‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 251 sur 532 · DES ROIS DE PONT · texte numérisé non relu

DES ROIS DE PONT

84> Milhridate, après le départ de Sylla pour Rome, étant retourné dans le Pont , ceux de I* Coichide et du Bosphore te révoltent pendant son absence. 11 tourne ses armes contre tes uns et les autres. Les premiers lui demandent , pour roi , son fils , qu'il leur accorde , et rentrent dans l'obéissance. Mais cette demande lui ayant donne de t'ombrage contre ce (ils, il le fait mourir peu après. Il «répare ensuite une grasse flotte contre le Bosphore. Le mauvais succès de la négociation d'ArcheLaus auprès des lésions Fimlwianes , la défaite de Cheronée,et le dernier traité de Dar.tane , rendent la fidélité de ce ministre suspecte a son maître. Archélaîb démêle ses sentiments, et se jugeant perdu-, se sauve avec sa femme et ses enfants dans la province romaine. Il y trouve Muréna, qu'il presse vivement de prendre le* armes contre Milhridate, occupe de la rébellion de la Colehide. Muréna fait une irruption dans la Cappadoce, dont Milhridate s'était réservé une partie, et se rend maître de Coma ne, ville la plus puissante de ce royaume. Le roi de Pont se plaint ; mais le proconsul ne se croit pas oblige a un traité dont on n'avait rien mis par écrit.

83. Seconde guerre entre les Romains et Milhridate. Muréna continuant de ravager les terres do roi , celui-ci se met en campagne, et ayant passé le Heuve llalys , présente bataille aux Romains et les oblige a se retirer en Phrygic . après avoir fait une tris-grande perte. Sylla, nommé dicta leur perpétuel, ordonne sérieusement à Muréna de laisser Milhridate en -repos, et de le réconcilier avec Ariobarxanc. Le roi de Pont remet entre les mains de celui de Cappadoce un de ses Gis , Agé seulement de quatre ans , comme otage , et retient, sous ce prétexte, les villes où il avait des garnisons ; puis il donne un grand repas , où il propose des prix pour ceux qui surpasseraient les autres à boire, à manger , a chanter, a railler.

78. Enfin Milhridate restitue à Ariobarzane toute la Cap- I padoce; mais il persuade 1 son gendre Tigranc, roi d'Arménie, d'en (aire la conquête, et d'en transporter tous les habitants dans la nouvelle ville de Tigranoccrle et dans d'autres parties de l'Arménie.

76. Alliance du roi de Pont avec Sertorius, l'an des sénateurs bannis de Rome , qui suscitait de terribles affaires à ses compatriotes dans l'Espagne. Elle se fait aux conditions que le roi aura la Bithynic et la Cappadoce, que pour cet effet Sertorius lui enverra des troupes avec un capitaine pour les commander, et que de son côté Milhridate donnera a Sertorius trois mille talents comptant et quarante galères. Ce capitaine fut M. Marius, autre sénateur qui avait eu le sort de Sertorius, et l'avait suivi en Espagne. La conduite modérée et habile de Marius lui fait ouvrir les portes des villes d'Asie , sans le secours des armes , et le nom seul de Sertorius disait plu* de conquêtes nue toute* les force* | de Milhridate.

