BARNIME , DIT LE BON
1 186. Baiwme succéda en lvas âge à Bogislas , son père , sous la tutelle de sa mère, qui s'élail associe des parents de son époux dans cet emploi. Parvenu a l'âge de majorité, Baruuue ne tarda point à faire éclater son ambition. Se trouvant In p resserré dans les domaines nue son père lui avait laissés et qu'il aurait dû partager avec ses frères, s'ils eussent vécu , il porta ses armes dans la Poméranie ultérieure , qu'il envahit sur ses cousins , a l'exception de la ville de Stolpe. (Busching.) Ce prince, au reste , gouverna ses états avec une prudence et une douceur
DLS DLCS DE WOLGAST. 3 7
qui lut méritèrent le surnom de Bon. Son économie et les ri- guerre pour te retirer de leurs mains; appuyé des troupes Je rhesses qu'il attira dans son pays par le soin qu'il eut d'y faire' Meaiwin et Je celles de Pologne, il entra dans la nouvelle fleurir le commerce et l'agriculture , le mirent en état de fonder* Marche , et s'empara, l'an 1273, des châteaux de Sirhele, plusieurs villes, Jont la principale est Preotzloiv, dans la Marche t ainsi que la ville de Driesen , et dévasta toute cette province.
Ukraine. L'an iaa3, Waldemar II, roi de Danemarck ,
rit été fait prisonnier par le comte de Schwcrin , les ducs Poméranie profitèrent de la conjoncture pour secouer entièrement le joug des Danois, dit M. Pauli (tom. VI , p. 200) , et, depuis ce tenu, ils paraissent, ajoute-t-il, avoir reconnu la souveraineté des margraves de Brandebourg. L'empereur Frédéric II donna, enlr'autrcs faveurs, aux margraves Jean et Otton , l'investiture du duché de Poméranie de la m(*me manière qu'Albert, leur frère et leurs prédécesseurs l'avaient eue. C< infirmantes ri s de m ducatus Pumeranitr pruut pntdictus Albertus çuondam et pradetessores eorum noscuntur a nostris prxzdecessoribus tenuisse. {Cod. Diplom. Pomeran-, tom. 1, p. i5o , et Ludewig. Reliq. maauscript. , tom. XII, pag. 6a8.") M. Pauli, pag. 302, venge ce diplôme des attaques qu on a livrées à son authenticité, et fait voir qu'il ne doit pas s'entendre de la seule Pomérélie, ou Poméranie de Dantzik, mais de la Poméranie entière, e'est-â-dire ultérieure et ciléricurc. A l'appui de ceci vient une charte de l'an ia5o , donnée par Barnime, où il reconnaît que le pays de Wolgast est ilévolu héréditairement aux enfants de Jean, margrave de Brandebourg, du chef de leur mon-, Sophie de Danemarck, dérédée le 3 novembre 1348, a laquelle son père, Waldemar 11 , au pouvoir duquel il était , l'avait donné en dot ; ce qui cependant n'est pas prouvé. Barnime ajoute que, s'élant reodu auprès d'eux avec ses vassaux, eum ftdetibus, il était convenu avec eux de leur céder par échange pour la terre de Wolgast, qu'il garderait, celle d'Ucker, ou la Marche li lirai ne , reconnaissant de plus qu'il tenait tous ses biens en fief des margraves de Brandebourg : Nos autem recognou entes ta nostra bona a diclis Marchiombus feodaliter tenere, et terrain Wolgast , et insuper omnia bona nostra unà Warslao (Wratislas, fds de Casimir)
province.
Pour affermir cette alliance avec la Pologne, il maria , dans Stcltin, Lurarlis, fille de Henri, prince des Obodrites, avec
nn c/i
par nn diplôme de Jean, margrave de Brandebourg, où il appelle Barnime son vassal. (Ibid. , pag. 335.)
Barnime céda, l'an 1240, a Conrad, évéque de Camin, le pays de Stargard , pour la somme de 1800 marcs, avec le consentement de Wratislas, son parent. (Cod. Dipi. Pâmer. , p. 20S.) , sur quoi l'éditeur observe que les princes de deux brandies n'avaient pas encore partagé leurs étals , ou que chacune des branches avait sa part dans chaque canton ou district. Barnime , en 1371 , remit aux margraves de Brandebourg le château de Dantiick. Mais, l'année suivante, il leur déclara la
DUCS DE STETTIH.
BARNIME II ït OTTON L
ut»
(Pauli , § 20b, pag. sq4- ) " av *> ( épousé,
ir de Saxe; 2". Marguerite de Brunswick,
Marib, fille
d'Albert , électeur
déjà morte le tt) mars 1263, comme le prouve une charte de Barnime. (Cod. Diplom. Pomeran-, tom. I, p. 463.); 3*. Ma- TH1LDE, fille d'Otlnn lil , margrave de Brandebourg, décedee le 20 décembre 1 3 1 0 , suivant son épitaphe. Du premier lil, il eut Bogislas , duc de Wolgast ; Ilcuwige , seconde femme de Jean 1, margrave de Bramlt-bourg ; et Anastasic, femme de Henri le Jérosolymitain , prince de Meckleubourg. Du second lit, il eut Elisabeth , mariée, dit-on, à Jean, duc de Saxe- Lawenbourg. Du troisième vinrent Otton I ; Barnime 11 ; Hild'Otton d'Anhilt, suivant M. Pauli, inconnue
degarde ,
aux historiens d'Anhalt; et Miroslava , de Werle.
à Jean, prince
BOGISLAS IV, BARNIME II et OTTON I.
1378. Bogislas, Barnime et Otton, tous trois fils de Barnime 1 , gouvernèrent d'abord par indivis les étals qu'il leur laissa. Mais Bogislas étant seul en âge de majorité , toute l'autorité se trouva concentrée en lui. Dehnert , cité par M. Pauli, a mis au jour, dans sa BUiliotbèque de Poméranie, un acte du mois de décembre 12*18 , par lequel Bogislas , pour lui et pour ses frères, confirme les privilèges des villes de Poméranie. Ce fut, suivant M. Pauli, l'an iao,5 , que les trois frères partagèrent entr'eux la succession paternelle. Le comte Jattko de Gulikow fut l'arbitre qu'ils choisirent pour celte opération. Il adjugea le district de Wolgast à Bogislas, et le district de Stettin aux deux autres.