‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 398 sur 582 · DES SEIGNEURS DE FEKRARE · texte numérisé non relu

DES SEIGNEURS DE FEKRARE

M puissante t qui jouissait alors d'un grand crédit sur les Mmlcnois, et les avait déterminés k se donner a la maison d'Est, le marquis Obizzon marie Aldobrandin, son second fils , i Aida , fille de 1 obie Rangone. (Voy. Vedriani Star, ii Modetta , pari. Il, lib. XIV.) 11 fait, 1 année suivante , ton testament , daté die teriio exeunte Juaio, c'est-à-dire le s8 juin, rt finit ses jours le i3 février 1293, laissant de Jacqueline DE Fiesqub, sa première femme, morte en 1187, trois fils, Azzon, qui suit; François et Aldovrandin, l'fc une fille, Matrix, mariée, i°. a René Scotto, juge, ou seigneur de Gallurc , en Sardaignc ; a°. a Galéas Visconli, i'igneur de Milan. Constance de l'Esc alh, sa seconde femme, ne paraît pas lui avoir donné d'enfants.

AZZON VIII,

i3<)3. Azzon d'Est, huitième du nom , fils atné cPObizzon II, lai succède , le 1 1 février , dans ses états. Le 3 mars suivant , la ville de Modène l'élit pour son seigneur perpétuel. Celle de Reggio lui défère le même honneur , peu de jours après, les deux frères d' Azzon , François et Aldovrandin , excités par des brouillons, prétendent, l'un k la seigneurie de Modene , l'autre à celle de Reggio. Aldovrandin , appuyé par les Ra n go ne , surprend, le ag mars de la même année, la ville de Modène, d'où il est chassé , presque aussitôt , par le

peuple. Les Padouans épousèrent ensuite les intérêts d' Aldovrandin , et, s'élant armés en sa faveur, prirent et ruine-

les châteaux d'Est, de Collo et de Calaone. La est rétablie , l'an 1294, par un traité de paix entre les trois frire». Azzon eut la guerre, les deux années suivantes, avec lu Bolonais et les Parmesans, et s'en tira avec avantage. Le»

commandant de» Modénois, cl fait prisonnier avec le roi Entiu*. Enfui •a cinquième Ghiiiid, qui était prêteur dt Bologne en iaa6 (voyei Sigonins, de Rcgn. Ital., Iib xvit ), de Milan en ia5t , 60 il pieu>eaicnt s» carrière dans l'ordre de Saint-François > et fut depuis béatifié. (Vovn Ttratoicii delta lellerat Hat., tome IV, lib. a. , Corie, Star. 4i Hilaaa , part. a. ) On remarque encore, parmi le* grand* homme* de cette maison , Giacoiixo, célèbre dan* les armes; un antre Giscoiiio, podestat de Bologne et de Crémone, qu'il gouTerna avec saies*; GciuiLSto. podestat d'Orviello en ia53;Goi, généial de* Florentin* et de* Siennois. qui chassa le» Français du comté de Sienne, «prit, arec le secourt du duc d'Urbain, Lodi et Crémone , et servit dtpni» le roi François I" en Piémont. ( Voy. Maratari Aalich. Est- ,

LU, cap. xi et xit; Saajoeimo Hilratti dt eemta Capitami illaitri. ) Ir'sutm prélats distingués, le* Rangone ont donné à l'église le cardinal GasiUl, qui vivait en 1^77 ; Hssccli , successivement **fiut d'Adria, de Cave , de Matar* et enfin de Modène , cardinal en jailtri 1517, pris avec le pape Clément VII par les Impériaux, et mis en prison stcc ce pontife dans le château Saint- Xnge , où peu après il mourut m 1827 ( voyes Aaieri ', i'sl. des Cardinaux ) j CtACDX, légat d« saint siège, en Pologne , où il remplit «me mission difficile : il était l'ami particulier du fameux comte Poruponio ToreUi ; enfin Huadk» , è>c«ue de Keggio le 18 octobre 1S1O, pareillement légat du saint siégi auprès de Charies-Qnint, et mort à Modene le 38 août \%tat>.

On compte , parmi 1rs femmes célèbres issues de cette maison , Ci>h»ts*ci , mariée S César Fregose , qu'elle suivit dans les combats: Jules-César Scaligcr lui dédia plusieurs de ses poésie» latines ( rojet San»o»ino , Urigia. dette Case illust. . pag. 907 ) ; Giusvjevk , sectii de Coi Rangone , que le même Scaliger a aussi célébrée; Clodia , épouse d» Gikert Correggio , très-versée dans la philosophie, la grammaire , U lliénlogie, l'amie de Pie V, et qu'Annibal Caro appelait la muse de ion siérle. pape Pie IV disait fait n'y a aoial de an ace ehrètiea aai 'être iaaare de l'alliance de telle ataisaa. Elira pour chef aujourdhui ( 178S) le marquis Ghxsabdo Ra>oosb, chambrUan de S- M. 1. tt R. . conseiller et ancien ministre d'état de monse gneur le dac de Mod'nr, «t subsiste . avec lustre , dan* la ville de ce nom , où elle est «>*»re endeus branches. Le comte Fbakçois-Nicola* RAjfGOUX.rlie- »»l»r d,. Malle . fiere puîné du marquis Glierardo , est . par son mariage »'« v itto»ia ToatiLi (voy. ci-devant la *V«c»> * Italie sortie des

'"mit, de HtnlccAiaracata) , a «tggio.

>ouchc d'une

, établie

Modénois, excites par deux capitaines qu'Azzon leur avait donnés, se révoltent contre lui, le a6 janvier i3o6, chassent ses partisans et se mettent en liberté. Ceux de Reggio imitent le lendemain cet exemple. Au mois de février suivant, ces deux villes firent une ligue avec celles de Padoue , Vérone, Brescia, Mantoue et Parme , pour chasser encore de Ferme le marquis, mais leurs efforts furent inutiles. Azzon meurt dans son chieau d'Est, le 3i janvier i3o8 , sans laisser d'enfants de ses deux femmes, Jeanne des U juins, et Beatrix, fille de Charles II , roi de M a pies , qu'il avait épousée au mois d'avril i3oS. En mourant , d nomma pour son héritier Folcon, ou Foulques, (ils de Fresque, son bâtard, au préjudice de ses deux frères, François et Aldovrandin, et des Gis de ce dernier.

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