biens du docteur Paul Botijani, dont il s'était empare , comme étant mort le dernier de sa famille. Le prêtre f<ouis Musoni, l'héritier qui y était appelé, se pourvut eu cour de Home, ou il obtint une sentence qui mit
•ons l'anal heme le pays de Guastalle Ce trouble ou cela |Cta ses (') T »' c fa " fin « J *' fonle Arb;lh Toretlo , aonto reahncnte trasmjets, obligea le comte Achille de plier, aprésavoir tenu ferme P"»» 1 » «o dall» l.b.dine, p« xbe fu soliio di «« ne r Donne
1 ,, ... \ ■■ * 1 i> i - ■ nnlihlicaintiile a >uoi traslulli, slanro dette qu-ili i>rt>vf Jcvale noi dî
£mUnt ou. loue tems. Il restituais b.cm , de l eeele* a» i,,ue, ^ e di ,„„.,„ ,. uUiaUf V h . arra col J.t. i!! m..rin,onio P , er. et l iot-rlil fut levé dans le mois de p.illel i W Celait alors u^i*.,,. TeBckl da Loitlin , rbl maU , 0 | el , nemenle , Amal } a M l-ouis XII qui occupait le troue de France. Ce prince, voulant \toHt ue.i isteument . dotale rogato Ortaviaai Cignacrhi die uit. iulii bue valoir les droiu d« Yalenline Yucouti t sou aïeule , «tir le 1 lia*. ( AJfo , Mut. « GtsttsUm , 10». 11 , Ub. b, P . 14a. )
duché de Milan , s'était allié avec le pape et les Vénitiens pour chasser Louis le More. 1.* comte Achille fit son traité pour fournir des troupes à ces républicains , auxquels il envoya , le 9 juin de l'anuée i5oo, Louis de Carugo et Jacob Ognacchi, pour en signer les conditions. Achille suivait en cela le parti de la France ; mais quand elle eut changé de système , en s'allient, le 10 décembre i5oM, par la ligue de Cambrai, avec Jules U, Ferdinand- d'Arragon, le duc de Savoie, le duc de Ferrare et le marquis de Mauleuc, contre les mêmes Vénitiens, Achille resta fidèle a Louis XII. Il se trouva aux affaires sanglantes de Ghiarra d'Adda, en avril 1S09 , et a celle d'Agnadel , Te 14 mai de la même année. Mais le pape Jules 11 s'étant détache de la ligue pour se joindre aux Vénitiens, l'au 1S10, le comte Achille envoya les marquis Galéas, Christophe et Antoine-Marie PaUavicini, ses cousins, a la téte de différents corps de cavalerie et d'infanterie, entretenus par ses sujets, pour garder Guastalle-, et le mettre a l'abri de toute insulte, cneffïet, les Vénitiens vinrent l'attaquer en i5n. Ils ne mirent j»as la place au pillage, comme le prétend Guicciardin , oV. 9l mais se contentèrent de ravager la campagne. Le comte Achille, averti de ce danger, était venu prorapt entent se jeter dans t.»uasulle ai» mois de mai. La victoire que les Français remportèrent a Ravenoe, contint un peu les Vénitiens; mais Maximilien ayant retiré les troupes qu'il avait jointes a l'armée du roi de France, et les Milanais ayant repris courage, Parme et Plaisance embrassèrent le parti du pape Jules il. Le comte Achille, se voyant alors isolé et entoure de tous côtés du parti contraire, sentit la nécessité de passer avec ses troupes au service 'lu pape; ce oui lui mérita les boones grâces du saint père, et le droit qu'il lui dopna de nommer, par la suite , a l 'arr h i prêtrise de Guastalle. Son traité avec l 'église fut signé, le 19 octobre iSia, par César Maineri, son envoyé, et l'archevêque d'Avignon , trésorier général du pape. Malgré la mort de Jules II , Achille resta attaché au parti de l'église; mais ayant ensuite i s'en plaindre, il passa, en t5i5, dans celui du roi François I, alors duc de Milan. L'année suivante, Achille maria Louise , sa bile unique, a Louis Stanghi , comte de Caslel- Nuovo di Bocca d'Adda. 11 termina, avec les comtes de Novel— Lara , les différents qui existaient depuis Pierre-Gui I , au sujet des confins ; et voulant resserrer , par un lien de parenté , son uuion avec eux, il donna Madeleine, sa parente et sa pupille, fille de Pierre-Marie Torelli, des comtes de Settimo, a Hercule Gonxague. Les noces furent célébrées en février i5aa, et les nouveaux époux restèrent près du comte