‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 224 sur 532 · DES ROIS DE PLRSE · texte numérisé non relu

DES ROIS DE PLRSE

uS

le trône de Perse. Ce prince était contemporain d'Attyage , roi des Mèdea, qui fil alliance avec lut , et b cimenta par le mariage de Mandane, m fille, avec ce prince. Mandane fit Cambyse père de Cyms, dont ta nains oce se rapporte a l'an Soo, avant l'ère chrétienne. Rien de plus soigne ni de mieux entendu, si l'on s'en rapporte à la Cyropédie de Xénophoo, qoe l'éducation de h jeunesse persanne en ce tenu (à. Elève a l'école publique «lads b classe des enfin», Cyrus devança autant «es compagnons par la rapidité de •es progrès , qu'il les surpassait par la dignité de sa condition. A l'âge de douse ans , il fot amené par Mandane , a» mare , a son grand-père A*tyage , qui désirait impatiemment de le voir, aor ce qu'on rapportait de aes rare» qualité* C'était transporter cet enfant ùaos un nouveau monde* La coar de Paa^épohs ( c'est le noaa de la capitale de Perse) ne respiiail que simplicité dan» les nieablea , dans la non m dans las habiliemen». Celle d'Ecbatarie oOrait un i différent* Cyrus tut surpris a la vue d'Aide pourpre , orné de brasseWt» d'un grand , et dont les soarcin étaient peints. Celte magnificence et cet air de lu te et de mollesse ne l'éblouirent point distimuta néanmoins ce qu'il en Msnsùt, et SC contint d les bornes d onc ta** retenue. Ses grâce» et la- vivacité de son esprit , enchantèrent Astyage et tout» m cour. On lui donna des maîtres pour continuer son éducation. Les Perse ne connimaient point l'art de l'équitation , parce que I stérilité du pays ne permettait pas d'y élever des chevaux et qu'ils ne combattaient qu'a pied. Cy ru* apprit en Médn a monter on cheval et a le gouverner. Il y avait quatre an* qu'il faisait ses exercices arec tout le succès imaginable, lois qu'une incartade du fils aîné de Nsbuchodonosor , enmroi les Babyloniens avec tes M «de*. la guerre étant déclarée entre la deux nations , Attyage, accompagne de Cyaxare, son fils, et de Cyrus, son petit-fil* , entra sur les terre* Je Rabylotte , k la tète d'une poissant* année. Ce fut alors que Cyrus commença » déplorer le germe d'héroïsme qu'il avait dam son cosor. Les Médet, en effet, ayant vaincu les < abylonierts dan» une grande bataille, reconnurent qu'ils etaiéirt redevable» en grande partie de cet avantage à sa valeur et è sa capacité.

De retour à behatane, Cyro» fut rappelé par son père, qui le voyaot dans one cour molle et voluptueuse, craignait toujours pour lut Ira effets de la contagion. Mats il reparut en en Perse tel qu'il en était sorti. Il rentra dam l'école publique de Penépolis, et après être resté encore un an dam la classe de* entants, il passa dans celle des jeunes gen», il s'exerça pendant dis ans è tout ce qui a rapport k Vi militaire. Oa le mit ensuite dans celle des hommes finis, dont on ne sortait qu'au bout de vingt -cinq sus pour être sdmis dans celle des vieillarJs. Son grand père Aslyage étant mort pendant cet intervalle, Cyasare, son oncle, nouveau roi des Me Je», le redemanda k Cambyse, pour l'aider è se défendre contre le roi de Babylnne et les princes alliés avec lui. Cyrus vint avec trente mille hommes bien aguerris. Cyaxare trouva que c'était bien peu de monde en comparaison de la multitude de se* ennemis. Mai* son neveu lui apprit qu'è la guerre la valeur et l'intelligence suppléent au nombre , et qu'il y a une manière de s'armer et de combattre, qui, en multipliant les force*, donne la supériorité aux petites armées sur les grandes. Les troupes asiatiques jusqu'alors, si l'on en excepte les Pertes, n'observaient aucune discipline , et combattaient pêle-mêle, l'infanterie confondue avec la cavalerie, et les piquiers avec les gens de trait. De plut, il n'y avait qoe les chefs de* bandes , qui fussent revêtus de cuirasses , couverts de casques et de boucliers avec b hache ou le sabre è b main. lits antres n'avaient que de» arcs, des frondes, ou des piques, et de simples boucliers d'osier. Cyro* persuada è son onde d'assigner k chaque corps un rang i part, et de donner au soldat les mêmes armes