75. Le roi de Pont, a l'occasion du testament de Nicomède , qui avait (ait le peuple romain son héritier , et de la ; mort de Sylla , prend la résolution de faire une troisième : fois la guerre aux Romains. Déjà il s'était emparé de la Paphlagonie et de la Bilhynie; déjà la province d'Asie, épuisée par les exactions des partisans et de* usuriers romains, s était déclarée une seconde fois pour lui. Le* deux consuls, Lucullus et Colta, marchent chacun avec une I armée (7 4), l'un vers l'Asie, la Cilicie et la Cappadoce, l'autre | vers la Bilhynie et la Propontide. Colta voulant avoir seul l'honneur de la victoire sur Milhridate, se presse de livrer bataille avant l'arrivée de son collègue; mais il est battu par mer et par terre, et obligé mOme de se retirer dans la ville de Chalcédoine. I>s Romains perdirent a cette journée plus de quatre mille légionnaires, du nombre desquels le sénateur Manlius, et sept cents auxiliaire*, ht perle du roi de Pont ne fut que de trente Bastarnes a l'attaque du Pont. Après cette double victoire, la Bilhynie est emportée I d'emblée. Le* Romains , bloqués dan* Chalcédoine, sont presque réduits aux abois; Lucullus vient à leur secours avec trente mille hommes de pied el deux raille cinq cents chevaux. Les deux armées s'étant rencontrées près d'Othnei, sur la frontière de la Phrygie, se rangent aussitôt en bataille. Comme on allait donner le signal , tout-à-coup un nuage s'étend sur l'borison et couvre le ciel jusqu'à dérober presque la lumière du jour. Il s'enlr'ouvre, et Laisse tomber entre les deux armées un corps lumineux et enflamme ,

gros comme un muid , d'une couleur semblable à celle de

I argent. Ce phénomène effraye tellement les deux armées , qu'elles se séparent sans en venir aux mains. Lucullus continue sa marche , et arrive à la portée de Chalcédoine. Bien informé que le roi ne pouvait faire subsister encore' lonlems sa nombreuse armée , il prend le sage parti de tirer en longueur. Milhridate est en effet obligé de lever le siège, et de se retirer du cdté de la Troade. Le consul l'y suit , le resserre dans un terrein di/Bcile et se campe lui-même trèsavaniageuseraenl Le roi de Pont se résout à faire le siège de Cyzique , qui était pour lui la clef de l'Asie. 11 inve*til la place de toutes paru (73). Lucullus marche au secours des assiégés. Il était difficile de trouver accès dans une ville si exactement fermée. Un soldat des légions Valérianes, excellent nageur, se fait fort de porter jusque dans Cyzique les lettre* de son général, pour avertir les assiégés de sa marche. Il quille ses habits, se défigure le corps avec de la couleur, attache deux outres enflées et des plus grosses à une planche, et se servant alternativement de ses deux jambes , qui baignent dans la mer , comme de rames et de gouvernail, passe au milieu de la flotte ennemie, qui le prend pour un poisson monstrueux , et arrive à bon port dans la ville. M agi as , qui , ayant déserté l'armée romaine , était devenu l'officier de confiance du roi de Pont, sert encore plus utilement le proconsul, en trahissant Milhridate et lui faisant quitter le poste avantageux qu'il occupait. Lucullus s'en empare aussitôt , et devient par là maître des chemins par où les assiégeant pouvaient tirer leur subsistance aux approches de Fftiver. Les travaux néanmoins du siège se poussaient vivement , et la résistance des assiégés

II était pas moins vigoureuse. Milhridate ayant fait donner l'assaut général par mer cl par terre, les assiégeant* sont repousses. Cependant , les machines ont fait au mur une brèche qui est réparée pendant la nuit. Un second assaut , donné le lendemain , semble promettre plus de succès , mais au moment où l'attaque est la plus vive, il s'élève une tempête violente, oui brise toutes les machines, et jette la consternation dans l'armée royale. Les Cyxiciniena, à la vue des pertes de l'ennemi, de quelques prétendus prodiges , cl du secours porté dans la place par Lucullus , reprennent confiance. Milhridate s'obstine à continuer le" siège maigre la mauvaise saison , et renvoyé en Bilhynie la partie de son armée qui lui était le plus à charge. Tout ce détachement est dissipé par les Romain» au passage du Rhindaque. Peu après, la (aminé et la maladie attaquent le camp du roi Il donne des ordres pour la retraite, et lève le siège de Cyzique. Lucullus le poursuit jusqu'à l-ampsaque ; mais là , il est obligé de l'abandonner. Cependant, avant réuni bientôt après sa flotte, il se met à la poursuite de celle du roi , et la ruine dans deux combats qu'il lui livre (7a) , l'un j Ténédos, l'autre à Lemnos. Trois des commandant, Marius, Denys et Alexandre, sont faits prisonniers. Le dernier avale du poison , et meurt sur-le-champ. Denys est réservé pour le triomphe du vainqueur ; Marius est mis à mort par des ordres secrets du général romain , qui ne juge pas à propos de traîner, à la suite de son char triomphal , un sénateur dnnt le nom avait autant de partisans à Rome.