à Guaslallé, jusqu'au mois de jui llel. Achille s'étant rendu en novembre à Novelhrs, y abusa, i ce que l'on croit, de Madeleine, dont on vient de parler. Hercule, son époux, furieux de cet outrage, alla poignarder Achille dans son lit, la nuit qui suivit la léïe de saint André. Il eut de «on mariage avec Veroniquk Palla viciai f François, n>"( en bas âge, et une fille, Ludovica, qui suit. Le comte Achille ne fut nullement regretté de ses sujets, qu'il aw»<i accablés d'impôts, et opprimes de diverses manières. < uni me il était fort relie hé dans ses moeurs (1), il laissa plusieurs enfants naturels, en tr' au 1res de S... , l'une de ses concubines, mariée a N. ... Tooi de Carri, Hercule Torelli, qui devint depuis archiprétre de Guastalle. Achille avait fondé, en i5i«, le monastère des religieuses de Saint- \ugustin, qu'il engagea le pape Léon X a ériger, par un bref du aS aoill Je la La sueur Diletla de Castel Gi.Tredo en fut la pre- 11 avait jeté aussi, en lôai , li
CniVOXOLOGlE
palais , qui est sor la nouvelle place , et que les Gonzagues ache-
. (Voyet Baldi, Mai. di
LOUISE
Jf.A>
GCASTALLB.
iSaa. Lodovica, ou Louise Toublli, fille unique du comte Achille et de Véronique Patlavicini, née l'an «5oo, mariée à Louis Stanghi , en i5i6, recueillit la succession de son père, non-seulement, quant aux biens allodiaus héréditaires, mai» aussi , ce qui ne s'était jamais vu a Guastalle, quant aux fiels. Suivant les conseils de sa mère , elle commença par soulager son peuple du poids des impôts, dont Achille l'avait chargé. Les Torelli de Settimo, comme descendants de Gui- Galeolto , troisième comte de Guastalle , ne tardèrent pas a la traduire a la cour de Milan, pour lui redemander le comte dont elle s'était mise en possession , et qui , aux termes des investitures , était substitué à jamais dan* la ligne masculine. La comtesse, s'étant transportée à Milan , "pour y plaider sa cause, fut obligée d'en venir à un accommodement, par lequel elle demeura maîtresse du comté de Guastalle , au moyen d'uos somme annuelle , qu'elle s'engagea de leur payer. De retour chez elle, elle fit, l'an i5a3, la perte de sa vertueuse mère, au grand regret des pauvres, dont elle était l'appui. Cette mort fut suivie, l'année d'après , de celle de Louis Stanghi , son époux , arrivée chez lui , à Castelnuovo di Bocca d'Adda. Cependant le pays de Guastalle se ressentait des suites de la bataille de Pavie. Les Espagnols, maîtres alors de la Lombardie, exercèrent dans toute sa rigueur le droit de conquête sur les Guaslallais, comme sur les autres peuples de ces contrées ; et la comtesse Louise , ne pouvant calmer l'orage , alla chercher un asile a Vérone. Pendant sa retraite , elle se remaria a Antoine Marlinengue, d'une maison illustre deBrescia, mais homme dur, féroce et dédaigneux , qui, arrivant à Guastalle , en i5a6, comme dans un pays conquis, prétendit s'en diri* le maître. Retourné a Brescia , la même année , la comtesse eut toutes sortes de mauvais traitements à essuyer de son époux qui voulait la forcer i faire une donation entière de ses biens à Girolamo, son fils, qu'il avait eu d'un premier lit : le poignard à la main , il la menaça plusieurs fois de l égorger, si elle ne remplissait pas ses vues, l a patience , la douceur et la
Ï>rudence étaient les seules armes de la comtesse pour se decadre. (Foret Paolo Morigio , Vit. êetl iltust. Lodovica Torelia , pag. a.) Elle avait d'autant plus raison de craindre les fureurs de son mari ; qu'il avait fait mourir N... Somaglia , sa première femme. Un frère de cette infortunée tua lui-même Antoine Martinengne, pour la venger, et fut l'instrument dont la providence se servit pour délivrer Louise d'un pareil monstre. (Kossignoli, Vita di Lodovica Tortlla , p. I, cap. a , pag. 10.) l a comtesse Louise n'eut de ce second mariage qu'un enfant , mort en bas âge.
