‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 192 sur 532 · ji · texte numérisé non relu

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août, août, août, août .

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CHHONOLOG1E HISTORIQUE DES HOIS D'ËGYFrE.

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

DES ROIS D'ÉGYPTE

Not* Lm HrinVe» mit en parenthèses, dans le cownl du discours, sont tes années it»I Jraus-Cbmt.

L'V.r.\Ti F. F la dernière province et la plus septentrionale de l'Afrique, traversée du sud au nord dans toute sa l. .ligueur, <|tiî est d'environ deui cents lieues, par le Nil, le seul fleuve qui l'arrose, bornée a l'orient par la Troglodite ou l'isthme de Suez et la mer Rouge, et à l'occident par la Libye, porte le nom de Cham dans l'Ecriture (Psal. 104 et iu5) et s'appelle encore aujourd'hui dans le paya la terre de Cheraia. Ce fut Mesraïm . appelé aussi Menés, fils de Cham , «roi s'y établit le premier arec sa famille , après la dispersion de la postérité de Noé. L'Egypte se divise en trois parties, ta haute, qui commence aux cataractes du Nil, et se termine a l'extrémité de la Thébaïde (1) ; la moyenne, qui aboutit de là au Delta, c'est-à-dire à rendrait ou le Nil commence à se diviser en plusieurs bras pour aller ae jeter par divers»! enAoucluircs dans la Méditerranée, et l'inférieure, qui est tout l'espace renfermé dans le Delta avec les terres adgéeentes; savoir, à l'orient, l'Augustamniqoe, ainsi nommée par les Romains après la conquête qu'Auguste lit de l'Egypte sur la reine Cléopstre, et à l'occident, la Maréolide , dont la capitale était Alexandrie et la Libye.

C'est aux inondations du Nil que l'Egypte doit sa fertilité. Chaque année ses eaux commencent h s élever an solstice d'été; leur accroissement dure jusque vers l'cquinoxe d'automne , et leur décrotsseroent jusque vers le solstice d'hiver. Lorsque la plaine en est couverte, les villes et les villages ne communiquant plus entre eux qué par des chaussées, semblent autant d'Iles au milieu d'nne mer. Seite coudées de hauteur dans les débordemena de ce fleuve au-dessus du Delta , déterminent la fécondité du sol. Une plus grande ou une moindre élévation décide également de la stérilité.

De tous les peuples, les Egyptiens paraissent avoir été les premiers qui aient cultivé les sciences. le débordement annuel du Nil dont les eaux couvrent 'la niai ne pendant l'espace d'environ six mois, les mit dans fa nécessité de s'adonner à la géométrie pour reconnaître les terres qui appartenaient à chaque particulier. La pureté et la sérénité du ciel presque toujours dégagé de nuages, les invitait a cultiver l'astronomie. Ces deux sciences en amenèrent d'autres qu'elles entraînaient avec elles, et 6rent regarder les Egyptiens comme la nation la plus éclairée de l'Univers. L'Ecriture elle-même rend témoignage a Moïse, en disant qu'il était versédans toute la sagesse des Egyptiens {Aet. , c. 7.) Ce fut parmi eux que les savans de la Grèce allèrent puiser les

de la philosophie. Les Egyptiens necullivaien pas avec moins de succès les arts que les sciences proprement dites. Sans avoir aucun modèle sous les yeux , ils ont porté l'architecture a un degré de perfection qui étonne. On ne cessera d'admirer ces masses énormes , connues sous le nom de pyramides, que leurs rois firent élever pour y déposer leurs dépouilles mortelles ; monumens de leur orgueil et en même tems de la persuasion où ils étaient qu'il y a dans l'homme nn principe , on être qui survit au corps. Les palais qu'ils habitaient en ce monde, étaient appelés , dit le

grand

, des hôtelleries où l'on n'était

(1) THèbes, capitale de la ThcbsTJe ou Egypte méridionale, et la plut grande ville de l'univers, était si peuplée, «rivant Homère, que par chacune des cent portes qu'elle comprenait , elle pouvait faire sortir dix raille combattant , ce qui porterait sa population a rinq on six millions d'habitants. S» surface, qui sabiiste encore aujourd'hui soaa la nom de Derab , était d'environ deux millions neuf cent quatre-vingt -dix-sept mille toises carrées. Celle de

et pendant nne vie trop courte, pour terminer nos desseins. Mais convaincus de l'immortalité de Cime , ajoule-t-il, ils envisageaient les tombeaux comme la véritable demeure que nous devions habiter pour des siècles infinis. Ces sortes d'ouvrage», quenul autre peuple nes'est avisé d'imiter, se rencontraient dans les différentes parties de l'Egypte; mais ils n'égalaient point, A beaucoup près en nombre, les obélisques dont l'Egypte était pour ainsi dire parsemée. C'étaient de grandes colonnes toutes d'une pierre , tantôt rondes , tantôt carrées, que 1rs princes taisaient placer dans les villes pour éterniser la mémoire de leurs hauts faits. Parlons aussi du fameux labyrinthe. * J'ai vu ce bâtiment , dit Hérodote,

• I. 11 , et je l'ai trouvé au-dessus de toute expression. Tous

• les ouvrages, tous les édifices des Grecs ne peuvent lui

• être comparés ni du coté du travail ni du enté de la dé-

• pense ; ils lui Sont de beaucoup inférieurs. Les temples

• d'Ephèse et de Samoa méritent sans doute d'être admirés ; » mais les pyramides sont au-dessus de tout ce qu'on peut ■ en dire , et chacune en particulier peut entrer en parallèle » avec plusieurs des plus grands édifices de la Grèce. Le » labyrinthe l'emporte même sur les pyramides. H est com-

• posé de doute cours couvertes , dont les jiortes sont à

• l'oppositc l'une de l'autre, six au nord, six au sud , Inule.v » contiguës; une même enceinte de murailles qui règne « en dehors les renferme; les appartenons en sont doubles,

• il y en a quinte cents sous terre, quinze cents au- dessus, m trois mille en tout On ne peut se lasser d'admirer la

- variété des issues des différens corps- de-logis et des dé- » tours par lesquels on se rend aux cours , après avoir passe

• par une multitude de chambres qui aboutissent a des por-

• tiques. Ceux-ci conduisent à d'autres corps-dc-logis dont « il faut traverser les chambres pour entrer dans d'autres. » Le toit de tontes ces pièces est de pierre, ainsi que les

• murs qui sont partout décorés de figures en bas-relief.

- Autour de chaque cour règne une colonnade de pierres

• blanches parfaitement jointes ensemble. A l'angle où finit

• le labyrinthe, s'élève une pyramide de quarante orgyes ,

• sur laquelle on a sculpté en grand nombre des fienres » d'animaux. *(Trad. de M. Larrher.) Telle était l'habileté des Egyptiens dans les sciences et les arts. Cette nation toutefois qui semblait éclipser toutes les autres par ses lumières , tomba dans les erreurs les plus grossières et les plus opposées à la saine raison. Non contente de diviniser ceux de ses rois qui s'étaient les plus distingués, elle prostitua son culte aux plus vils animaux et même aux légumes de ses jardins.

