‹ L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monumens depuis la naissance de NotreSeigneur, par le moyen d'une table chronologiqueChapitre 80 sur 582 · DES DUCS DE MECKLENBOURG · texte numérisé non relu

DES DUCS DE MECKLENBOURG

meura suspendu par la mort de Sigismon J, arrivée 1437. Il resta dans le même étal sous le règm successeur de Sigismond. Chacune des parties voulut cependant soutenir , par la force des armes , le droit qu'elle s'attribuait. Enfio, l'an i44* « s'élant assemblées a Wistock, elles y conclurent , le jeudi après Qoasimodo , (1a avril) , un traité portant que la principauté des Venèdes resterait aux ducs de Mecklenbourg et de Stargard, pour retourner, a . i

Leduc Jean

PoN&tums, sa temme, qu mère.

Le duc Henri eut avec les princes de Poméranie différentes guerres dont il sortit avec avantage. Mais il eut soin de maintenir la tranquillité dans ses étals, en donnant la chasse aux pirates et aux autres brigands qui venaient les infester. I.'an , la mort d'Ulric, dernier duc de Stargard, réunit, dans la main de Henri, tous les domaines de sa maison. Il termina lui-même ses jours le 19 mars 1 477 » <*t fut inhumés Dobbran: prince recommandable par de grandes qualités de cœur et d'esprit , mais dont l'éclat fut terni par une passion excessive pour les tournois , les plaisirs de la table , et d'autres amusements ruineux qui le jetèrent dans des dépenses extraordinaires auxquelles il ne put suffire qu'en aliénant plusieurs de ses domaines , et cela au grand regret de ses enfants , qui prirent différentes mesures pour mettre obstacle a sa prodigalité. (Beehr, pag. 384) H avait épousé , l'an i436, Dorothée, dont il eut quatre Gis et trois filles: Albert, qui suit ; Jean , mort avant son père après avoir été marié avec Sophie , remariée ensuite a Magnus, qui suit; Balthasar, né l'an 1 44 3 • eyêque de Schwenn en 147^, puis, après avoir abdiqué l'épiscopat en i4/9» corégent de ses frères. Aucune des trois filles de Henri ne fut mariée ; Elisabeth, la dernière, mourut abbesse de Ribnitz en 1496.

ALBERT IV, MAGNUS et BALTHASAR.

1477. Albert, Maghcs et Balthasar, fils du duc Henri V, convinrent , après la mort de leur père , de gouverner en commun, l'espace de deux ans, les états qu'il leur avait transmis. Mais le plus capable et le plus expérimenté des trois était Magnus. Divers voyages qu'il avait faits pour s'instruire, lui avaient acquis une grande connaissance des affaires politiques ; et, à son retour d'un pèlerinage fait a la Terre— Sainte, il enchanta le pape Sixte IV et le sacré-collège , en passant à Home, par le compte qu'il leur rendit del'état des lieux qu'il avait parcourus. Ses frères lui décernèrent le gouvernement avec pouvoir de l'exercer en leur nom. (Beehr, liv. 5, pag. 671.) Le duc Albert, leur aîné, mourut, l'an i483 , à l'âge de quarantecinq ans, sans laisser d'enfants de sa femme Catherine, fille de Wirhman, dernier comte de Ruppin et de Lindau. ( Beehr, pag. 68a.) Busching fait mourir ce Wichman en i5a4, et ne reconnaît point sa fille pour femme d'Albert. Ses deux frères , après sa mort , réunirent sa succession à leurs états. Mais Balthasar laissa le soin des affaires a son frère, pour se livrer entièrement à l'exercice de la chasse. Du vivant du duc Albert IV, il s'était élevé une querelle entre lui et ses frères, d'une part, et les habitants de Rostock, de l'autre, a l'occasion d'uoe r f;W de cette ville, que le duc Magnus voulait ériger en collégiale pour en conférer les prébendes aux professeurs de l'université, et par là suppléer à la modicité de leurs appointements. Les habitants s'opposèrent a cette entreprise dans la crainte que les ducs, un jour, ne changeassent la collégiale en forteresse

