DEUXIÈME SERVITUDE
i5i{. Les Israélites ayant commencé de faire le mal devant le Seigneur , tombent sous La puissance d'Eglon , roi des Moabites. Ils furent tributaires de ce prince l'espace de dix-huit ans.
AHOD.
■ 496. Le Seigneur, touché des cris des enfants d'Israël, leur suscite un libérateur dans la personne d'Alton , fils de Géra , de La tribu de Benjamin , qui se servait également de U main droite et de la gauche. Ahod ayant apporté le tribut des Israélites au roi de Moab, qui était pour lors en deçà du Jourdain, le tire a part sous prétexte crun secret qu'il avait a lui dire de la part de Dieu. Alors , tirant une dague a deux tranchans , de dessous sa robe , il l'en frappe dans le basventre , ferme la porte sur lui , et se sauve après l'avoir ren-
tM ABHRGB CNHONOLOGIQUE
versé mort (0. Arrivé sur U montagne d'Enhraim , il son,.* de la trompette, rassemble les Israélite*, à la têt« desquels M fait mala batte w lu Moehites qui étaient n-pamJirs dans !i terre d'Israël , et ea tue dix mille se* le» bord» du Joor daio. Ahod Juge» le* enfants d'Israël, et leur procura un repos qui dura quatre-vingts ans.
SAMGAB.
1 1416. Samoa» remplace Ahod dans la fonction déjuge, après un combat où il tua sis cents Philistins avec un de ces gros aiguillons dont 00 se sert encore de nos jours en ce i»y» la pour piquer les boeufs, et pour néloyer le soc de 1a charrue. 11 est croyable qu'il oe se servit de cet instrument que faute d'autres armes, les Philistins en ayant apparemment interdit la fabrique ans Israélites. SaiDgar meurt la même année.
un prophète vient de sa part, qui letsr reproche leur ingratitude et leur malice. Peu de tems après, on an 4e appareil à Glu ton (2), fila de Joas, de la tribu de Maivaase, dans l'aire ou il battait son blé. Il lui annonce qu'il délivrer j son peuple des mains de ses ennemis. Gédéon demande un signe, en preuve de ce que l'ange lui prédit. L'ange ayant touché de sa baguette, la pierre sur laquelle GéJéon lui avait dressé on repas, il en sort une flamme qui consume les mets, et dans le moment il disparaît. GéoVon offre au sacrifice au Seigneur sur la même pierre , après quoi il va détruire l'autel de Baal , dans se bois qui lui «ait oooaacré.
Les Madianites et ImAmalécitea, avec d'autres peuples, leurs alliés, viennent camper dans la vallée de Jesrahel, Gédéon rem. pli de l'esprit de Dieu sonne de la trompette, assemble des troupes, et ayant fermé une armée de trente- deux mille hommes, il marche a l'ennemi fort de cent vingt mille hommes , vers la frontière d'Harad. Dieu trouve cette armer trop considérable pour l'exécution de ses desseins. Il donne a Gédeon une marque pour reconnaître ceux qiril a choisis , et ils se trouvent réduits a trois cents hommes. Ayant armé cette troupe de trompettes et de lampes renfermées dans Je» pots de terre, Gédéon fait irruption pendant la noil dam le camp des Madianites , et y jette l'épouvante, en faisant retentir 4 la fois le son de toutes les trompettes , et paraître toutes ces lampes, après qu'on eut cassé les vases qui les ren- j fermaient. Les ennemis tournent leurs armes les uns contre les autres ; ceux qui échappent au carnage , prennent la fuite. Les Israélites s'étant rassembles des tribus d'Aser, de Nephtali et de Menasse , les poursuivent Jusqu'au Jourdain , prennent Oreb et Zeb, deux de leurs chefs, qu'ils font mourir, et taillent en pièces lout le reste de l'armée.
Gédéon , a son retour , écrase les anciens de Soccoth sous de* épines , suivant la Vulgate , pour lui avoir refusé des vivres à son passage. Mais selon le teste original. Il les frappe seulement avec des épines par manière de Correction , non toutefois jusqu'à les faire mourir \ ce qoi serait contradictoire. 11 détruit ensuite la tour de Phanurl , dont il tue les habitans pour lui avoir lait un pareil refus, peut-être avec plus d'outrage ; après quoi il fait exécuter à mort Zébée et Salmana, deux autres chefs des Madianites, qu'il assit pris en poursuivant les fuyards.
Après la victoire que Gédéon venait de remporter , les Israélites le regardant comme leur libérateur, le prient de régner sur eux. Il le refuse ; je ne serai point totre Sri g ne ur , leur dit-il , r. 'ett Dieu yiu doii 1'itre- Gédéon deruande seulement qu'ils lui apportent les pendans d'oreille d'or qu'il* on 1 pris sur l'ennemi. Ayaot obtenu celte dépouille, il en fait un Ephod , ou ornement sacerdotal , accompagné de figures superstitieuse* , qu'H plaça dans Ephra sa patrie. Ce fat pour la maison d'Israël une occasion de chiite, parce que le peu pie allait consulter ces figures au mépris du tabernacle du Seigneur, et ce fut aossi ce qoi eansa la ruine de la famille de Gédeon. Après quarante ans de gouremesnent , Gédéon meurl à Kphra , dans une heureuse vieillesse^ laissant soixante -onze fils de plusieurs femmes.
ABIMÉLECH.
i3en. A m hé. le en , fils de Gédéon , qu'il avait en don» concubine de Sic hein , nommée Druma , persuade aux habitans de celle ville de lui obéir a lai seul, plutôt qu'à tous ses frères qui étaient an nombre de soixante— die. Il lève une année avec laquelle il vient t Ephra dans la maison de son père , on il massacre sur une même pierre tous ses frères , a l'exception de Joathan le phas jeune de tous, que l'on cacha pour le Mvuslraire a sa fureur. Alors les Sic h étui tes «'étant assemblés, élisent sous un chêne , Abimélech pour leui roi ou pour leur jnge, espérant qae dans la suite tous les Israélites se soumettront a lui.
Joathan témoin oe cette élection ou ha t de la 1