Il n'est point d'histoire chronologique dans l'antiquité plus difficile .1 débrouiller que celle de 1 Egypte. Des dieux , ensuite des demi-dieux, puis des hommes mortels régnèrent dans ce pays l'espace de trente-six mille cinq cent vingt-cinq ans jusqu'au troisième siècle avant Jésus-f.hrist , si l'on en croit l'historien Manéthou , qui vivait a cette époque.

Mknls , suivant Diodore de Sicile , qui le compte pour le premier roi d'Egypte, vivait mille quatre cent quatre-

Parisen contient, selon M, de Ijtle, quatre millions dix mille Irai, cent trente-sept , d'où il résulte que Thebes ne faisait pat . k beaucoup prés , les trois quarts de Paris, où l'on ne compte néanmoins que sis cent cinquante mille habitant ( Goguel. , t. a, p. 338. } l)io>lore nous apprend que c'est aux environs de Théhe-s qu'avaient été' élevés cet tombeau célébras des toit d'Egypte dont nen n'égalait la magnificence.

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

vingt-quatorze ans avant Jésus-Christ. Mai» pour avoir une suite non interrompue de tes successeurs, il faut descendre jusqu'à Mocais , a qui l'Egypte fut redevable du fameux lac qui porte ion nom, creusé de main d'homme dan» l'Heplanomi* , et différent par conséquent du lac de même nom dont parlent Slrabon et Ptolémée qui le donnent pour l'on-

rte

vragede la nature (d'Anville, Géogr. aae.,y «95). Plusieurs monamen» ont illustré «on règne. ■ Il bllit , dit Hérodote , » I. II , le vestibule du temple de Vulcain, qui regarde le

■ nord, creusa le lac qni porte ton nom. et v fit élever de» pyramides. ■ M. Larcher met la mort de Marii a l'an 335* de la période julienne ( i356 avant J.-C.)

i356. SàaX>mis est donné par Hérodote pour le successeur immédiat de Marris. Ce fut le plus grand conquérant que la lerre eût eu jusqu'alors. ■ H fut le premier, dit cet his- » torien , 1. Il , d après le* prêtres qu'il interrogra , qui ,

■ étant parti du golfe Arabique avec des vaisseaux longs , » subjugua le» peuples qui habitaient les bords de la mer

• Erythrée : il fit voile encore plus loin, jusqu'à une mer

> qui n'était plus navigable a cause des bas fonds. Quand il » rencontrait des nations courageuses et jalouses de leur

• liberté , il érigeait dans le pays des colonnes sur lesquelles » il faisait graver une inscription qui indiquait son nom ,

• celui de sa patrie , et qu'il avait vaincu ces peuples par « la force de ses armes. En parcourant ainsi le continent ,

il passa d'Asie en Europe , et subjugua les Scythes et les .. Il retourna ensuite sur ses pas , quand il fut 1rs bords du Phare ; je ne puis assurer , pour-

• suit Hérodote , s'il y laissa une partie de son année pour

• cultiver le pays , ou bien , si quelques-uns de ses soldats,

> ennuyés de la longueur de ces voyages , ne s'établirent » point sur les bords de ce fleuve. »

• Sésostris I , revenant desa grande expédition en F-nypte,

• dit Diodore de Sicile, 1. I, séjourna près de Peluse.

• Tandis qu'il élait en cet endroit, son frère lui tendit des

• embûches dans un repas où il l'avait invité avec sa femme

• et ses enfant, lorsqu'ils se furent endormis après s'être » énivrés , il fit porter pendant la nuit , autour de la tente » du roi , une grande quantité de roseaux secs , auxquels il

• fit mettre le feu. La flamme ayant paru tout-a-coup, les

• gardes du roi, qui étaient pris de vin, ne lui donnèrent - que de faibles secours. Ce prince , levant les mains au » ciel et faisant des vueus aux dieux pour son salut et celui » de sa femme et de ses en fans , se sauva par les intervalles » de la flamme. • Sésostris , après un règne de quarantequatre ans, mourut l'an 340a. de la période julienne, suivant le traducteur moderne d'Hérodote.

Ce prince avait divisé l'Egypte en trente-six nomes ou

i3ia. Pbebok ou Phar aon ,

le récit d^s prdlre* eiçv pl i (Mii , cet hi prince perdu la vue par une espèce touvra «m ans après, par un autre ei

II, do D'après

"six ans après ,*nar un autire encore plus absurde. On évalue a dix-huit ans la durée de son règne, doot le farriva par conséquent l'an 34*o de La 1 (.gavant J.-C.)

préfectures, a la tête desquelles il avait mis pareil nombre de ses officiers les plus expérimentés et^ les plus dignes de

Leurs fonctions étaient de lever les 'deniers du prince et de régler toutes le» affaires qui se présentaien dans l'étendue de leur département. Sésostris partagea en core , suivant Hérodote , tout le territoire de l'Egypte en autant de portions qu'il y avait d'habilans, a la charge de payer par an une certaine redevance. ■ De toutes les tnstilu-

• lions, dit M. Goguet, attribuées a Sésostris, la plus

• remarquable, a mon avis, est la distribution qu'il fil de m tous ses sujets en différentes classes ou étals. On comptait

■ eo Egypte sept ordres différens qui tiraient leurs noms » de la profession que chaque ordre exerçait. Par cet éta •

• bliasemenl , les différentes professions de chaque membre > de l'état étaient séparées et distinguées les unes des autres.

■ Il n'était pas permis aux F^y plient de s'adonner indiflé-

• remment a la profession pour laquelle ils se sentaient le

• plus de penchant I.es enfant étaient obligés d'embrasser

• la profession de leur» pères. On punissait même griève-

• ment quiconque la quittait pour en embrasser une autre.

