‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 377 sur 582 · FERDINAND DE GONZAGUE I · texte numérisé non relu

FERDINAND DE GONZAGUE I

1539. Febdikaisd ou Febbant de Gorkagub, premier du nom, né le aS janvier i5>>7 , de François II. quatrième marquis de Maoloue, et d'Isabelle d'Est, et marié a Isabelle ue lAPOUE, duc d'Ariano, vice-roi de Sicile pour l'empereur, était dans sa trente-troisième année quand il se rendit à Guastalle, à la fin de décembre, pour s'établir dans ses nouveaux étals. Ce prince avait servi sous le connétable de Bourbon , son cousin germain, et sous le prince d'Orange, auquel il succéda dans le commandement des troupes qui assi égaient Florence. Il avait commande les Impériaux en Italie, dans les Pays-Bas, en Hongrie et contre les Turcs. Sa réputation l'avait précédé, et les Guastallais, las d'obéir a une femme, attendaient avec impatience un nouveau maître qu'ils espéraient pouvoir les protéger et les défendre. Le but de Ferdinand était de faire établir Guastalle en fief immédiat de l'empire, ainsi qu'il avait été autrefois au lieu d'arri> re-Hef qu'il était devenu depuis, ( et arrangement éprouva beaucoup d'obstacles de la pan du sénat de Milan : mais Charles V , qui aimait Ferrant , étant a Gènes, satisfit ses désirs à ce sujet, le 6 septembre de l'année i54» , en séparant à jamais le comté de Guastalle du Blilanez, pour le mettre sous la directe de l'empire. Ferrant qui avait été faire la guerre aux Algériens, revenu è (Vuasialle avec toute sa famille en i5+ >» après avoir assisté cette année au congrès tenu à Russelo par Charles V et le pape Faut III , pawu ru Allemagne pour prendre le commandement de Farinée impériale, et y châtier les rebelles. Revenu a Guastaile après ia iiaix de Crépi eo i%4i »' acheta, l'année suivante, des enfants de Paul Torelli , comte de Monlechiarugolo, alors mnu-urs et sou» la tutelle de Bcatrix Fie de ta Mirandolc , leur mère , les biens et la portion des droits qui leur restaient sur In impositions de Guastalle. Il travailla en mflme teins à laiie l'acquisition de Soragoa, aocicu fief de la famille Lupi,

qui , situé au milieu de l'élat des Farncte, lui donnait , en cas de rupture, les moyens de servir utilement contre eux, l'empereur, auquel ils déplaisaient. Créé par ce prince gouverneur île Milan en i54b, a la place du marquis Del Vasto , sa grande puissance et sa faveur déterminèrent les autres Torelli à traiter avec lui de leurs portions de Guastalle. Marc-Antoine lui céda la sienne le ao juillet de la même année, Pierre- Marie, comte de Sellimo, le a» décembre de l'année suivante, et Ferrant se trouva enfin avoir éteint et réuni tous leurs droits , en supposant que la vente de la comtesse Louise ait pu se trouver légale ; re qui n'est pas l'opinion de tous les publicistes. Ferrant de Gonzague conduisit très- adroitement l'affaire de la révolution de Plaisance, qui finit par la catastrophe arrivée , le 10 décembre 1S47, au malheureux Pierre- Louis. (Voy es son or* ticle aux ducs de Parme et de Plaisante. ) Ses ennemis , cependant , le desservaient auprès de l'empereur. Jean de Luna , châtelain de Milan, et François Taverne, chancelier de ce celle ville, abusant d'un de ses blancs seings, t'accusèrent auprès de son souverain d'avoir voulu livrer Milan aux Français. Dépouillé aussitôt de son gouvernement , il fut obligé, Fan i554, d'aller se justifier à la cour de l'empereur. Son innocence fut attestée par un dipldme de Charles V, donné à Bruxelles le 10 juin i5J5. Four le dédommager, le monarque lui donna le Val San Severino, au royaume de Naples , qu'il avait confisqué sur le prince de Salerne, et le 37 mars de I année suivante, le rendit habile A succéder au comté de Novcllara. Charles ordonna de plus qu'il fut rembourse des sommes qu'il lui avait prêtées pour les frais de la guerre , et couronna ces bienfaits en te revêtant du titre de président du conseil aulique. Mais ces laveurs ne le consolèrent point de la perte du gouvernement de Milan, qui ne lui fut point rendu. Surmontant néanmoins son ressentiment contre la maison d'Autriche, il alla combattre pour Philippe II , roi d'Espagne , en (SS7 , a la fameuse bataille de Saint-Quentin : ce fut sa dernière expédition. Une chute de chesal qu il fit de nuit , en voulant reconnaître la place, obligea de le trauspoiier a Bruxelles, où il mourut le i5 novembre de la même aunee. Isabelle , fille de Ferdinand , duc de Molfeta, qu'il avait épousée, en 1^39, le fit père de cinq fils et d'une fille. Le* fil* sont César, qui suit; André, prince de M elfe ; François et Jean-Vincent, l'un et l'autre cardinaux, le premier en i56i , le second en 1676; rt Octave, qui se Gl de la réputation par les armes. Hippolyte, fille de Ferrant, épousa rabrice Colonna, (ils d'Antoine Caraffa, prince de Stigliano. DeThou, parlant de Ferrant de Gonzague, dit liv. XIX, ■ que ce fut uu homme d'un grand courage , mais d'un carac- » ter* opiniâtre ; qu'il fut employé dans de grandes entreprises » où la fortune lui fit éprouver toutes ses vicissitudes. Sur la » fin de sa vie , ajoute- t-il, il fut accuse d'une avarice sordide u et d'une cupidité insatiable. • On peut lui reprocher aussi des traits de cruauté, tels que le suivant. En i5.»i , des soldats français, à la faveur de la paix, traversaient le Mil.inez, deux a deux, saus aimes et sans équipages, pour se rendre dans le Parmesan et la principauté de la Mirandole. Ferrant 1rs (it tous noyer ou égorger impitoyablement , n'épargnant que les plus robustes, pourles envoyer ramer sur les galèies d'André Doria : cruauté que Gosseiin , daos sa vie , n'a pu dissimuler ni

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