‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 165 sur 532 · DES GRANDS-PRÊTRES DES HÉBREUX · texte numérisé non relu

DES GRANDS-PRÊTRES DES HÉBREUX

PfiKSOMNE n'ignore que le sacerdoce, parmi le* Hé- . breux , était attaché a la seule famille d' Aaron , qu'il y était héréditaire, et que, pour en exercer les fonctions, îl suffisait d'être né dans cette famille cl d'avoir atteint l'âge marqué par la loi de Moïse. De la, l'extrême application de» Aaronites , à conserver leurs registres généalogiques , et i rejeter de leur corps ceux qui auraient voulu s'y introduire à la faveur d'une origine inconnue et éloignée. De la aussi , le soin qu'ils ont toujours eu de ne se point mésallier , de ne prendre jamais de femmes dans tes autres tribus, et de

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joug de la captivité. Ce* précautions étaient encore plus grande* a l'égard du grand-prêtre, le cbef de l'ordre sacerdotal et de la religion.* Elles furent telles qu'au rapport de Josepbe et de son tems, depuis deux miUg ans, on trouvait parmi Us Juifs une succession suivie et non interrompue de souverains pontifes oui étaient dénommés de pire en Jtls. 11 eût été i souhaiter qu'elle nous eût été transmise en son eij ier par cet historien, avec la durée du ponliGcat de cb m des gvands-prélres. Il aurait épargné par là bien des recherches ; °bles et souvent infructueuses aux savants. Nous allons . unner celle «uite d'après dom Calmel et le nouvel éditeur de son commentaire fondu avec celui du P. Carrière et de l'abbé de Vence. Mais auparavant , il est a propos de faire connaître, en suivant les mêmes auteurs, les prérogatives attachées i la dignité de souverain pontife.

Le grand-prêtre était chef de tout le clergé des Hébreux , et possédait , comme on l'a dit , la première dignité de la religion. 11 avait le privilège exclusif d'entrer dans le sanctuaire, et il ne pouvait en user qu'un seul jour de l'année, celui de l'expiation solennelle. Il était le président de la justice , et l'arbitre de toutes les grandes affaires concernant la religion. Sa naissance de\-ait être pure cl son corps exempt de certains défauts exprimés dans la loi. Le deuil pour les morts lui était interdit. Dieu avait attaché i sa personne , par une prérogative spéciale , l'oracle de la vérité , et il annonçait l'avenir, lorsqu'il était revêtu de ses ornements pontificaux. Dans le temple, ses habits étaient d'une magnificence digne de l'élévation de son rang et de la majesté îic son ministère, et ses revenus étaient proportionnés à sa haute qualité. Les Lévites qui levaient La dîme sur tous les revenus d'Israël , payaient aux prêtres la dîme de cette dîme, donl La principale partie était pour le souverain sacrifitaleur. Tous ces avantages et toutes ces prérogatives lui donnaient dans l'état un pouvoir qui n'était pas beaucoup au-dessous de celui même du souverain. On a va plus d'une fois la puissance sacrée et la puissance civile réunies dans la même personne. Phinée* et Heli furent en même tenu chefs de la

nation et souverains prêtres du seigneur. Pendant le règne de Joas , le grand-prêtre Joïada jouissait d'un grand pouvoir dans l'étal. Eliacirn, l'un de ses successeurs , était a la tête des affaires sous le roi Mariasse. Depuis le retour de la captivité jusqu'à la persécution d'Antiochus Epiphanes, les grands-prêtres curent beaucoup d'autorité dans la nation , et après la mort de ce prince, le pontificat étant entré dans la famille des Asmonéens, fut presque toujours uni au gouvernement et i la souveraine autorité. Ce fut Hérode le Grand nui, par un trait de sa politique, ou la sacrificattm-

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au choix des princes.

Moïse exerça la souveraine sacrificature dans le désert , en consacrant Aaron el ses fils. Mais son sacerdoce finit la , et ses descendants ne furent que les ministres des prêtres , ainsi que toute la postérité de Lévi , qui n'était pas de la race d Aaron.

I. A 4 nos , frère de Moïse , issu de Caath, le second des trois fils de Lévi , dont l'aîné se nommait Gerson et le troisième Mérari, fut choisi de Dieu et consacré par les mains de Moïse, le premier mois de l'an 1644 avant Jésus- Christ, pour exercer tes fonctions du sacerdoce , au milieu du peuple d'Israël , lui et sa famille avec lui , et sa postérité après lui. 11 remplit ce ministère pendant tout le tems que Dieu fit voyager son peuple dans le désert. L'an 40, depuis la sortie d'Egypte, 160 5 avant Jésus— Christ , étant monté par l'ordre du Seigneur, sur la montagne de Hor, il y mourut le premier jour du cinquième mois , Sgé de cent vingt-trois ans. H eut quatre fils Nadab , Abiu, Eléazar et llhamar, qui partagèrent avec lui les fonctions du sacerdoce. Mais les deux premiers ayant offert devant le Seigneur un feu étranger, furent frappés de mort l'an iG44 »vant Jésus-Christ , sans laisser de postérité. Les deux autres dans la suite formèrent deux branches sacerdotales.

II. El&azab. l'aîné des deux fils d' Aaron, qui lui survécurent , surcéda , comme Dieu lavait ordonné, i son perr qui lui remit en mourant ses habits sacerdotaux dont Moïse le revêtit sur-le-champ. La dignité de grand-prêtre resta dans la famille d'Eleatar, jusqu au tems JHéli qui descendait d'Ithamar. La mort d'Eléaxar arriva vers le même tems que celle de Josué.

III. PniNÉu, fils d'Eléaxar, lui succéda dans la grande sacrificature. Dieu la lui avait promise, a lui el i sa postérité, pour récompense du ïèle qu'il avait montré, lorsqu'ayaol suivi l'un des Israélites qui était enlré dans la

{ (•) On a marqué d'une «Ftoile le* e>»u.ue< rcrUm™ de In mort

de* grandt-pretre* ; les antre» ne le sont que par conjecture.

LISTE CHRONOLOGIQUE

tente d'une Madianile, il les perça roup de «a lance. On trouve Phiiiees exerçant les fonctions du sacerdoce , au tenu de la guerre des ouïe tribus contre celle de Benjamin, c'est-a-dire , dans l'intervalle du eonvernemenl de Josué et de celui des juges. On ne peut marquer exactement la durée de son pontificat. 1a' même inconvénient se rencontre dans la liste de la plupart des grand»prélres et surtout des premiers.

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