- I.es Egyptiens attribuaient a ce prince la plupart des

- ordonnances concernant les troupes cl la discipline des

■ armées. •

Si l'on en croit Hérodote , Sésostris rendil l'Egypte absolument impraticable aux chevaux, par la multipl.cilé des canaux qu'il y fit creuser; mais ce sentiment eu démenti par divers passages de l'Ecriture, qui attestent que sous les rois des Juifs , il y avait une quantité prodigieuse de chevaux en Egypte, et qu'ils étaient même alors très-estimes. ( fer. Reg. III , c. 10 w. a8 39, ParaJip. Il, c ta, v. 3. lutte, e. 36 , v. 9. Caatk. Carie, c. t. , v. 8. ) Il vaut donc mieux dire, avec Diodore, que ce nombre prodigieux de canaux est postérieur au

iag4* PaoTÉB , ainsi appelé

d'Hérodote, » .

des troupeaux de . .

métamorphoser de en béïe , en

et CSTOS par les medialenient, Suivant la chronologie La fable le donne pour an pasteur , et lai attribue le pouvoir de se manières qu'il lui plaisait ,

règne, fixé à cinquante ans

rie fan £,70 de La période ju-

Diodore de S.-

1*44- Re* art mm, appelé rUamtu par Diode e , succéda , suivant Manethon , 1 Proie*. • Il fit

latents, ce qui, à mille ordinairement , fait , somme incroyable, »

richesse» en sûreté ,

cite.

set sujets par » en or et argent quatre

• écus le ulent, . un milliard i dit M. larcher,

. dit Hérodote, I. tl , il Gt élever un édifice en pierres > dont les mura étaient hors de l'enceinte du paUts. L'ar » chitecle qui avait de mauvais desseins , arrangea uue des

■ pierres avec tant d'art , que deux hommes ou même

• un seul, pouvaient facilement l'oter. L'édifice achevé,

■ Rhampsinite y fit porter ses richesses. Quelque teins » après, l'architecte sentant approcher sa fin, manda ses

• Gis, il en avait deux : il leur dit, qu'en faisant le bàlimeut où étaient les trésors du roi , il avait usé d'artifice afin

» de pourvoir a leurs besoins , et de leur procurer le moyen ■ de vivre dans l'abondance ; il leur expliqua clairement La manière de tirer la pierre , tes dimensions et ses

bornes ; enfin il ajouta que , a'ilt observaient exactement ce qu'il leur avait dit , ils te verraient les dispensateurs de l'argent du roi. L'architecte mort , ses fils se mirent bientôt après à l'ouvrage, ht allèrent de nuit au nalais.

r, parce que bien ferme

après a l'ouvrage, lit allèrent de nuit au palais, ' la pierre désignée, l'Atèrent facilement et t de grosses sommes. Le roi étant un jour son trésor, fut fort étonné en visitant les était son argent , de les trouver considérableniaués : il ne savait qui en accuser <• les sceaux étaient entiers et que tout était

• Y étaut revenu deux ou trois fois , et a'etant toujours

■ aperçu que l'argent diminuait (car les voleurs ne ces-

■ salent point de piller), il fit faire des pièges qu'on plaça

• par ses ordres autour des vases où étaient ses trésors. Les

• voleurs vinrent , comme auparavant : un d'entre eux va

• droit au vase , donne dans le piège et s'y prend. Dès qu'il » vit où il en était réduit, il appela son frère, lui dit

• l'état où il se trouvait , le conjurant d'entrer au plus vite » et de lui couper la tête, de crainte qu'on ne le reconnût

• et qu'il ne fut la cause de sa perte. Celui-ci voyant qu'il

■ avait raison, obéit, remit la pierre et s'en retourna chex

• lui avec la tête de son frère. A peine le roi fut-il entré,

• qu'il fut frappé d'élonnemeol a la vue du corps du voleur,

• sans tête, pris et arrêté dans le piège; il ne le lut pas - moins, en remarquant que l'édifice n'était point endoru- » nuée, de n'apercevoir ni entrée, ni sortie. Dans cet

■ embarras , voici le parti qu'il prit : il fit pendre sur la » muraille le cadavre, et plaça des gardes auprès, avec

• ordre de lui amener celui qu'ils verraient pleurer 4 ce » spectacle , ou en être touché de commisération. La mère » do voleur, indignée de ce traitement, t adressant au fils " qui lui restait, lui enjoignit de mettre tout en oeuvre

• pour détacher le corps de ton frère , et de La lui apport er ,

• le. menaçant , s'il négligeait de lui donner cette satitfac-

• lion, daller elle-même le dénoncer an roi. Ce jeune homme ne pouvant fléchir sa mère, quelque chose qu'il pût lui dire, et craignant l'effet de tes menaces, imagina cet artifice. 11 chargea sur des Inès quelques outres remplies de vin, les chassa devant lui, et lorsqu'il fut prè* de ceux qui gardaient le corps de son frère , U délia licol de deux ou trois de ces outres. Le vin s'étant rois aussitôt a couler, il se frappa la tête, en jetant de grands cris, comme un homme au désespoir, et' qui ne taxait auquel de ces Inès il devait aller le premier. Les gardes

» voyant le vin couler en abondance, accoururent pour le

DES ROIS D'EGYPTE

» recueillir, comptant que c'était autant de gagné pour • eux. I* jeune homme , feignant d'être en colère, leur

dit beaucoup d'injure». Mai* comme ils cherchaient à le . consoler, il ceiaa se* emportement», «faisant . de s'anpaiaer, il détourne «es ânes du chemin, et « en devoir de refermer ses outres. Ils s'entretint ensuite » avec les gardes.... , et leur donna une de ses outres. Ils ■ s'assirent dans le lieu où ils se trouvaient , et ne pensant

plus qu'a boire , ib pressèrent le jeune « et de leur tenir compagnie. Il se laissa persuader et » meurs avec eus.... , et leur donna encore une outre. » Hérodote ajoute que, lorsqu^il vit le» garde* enivres et vaincus par le aommeil , il détacha le corps de son frère , le chargea sur on de ses Anes , et retourna chez lui après avoir éiécoté les ordres de sa mère. « Le roi , continue • Hérodote, informé de ce qui s'était passé...., conçut, » pour cet homme, une si grande admiration , qu'il lui ■ donna sa fille en mariage. »

On attribue aussi , suivant le même auteur , a Rhampnite , le vestibule du temple de Vulrain , i Mempbis , que ifférents rois ornèrent a l'envie l'un de l'autre. Son têgne,

ans , et finit , aS36.( 1 178 avant J.-C.)

suivant Manéhton , fut de séquent, lande la période jul

1178. CeEOPS monta sur le trône après Rhampjiniir. - Jusqu'à celui-ci, dirent les prêtres a Hérodote, on avait » vu fleurir la justice et régner l'abondance dans toute

justice et régner » ! "Egypte. Mais il n'y eut point de méchanceté où ne se « porta Cheops , son successeur. Il ferma d'abord tous les . temple* et interdit les sacrifices aux Egyptiens : il les

■ fit , après cela , travailler tous pour lui. Les uns furent

• occupés à fouiller le» carrières de la montagne d'Arabie, j » traîner de là jusqu'au Nil le* pierres qu'on en tirait , cl

• à porter ces pierre» sur les bateaux de l'autre côté du

• fleuve ; d'autres le* recevaient et lesjrainaient jusqu'à la

• montagne de Libye. On employait, tous les trois mois, » cent mille hommes à ce travail. Quant au tenu pendant

• lequel le peuple fut ainsi tourmenté , on passa dis années » à construire la chantée par où on devait trainer le» pierre*. » Celte chaussée est un ouvrage qui n'est guère -