Retournée à Guastalle, le 1 1 mars t53o, elle dépouilU le faite de sa cour, pour adopter un genre dévie simple, et se livrer aux exercices de piété ; mais les procès intentés par sa famille la forcèrent de retourner a Milan. Dès l'année de la mort du comte Achille , Damigella Trivulci , veuve de François , comte de Montechiarugolo , avait commencé a traiter de l'acquisition de la portion de Guastalle, qui appartenait aux enfants de Frédéric Tcrelli , fils du comte Gui-Galeotto. Gui, (ils aîné de Frédéric , avait promis à Damigella , le arj décembre i5aa, de céder ses prétentions a Paul, son fils, comte de Montechiarugolo, et la promesse avait été ratifiée par ses frères, Marsile, Marc- Antoine , Amnrath et Giacomazzo , le i5 septembre de l'année d'après. L'aflàire ayant été portée au tribunal de l'empereur , la cour de Milan rendit , l'an )53a, un arrêt provisionnel, qui adjugea la portion des impôts du Guaslallais , réclamée par Paul de Montechiarugolo . a Marc-Antoine Torelli de Mantoue. Paul , mécontent de ce jugement, s'avisa de s'adresser, l'an i535, pour le faire ré-
former, au pape Paul III , ouï, sans avoir aucune temporelle sur le comté de Guastalle , écrivit a Louise , pour lui enjoindre de satisfaire le comte Paul. Elle répondit au pontife avec autant de fermeté que de modestie, alléganl pour sa défense l'opposition des Guaslallais à la demande du comte Paul : sur quoi le pape prit le parti de mettre la ville en interdit. Les Torelli continuèrent cependant leurs poursuites a la cour de Milan, pour y faire juger définitivement leur procès. Mais l'affaire se trouvant trop compliquée pour que l'empereur, occupé d'une foule d'autres objets , pût y donner toute I attention qu elle exigeait, Ferdinand de Gonzagtie, alors vice-roi de Sicile, proposa un expédient , qui était d'engager les parties a vendre leurs droits a un seul, qui, en acquérant le domaine de Guas-
qui, en acqUe lalle, le tiendrait a foi et hommage de sa Ferdinand mit tous ses soins a faire approuver cet avis ," parce qu'il pensait a faire lui-même cette acquisition. Mais Louise était convenue , de son côté , avec Rodolphe de Gonzague, seigneur de Luzzara, que, dans le cas où elle prendrait le parti de vendre Guastalle , elle ne s'en déferait qu'en sa faveur. Ferdinand chargea Vincent Andréasi et Alexandre Donesmomli, de proposer a Rodolphe Gonzague, de lui vendre, en échange, Poviglio. Voyant, en i538, que cette négociation tournait bien , et qu'il pouvait lever les difficultés de ce coté, il présrnta requête à 1 empereur pour être autorisé a faire l'acquisision (lu comté de Guastalle, quoique les contes Torelli fussent encore en procès , que plusieurs fussent mineurs , et qu'il n'y eût rien de décidé sur leurs droits ; promettant a sa majesté impériale , de se reconnaître pour
assal direct de l'empire et de ses successeurs au duché de Milan. Chai les V lui accorda la permission demandée, le ai mai i534; et la comtesse Louise, autorisée par ce dérret , signa l'acte de vente , a Milan , le 3 octobre iS3q, où Vincent Andréasi, noble mantouan , stipulait pour Ferdinand de Gonzague , et prit possession , en son nom, de la ville et de la forteresse de Guastalle , le 12 décembre de la même année. Louise, qui avait déjà renoncé a toutes les choses du monde, pour se donner entièrement a Dieu, et qui avait fondé a Milan la congrégation dite des Angéliques, augmenta cet établisse* ment, au mois d'août iSiS, de vingt-quatre maisons, et de tout le terrain qui est entre la porte de Saint-Louis et celle Je Sainte-buphémie ; et, le 7 octobre de la même année, les dames de cette congrégation y ayant été