qu'a l'officier, 'tandis qu'on était occupé è le» fabriquer, Cyrus taisait taire l'exercice régulièrement a tes troupes, et leur apprenait toutes les évolution* militaires. Lorsque tout fut prêt , il se mit en marche arec Cyasare pour aller a l'ennemi , qui , de son côté, s'était avancé jusque dans U Médie. Les deux armées, étant en présence, ne tardèrent pas d'en venir a une bataille. Cyrus, malgré l'infériorité du nombre, mit en déroute les Babyloniens, entra dans bar pays, et dirigea sa marche ver* un nouveau corps d'armée qu'ifs avaient è dis journées du lieu où ils venaient de le» battre. C'était U où se trouvaient rassemblés tout les alliés des Babyloniens.

de circoovalbtioo. Il attendit qu'il sortit lui-même de tes retranebementa pour venir le combattre : ce qui ne tarda pas d'arriver. Les Babyloniens commencèrent b bataille par | une décharge de javelots et de traits, qui fut en pure perte, parce qu'on était encore trop éloigne de l'ennemi. Alors les { Perses voyant qu'ils étaient sans défenae, se jettent avec impétuosité sur eux, enfoncent le* bataillons, tranchent et I abattent tout ce qui se présente , poursuivent sans relâche ces infortunés fuyards, remplissent le fossé d'hommes et de chevaux, et enfin couvrent le champ de bataille de morts ei Je mourants, parmi lesquels fut trouvé le roi Nérigtitsor. I La désolation qui suivit ce violent assaut fut si grande , que 1rs Babylonien» qui étaient restés dans le camp, quoique égaux, pour le moins, en nombre è l'armée virtoricuse, prirent la fuite, et gagnèrent précipitamment le* hauteurs Les Hircanien», dans le voisinage desquels cette bataille se donna, profitèrent de l'occasion pour te soustraire è la domination des Babylonien*, dont ils étaient excédés. Ils députèrent sur le champ k Cyrus, pour lui demander è être | admis ibns son alliance , et lui offrirent, è celte condition , un corps de cavalerie tout prêt k combattre sous ses ordres. La proposition étsnt acceptée, on se mit en marche le len-

camp. Cyrus

pas le lem» de se reconnaître , et fondant sur eux avec irnpc tuosilé, il tailla en pièces tout ce qui ne put échapper par la fuite. Les roi* de tappadore et d'Arabie, allié* des Babyloniens , demeurèrent sur le champ de bataille. Mais Laboro-oarchod , fils et successeur de Neriglissor , eut le booheur de se sauver. Ce fol un vrai malheur pour tes sujet», dont il était justement déleilé. Gobrias et Gadaïas, princes babyloniens , dont il avait (ait mourir le* deux fil* par une basse el cruelb jalousie , l'abandonnèrent après celle défaite pour »e donner è Cyrus. U voulut marcher contre b second; mai* Cyrus étant venu i son secourt , remporta une nouvelle victoire sur les Babylonien*. Pour se rendre maître de leur empire, il ne lui restait proprement que b capitale k conquérir. Il s'en rapprocha pour b reconnaître; mai* le témoignage de ses yeux lui persuada qu'il n'était point encore lem» , avec les forces qu il avait , de tenter une ai grande entreprise. Il prit donc le parti de ramener ton année victorieuse en MeJie. Tandis qu'il y séjournait , Naborudiu* . excité par sa mère, alla trouver k Sardes Cresits , roi de Lydie, pour renouveler l'alliance avec lui contre un ennemi dont il était de leur intérêt commun d'arrêter les progrès. Crétu». entrant dan» se* vues, lève une puissante armer pour aller attaquer les Mède* et les Pênes. M lis Cyrus , instruit de tous ses préparatifs, du nombre et de b qualité de ses troupes, lui épargne la peine de sortir de se* états. Il y entra lui-même ( S48 ) avec son armée grossie et renforcée par les secours que les Indiens lui avaient amené* Après Jeux victoires remportée* sur les Lydiens, il assiège Crésus dans u capitale, le fait prisonnier, el le dépouille de ion royaume en lui faisant grire de b vie. Mattte de la prin cipale monarchie de l'Asie mineure , il en soumit le reste autant par b terreur nue sa présence inspirait , que par b force de ses armes. La Syrie, qu'il attaqua ensuite, fot également contrainte de subir le joue. De la, l'étant avancé dans les provinces septentrionales de "empire de Bsbylone, il les parcourut en conquérant , et en réduisit ainsi la capitale » ses propres forces pour se défendre. Ce fut alors qu'il vint te présenter devant cette ville immense, dont, après un blocus d'environ deux an* , il se rendit maître (538) , par on stratagème, que les auteurs profanes racontent de même

