‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 504 sur 582 · FERDINAND II · texte numérisé non relu

FERDINAND II

«Gai. Ferdinand II, né le 14 juillet 1610, fut le succes- »e ur du grand-duc Côme II, son père, sous la tutelle des Sondes duchesses, sa mère et son aïeule. Ce prince, voulant «aner la guerre de ses états , garda une exacte neutralité dans celle que la France et l'Espagne se faisaient en Italie, l-a mort lui ravit , en i63i , Marie-Madeleine , sa mère, à Passau , ou elle était en route pour aller voir l'empereur Ferdinand II , son frère , dont elle était tendrement aimée. Il épousa , le a6 seplembre i63i (Galuzzi), Victoire, fille unique de Frédéric- U>ald de la Rovère, mort en i6a3, et héritière de François- Marie , son aïeul paternel. En vertu de ce mariage, Ferdinand aurait pu prétendre au duché d'Urbin après la mort de Fran- Çois-Marie , arrivée l'an i63i. ( Muratori. ) Mais il refusa d'émuler les propositions qu'on lui fit à ce sujet , et laissant réunir cet élat i celui de l'église dont il était un fief dévolu p*r le défaut d'héritiers maies, il se contenu de recueillir les

biens allodiaux du feu duc. L'an i644 1 «1 s'entremit efficacement pour réconcilier Odoard, duc de Parme, avec le pape Urbain VIII, et lui faire recouvrer son duché de Castro.

Dans la querelle qui s'éleva , l'an i6tfa, entre la cour de France et celle de Rome, à l'occasion de l'outrage fait a la première parla garde corse du pape , Ferdinand se donna pour médiateur, et réussit à faire conclure, le ta février 1664, le Irailé de Pise, qui réconcilia les deux cours. Son zèle pour la religion l'engagea, l'an 1668, à fournir des troupes aux Vénitiens, pour le secours de Candie, assiégée parles Turcs. Ce prince mourut , le a3 mai 1670 (Muratori ), après avoir gouverné ses sujets pendant un long règne, avec une prudence admirable et une tendresse de père. Il fut , comme tous ceux de sa maison , grand amateur des lettres, et grand protecteur des hommes savants; il encouragea, par ses libéralités, l'académie del Cimenta ou de la physique expérimentale, fondée, l'an 1657, par la cardinal Léopold de Médicis. Il était, d'ailleurs, grand politique, et, comme le dit M. de Silhouette, l'un des princes les plus adroits de l'Europe. De son épouse , morte le 6 mars 1694)* il laissa Côme qui suit; François-Marie , cardinal , en 1086, marié en 1709, el mort, en 1711. Sous Ferdinand H , mourut a Florence, en 11)69, le célèbre peintre Pierre Beretin , plus connu sous le nom de Pierre de Cortone. Ce prince , un jour, étant venu dans son atelier, admirait un enfant pleurant, qu'il achevait de peindre. Il ne fit que donner un coup de pinceau , et l'enfant parut rire: Prince , dit-il, rou* voy et aaec aueile facilité les enfants pleurent et rient.

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