Î>our les tenir en respect. Lévéque de Schwerin , approuvant e dessein de Magnus, frappa d'excommunication la ville, après quoi le duc, accompagné de l'évéque de Ratzebourg, se rendit â Rome, 011 il obtint , du pape Innocent VIII , une bulle telle qu'il la désirait, cl dont l' éxecution fut commise au prélat. J<a

ville de Rostock , persistant dans son opposition , chassa les deux ducs , qui revinrent bientôt après pour en former le siège. I.e différent fut apaisé, l'an i^qi , par la médiation du roi de Danemarck et de l'électeur de Brandebourg. On fil a Wismar une transaction en vertu de laquelle la collégiale devait subsister, et la ville se soumettait a payer une amende de vingt et un mille florins, et a rappeler les consuls et conseillers qu'elle avait chassés pour avoir été dans les intérêts des ducs. Mais le duc Magnus s'élaut voulu rendre ensuite a Rostock, pour arranger avec le magistrat les points qui restaient à régler , en trouva les portes fermées. Irrité de cet outrage, il voulut en recommencer le siège. Les duchesses , sa femme et sa belle-sœur , calmèrent son ressentiment. On fit, apri's bien des pourparlers, en 14^8, un nouvel accommodement qui procura rentière réconciliation de la ville avec ses maîtres. (Buchholz, pag. 3;5 et suiv.) Le duc Magnus finit ses jours le 22 novembre i5o3, et fut inhumé à Dobbran. Il avait épousé , l'an 1476, Sophie , sa belle-sœur, fille d'Eric II, due de Poméranie, et veuve de Jean, frère de Magnus, après la mort duquel elle avait fait vœu de ne point se remarier. Ayant violé cet engagement , elle fut condamnée, par le pape, a vêtir tous les ans trois pauvres pour expier sa faute. Magnus laissa de celte princesse (morte en i.4o5 ) trois fils, Henri, trie et Albert ; avec quatre filles: Dorothée, abbesse de Ribnitz ; Catherine , femme de Henri le Pieux , duc de Saxe, de la branche alberline, et mère des électeurs Maurice et Auguste; Sophie, mariée à Jean le Constant, électeur de Saxe; et Anne, épouse de Guillaume, landgrave de Hcsse.

HENRI VI, dit LE PACIFIQUE, ERIC, et ALBERT, urr LE BEL.

i5o3. Hesri VI , Eric, et Albert, tous trois fils de Magnus, possédèrent en commun le Mecklenbourg avec Ualthasar, leur onrle, mais de manière que Henri fut chargé, seul avec Balthasar, du soin des affaires. Ce dernier étant mort, l'an 1S07, sans enfants, et Eric l'ayant suivi au tombeau l'an i5o3, sans avoir été marié , les deux frères, Henri et Albert, demeurèrent seuls souverains du Mecklenbourg. (Buchholz, p. 383. )