Celle victoire navale fut pour Rome un événement de la dernière importance, la Boite Pon tique ayant été constamment destinée à exécuter le grand projet de Milhridate , d'aller attaquer les Romains chez eux-mêmes.

Le roi de Pont , poursuivi par deux escadre* comraan

Jées par Triarius Voeanius Barba, se 1 où il est assiégé par Colla. Mais s

elle dans Nicomédie , 'étant échappé, il se remet en mer, et reprend par force le chemin de l'Euxin. Une nouvelle tempête ruine presque tout ce qui avait échappé au premier désastre. Le rot sauve à grande peine sa propre vie, en se jetant dans une barque de pêcheurs. La tempête calmée , il rassemble le mieux qu'il peut les restes énars de sa flotte à l'embouchure du fleuve Ilippius, anjourdjiui Anaphias, et surprend la ville d'Héraclée pen dant les Bacchanales , c'est-à-dire vers la fin de décembre ou le commencement de janvier ; caries Héracléens célébraient celle file plus lard que les Athéniens el plutôt que les Romains. Peu de tems après, Milhridate se remet en mer sur des briganlins de pirates , et fait voile à Sinope , capitale de ses étals. Pendant ce tenu, les ville* de Bilhynie tombent au pouvoir des Romains, et ensuite sont réduites en une seule province romaine, tous ie gouvernement du proconsul d'Asie.

L'hiver n'ayant pas interrompu les opérations de la

CIMOftOLOME HISTORIQUE

guerre en Asie , l'armée romaine «'avance ver» le royaum* Je Pont » et y arrive beaucoup plutôt que Mithridale. Le prince , hors d'etal (le tenir la campagne devant les Romains, munit ses places principales, et se relire chez les barbares au-delà de l'Euxin. Il forme une nouvelle année. Lucullus voulait le suivre dans la Colchide ; mais il en fut détourne

Iiar diverses considérations, et revint assiéger ou plutôt iloquer Amise , grande et riche ville , la seconde du royaume de Pont après Sinopc. Il ordonne en même tenu le siège d'Eupaloria , ainsi appelée du surnom de Mitbridale, cl envoya faire celui de Themiscyre, sur le Thermodomn, deui autres villes considérables (71). Cependant le roi s'était suis en campagne dès le commencement du nr in tenu. I.ucullus laisse le commandement des sièges il'Amisc et d'Eupaloria, à Murena, le lils de celui dont nous avons parlé, et à qui Cicéron rend un témoignage bien favorable , marche contre Milliridate campé dans la p taine de Cabire. Le roi de Pont remporte l'avantage dans deux actions, mais a la troisième il est entièrement défait, et obligé de prendre la fuite, sans valet et sans écuyers , même sans cheval, jusqu'à ce qu'un de ses eunuques, qui l'aperçoit a pied au milieu des fuyards, descend du sien et le lui donne. L'avarice des soldats de I.ucullus, qui s'amusent à ramasser sur 1rs chemins, l'or, l'argent et tes pierres précieuses que le roi y avait semés a ilrsscin, prive Lucullus du seul prix de ses victoires, ei empêche Mithridale de tomber entre ses mains.