• considérable , à mon avis , que la

• elle a cinq stade» de long (4ao<

• orgyes (5i pieds 3 pouces ) de '

■ pieds ) de haut dam si plu» gi

• pierres polies et ornée* de figures

• dix année* à cette chaussée , sans » employa ans ouvrages de la

• élevées les pyramides , et aux édibees souterrains qu'il

• fit faire pour lui servir de sépulture , dsn» une île tor-

• mée par les eaux du Nil , qu'il y introduisit par un c*-

• nal. La pyramide même coula vingt année» de travail :

• elle est quarrée; chacune de »e» faces a huit plet lires

• (800 pieds) de large, sur autant de hauteur; elle est

• en grande partie de pierres polies, parfaitement bien

• jointes ensemble, et dont il n'y en a pas une qui ail » moins de trente pieds. Celle pyramide fut bâtie en forme

■ de degrés. Quand on eut commencé à la construire de » celte manière, on éleva de même le» autres pierre», et

• à l'aide de machines faites de courte» pièces de bois , on

• les monta sur le premier rang d'assise*. Quand une

• pierre y était parvenue , on la mettait dans une autre

• machine qui était sur cette première assise.... Peut-être » aussi n'avaient-ils qu'une seule et même machine facile à

■ transporter d'une assise à l'autre. » Le règne de Cheops fut de cinquante ans et finit l'an de la période julienne 3506. («ta» avant Jésus-Chrisl. )

1 ia8. Chépiirmi ou Chabusm , frère de Cheops et son successeur, régna cinquante-six ans. ■ Ainsi, dit Hérodote, . les Egyptiens furent accablés cent six ans de toutes sortes

• de maux , et pendant tout ce tenu , les temples restèrent > fermés. (107a avant J.-C. ) » L'an 364» de ta période julienne doit être l'époque de la mort de Cbéphren.

1 07a. M YCBMXtJS , Gis de Cheops , éUnt monté sur le trône d'Egypte après la mort de Chéphren, fit respirer les Egyptiens excédés par les vexations qu'ils avaient essuyées sous les deux règnes précédents. Il mérita leur affection par la sagesse de son gouvernement. Il fit rouvrir les temples et rendre à ses sujets la liberté d'offrir de* sacrifices et de vaquer à leurs affaires. La mort lui ayant ravi sa GUe unique , il fui extrêmement affligé de cette perte, et pour soulager sa

, il Gt enfermer le corps de la princesse dans génisse de bois doré, qu'Hérodote (LU) dit avoir exposée aux regards de tout le monde, dans la ville de Saïs. Quelque lern» après, l'oracle de la ville de Buto, lui annonça qu'il n'avait plus que six ans à vivre. Après plaint de cet arrêt, il prit le parti de le* festins et les autres plaisirs des sens, le tems qui lui avait été prédit : vingtième année de son règne. Il laissa en mourant , l'an de la période julienne 366* (ioSa avant J. C.) une pyramide quarrée, en pierres d'Ethiopie jusqu'à la moitié de sa hauteur, mais plus petite de vingt pied», que celle de son père.

io5a. Asychi» , successeur de Mycerinus , fit bltir dans le temnle de Vulcain , le vestibule oui était 4 l'orient. C'est, dit Hérodote , le plus grande! le plus magnifique. Ce prince voulant surpasser tous les rois qui avaient régné en EgyptP avant lui, laissa, de plus, pour monument une pyramide de briques, dont l'inscription marquait qu'elle était en Inul u-dessusdes autres pyramides, comme Jupiter l'est au -des

une vue

sus de tous les autres dieux. Sa mort se rapporte à l'an 370a delà période julienne. ( 101a avant J. C. )

1013. AtsTsu fut placé dans un Age tendre sur le trdne d'Egypte, après la mort d'Asychis. Un roi d'Ethiopie se prévalut de son extrême jeunesse, pour lui enlever le trône dans la deuxième année de son règne. Anysis s'etant sauvé dans 111e d'EIbo, que l'opinion la plus vraisemblable met dans la basse- EgyP,e» y P***» cinquante ans , pendant lesquels l'usurpateur I Egypte avec beaucoup de sagesse, et tant d'I.umail ne fit mourir aucun criminel. Il ne laissa

nité , qu 11 ne ut mourir aucun criminel. 11 ne laissa pas cependant les coupables impunis; mais, selon la qualité du une, il les condamnait chacun, dit Hérodote, à travailler aux levées et aux chaussées près de la ville où il était né. Par ce moyen l'assiette des villes devint encore plus haute qu'elle ne l'était auparavant : elles avaient été dé,à refs sous le règne de Sésoslris, par ceux qui avaient les canaux; mais elles le furent beaucoup plus sous » la domination de l'éthiopien. • Comme elle devait expirer au bout de cinquante ans, suivant l'oracle qu'il avait consulté, il prit , ce tems expiré , le parti de quitter l'Egypte. Anysis, informé de sa retraite , sortit des marais., où il s'était renfermé, revint dans ses états et les gouverna encore sept ans, au bout desquels il mourut paisiblement l'an de la période julienne 3760. (y54 )

763. Après la mort d'Anysis il y eut un intervalle de deux cent quarante -un ans, pendant lequel Sabaco», roi d'Ethiopie fit la conquête de l'Egypte et la gouverna cin-

713. SÉthos, prêtre de Vulcain, devint le successeur d'Anysis. Ennemi, par caractère ou par câprier, de l'ordre militaire, il le traita avec mépris , comme s il n'eût dû jamais en avoir besoin. Les rois ses prédécesseurs avaient accordé par distinction à chaque soldat douze arures de terre, estimées chacune, suivant M. d'Anvillc , à vingt toises, dix pieds et dix pouces en quarré. Sélhos ayant supprimé cette grati' Gestion i se trouva fort embarrassé, lorsque Sennacherib, roi d'Assyrie vint attaquer l'Egypte, avec une armée nombreuse. Les gens de guerre ne voulant point marcher au secours de la patrie, Séthos prit avec lui tous les gens de bonne volonté , se mit à leur tête, et alla camper à Peluse, qui est ta clé de l'Egypte. Celte armée n'était composée que de marchands, d'artisans et de gens de la lie du peuple: aucun homme de guerre ne l'accompagna. Hérodote dit que ces troupes élant arrivées à Peluse , une multitude prodi

Sieuse de rats de campagne se répandit la nuit dans le camp e l'ennemi, rongea les carquois, les arcs et les courroies qui servaient à manier les boucliers, de sorte que le lendemain le» Assyriens étant sans armes, la plupart périrent dans la fuite. Il y a bien de l'apparence que cet événement n'est autre chose que la perte de cent quatre-vingt-cinq mille hommes , qu'essuya Sennacherib , par la main de l'ange exterminateur , devant Jérusalem, dont il se disposait a faire le siège. Mais il est si peu vraisenibUUe que le roi d'Assyrie, après avoir assiégé Peluse, ail été contraint de prendre la fuite, qu'on voit par lsaïe (ch. XX), qu'il employa trois années à faire la conquête de l'Egypte , d'où il

de prisonnier*.

de ses fils, s étais.

