CAPTIVITÉ DE BABYLONE
5^3. L'an douzième de Nabuchodonosor , cinquième de Sédécias, le cinqièsne jour du quatrième mois (en juin), le prêtre Eaéchiel , commence a prophétiser au milieu des captifs de Babylone. Dieu lui montre une image de sa gloire sur les bords du fleuve Chobar, qui paratt être une branche dcl'Euphrate. Il l'envoie pour annoncer sa parole aux captifs- Dans une autre vision, Dieu lui ordonne de tracer sur une brique le plan du siège de Jérusalem , comme s'il assiégeait lui-même celte ville , de mettre une plaque de fer entre lui et ce plan, de regarder Jérusalem d un visage fixe et sévère, puis, après s'être fait lier avec des chatnes, de rester couché pendant trois cents quatre-vingt-dix jours sur le coté gauche , et quarante jours sur le coté droit. Dire avec un moderne que cela ne doit s'entendre que des nuits de ces quatre cent-trente jours , c'est faire violence au teste sacré, et combattre de front tous ceux qui l'ont commenté jusqu'à présent. Durant tout cet espace de tenu , le prophète ne vécut , suivant l'ordre du Seigneur , que d'un pain cuit avec de la fiente de bceuf , dont on avait couvert la paie , pour marquer l'état effroyable où les habilants de Jérusalem se trouveraient réduits. Ce fut même par, condescendance que Dieu lui prescrivit cet aliment si dégoûtant ; car il lui avait d'abord ordonné de faire cuire son pain dans les excréments de l'homme : sur quoi le prophète s'écria : Ah, ah, ah , Seigneur mon Dieu ! mon âme n 'a point encore été" souillée , et depuis mon enfante jusau 'à présent , jamais kite , marte d dit- mime, ni déchirée par d'autres Mes, ni aucune élusse impure « 'est entrée dans ma bouche. Allés , lui répondit le Seigneur, je tous donne la fiente de hauf au lieu de ee qui tort du corps de l'homme, et fous en mettrez avec votre pain. (Ezéch. IV, 13-1S. ) S'agil-il la simplement de l'usage où par la disette de bois , les Arabes et même quelques pruples de la fiance méridionale sont encore aujourd'hui réduits de faire cuire leur pain avec des excréments de bêtes , desséchés au soleil? Mais qu'aurait par là figuré le prophète ?
touchés , regardant les maux qu'elles annonçaient , ou comme imaginaires, ou comme réservés pour un tenu fort éloigné.