Après cette déroule des ennemis, Lucullus prend ta ville de Cabire et plusieurs autres places et châteaux qui renfermaient de grandes richesses. Il y trouve aussi les prisons pleines de Grecs et de princes proches pareils du roi de font , qu'il remet en liberté. Nyssa , soeur de Mithridale , fut prise par un très-grand bonheur pour elle , car son frère , dans sa fuite, avait envoyé a ses autres soeurs retirées plus loin du danger, l'orJre de se préparer a la mort. Monime , cette belle Ionienne, qui n'avait jamais voulu se rendre à la passion du roi qu'a litre d'épouse , reçut l'ordre de mourir par l'eunuque Bacchidas. Elle essaya de l'exécuter elle-même avec le diadème qui ceignait sa tête. Mais ce bandeau ne se trouvant pas assez fort pour l'étrangler , elle tend la gorge a Bacchidas. Bérénice, autre femme du roi de Pont , cédant aux prières de sa mère, partage avec elle une coupe empoisonnée. La moitié suffit pour la mère abbattuc cl affaiblie par les années. Bacchidas étrangle la fille , et supplée a la trop faible dose du poison. Roxane, autre sueur de Mithridale , avale le breuvage mortel en vomissanl, dit-on, des imprécations contre son frère; mais Sut ira dévore la coupe fatale, en le remerciant de ce qu'il n'avait pas oublié de leur fournir les moyens de mourir libres et de se soustraire aux outrages de leurs ennemis.

Mithridale, apprenant dans sa retraite que toute son armée s'élait dispersée sans pouvoir se rallier, ei que la ville de Cabire était au pouvoir de l'ennemi , sort secrètement du château où il s était renfermé, erre quelque tems dans la contrée de Comane où il avait plusieurs forteresses, et y rassemble quelques débris de son armée. Enfin, averti que Lucullus était a sa poursuite , il abandonne ses états et se réfugie en Arménie, chez Tigrane, son gendre. Lucullus, qui l'avait suivi de près , arrive bientôt devant Comane. Dorylails, gouverneur du chileau de Talaure, qui avait déjà traité secrètement avec le proconsul , lui livra Comane et le riche mobilier du roi. Le questeur de l'armée met uu mois entier à dresser l'inventaire du seul trésor de Talaure. Samusale est la seule ville de Cappadoce qui résiste aux armes triomphantes des romains. Lucullus l'attaque en forme. L'usage des feux de naphte (feux grégeois que Calliuique n'avait pas inventés , mais dont le secret fui était venu des orientaux) rend ce siège très-dangereux. J.a ronstance des Romains se montre supérieure a tout péril , et emporte la place , d'ailleurs mal défendue. Le proconsul eusuite va. soumettre la petite Arménie, qui faisait partie du royaume de l'ont , et accorde des honneurs et des bienfaits considérables aux officiers qui se donnent a lui. En Bilhynie , Colla forme le siège d'Héraclée , et bloque la ville du enté de la mer. la peste, la famine, décident les commandans a livrer la ville a Triarius. Elle est abandonnée au pillage; les Romains y mettent le feu après en avoir traité les habitai»» avec la dernière inhumanité. Mithridale n'avait plus aucune force navale en Asie.

Le siège d'Amise Jurait encore. Lucullus y retourna pour en hâter la lin. Toutes les inventions de Callimaque , le plus habile ingénieur de son siècle, ne servent qu'a relarder - . — 1

la reddition de la place. Cependant Eupatoria, autre ville voisine , est escaladée. Themiacire succombe par l'elfei des mines. La prise de ces deux villes favorise celle d'Amise , I.ucullus, a La fin, l'emporte d'assaut, Callimaque ne voyant plus de ressource , y met le feu cl se sauve dan* un vaisseau qui l'attendait. L« vainqueur veut arrêter l'incendie , l'avare indocilité des soldats, qui ne pensent qu'au buliu, traverse ses intentions : la pluie le seconde en quelques parties. Sinope n'était point encore soumise. La garnison cilicienne la contenait dans l'obéissance eovers le roi. Lucullus en fait le siège. Elle était partagée en plusieurs factions. Les commandans se réunissent enûn pour la piller en» -mêmes et te retirer. Elle est sauvée par le* assiégeans qui conservent se* embellissemens , rende ut aux anciens habilans les biens qu'ils possédaient, et les remettent en liberté comme ils étaient avant Pharnace, La reddition de la capitale du Pont entraine celle de loul le reste du royaume et même celle d'Amise qui n'avait point encore capitulé. Lucullus , avant de quitter la campagne, règle l'administration de la province d'Asie , que l'oppression des publicains réduisait au Jcrnier état de misère et de calamité. Le* villes d'Amise cl de Sinopc consacrent la mémoire de ses bienfaits en quittant leur ère ordinaire, et datant leurs nouvelles médailles de l'époque où le proconsul leur avait rendu la liberté.