707. Sennacherib ayant été tué par l'an 4007 de la période julienne , Séthos

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

l ava i dépouille. Depuis ce tem» il vécut I qui aliéna de lui le» c«u« des r.gyplicni, S'imaginanl que de Sa mort arriva dan» b quarantième année de «on dessein prémédite , il le» avait envoyé» a une perle certaine ,

• •* -• - hla tas ■

période julienne. (Gfi-) lui succédèrent a b foi»,

dont ce prince on paix.

régne, 4o*t de b .

Douze roi» qui lui succédèrent a b foi», partagèrent l'Egynte en douze département» , et pour affermir l'union entre cui , il» b ciraeiilèreni par de» mariage*. Cependant [celte espèce d'anarchie ne dura que douze an». Ces douze princesse trouvant rassemble» pour un sacrifice, il arriva que le !

de sa puissance, et bientôt après, le reléwrais. Cherchant a se venger, il consulta à Bulo , qui , dit-on , lui répondit qu'il

I I ... 1 ' ' '. Am I » inA. ■

il» te révoltèrent contre lui. Amasis qu'il envoya pour apaiser , trompa son .attente. Tandis qu'il les exhorta

fil incesse trouvant rasscmuit.» wui un •«> • i eprétie n'eut qu'onzecoupe» à leur présenter, Psammrtichus, le douzième d'entre eux , se servit de »on casque d'arrain pour boire. L'oracle ayant, dit-on, prédit que celui d'eulrc eu» | qui Loi ri il dans l'airain, deviendrait seul roi, il* s'accor- | lièrent entre eux à le proclamer souverain unique; mais ne roulant pu int dépendre absolument de lui , ils lui retranchèrent une partie de guèrfnl dans les marais l'oracle de Lalone

serait vengé par des hommes d'airain sortis de la mer; ce qui se vénlia bientôt après. Car ayant appris que des hommes d'ionic et de Carie, couverts de cuivre, avaient débarque en Egypte , il les prit à son service, et avec leurs secours . il chassa les onze rois, ses rivaux. Par reconnaissance , il leur donna des habitations près du Nil, et ce furent eux qui les premiers enseignèrent le» lettres grecques aux Egyptiens. Hsammelichus, affermi sur son trône, après quinze années de Inverses, entreprit des conquêtes, et voulut enlever aux Syriens la ville d'Asolh. Le siège qu'il en fil dura l'espace de vingt-neuf ans, suivant Hérodote. C'e*l le plus long siège dont l'histoire fasse mention. I-a place fut enfin obligée dise rendre. Le règne de ce prince fut de cinquante-quatre ans. Sa mort arriva l'an 4<*r7 de la période julienne &>i).

617. NÉCOS011 NÉCHAOfut IcsorresseiirdePsammelichns , il signala son règne par une entreprise que nul autre prince, qu'un roi d'Egypte n'eût ose faire. Ce fut d'ouvrir un canal Jepuis la bouche Pelusiqiie , jusqu'à la mer Rouge , et comme dans cet intervalle se rencontre le mont Casius, qui sépare l'Egypte de la Syrie, il fallait faire faire à ce canal plusieurs détours pour joindre les deux mers: cent vingt mille hommes, suivant Hérodote , périrent en le creusant. Ce prince fil iscontinuer l'ouvrage , sur la réponse d'un oracle qui l'avertit qu'il travaillait pour un étranger. Toutes ses pen sées se tournèrent depuis du côté des expéditions militaires. Il fil construire desirirémes sur la mer Méditerranée et mer Rouge, et l'on voyait encore du tems d'Hérodote le» chantiers où l'on y Avait travaillé. Sciant mis en marche pour faire la guerre a Nabnpobssar , roi de Babylone, il fut rencontré dans b plaine de Magrddo, a trois I leurs en deçà duJourdain. nar Josias, roi de Judaaveclrquel il n'avait rien a démêler. Maigre les remontrances de officiers , Josias voulut en venir a une bataille avec le roi d'Egy pte. Il y péril avec un grand nombre des siens. Necos . après celle victoire, s'avança vers l'Assyrie, où il lit rapidement b conquête de Carchemis et d'autre» places, après quoi , eu retournant dans ses états, il prit Jérusalem, qu'Hérodote appelle ladvlis,rl emmena Joachas, nouveau roi de Judée , prisonnier en Egypte. ( Vufet les rois de> Juifs). Son régne fui de seize an», et finit l'an 41 13 de la période julienne (6ui ).

les

, uuiupa wu ,ai,^,Mv. • •OUI» qU il |CS CinOTtaït â

entrer dan* leur devoir, suivant Hérodote, ou tandis qu'il les engageait a persister dans leur rébellion , «Ion Diodore •le Sicile, un Egyptien qui l'accompagnait par derrière, lui couvrit la l£le d'un casque , qui était la marque de la ■oyauie, en lui disant que c'était pour le mettre en possession de la couronne ; quoi qu'il en soit , Amasis montra bientôt que cela ne s'elait pas bit contre son gré ; car les rebelles ne l'eurent pas plutôt proebmé roi , qu'il se prépara â marcher contre Apnès. Ce prince, mr cette nouvelle, déficha Palaibémis, l'un des plus distingué* entre ceux qui lui étaient restés fidèles, avec ordre de lui amener Amasis en vie. Amasis ayant reçu avec mépris, a cheval , dans son camp cet envoyé , le chargea de dire à son maitre qu'il irait incessamment le trouver en bonne compagnie. A priés le voyant revenir uns Amasis , lui fit couper, dans un premier transport de colèie, le • nez et les oreilles , traitement dont

les Egyptiens , qui tenaient encore pour ce prince , furent tellement indignes , qû'ib passèrent dans le camp de son rival. Réduit a ses troupe* auxiliaire*, il se met en marche avec elles contre Amasis, qu'il rencontre à Momemphis , sur le lac Mareïa. De* que les deux armées sont en présence , le combat s'engage , et Apriès vaincu , tombe entre les mains <!' Amasis qui voulait lui sauver b vie ; mais il fui livre , sur leurs instantes demandes à ces rebelles, qui l 'étranglèrent , l'an 4*44 <b b période julienne (5;o).