Henri, l'an i5i3, lit, avec Albert, son frère, une convention , par laquelle il fut dit qu'après avoir déterminé leurs revenus respectifs, Henri continuerait, pendant cinq ans, de gouverner le pays au nom commun de l'un et de l'autre. Le terme expire, Henri voulut garder le gouvernement par indivis, tandis qu'Albert demandait a le partager. Bogislas, duc de Poméranie , s'étant rendu l'arbitre de ce différent , fit convenir les deux frères, l'an i5ao, de diviser le pays en deux portions, qu'ils gouverneraient alternativement de deux ans en deux ans , c'est-à-dire que chacune de ces provinces changerait de maître tous les deux ans , à l'exception de la noblesse et des seize plus grandes villes qui resteraient sous la régence commune des deux frères. Mais Albert , voulant revenir contre cet arrangement , obtint, l'an i5a3, de l'empereur Charles-Quint , un décret , qui ordonnait le partage entier, perpétuel et sans réserve, du Mecklenbourg. Ce décret , expédié à Madrid , n'était pas encore arrivé , que les villes du Mecklenbourg, a l'instigation de Henri» qui en était prévenu, s'unirent pour en empêcher l'exécution. Leurs remontrances l'arrêtèrent en effet. Albert poursuivit sa demande au conseil impérial. Le procès traînant en longueur, les deux princes Grent, par intérim, à Wismar, l'an i5>4, un accord pour maintenir, pendant vingt ans, le gouvernement indivis sur le pied du traité de i5:»o. Mais les revenus furent partagés. Albert devait avoir ceux de Venden et des seigneuries de Rostock et de Stargard. Henri conserva le surplus. Il établit sa résidence a Schwerin , et Albert , la sienne , a Gustrow. ( Buchholz, pag. 3t)4. ) Nous donnerons séparément la suite de la régence des deux frères.

DUCSDESCHWERIN

Ce duc Henri, 6b aîné du duc Magnus, né Tan i4"9»

ébranlé par les prédications des disciples de Luther, commença, vers Van 1 53o , à former des doutes sur l'ancienne religion

3u'ils attaquaient. Cependant , e l'aveu de M. Buchbolz, il ne souscrivit point la confession d'Augsbourg, et ne fit pas cause commune avec les contessionistes. Magnus , son fds , évéque de Schwerin depuis i5ib , l'avait accompagne a l'assemblée où cette confession fut rédigée. On rapporte que ce prélat , avant la lecture des articles qu'elle contenait , s'étaiil jeté à genoux devant l'cm-

Ïtereur, harangua long-lems en atin et en allemand sur ces articles. Il fut le premier évéque qui se maria ; et sa femme Elisabeth , fille de Frédéric 1 , roi de Danemarck, qu'il épousa l'an 1S43 , étant devenue veuve de lui en i55o , épousa , en secondes noces , le duc Ulric , et mourut le 5 octobre i58*i.

Ludcwig.) Le duc Henri, père

le Magnus , quoique luthérien décidé au retour d'Augsbourg, ne voulut point entrer dansla ligue de Smalkalde. H refusa aussi , l'an i54g, de même que la plupart des Protestants , de souscrire le fameux intérim.

L'an 1 55 1 , il termina , par son arbitrage, les contestations qui régnaient entre le magistrat et l'université de Rostock. Cette école dépérissait par une maladie épidémique qui en obligea la plupart des élèves a se transporter ailleurs. Henri termina sa carrière à Schwerin , le 6 février tS5a. Il avait épousé , i°. l'an i5o6, Uesvle, fille de Jean le Cictron , électeur de Brandebourg, morte en i5ii ; a», l'an i5i3, HÉièke, fille de Philippe, électeur palatin, décédec en i5ai ; 3*. l'an 1 S5o au plutôt (Buchholz), Ursule, fille de Magnus, duc de Saxe-Lawenbourg, morte sans enfants Tan 1 5Gg , suivant l.udewig. Du premier lit , il eut Magnus , dont il a été parlé; Sophie, mariée, en t5a8 , a Ernest , duc de Brunswick-Lunebourg ; et Ursule, abbesse de Ribnilz. Du second lit sortirent Philippe, qui suit; Marguerite, femme de Henri,

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

duc deMunsterbergen Silésie, et Catherine, femme de Frédéric, duc de Lignitz en Silésie.

