DE LA
nombre , «'et liment trop heureux de se retirer a la faveur Je la nuit , quoiqu'ils n'eussent encore perdu qu'une galère. Ijes Athéniens les poursuivent jusqu'au cap Pelotes. Des agrafes de fer qu'on jette de la côte, coulent a fond un de leurs vaisseaux ; ils en perdent un autre et naviguent vers Camarine. J.a garnison de Messine va attaquer Naxe par mer et par terre. Les habitants , dès les premiers jours de l'attaque, se renferment dans la ville; les ennemis ravagent le pays et assiègent la place. Les anciens peuples quittent leurs montagnes pour venir au secours; les Naxiens s'imaginanl que ce sout les Athéniens cl les Léoutins qui viennent les secourir , font une sortie sur les assiégeants et en tuent plus de mille; le reste se relire en désordre avec assez de l>einc. La flotte de Syracuse, qui était A Messine , ayant appris cet échec , fait une prompte retraite. I-es Athéniens et les I .contins se présentent devant Messine. Démotèlc qui -commandait quelques Locrien* qui y étaient restés , fait une sortie sur les Léontios dont il tue une grande partie. Les Athéniens, mettant pied a terre, repoussent les assièges dans la ville , et après*voir dressé nn trophée, ils retournent a Rhége. La guerre continue entre les Grecs de Sicile, sans que les Athéniens y veuillent prendre part. Les Locriens sont chassés de Messine.
4a5. Les Ca ma ri née ru et le; Géléens, la* de la guerre, font une trêve. Ilcnnocrate , fils d'Herroon de Syracuse, fait comprendre aux autres villes l'intérêt qu'elles ont a se réconcilier. On fait enfin la paix , a condition que chacun I gardera ce qu'il a. Cependant on rend aux Camarinéens 1 Morgantine , a la charge de payer une somme aux Syracu- ■ains. Ceux-ci accordent aux Léonlins le droit de bourgeoisie , et leur ville est censée colonie syracusaine. Les généraux athéniens se retirent au grand mécontentement Ju peuples d'Athènes , qui les condamne à l'amende , comme s'ils se fussent laissé corrompre pour ratifier la paix, f.es Léonlins , ne pouvant repeupler leur ville , la démolissent , et vont s'établir a Syracuse où ils sont reçus comme citoyens. Quelques-uns ne sV plaisant pas , en sortent et s'emparent de Phocée et de Briscinie, deux forts dans leur ancien pays. Plusieurs de ceux qui avaient été autrefois chassés de la ville se joignent a eux et se défendent contre les Syracusains.
4i3. Phéax est envoyé en Sicile, par les Athéniens, pour «oulever les peuples contre les Syracusains , et proposer le rétablissement de la ville des Léonlins. 1-es Camarinéens et les Agrigcnlins entrent dans ce projet; les Géléens n'en veulent point entendre parler. Phéax conftre avec les mécontents de Briscinie, et les exhorte a se défendre, en leur promettant le secours des Athéniens, L'histoire ne dit point l'eflet de ces mouvements.
TTRAKS OS Hfl II CE ET DE ZJXC1.E OU MESSIKS.
4«i. HiMios parvint a la souveraineté dans Géla, par la cession que lui en fit son frère, comme nous venons de le voir, et l'exerça sans doute, mais on ne sait comment, jusqu'à ce que la mon de son frère lui eût ouvert le chemin au trône de Syracuse (4/s)-