570. Amasis, né a Siuph, dans le Nome-Saïte, après aveoir renversé du Irône Apriès, ne trouva point d'obstacle pour s'en emparer. Ayaut fixé sa résidence dans ta patrie , pour ouir du magnifique palais que son prédécesseur y avait construit; il s'attira par là le mépris des Egyptiens qui lui eprochaient le contraste que faisait son nouvel étal avec l'obscurité de sa naissance. Amasis, pour les convaincre de leur injustice à son égard, fit jeter en fonte une oiveite dont il se servait pour laver ses pieds, et en fil un simulacre auquel il donna le nom d'une nouvelle divinité. Vnvanl que 1rs Egyptiens accouraient à celte idole pour lui offrir leurs vœux, il leur déclara quel avait été le piemier nsag» qu il en atail bit , et fil cesser ainsi les raillerie» dont ils l'avaient chargé. Mais pour mériter leur estime et leur respect, il •* mil a retracer, dans sa conduite, les modèles qoe le» rois d'Egypte les plus sages lui avaient bisse». Chaque jour il donnait audience à ses sujets, (tour discuter des démêlés qu'ils avaient entre eux. Il (il plusieurs lois dont on ne rapporte qu'une seule. Ce fui celle qui ordonnait à chaque parlicu' uiona le lég dans

fini. Psammis , fils de Nécos, fut son successeur. De son tems, suivant Hérodote , sur b grande réputation de sagesse que les Egy ptiens s'étaient acquise, les Eleensenvoyèrenlchez eux des ambassadeurs, pour les consulter sur les lois qu'ils avaient établies pour les jeux olympiques, l es Egyptiens apprenant d'eux qu'ils admettaient parmi les arbitres du iinx, des hommes de leur pays, les désaprouvèrent en ceb, I vingt

ia- lesCy

patrie

vHeroJole, I. II.) I.cs immenses trésors de ce monarque furent employés à des ouvrages propres à l'innnniialiscr. Le temple de Delphes ayant ele fortuitement brûlé, Amasis donna mille talens d'alun, dit Hérodote, I. H , pour contribuer à sa reconstruction. Il fil bâtir à Sais le portique da temple de Minerve; ouvrage, dit le même, digne d'admiration. Des statues colossales cl des andro sphinx en faisaient les principaux ornetnens. On apporta aussi d'Elephantine, par ses ordres, pour réparer le temple, un édifice d'une

■lisant que leur jugement ne pouvait être exempt de part lilé. 1-es Eleens rie les crurent pas , quoique leur réponse fiU très-sage , et ils eurent lieu de s'en repentir. Le règne de Psammu ne fut que de six ans. Il mourut au reloui d'une expédition qu il avait faite en Ethiopie, l'an 41 19 de la période julienne { 09S. )

5uS. ApRtfa ou Hopura , fils de Psammis, lui ayant succédé, jouil des plus grandes prospérités dans les première* nées de son règne , qui fut de vingt cinq ans. L'une de se» premièie» expéditions fui contre le roi de Tyr(llhobal II), qu'il défit dan» un combat naval, prés de Sidon. La fortune, après l'avoir favorisé dans d'autres entreprises, lui tourna enfin le dos. Une armée qu'il envoya contre Cyrène . aujourd'hui Cnrin dant b l.vbie , v reem un érher eonvr.ler.iUle .

seule pierre, que deux mille hommes, lous bateliers, furent occupes pendant trois ans à transporter dans un espace de t journées de navigation. Amasis contracta amitié avec yrénéens, cl fil avec eux une ligue offensive et défensive

Il fui le premier qui subjugua l'Ile de t.hypre, dont Aprirs avait battu les habitait* *ur mer. Sur la fin de sa vie, Amasis qui s'était soumis volontairement au grand Cyrus,roi de Perse, après que ce prince eût fait b conquête de Sardes , se brouilla avec Càmbyse, son fils et son successeur, à l'occasion suivante : Cambyse, par le conseil de Phanès, officier égyptien , qui , par mécontentement , s'elail retiré en Perse , cou %eilla à ce prince de demander, pour épouse, au roi d'Egypte sa fille. Amasis, au lieu de lui envoyer sa propre fille , qu'il aimait tendrement, lui envoya celle d'A priés , le seul re jeton qui restait de re prince, l.e roi de Perse instruit , par elle-même, de la fourberie d'Amasis, résolut de s'en venger. Mais tamliv qu'il se préparait k lui bire b guerre, Amasis , ipiès un régne de quarante-quatre ans, mourut l'an de la

DES ROIS D'EGYPTE

période julienne 4188 (5a6). Il avait épousé Laodicé de Cyrènc. « On dit , c'est Hérodote qui parle, que l'Egypte » ne fut jamais plus heureuse ni plus florisaule que sous le ie d'Amasis, soit par la fécondité que le fleuve lui

règne d'Amasis, soit par la lecondite que procura, soit par l'abondance des fruits que la terre fournil a srs habitants, et qu'il y avait alors en ce paya vingt mille villes, toutes bien peuplées ». ( L. II, §. 177. )

5af>. Psammenite , fils d'Amasis , en lui succédant, se vit expose à la vengeance de Cambyse , qui était déjà en marche avec une armée considérable pour fondre sur l'Egypte. Le roi de Perse , après avoir traversé, avec des fatigues meroyablrs, les désens arides et brûlants de l'Arabie, arrive enfin en Egypte , et place son camp vis-a-vis de celui de l'année ennemie. Les Grecs et les Cariens a la solde de Psammenite, indignés do ce que Phanès avait amené contre l'Egypte une armée d'étrangers, saisirent ses enfanta qu'il y avait laissés, et les égorgèrent. Le combat ne tarda pas a s'engager, el les égyptiens, après s'être vaillamment défendus, furent obligés de «rendre la fuite. • J'ai vu sur le champ de ua- « taille , dit Hérodote ( 1. 111 ) , une chose fort surprenante,

• que les habitants de ce canton m'ont fait remarquer. Les

• ossements de cens qui périrent a cette journée, sont eu-

• core dispersés, mais séparément , de sorte que vous voye» » d'un edié cens des Perses, et de l'autre ceux des Kg) pneus » aux mêmes endroits où ils étaient dès le commencement » Les têles des Perses sont si tendres qu'on peut les percer « en les frappant seulement avec un caillou : celles de» ■ Egyptiens sont au contraire si dures, qu'a peine un peut .lesTriserà coups de pierres. Ils m'en donnèrent la raison ; » c'est que les Egyptiens, me dirent-ils, commençant, dès

