‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 503 sur 582 · COME II DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

COME II DE MÉDICIS

iboa. Cômk II, fils aine du grand-duc Ferdinand I, et de Christine de Lorraine, né le ta mai i5 9 o, marié, l'an 1608, a Mabic-MaoeleUMB d'Autriche, succède à son père. Ami Je Ferdinand , duc de Manlaue , il lui envoya du secours , l'an iGi3 , contre le duc de Savoie , qui lui avait déclaré la guerre. ÇcJrne, le 3 novembre de la même année , ouvrit un asile dans Livoarne i l'émir Fackardin , dont les états s'étendaient depuis le Mont-Liban jusqu'à la mer, poursuivi par le sultan Achmet contre lequel il avait soulevé la Syrie. Fackardin, appuyé du grand sopbi, promettait de remettre les Chrétiens en possession du royaume de Jérusalem. Mais les secours que le grandduc et d'autres princes lui fournirent , n'eurent pas le succès q« on avait lieu despérer. Fackardin , après avoir lutlé pendant près de trente ans contre la puissance ottomane , fut pris et «•innglé avec ses deux fils , le i3 avril iGSS , à Constanlinople. (Galuai.) 1 Côme, l'an 1619, fut plus heureux dans les secours q i il fournit à l'empereur rcrdinand 11, son parent , contre les Bohémiens révoltés, l/cs troupes qu'il envoya à sa défense ayant changé leurs drapeaux, passèrent au travers des ennemis, arrivèrent a Vienne, où Ferdinand était assiégé, el contribuèrent beaucoup à faire lever le siège. Côme finit ses jours le a8 février >6at ( i6ao , suivant le style florentin ) , laissant de son épouse ( morte en iG3i ) cinq fils : Ferdinand , qui suit ; Jean, cardinal en 1644, mort le 1a janvier 166a ; Mathias , mort en itifij; François, décédé, l'an 1634, devant Ratisbonne ; Léopold, cardinal en 1667 , mort en 1675 ; et deux filles : Mar- 1 , femme d'Odoard Farnèse , duc de Parme ; et Anne , a Ferdinand-Charles, archiduc d'Inspruck.

Came II n'avait presque jamais eu qu'une santé chance- Jante , qui l'obligea , dans ses dernières années , de garder le lit ou la chambre , et ne l'empêcha pas néanmoins de donner l'attention qu'il devait aux affaires du gouvernement.

• Tous les ordres de l'état regrettèrent sincèrement un souve- » rain le plus favorisé de la nature pour les qualités du coeur ,

• et le plus chéri de tous ceux que la maison de Médicis avait - fait régner en Toscane. La clémence , la tolérance et la mo- » aération formaient son caractère ; l'amour qu'il portait à ses » sujets, sa bienfaisance envers eux , les intéressaient tous à son

• salut. Une humeur égale et enjouée rendait sa présence

• agréable 4 ceux qui rapprochaient , et lui faisait oublier ses

• maux m. ( Galuzzi. )

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