70. Tigrane avait mal reçu le roi son beau-père. Lucullus envoie une ambassade vers le roi d'Arménie, qui parait avoir plus de jalousie que d'affection pour son gendre. Clodius, chef de cette ambassade, proposa au prince Arménien , sans aucun détour, de lui livrer Mithridale. Tigrane rejette ouvertement la demande. Mithridale mime, des ce moment , éprouve un accueil tout différent. Après vingt moi* de séjour en Arménie, où il élait garde plutôt comme un prisonnier que comme un hôte a qui on veut faire honneur, il est admis à la cour de son gendre, el conclut une ligue avec lui.

6g. Lucullus forme sur-le-champ le projet de porter la guerre en Arménie. Il y va lui-même avec deux légions seulement, passe l'Euphrate, franchit le mont Taurus et traverse la Sophènc , où il reçoit un grand secours de la part des habilans de la Gordyenne. Tigrane , surpris de l'approche des Romains, méprise le conseil de son beau-père ? perd sa capitale et ne peut être d'aucune utilité à Mithndate. Le* deux rois se retirent sur le mont Taurus. De la ils recherchent l'alliance du roi des Parthes, sollicite par les Romains d'autre part. Arsacese détermine A la neutralité, et le proconsul a lui faire la guerre. Mais il se trouve encore forcé, par la mutinerie de ses soldais, a marcher d'abord contre les rois de Pont et d'Arménie, qui avaient employé les retards causés parles négociation*, A réparer leurs pertes et a rassembler une armée de soixante-dix mille hommes de pied, de trente-cinq mille cavaliers et de chariots armés de faux , chose inconnue jusqu'alors aux Romains. Cette armée «'étant mise en campagne ver* le milieu de l'été , ne se pressa pas , néanmoins , d'aller au combat. Le proconsul y attire les deux rois sur les bords du fleuve Arsa— nias, cl les défait l'un et l'autre. L'approche de la mauvaise saison sépare les deux année*. Mithridale, en retournant dans le Pont, tombe a l'improvisle sur un détachement des Romains, commandé par Fabius, el lui tue cinq cents hommes. Le préleur veut prendre sa revanche. Il est trahi par un corps de Thraces auxiliaires , qui lui débauchent même les esclaves affranchis dont il avail recruté sa troupe. Tous les Romains allaient être les victimes de cette trahison sans le danger où se trouva le rot de Pont , frappé d'une flèche au-dessous de l'œil , grièvement blessé a la ïambe el au grriou de drux coups de pierre. Toute l'armée occupée de l'accident arrivé a son prince, abandonne l'action cl laisse i Fabius le lems de faire sa retraite i Cabire, où Tigrane va l'assiéger. Milhrulate, guéri de ses blessures, remet sur pied de nouvelle* force* , et la haine de ses propres sujets pour une puissance étrangère qui les traitait durement , le sert si bien , qu'il recouvre tous ses étal*.

Tigrane n'avait pas le même bonheur a Cabire , où Triarius dégage Fabius. Mais Mithridale attaque Triarius qui poursuivait sa victoire près de la rivière d'Iris, charge les Romains au passage de l'eau , et veut la passer lui-même. Un pont qui rompt sous le poids des passant , fait perdre au roi l'avantage qu'il pouvait se promettre de cette journée. I*a saison ne permit pas de rien entreprendre de plus.

6H. L'année suivante , Mithridale rencontre Triarius près de Gaziura r ver* le fleuve Halis, en Cappadoce. Un alfreux ouragan sépare les deux armées. Le rot se porte au camp

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