• leur bas âge, à se raser la têle, leur crâne se durcit par

• ce moyen au soleil Les Perses , au contraire , ont le

• crin* faible, parce que, dès leur plus tendre jeunesse, ils

• vivent a l'ombre, el qu'ils ont toujours la lêie couverte » d'une tiare ». Cambyse, après cette victoire, marcha contre Memphis, dotit les habitants avaient mis en pièces crut qui , de sa pari , étaient venus les sommer de se rendre. Ayant emporte la place, où Psammenite et les principaux de son armée s'étaient relires, il voulut exercer sa vengeance sur les vaincus, pour le droit des gens violé par eus dans le traitement des depolesnu'il leur avait envoyés, llex.gea six télespoorchacunedecellesdesjKTsounesqdrilsavaii'iit massacrées, et voulut que Psammenite fut témoin de celle exécution , dans laquelle étaient compris les fils et la tille de ce prince. Tandis que passaient devant ses yeux ces malheureuses victimes, il baissa les yeux sans eu témoigner de l'émotion.. Mais, le jour suivant, ayant aperçu un de ses favoris couvert de haillons, et mendiant son pain, il versa •les torrents de larmes, et donna des témoignages les plus éclatants de douleur et de désespoir. Instruit et surpris des effets que ses vengeances avaient produits sur son captif, (lambysc lui fit demander la cause de ces différentes impressions. Psammenite répondit que les malheurs de sa maison étaient trop grands pour qu'on pût les déplorer; mais que le triste sort d'un ami précipité de l'opulence, sur le retour de l'âge , dans l'indigence , lui laissait assez de liberté pour la déplorer. Cambyse trouva celte réponse sensée . et nonseulement Cl grtee île la vie à Psammenite, mais lui accorda des revenus suffisants pour vivre avec aisance. Il n'eût tenu

qu'à ce prince de passer tranquillement le reste de ses jours. Il n'eût fallu . pour cela, qu'oublier qu'il avait été roi. t'est à quoi la philosophie ne put l'amener. L'image de son premier état ne pouvant s'effacer de son esprit , il devint un sujet ingrat et remuant. Cambyse réprima les premiers troubles qu'il excita , en lui faisant avaler du sang de taureau, ce qui fut suivi d'une prompte mort. Telle fut la fin malheureuse de Psammenite, après six mois de règne.

Devenus maîtres de l'Egypte , les Perses firent main basse sur tout les objets du culte de cette nation. Les temple» furent souillés par des abominations, les prêtres ignominieusement fouettés, le bœuf Apis, après avoir été battu et traîné avec outrage, fut égorgé à la vue de ses adorateurs. Les ï.gyr> liens dévorèrent ces outrages dans le silence. Mais sous le régne de Darius-Hystaspe, ils en vinrent à une révolte, qui ne fut réprimée que dans la seconde année de Xercès (484). S'élant révoltés de nouveau dans la troisième année d'Artaxercès-Longuemain (4b3), ils choisirent Inarus, roi de l.ybie, pour remplir leur trône. Les Athéniens, appelés par les Egyptiens, et non moins ennemis qu'eux des Perses, étant venus à leur secours, les rendirent victorieux dans une grande bataille, où sur trois cent mille hommes dont était

composée l'armée ennemie, cent mille restèrent sur le champ de bataille. Hais cet avantage et d'autres qu'Inarus, pendant le cours de trois années , remporta sur les Perses , lurent contrebalancés par une grande défaite qu'il essuya , el dont l'issue fut la réduction de l'Egypte. Inarus, qui avait obtenu la promesse de la vie sauve en se rendant, fut conduit à Suse (458) par le général Mégabysc, son vainqueur, et mis en croix par une insigne mauvaise foi sur les instances réitérés d Amestris, mère d'Artaxercès. Mais il eut un vengeur dans Amyrtee de Sais, qui expulsa d'Egypte les Perses, et devint roi de tout le pays dans la dixième année du règne de Darius-Nothus (4>4)> S'étant ligué ensuite avec les Arabes, il porta la guerre en Phénicie. Mais Darius étant venu à lui en personne , lui livra une bataille , dans laquelle il péril, où du moins à laquelle il survécut Ires-peu de tenu,

it très- peu de liv. il II.)

après un règne de six ans. ( UUtdar : Sùut.

4»8. Pausi ris égyptien de naissance , succéda, du consentement des Perses, au roi Psammenite. Mais ce ne fut qu'un lantome de souverain , snus le nom duquel 1rs Perses exercèrent toutes sortes de vexations. Son règne fui court, mai» 00 11e sait pas précisément quel en fut le terme.

Psammitiol-e II, successeur de Pausiris, ei desrendant île Psammilique I, n'est connu que par un trait d'ingrali lude et d'inhumanité, qui donne une idée très-désavantageuse de son caractère, l'amas ayant quitté Memphis ,

patrie, pour aller chercher fortune en l'erse, y était parvenu au grade d'amiral. Dans ce poste , il rendit plusieurs services important a l'sammiti'que. Honteux ensuite d'être â la solde des ennemis de sa nation, il résolut de retourner en Egyplc, comptant d'y être accueilli avec distinction par un prince, sur la reconnaissance duquel il avait des droits si bien acquis. Mais Psammilique apprenant qu'il arrivait avec de grands trésors, le fil massacrer avec toute sa suite, el

3o5. N&PBEHBE étant monté sur le trône d'Egypte après la mort de Psammilique, y porta une grande haine contre les oppresseurs de sa pairie. S'étant ligué avec les Lscédemoniens pour faire Ij guerre aux Perses, il leur envoja cent «aisseaux chargés de ble. Mais ce convoi n'arriva point à sa destin ition. Dans le Irajet, il fut intercepté par la flotte des Perses, qui était alors à l'ancre devant l'île de Rhodes.

38o,. ACBOIIIS, en succédant à Néphérée, hérita de son aversion pour les Perses. Il forma contre eux une ligue, dans laquelle entrèrent Evagoras , roi de Chypre , les Arabes , les Tyriens el les Barcéem de la l.ybie. Evagoras, chef de la ligue, ayant reçu de lui quelques troupes, se vit attaqué par les Perses qui le défirent. Alors il revint trouver le roi d Egyple, pour lui demander la réunion de toutes ses forces, dans une guerre où il avait à soutenir tous les efforts de la Perse. Achoris craignant d'exposer son pays à une descente funeste des Perses, en le dégarnissant, se contenta de lui fournir une certaine somme d argent, qui ne se trouva point proportionnée à ses besoins. Evagoras prit alors le parti de s'accommoder avec le roi de Perse (3*6). Le roi d'Egypic , abandonné par son allié, en acquit un autre dans la personne de Gaos, fils de Tamus, qui avait été lâchement assassiné par le roi Psammilique. Uaos, mécontent du servi rc de la Perse, dont il commandait la (loue, le quitta ur se donner au roi d'Egypte , et entraîna dans son parti 1 Lacédémoniens. Mais quelque icms après , sa mort , qui fut le fruit d'un assassinat , délivra la Perse d'un ennemi redoutable. Les Egyptiens, privés de ce défenseur, eurent recours aux Athéniens , nui leur fournirent des troupes sous le commandement de Chabrias, auxquels ils substituèrent ensuite Iphicrale. Mais Achoris mourut (377 ) avant que les hostilités fussent

376. PsAKMUTnis , fils d' Achoris, remplit le trône l'espace d'un ao.

NÉraÉRiTE ou Néphébo, successeur de Psammuthis, ne régna que quatre mou.

