‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 211 sur 532 · ALEXANDRE · texte numérisé non relu

ALEXANDRE

1 5o. A LEXA1TOHZ, nom que se donna B A LA lorsqu'il voulu t | se faire passer pour le Gis d'Antiochus , devint maître du lyaume de Syrie sans opposition par la mort de Démétrius Ptolémée Philomeior, auquel il devait principalement le succès de son usurpation, continua de maintenir son ourage en lui faisant épouser Cléopltre , sa fille. Il b conluisit lui-même à Ptolémaïde . où les noces furent ceJéirees avec une magnificence qui répondit a la puissance

Unt^kÏÏ prospérité d'Alexandre lui tourna la tête. Croyant avoir fixe le roue de la fortune^ pour lui , il remit

I livrer sans réserve a la volupté (.46). Ce qu'il aurait «lu | appréhender arriva. Le mi outre aliéna de son maître le public, en faisant mourir tous ceux qui appartenaient à la

famille royale. Démétrius , (Us aîné de JM m u nu fil» de la disposition des esprits pour tenter de monter mu- le trône de ses aocélres. Lasthène de Gnide, ayant mis dans se* intérêts les Crélois, lui 61 un corps de troupes lequel , étant abordé en Syrie , il acquit en peu de grand nombre de partisan*. I> roi Ptolémée apprenant cette révolution, leva promptemeol deux années, l'une de mer et l'autre de t

son gendre. Mais dans le tenta qu'il était i Ptolémaïde , il t aperçut <p»'Ammoniu» , craignant qu'il ne voulut envahir la &yr*e, tramait une conspiration contre loi. Ayant en vain demandé au roi, son gendre, justice de celte perfidie, il tournâtes arme* contre Alexandre et son ministre , et commença par s'emparer de SéVeocie sur l'Oronte et ensuite d'Antioche, aidé par les Syriens , qui délestaient presque également Ammoniu* et son maître. Ayant arrêté w premier comme il se sauvait déguisé en femme, ils le saecifièeent a leur vengeance , après quoi il* mirent Démétrius en possession de la ville et du palais d'Antioche. IU offrirent mime i Philomeior la couronne de Syrie, Mais ce prince eut b générosité de b refuser, en disant qu'elle appartenant au Jeune Démétrius- {Justin. , 1. XXXV , e, a.) 11 fil plus, il retira sa fille Cléopltre » qu'il avait mariée avec Alexandre , et b donne i Uemelrius. Alexandre était cependant en Ci licie, occupé à réduire quelque» villes qui «'étaient soulevées. A la nouvelle de la détection des Syriens , il accourt ver» b capitale, et en trouvant le* porte* fermée* , il met tout i feu et è sang aux environ*. Ptolémée ne tarde pas a se meure en marche pour l'arrêter. Dans un combat qu'il lui livre il te met en fuite. Zabdiel, roi des Arabes, cnes qui Alexandre se réfugie , lui fail trancher la léle qu'il envoya au roi d'Egypte (1 4S). Ainsi finit cet imposteur, dan* la ciuquième année de son usurpation.

DEMETRIUS II, avaNon* N1CATOR.

Dém F.Thiua , fils du roi Démétrius I, qui l'avait confié à Lasthène de Gnide avec Anliocbus, son frère, fut reconnu uns opposition roi de Syrie , aprèa b mort d'Alexandre Bala. Par reconnaissance pour Lasthène , qui l'avait remis sur le Irène, il le nomma son premier minisire. Mais lasthène était un homme sans probité, soupçonneux, téméraire et violent. Le premier acte qu'il fil dan* l'exercice du ministère , dévoila b méchanceté de son caractère. I a mort de Ptolémée Pbilometor avait suivi de près celle d'Alexandre Bala. lasthèiie, se défiant des troupe* égyptiennes que le premier avait répandues en Syrie pour soutenir le roi son maître , ordonne aus Syrien* de faire mainliasse sur elles ; ce qui fut exécuté de manière qu'un Irèspetii o ombre échappa au carnage. La roi Démétrius ayant approuvé celte perfidie, partagea avec son minisire la haine dea Syriens qui n'y avaient point eu de part. Plusieurs d'entre eux ayant fan éclater l'indignation qu'aile leur cau-

sait et b crainte qu'il* avaient de la juste vengeance du ren d'Egypte, lasthène les fit mettre è mort sous divers préexies. Le roi Démétrius, en b bissanl abuser d une aitoile sans borne*, v.eail dans une honteuse molleise. Dio-

de iâ juste

ri lé

dote , surnommé Trypbon , qui avait élé gouverneur d'An tioebe, sousAbsaodro Bala , profita du mécontentement des Syriens pour entreprendre de renverser du tronc cet indigna aouverain. Bala , en mourant, avait laissé un fils Jge de quatre an*, nommé par k* uns Anliocbus, et par les autre* Alexandre. Tryphon ae servit de cet enfant pour ser à Démétrius , bien résolu de s'en défaire ensuite l'avoir fait triompher , et de prendre la couronne Ayant tiré ce pupille des mains de Zabdiel,

1 , CllfX

prince des Arabes, chex lequel il était retenu prisonnier, il l'amena eu Syrie où il lui fit un puissant parti , surtout (»armi les bsbiUns d'Antioche. Démétrius , réveillé de l'as-

léthargique où il était comme enseveli , par le tumulte qu'il* excitaient, bue commanda de lui apporter leur* armes (144). Loin de les lui remettre, il* le* tournèrent contre lui , et proclamèrent roi son «tune rival , son» le nom d'Antiochus b Dieu. La Syrie alors se trouva partagée en deux faction». L'une et l'autre «'étant mises en rampagoe, on en vint à une bataille où Démétrius fut défait , avec perte de aea éléphans, aprèa quoi les vainqueurs ayant conduit Anliochui dans la rapitsb, b mirent en posse**i<

«ne de Syrie, d'^^c <*>ois après que Démet nu* y

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