3u*il avait été prédit par les prophètes, et dont une provience singulière , en punition de* crimes de Bsbylone, avait préparé le succès. Le premier soin de Cyrus, après celle conquête, fut d'en faire hommage è Cyaxare, en le faisant proclamer rot de Bsbylone. Cependant, comme le commandement de l'armée et l'administration des affaire* étaient entre b* mains de Cyrus , il fut regardé comme le vrai souverain de b monarchie qu'il avait conquise. De U vient que dans le canon des rois de Bsbylone , Ptoléroée met Cyrus mmédbtement après Nabonadius , sans foire mention de Cyaxare.

Cyrus étant venu trouver son oncle è Echatanes pour lui rendre compte de tes succès , l'emmène è Bsbylone , ou il lui avait fait préparer un palais. Il» n'y furent point oisifs ni l'un ni l'autre. La monarchie des Babyloniens réunie k celle , formait un vatte empire , dont il fallait régler

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CHRONOLOGIE HISTORIQUE

le gouvernement sur un nouveau pUo. Ceai à quoi tes deux princes s'occupèrent , et voici ce que l'histoire nous a transmis de leur» opérations. Ils avisèrent leurs états en cent vingt province» , * la téle de chacune desquelles ib mirent un de ceux qui avaient le mieux lervi Cyrus dans se* expéditions. Mai* an-deisus de tout ces gouverneurs, obliges Je reskier dans leurs département, on établit trois turintendans qui devaient toujours rester a la cour. C'était à ceux-ci que les autres devaient rendre compte de leur administration pour eo dire part au prince et recevoir ses ordres par leur canal. La conformité de Xénopkon ea cet endroit , comme en plusieurs autres , avec le témoignage des livres saints , tait honneur à l'exactitude de son histoire Daniel fut do nombre de ces trois torioieodtns , et même te premier , comme le plus ancien et la plus renommé par u sagesse dans tout l'Orient. On a parié ailleurs des persécutions que lui suscita la jalousie des courtisans, et de la manière miraculeuse dont il en triompha. On a raconté aussi l'étonnemcnt que Cyrus lui témoigna de l'étal humiliant où les Juib étaient réduits; la réponse de ce prophète, qui loi montra son nom écrit cent cinquante ans avant aa naissance dans lamVe (536), comme celui du restaurateur de cette nation, et l'édil que ce prince donna eo conséquence pour briser les liens de cette nation et lui rendre la liberté de retourner en ta patrie. ( V. t Hist. Sainte. )

Ciaus avait alors rassemblé depuis peu sur m tête les trois couronnes de Babylone , de Médie et de Perse. La mort de Cyasare , ton oncle , qui l'avait déclaré son héritier en lui faisant épouser aa fille unique , lui avait procuré les deux premières; celle de Cambyse, son père, qui précéda ou suivit dans un court intervalle de teins Cyasare au tombeau , le mit en possession de la troisième. La réunion de ces trois monarchies forma le grand empire des Pertes, qui s'étendit encore sous les successeurs de Cyrus. Il n'en jouit que sept ans; et, en mourant (5açri, il le laissa dans une profonde paix et dans l'état le plus florissant , i ton fils qui suit.

