CHRISTIERN II
i533. Christierh. né le 1 3 août iSo3, suce* Je a Frédéric, ton père, dans les duchés de Holstein et de Sleswick, soit comme héritier, soit comme tuteur de ses frères qui étaient en bas âge. On jeta les yeux sur lui , dès lors , pour le placer sur le trône de Danemarck. Mais la mésintelligence des électeurs occasiona un interrègne de près de quinze mois. Christiern , pendant cet intervalle, fait un traité d'alliance (au mois d'octobre i533) avec le Danemarck. Les Lubeckois, trouvant l'occasion favorable pour se rendre maîtres du commerce de la mer Ikhkjue, déclarent en même teins la guerre au Danemarck et au Holstein, sous prétexte de vouloir rétablir le roi Christiern, déposé l'an i5a3. Christophe d'Oldenbourg, leur général, entre rapidement dans le Holstein, et, ne rencontrant d abord aucune opposition, il s'empare sans peine d'Entein , de Trittow et de Ploèn. De là , se répandant aux environs, il ravage la campagne et jeté la terreur dans toute la province. Pendant que le siège de Segebert l'arrête, le duc Christiern, surpris d'abord par une si prompte invasion , assemble a la hâte ce qui peut se trouver de troupes dans le pays, et sollicite les secours du Danemarck , stipulés par un traité d'union, qu'il avait conclu nouvellement avecle sénat de ce royaume, assemblé k Rendsbourg. Ayant obtenu les troupes qu'il demandait, il détache Jean Rantzow, l'un de ses généraux, k la poursuite de Christophe, qui. content de son expédition , s'en retournait a Lubeck , chargé de butin. Eutin , Ploèn , Trittow et Segebert, se rendent k Rantzow. Le duc , l'ayant joint ensuite, va se poster k l'embouchure de la Trave, où est le port de Lubeck et s'empare de Travemunde , située près de ce port. Devenu maître , par là , de la navigation de Lubeck , il n'y laisse entrer aucun vaisseau. Il s'avance et va mettre le siège devant cette ville. Elu roi de Danemarck, 1
4 juillet i534 , il se vit obligé de conquérir la plus grande partie du royaume qui lui était déféré , et n'en continua pas avec moins d'ardeur son entreprise sur Lubeck. Mais Henri , duc de Mecklenbourg, Philippe, landgrave deHesse, et les députés de Hambourg et de Lunebourg, s'étant rendus médiateurs , engagèrent Christiern à lever le siège , sous la promesse que la régence de Lubeck fit de garder la neutralité à l'égard du Holstein. Ce traité est du 18 novembre i534- L'an i&44 » Christiern , qui avait gouverné jusqu'alors les duchés de Sleswick et de Holstein, en commun avec ses frères, fil avec eux un partage , dans lequel il eut , pour son lot . Flensbourg , Sunderbourg, Alsen, Armé, Sunderwith, Segeberg , Oldeslo, Plofti et d'autres lieux; Jean eut Hattersleben , Rendsbourg, Ktein-Tundern . etc. ; et Adolphe eut Gottorp , la maison et le bailliage de Hutten , Husum, Appenrade, etc., Frédéric, le quatrième frère, ne fut point compris dans ce partage,
Kxe qu'il se trouvait pourvu des évêchés de Sleswick et de Idesheira. ( Busching. ) Les états de Danemarck protestèrent contre ce partage, comme contraire à l'acte que le roi Frédéric l avait signe à son avènement au trône, et comme préjudiciable aux intérêts du royaume. Le roi crut obvier k tous les inconvénients que sa générosité pouvait occasioner , en soutenant qu'il y aurait une union perpétuelle des duchés de Sleswick et de HoUtein avec le Danemarck, et que le premier de ces duchés demeurerait en fief k la couiounc Christiern mourut k Colding, I
le premier janvier i55<), laissant de DOROTHÉE, son épouse, fille de Magnus, duc de Saxe-Lawenbourg, Magnus , évêque •le Derpt, en l ivonie, gouverneur d'Oèsel , nommé roi de l.ivonie, en 1S70, par le czar Ivan IV Basilovitch, et mort en i58o; Anne, première femme d'Auguste, électeur de Saxe ; et Dorothée, femme de Guillaume, due de Brunswick al de i.unebourg. (Fin/. Christiern 111 , roi de Danemarck.)