3t5. Nectanebm étant parvenu au trône d'Egypte après Néphérite, se vit attaqué, la seconde année de son règne, r les Perses , qui débutèrent par le siège de féluse , el nouèrent devant celle place par la brave défense du roi qui s'était mis à la lêïc de ses troupes. Ij discorde s'élani mise parmis les chefs de l'armée ennemie, fit manquer le

Ho

CHRONOLOGIE HISTORIQUE

succès de toutes leurs autres entrepris*». L'inondation périodique du Nil étant survenue, délivra l'Egypte (h la frayeur que les Perses lui avaient inspirée, et les obligea de quitter le pays sans y avoir fait aucun progrès marqué. (UieJor, Sicul. liv. XV.) Nectanebys finit tranquillement ses jours l'an 43St «le la période julienne.

363. Tachos ayant succédé à Nectanebys, vit l'Egypte menacée d'une nouvelle attaque des Perses. Pour se mettre en état de défense, il eut recours aux Laccdémoniens, avec promesse de nommer général de son armée , le commandant des troupes qu'ils fui fourniraient. Agésilas, leur roi, qui lui amena le secours qu'il demandait, avait un mérite, réel el rare , mais sans aucune des qualités extérieures pro

près a flatter les regards d'un monarque vivant dans le faste et le luxe. C'était un vieillard d'une figure très-commune, et accoutumé a la vie simple et frugale des Spari iates. Tachos, sur ces apparences , le jugeant peu digne du poste qu'il lui avait promis, se contenta de le mettre 4 la tête de ses troupes auxiliaires, donna le commandement de sa flotte a Cba brias l'Athénien , et se réserva l'autorité suprême par mer et par terre. L'avis d'Agésilas était que Tarlios n'étant pas encore bien affermi sur le trône, attendit l'ennemi dans son pays , pour contenir par sa présence les esprits disposés à la révolte. Tachos fil le contraire, en portant la guerre eo Pliénicie. Il arriva ce qu'Agéxilas avait nrévu. Pendant l'absence du roi, les Egyptiens s'étanl soulevés, placèrent sur

le trône Nectanebys, qu' Agésilas reconnut lui-même , pour se venger du mépris cke Tachos lui avait marqué. Celui-ci s'élant sauvé a travers les déserts d'Arabie, alla se jeter entre les bras du roi de Perse.

Nectanebys 11 fnt a peine sur le trône, qu'un sien , nommé Muthis . soutenu de cent mille L eotrepril de l'en faire descendre pour s'y placer Il fallait, et c'était l'avis d'Agésilas , attaquer l'i que ses troupes formassent un corps régulier e: Nectanebys se défiant du Spartiate , depuis qu'il donné Tachos. resta spectateur oisif comprl

t discipliné, avait aban-

de son

: ikiiui, resta spectattu. uu un.u.iu»... uc étiteur. Il arriva ce qu'il aurait dû prévoir. Poursuivi

de avant

par Muthis, il fut obligé d'aller se renfermer dans « ses villes, que l'ennemi vient aussitôt investir. Mais que la circonvallation fût achevée, Nectanebys, par le con seil d'Agésilas, fait une sortie sur les assiégeans qu'il met ei déroute. Devenu maître de la personne de son rival dans un bal , il reste paisible possesseur de l'Egypte.

autre

I.es Phéniciens et les Sidoniens » étant révoltes contre les Perses, Nectanebys entre dans leur alliance (3bo), et les aide à s'affranchir du joug de leurs oppresseurs. Le roi dr Perse, Darius-Ocbus, cherche a se venger de l'Egypte; mais apprenant que les généraux qu'il y avait envoyés traînaient la guerre en longueur, il s'y transporte lui-même (35o), a la télé de plus de trois cents mille hommes, qu'il divise en trois corps, sous les ordres de Ijcharis le 'J hebain, de Nicoslratect de Mentor, le rhodien. Nectanebys n'ayant que cent mille hommes a lui opposer, se tint sur la défensive Uinius de Cos, son général, veut arrêter Nicoslrate, qui remontait le Nil avec une escadre. Après différentes escarmouches, on en vient i une bataille , où Clinius perd la vie avec la plupart de ses gens. Nectanebys quille alors les postes qu'il défendait , et se réfugie a Memphîs. Les Perses trouvant les passages ouverts, répandent la consternation dans toute l'Egypte. 1*» gouverneur» des places s'eropres sent de venir faire leurs soumissions au vainqueur. Necla-

vainqueur.

nebys se voyant par-là privé de son royaume , s'enfuit avec ses trésors en Ethiopie, d'où il ne revint point. C'est ainsi que s'accomplit la prophétie d'Ezéchiel (c. XXX, v. i3. ) // n '/ aura plus de prince en Egypte.

Devenue province de la Perse, l'Egypte subsista dans cet état l'espace de dix-neuf ans, c'est-à-dire jusqu'à l'extinction de cette monarchie, dans la personne de Darius Codomanus. Alors un transfuge macédonien , nommé Amyntss , qui avait passé au service de Darius , vint a bout , par adresse, de se rendre maître de Peluse. Ce succès l'enhardit a len'.er la conquête de toute l'Egypte. Mais après une bataille qu'il gagna sur les Perses, s'el'anl laissé surprendre, il fut taillé en pièces avec son année, près de Memphis. Sur ces entrefaites , Alexandre le Grand arrive de Gaza, dont il venait de faire la lui fait hommage

même lems une somme de huit cents talents. Après avoir le Délia, il visite Memphis, regardée alors -

pays. Delà, il se rendit, eo dix jours de rs des

bélier ,

la metropol

marche, i travers des sables brûlans, au temple dé Jupiter Ammon , situé a l'extrémité de l'Egypte méridionale. Tout le fruit qu'il remporta de ce périlleux voyage , se réduisit à l'honneur d'être reconnu fiu de Jupiter , par les prêtres qui desservaient le temple, et cela a la honte d'Olympia* , sa mère , qui en témoigna hautement son dépit, l-a forme de l'idole , a laquelle on avait donné une tête de I était aussi ridicule que le culte qu'on lui rendait.

33i. A sonretour, Alexandre choisit unterraio vingts stades, entre la Méditerranée et les palus pour y bâtir une ville de son nom, afin de Egypte un monument durable de sa puissance. Ce fut luimême qui en traça le plan, et qui désigna l'emplacement des temples et des autres édifices publics, dont Alexandrie devait être décorée. Avant de quitter l'Egypte, il pourvut a la sûreté de sa conquête, en la distribuant * différents gouverneurs, qui tous devaient ressortir directement à lui

Ces dis],

compléter la ruine de la monarchie persane. Mais sept ans après l'avoir réunie a ses autres étals , la mort l'enleva dans la trente-troisième année de son âge (3a4 avant J.-C.) au milieu de sa plus grande prospérité. Ce prince n'ayant point laissé de postérité légitime , les chefs de son armée , après de vifs, longs et sanglants débats, partagèrent succession. (V. le» roù * Mace&ae.)

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