On compte diversement les années do règne de ce prince. Quelques-uns lui en donnent trente, en le commençant au tenu 06 il fut mis a ta téle de l'armée des Perses, pour aller au secours de Cyasare, 559 ans avant l'ère chrétienne. D'autres ne lui en donnent que neuf . en les comptant depuis qu'il se fut rendu maître de Babylooe, l'an 536" avant la racine époque. D'autres enfin ne lui en donnent que sept, en les faisant partir de la mort de ton oncle et de sou père. De Cassandaoe, son épouse, fille de Pharnaspe, l'un des

principaux satrapes de Perse et du noble sang des Achéme nides , il laissa plusieurs fils , dont l'aîné seul lui

les autres furent

succéda,

de gouvernements dans les pio- , et déclarés eiempts de tous impôts.

Plusieurs écrivains modernes, la plupart protestants, donnent Cyrus pour un prince attaché sincèrement au culte du vrai Dieu. Quoi de plus magnifique, en effet, que cet éloge, que le Seigneur tait de lui lone-lems avant sa naiaance , en prédisant a ton peuple , par r organe du prophète Isale, aa délivrance des calamités que ses crimes lui avaient attirées. Cett moi eu dis à Cyrus : août «Vas mon berger, j'accomplirai, par votre ministère, toutes mes volontés. — Voici les paroles OU* j'adresse à Cyrus , mon oinct, que j'ai pris par la main , pour lui soumettre toutes les nation» et mettre ta fuite lu rois devant lai. Je marcherai devant toi, et j'humilierai lu superbes de là terre en ta présent* ; je briserai lu portes d airain ou 'on t'apposera , et je briserai les barreaux de fer qui Us défendront , afin que tu saches que je suis te Seigneur et le Dieu d tirait, qui t appelle d* ton nom. (Isaïe.can. XLIVctXLV.) Mais ce que le prophète ajoute : tu ne m as cependant point connu , et non cognovisti me , détruit l'induction que mot adversaires tirent de cet éloge pompeux , en faveur de la religion de ca

5aq. Csmbyse , Gis aîné de Cyrus, et son successeur, ne justifia point par sa conduite la préférence que ton père lui avait donnée pour remplir le tronc de Perse après lui. A peine y ful-il monté, que, surpris par les accusations calomnieuses des Samaritain] contre les Juifs, il fit cesser la reconstruction du temple , sans égard pour l'Edit de Cyrus qui l'avait permise. L'année suivante, il céda également aux sollicitations de Phanès d'Halicamaate , pour aller faire la guerre en Egypte, et cela dans la vue de se venger d'Amasis, qui, au lieu d'envoyer i Cyrus, ou selon d'autres, k lui-même , une de ses filles qu il lui avait demandée, lui

