‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 399 sur 582 · FOULQUES · texte numérisé non relu

FOULQUES

i3o8. Foulques, fils de Fresque, ou Fresco, bâtard 'Azzon VIII , fut mis en possession de la seigneurie de érrare , par son père , avec le secours des Bolonais. Mais François et Aldovrandin , frères d' Azzon , s'emparèrent d'Est et de plusieurs autres terres de leur maison. Alors commença la guerre entre Foulques et les princes légitimes d'Est. Ceuxci recoururent au pane pour implorer snn appui. Mais la cour de Rome exigea qu'ils reconnussent Ferrare pour une ville détendante de l'église romaine. Ce point accordé , le pape fait partir des officiers et des troupes, pour aller prendre possession de Ferrare , sous les ordres du marquis François d'Est. Foulques , alors , fait proposer aux Vénitiens de leur céder celle ville k certaines conditions. La proposition acceptée, les Vénitiens envoient des troupes qui forcent les Ferrarais , après quelques combats , à demander la paix , et k recevoir le podestat qu'il plut aux vainqueurs de leur donner. Le pape Clément V, irrité de l'entreprise des Vénitiens , publia contre eux, le 2j mars îiog, pour s'être emparé de Ferrare, une huile, dit Muratori, la plus terrible et la plus injuste. Pour joindre ensuite les r~ prêcher contre eux Je tems, une armée

vaillamment ; mais, le a» août de la même année , les Ferrarais remportèrent sur eux une victoire complète qui décida la querelle. Le pape, étant devenu par la maître de Ferrare, en donna le vicariat k Robert, roi de Naples, saus penser k François d'Est, qui s'était donné tant de peines pour rentrer en possession de cette ville. Les Ferrarais, excédés par les mauvais traitements des officiers et des troupes que le roi de Naples leur envoyait , se soulèvent contre eux , le 4 *°ût 1 3 1 7, et les ayant obligés a se retirer dans le Château-Thé- . labié, il les y forcent , avec le secours des marquis d'Est et Jes Bolonais , les massacrent tous , et livrent aux flammes cette forteresse.

RENAUD et OBIZZON III.

L'an i3t7, le t5 août, Renaud et Omzzoh III, fils du marquis Aldovrandin rt d'Aide Rangoue, sont rétablis dans la seigneurie de Ferran*, et s'associent Nicolas, premier du nom , leur troisième frère. Le pape Jean XXII n apprit pas ce rétablissement avec indifférence. Il somma les trois marquis d'abandonner Ferrare; cl, sur leur refus, aussi respectueux nue raisonnable , il mit la ville en interdit, les excommunia, 1 an i.-iao, et les fil poursuivre comme hérétiques par l'inquisition. I.cs trois marquis, l'an i3at|, se rapprochent du pape, et abandonnent l'empereur Ixiuis de Bavière, son ennemi, dont ils avaient suivi le parti jusqu'alors; mais la réconciliation ne fut consommée que lan i33a. Les marquis d'Est, s'élant soumis a reconnaître le pape pour souverain de Ferrare, 'obtinrent de lui une bulle qui leur conférait le vicariat décrite | ville et de son district, à l'exception d'Argcnta, que le pape

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a 3» CHRONOLOGIE HISTORIQUE

se réservait , et qui fut remise a son légat. Les trois marquis, l'an 1 335 , viennent assiéger la ville de Modène , alors possédée par les Pii. Renaud tombe malade à ce siège, et, étant retourné a rerrare , il y meurt le 3i décembre de la même année. L'an i336, Gui et Mainfroi des Pii, voyant la ville de Modène serrée par les marquis d'Est , qui s étaient rendus maîtres de toutes les villes de son district, leur remettent, le 17 avril, celte place, dont les marquis prirent possession le i3 mai suivant. Obizzon , l'an i346 , vend à Luchin Visconti , seigneur de Milan, la ville de Parme, qu'il avait acquise, l'an i344, d'Azzon de Correggio. Le marquis Nicolas meurt le premier mai de cette année, laissant un fils , Renaud, qui mourut en 136g. Obizzon, le 37 mai i3So, fait lever l'interdit jeté, dès la fin de i3i3, sur Modène, par le pape Clément V, a cause du meurtre de Raymond d'Aspel, marquis d'Aucdne, son parent, que les Modéoois avaient massacre et pillé avec sa suite , comme il passait sur leur territoire pour aller dans son marquisat. L'an i35a, Obizzun meurt le 19 ou le ao mai, laissant de Rippa Ariosta , sa concubine , puis sa femme , morte le 37 novembre 1347, cinq fils, Aldovrandin, qui suit; Nicolas ; Foulques; Hugues et Albert, avec quatre filles, Aide, femme de Louis II de Gonzague , capitaine de Mantoue ; Béatrix , femme de Waldcmar, prince d'Anhall-Dessau; Alix, mariée, le 13 juillet i34g, avec Gui, fils de Bernardin de Polenta , seigneur de Ravenne ; et Constance, qui épousa, le a nui i36a, N.-. Malatcsta, j '

Gonzague, marquis de Manloue, contre les Bolonais; nuis le duc de Bavière , qui était passé en Italie , arec une forte armée, pour secourir les Bolonais, étant arrivé, le 3 octobre i3< ( o , à Ferrare, réussit a détacher Albert de celte ligue , et a lui en faire contracter , le 7 novembre , une nouvelle avec ceux dont il s'était déclaré l'ennemi. Albert mourut le 3o juillet i3<j3, fort regretté de ses sujets , laissant de Jeanne , fille de Gabrino

le 8 septembre i388, Nicolas, NICOLAS III.

ALDOVRANDIN III.

i35a. Aldovrandin , fils aîné d'Obizzon 111 et son succès seur , gouverna ses états , quoique fort jeune , avec beaucoup de vigilance et de vigueur. L'empereur Charles IV étant venu , l'an i354 « en Italie , connut son mérite et l'honora d'une sin-

fulière estime. Aldovrandin termina, par un traité de paix, les cmélés qu'il avait avec le duc de Mantoue et celui de Milan ; mais il ne jouit pas long-tenu de cet avantage, étant mort le 3 septembre i36i , à l'âge de vingt six ans. De Béatrix de Camino, sa femme , il laissa Obizzon , mort peu de tems après lui , et Verde , mariée à Conrad , duc de Teck.

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