réunies, l'office divin fut célébré. Elle mit le monastère des Angéliques, l'an i536, sous l'invocation de saint Paul converti, et prit, dès-lors, le nom de Paule-M AHIE. La comtesse Louise contribua encore a la fondation du monastère des prêtres réguliers de II congrégation de saint Paul des Décollés, surnommée de Saint- Barnabe, dans la même ville de Milan ; y institua le couvent des Ermites du Crucifix, sous le nom de Sainte-Marie l'Egyptienne , depuis cédée a des religieuses sous la règle de saint Augustin; et jeta, dans la ville de Crémone, les fondements de la maison des religieuses de Sainte-Marthe , sous la conduite dw mimes pères de Saint-Paul des Décollés. A Ferme, «Ha établit le couvent des Converties de Terra Nuova. {Voyez Morigio , Vita ddl iilust. Lodovica Tord/a , contesta di Guati.) Brûlant do zèle de la maison de Dieu , elle fit des missions fréquentes, suivie' de ses compagnes , servant , pendant ce tems , les malades , convertissant les femmes déréglées , t ramenant les impies à la religion. Rendue a Venise, ses exemples et ses exhortations firent tant d'impression , que beaucoup de seigneurs vénitiens mariés , ayant quitté leur maison, pour se retirer dans les monastères, la république crut devoir la bannir de ses états. Elle en sortit pour aller a Viccnce , aider de son exemple et de ses largesses le monastère des nouvelles Converties. Retournée a Milan , elle trouva les religieuses qu'elle avait fondées, pour être utiles a la société , el exercer la charité , qui demandaient a grands cris la clôture . qu'elles obtinrent du pape Jules 111 , malgré leur fon-
DES COMTES DE GUASTALLE
aiS
datrice. Le* mauvais traitements qu'elle ewuyâ de la part de ses religieuse* , pour l'obliger à y consentir, allèrent jusqu'à attenter deux fois à sa vie par le poison. Louise , offrant à Dieu cette nouvelle amertume, et sortie de la maison qu'elle avait bâtie avec tant de peines et de soins, alla en fonder une antre pris de la porte Romaine , appelée le collège de la Cuaslafle. Les dames de cette nouvelle congrégation , aux instigations de saint Charles Borromee, archevêque de Milan, voulurent aussi obtenir la clôture , contre son avis. Elle s'y opposa constamment. Saint Charles vint encore dans sa chambre, la veille du jour où elle expira, pour la déterminer a cloîtrer le monastère des (joastailiues : elle lui répondit ;
• Monseigneur, par l'amour de Jésus-Christ, ne me lour-
■ mentes pas au moment de ce passage a une autre vie, et ne
• veuillez pas me forcer de faire différemment de ce que le
■ saint esprit m'a inspire ; je vous demande seulement l'absolu-
■ lion de mes péchés , et votre bénédiction ». Enlevée eotinà tant de tribulations et de souffrances , son Ime fut appelée a Dieu, le lendemain vendredi a» octobre 1569, à l'âge de 69 ans. Elle avait Tait son codicille le a du même mois , dans lequel elle établissait les règlements que devait suivre sa maison, et fondait dis-huit places, pour I éducation de jeunes lilles nobles et orphelines. Elle fut ensevelie à San-Fedele, église des Jésuites , où son tombeau existe encore : sa mémoire est restée en odeur de sainteté. Les religieuses obtinrent depuis la clôture, sans respecter les volontés de leur bienfaitrice. Sa majesté impériale, Tan 178S, en supprimant le monastère dit in Vierges espagnoles , a det idé qu'elles seraient réunies au collège des Guastallines. (F>y« Rossignoli , Vite di Lodowca TWilo, contesta diGuastalla ; Anaclet Sicco et Valere Modio, Sritofu. (bric. Hegul. S. Pau/!; Heliot , Hist. des Ordres rel. , loin. IV, ch. ib, pag. 11b et suivantes; Alfo , Ittoria di Quaslaila , lom. U, lib. 7.)