DUCS DE GUSTROW

Albert , dit le Bel, second fils du duc Magnus, né l'an i486, ne vit point la fin du procès qu'il avait intenté a Henri , son frère , pour le partage de leurs états. Le désir de plaire a l'empereur Charles— O^uitit, auquel il resta constamment attactie, fut un des motifs qui le fixèrent dans la religion catholique. L'an i535, il entreprit de rétablir sur le trône de Danemarck le roi Chrisliern II , chassé par ses sujets, et passa dans l'île de Zéclande avec une armée, pour se joindre au comte d'Oldenbourg, qui travaillait ibus les mêmes vues a la tèle des troupes fournies par la république du Lu bec k.

Le comte prit ombrage de l'ar rivée du duc, et leur mésintelligence nuisit beaucoup à la cause qu'ils s'étaient proposé , l'un et l'autre, de défendre.

Des amis communs vinrent a bout de les réconcilier; nuis les deux princes n'en furent pas moins obligés d'abandonner la partie, l'année suivante, avec une sorte d'ignominie. Le duc Albert fit, dans la suite, à la sollicitation de l'empereur, de nouvelles tentatives en faveur de ce même Christ iern , qui n'eurent pas un meilleur succès. Accablé de dettes qu'il avait contractées pour ces malheureuses entreprises , il en mourut de chagrin, le 10 janvier i547, a Gustrow. 11 avait épousé, le 17 janvier i5a4, At»NE, tille de Joachim I, électeur de Brandebourg (morte le 19 juin iSoy), dont il laissa Jean-Albert , qui suit ; Ulric , évéque de Schwerin après avoir été marié deux fois; Georges, tué an siège de Francfort sur le Mein, le i3 juillet i55a; Christophe , évéque de Ratzebourg en 1.SS4, par achat de Christophe de Schulcnbourg, nui lui vendit cet evêché, ou il introduisit le Luthéranisme (il devint ensuite, Tan 1 56a., archevêque de Riga ; mais Gothard Ket lier, duc de Curlande, l'ayant arrêté , l'année suivante, I par h par ordre du roi de Pologne , il fut enfermé dans une prison d'où il ne sortit qu'en* i56<), pour retourner a son évéché de Ratzebourg, où il mourut l'an i5o,a, après avoir été marié

PHILIPPE

i53a. PhiupTE, né le 12 septembre i5i4, fut le successeur du duc Henri , son père , et établit , comme lui , sa résidence à Schwerin. Mais comme il était faible d'esprit, son cousin, Jean- Albert , se chargea du gouvernement , qu'il cx<*rça en son nom. 11 mourut sans alliance en i55 7 . (Hubner.)

deux fois ) ; Charles , raeces)-' seur de Christophe, son frère, dans l'évéebé de Schwerin en i5ga, puis évêqne de Rat cebourg, le même que nous verrons ci-après duc de Mecklenbourg a Gustrow; et Anne, mariée a Golhard Kettler, duc de Curlande, dont on vient de parler. Le dur Albert réunissait a beaucoup de valeur une taille presque gigantesque , une force d'athlète, et une beauté ravissante qui lui mérita le surnom de Bel. (Beehr, P . 7 45.)

JEAN-ALBERT et ULRIC.

1547. Jean-Albert et Ulric, les deux seuls fils majeurs du duc Albert le Bel, lui sucrédèrrnt a sa mort , et abandonnèrent en même lems la principale administration de leurs états au duc Henri , leur oncle. Ce prince ménagea une convention entre les deux frères, par laquelle il fut dit que Jean Albert gouvernerait le lot de son pere , pendant six ans , au nom de tous ses frères. Ulric étant devenu, l'an i55o, évéque de Schwerin, consentit, par nu nouvel accord, que Jean- Albert continuât de gouverner eucore l'espace de dix ans. Mais le duc Henri, leur oncle, étant mort l'an i55a, Jean-Albert se fit reconnaître curateur de sa surcession, à raison de l'imbécillité de Philippe, son

Wismar , leur \

à Gustrow, l'ordre "équestre,

Wismar exceptés pour être régis en commun. Il eut dans la suite de nouvelles difficultés entre eux , qui furent terminées ea i564.

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