avait substitué une fille d'Apriès. Mais comme il était en marche, sur le* frontières de Perse, pour celte expédition il apprit la mort d'Amasis- Cette nouvelle ne lui fit pétai changer de dessein; il avance et arrive en Egypte, ou il rencontre l'arasée de Psammenile, successeur crAaoasit, prête à le recevoir. Alors il s'avise d'un stratagème , qui fut de mettre au-devant de ses troupes une multitude de chats, de chiens et de brebis , tous objets révérés en Egypte , comme des divinités. Les Egyptiens n'osant tirer sur celte avant-garde , prennent La fuite. Cambyse les poursuit jusque dans l'éluse, où il continua le massacre qu'il avait fait des fuyards lur la route. Ceux qui échappèrent è sa fureur, s'étant retirés* Memphis, il envoya sur un vaisseau de Mitylcne, un héraut, pour les sommer de se rendre. (,5a5. ) Loin d'obéir, ils mettent en pièces le héraut, sa compagnie et le vaisseau même. Irrite de cette violation du drost des gens , Cambyse assiège Me m phia , et l'ayant prise , il fait prisonnier Psammenile qu'il confina dans un faubourg, sous bonne garde. De la il passe à Sais , lieu de La sépulture d'Amasis, dont il fait brûler le cadavre et jeter les cendres au vent. Ces succès ne servent qu'à étendre son ambition et è lui inspirer te désir de nouvelles conquêtes. Maître de l'Egypte, U veut encore ajouter a sa domination l'Ethiopie, le pays des Ammonites et celui des Carthaginois. Mais les Phéniciens , qui faisaient une partie considérable de son armée , refusent de marcher contre ces derniers, qui tiraient d'eux leur origine ; il les abandonne et se borne aux deux autres nations, en commençant par les Ethiopiens. Une ambassade qu'il envoya è leur souverain , sous prétexte de faire alliance avec lui , mais dans le vrai, pour reconnaître ses forces et les curiosités du pays , n'en impôts point è ce prince. U reçut les ambassadeurs avec une hauteur mette d'ironie , et les chargea, pour leur maître, d'une réponse, dont celui-ci ne fui nullement satisfait t elle l'irrita même an point . que sa*» prendre le tenu de la réflexion, il emmena precipilanimru: en Ethiopie son armée , dont il détacha , sur la route, cinquante mille hommes pour aller brûler le temple de Jupiter Amroon et ravager la Libre; mais ta disrtte et L'ardeur du climat eurent bientôt détruit ce détachement. Cambyse n'éprouva pas un meilleur sort en Ethiopie.

Saé. Les peuples de cette vaste contrée étaient,s»ivant Hérodote (L 111) . lès mieux faits de tout les hommes et de la plus belle taille; leur esprit était vif et ferme, mais ils prenaient peu de soin de le cultiver, mettant leur confiance dans leurs corps robustes et leurs bras nerveux. Cambyse leur ayant , pour les surprendre , envoyé des ambassadeurs et des présents, tels que les Perses les donnaient , de la pourpre, des bracelclsd'or et des parfums. • Ils te moquèrent, dit Bossoet , » de ses présenta . où ils n'y voyaient rien d'utile è la vie , 1

• aussi bien que Je ses ambassadeurs , qu'ils prirent pour ce

• qu'ils étaient, e'est-4-dire , pour des espions. Mais leur

• roi voulut aussi faire un présent a sa mode au roi Je m Perse , et prenant en main un arc , qu'un perse eut è » peine soutenu, loin de le pouvoir tarer, il le banda en > présence des ambassadeurs , et leur dit : vvici le conseil que - te roi d'Ethiopie donne uu roi de Perse. Quand les Perses se » pourront servir aussi aisément que je viens de faire , d 'un arc m de cette grandeur et de cette forme , qu 'ils viennent attaquer

• les Ethiopiens , et qu 'ils amènent plus de troupes que n'en

• a Cambyse ; en attendant qu 'Us rendent grâces au t. dirai ,

• qui n 'ont pas mis dans le carur des Ethiopiens le désir de

■ s'étendre hors de leur pays. Cela dit, il débanda l'arc et le

• donna aux ambassadeurs. Cambyie , irrité de cette re-

■ ponse, s'avance vers l'Ethiopie, comme un insensé, sans » ordre, sans convois, sans discipline , et voit périr aoo

• armée , faute de vivres, au milieu des sabirs , avant que

• d'approcher l'ennemi, a ( Disc, sur l'Hisi. universelle lil part. ) Confus de ce terrible revers, il retourne avec les tristes débris de son armée à Memphis , où il donna Je nouvelles scènes de folie et de cruauté. Ayant repris ensuite la route de Perse, il apprit en Syrie, dans la huitième année de son régne, que ses sujets venaient d'élever sur le trône un mage , qui se donnait pour Smerdis , son frère , qu'il avait chargé Prexaspe, son favori, de mettre è mort. Assure de 1 imposture par les preuves que lui en donne Prexagpe , il précipite sa marche pour aller déposséder son rival. Mais en montant k cheval , son épec sortant du fbureau lui fait i la cuisse une blessure , dont il meurt dans l'espace d'un mois ou environ , après avoir régné sept ans et cinq mois ,

ts laisser de postérité. Entre tes femmes , il avait épousé ta propre soeur , et ce premier exemple d'un pareil ' fut suivi par ses successeurs.

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