‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 342 sur 532 · PREMIÈRE GUERRE PUNIQUE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE GUERRE PUNIQUE

Celte protection est la cause première et principale de la première guerre punique. Les Romains sont victorieus (Voy. itid. } et accordent néanmoins la paix (a64) a de» conditions honorables au nouveau roi de Syracuse. Rome déjà maîtresse de celte partie de l'Italie qui s'étend depuis l'extrémité de l'Elrurie jusqu'à la mer Ionienne, et depuis la mer Tyrrhénienne jusqu'à la mer Adriatique, par la défaite des Samnites , des Bruliena , des Lucaniens

par un troisième traité (280) , mais refuse cent vingt voiles, qui leur est offert par contre Pyrrhus. Ceux - ci tournent ce s

et des Tarenti ns, n'avait plus qu'un pas! faire pour passer en Sicile. Hiéron étant devenu l'ami des Romains , les seuls Carthaginois étaient capables ambitieuses de cette république- " de Campaniens , sous le c

lius, au secours des Rhégi

les Carthaginois

Decius , par une perfidie noire, s'empare de Rhége qu'il devait secourir ; mais C. Claudiua , son soccesseur , répare cette infidélité , prend Rhége sur 1rs Carthaginois , el passe delà k Messine, que ceux-ci, unis aui Syracusaina, tenaient assiégée. Chemin faisant , il est attaqué et détail par Hannon , qui , néanmoins veut composer avec le s ai ne u Claudius refuse tout accommodement, et gagne le port de Messine. Les Mamertins lut remettent leur ville dans le mois de juillet

Haknok II , retiré dans la citadelle de Messine , consent è une conférence amiable avec le tribun et les chefs mamertins. Claudius , sans bonne foi , fait arrêter et re tient prisonnier quelque tems Hannon. La garnison carthaginoise rend la citadelle aux Romains. Le général rar- 1 haginois retourne a Carthage , sa justification n ayant point été reçue, il expire sur une croix.

HATtnon III, fils d'un Annibal, est envoyé a par les Carthaginois, résolus de tout risquer pour en déloger les Romains. A son arrivée , le nouveau vénérai

DE LA RÉPUBLIQUE DE t ARTHAGE.

assiège la place. Claudius marche au secours, et quoiqu'il) Péricur en nombie, il dédit les assiégeait*, et leur otc toute espérance de rentrer jamais dan» Messine. Cette conquête ouvre aux consuls suivit» presque loules 1rs portes de la Sicile. Les Romains portent leurs armes et leurs conquêtes jusqu'à l'entrée de Syracuse. Hiéron lui même abandonne les Carthaginois (26a) , qui ne peuvent défendre Agrigente plus de sept mois. La prise de celte ville coûte aux Romains , trente mille hommes Je pied , et cinq cents quarante chevaux» Hannon éprouve à Carthage le sort ordinaire de ceux qui manquaient de bonheur ; on le condamne a une prodigieuse amende. La» consuls L. Valerius Flaccus et T. Otacilius Crassus, pendant ce tctns-la, se rendaient maîtres de tout le plat pays di la Sicile. Les Romains qui , jusqurs-là , n'avaient point eu de flotte, en mettent une dé cent-vingt voiles labi) en mer.

Amitcak IV et A iras al 111, dit l'Ancien , sont choisis par Cartilage pour commander ses armées de terre et de mer contre les Romains. Cn. Cornélius Scipio , surnomme- Asina , qui commandait la flotte romaine, se rend, sui un faux bruit , a I-ipari , où Bqodès commandait une escadre carthaginoise. Celui-ci invile le consul a passer sur son bord pour conclure une paix solide et duiable. Cn Cornélius se rend a l'invitation (a6o)j mais il est aussitôt arrêté prisonnier, et ses di*-sept galères, après une assez faible résistance , tombent au pouvoir des Carthaginois

Le consul C. Duillius Ncpos, quitte la Sicile et prend le commandement de l'escadre romaine qui était dans Je détroit de Rhége. Il en vient aui mains avec les Carthaginois auprès de Myles , et les défait entièrement par le moyen dune machine de son invention, appelée |e Cor Uau, dont l'usage est de forcer l'abordage. Les Cad lia ginois perdent dans cette action sept mille hommes; sept autres mille sont faits prisonniers , et quatre-vingt voiles

Mylistrate , dans la pousse le siège si

avec la galère que montait Annibal , sont la proie des vainqueurs. Cependant Amilcar, dont le quartier général était a Panorme , profitant de ta dissension nui s'était mise dans Le camp romain , entre les légions et les auxiliaires, attaque ceux-ci dont un grand nombre sont pis s»* au fil de l'épée, disperse les autres, et prend plusieurs villes. Il se laisse ensuite surprendre par les Romains, qui lui enlèvent plusieurs vaisseaux. Ses gens , irrités de celle perte, le font périr sur une croix. Depuis ce teins , les pro grès des Romains vont toujours en croissant (aSçj). C. Acuii H us Florus prend d'assaut Hippane, pendant que Scipion s'emparait Oc la Sardaigne et de la Corse (aS8), alors lia; A. Altilius Catlaliaus assiège , qui avait résisté a Florus, et arment , que la garnison carthaginoise abandonne" la ville pendant la nuit. L'épée romaine tue tout ce qu'elle rencontre; la ville est rasée jus qu'à ses fontlemens. Oi narine ne tient pas long - tenu. Beaucoup de places appartenantes aux Carthaginois , subissent le joug romain de gré ou de force. Lipari offre plus de résistance ; mais a la fin l'île toute entière est subjuguée. Annibal , avec toute sa flotte, est même battu en faisant voile pour l'Afrique Le proconsul C. Aqui-

littf Florus reçoit a Rome, le a6 septembre, les honneurs du triomphe , et on les accorde le lendemain au consul C. Sulpitius Palerculus , pour les victoires remportées par l'un et par l'autre , sur les Carthaginois et les Sardes. Annibal éprouve de la part de ses soldats le même sort qu'avait eu son collègue Amilcar IV.

Amilcar V et IUnnos IV, Gis d'Asdrubal Bostar, se mettent à la têle des affaires. L'année suivante, aussitAt que la saison permet de tenir la mer , les deux républiques se disposent a déterminer laquelle des deux potsédera l'empire de la mer. Les Romains , avec une flotte de trois cent trente galères, moulées par cent quarante mille hommes, se rendent a henome. Les Carthaginois , avec vingt vaisseaux et dix mille hommes, se portent i Héracléa-Minaa. On en vient i une action très-sanglante. La victoire tourne du côté des Romains. Hannon, dans le dessein de détourner les Romains d'aller a Carthage , leur fait des propositions de paix qui ne sont point écoutées. Les consuls dirigent leurs armes victorieuses vers l'Afrique. Ils débarquent sans aucune opposition a Clypea, où Us établissent une forte garnison ; de Là ils se portaurt vers Carihage, prennent , chemin faisant, d'assaut ou par.

capitulation , pillent , brûlent tout ce qu'ils rencontrent de villes ou de villages, lonl vingt ou vingt-sept mille prisonniers , et arrivent jusqu'aux portes de la capitale , J'ou ils reviennent à Clypea, chargés de butin (a5b). Les géoeiaux carthaginois concertent ensemble les moyens , sinon de chasser les Romains d'Afrique, du moins de prévenir leurs incursions. Regulus, néanmoins, s'avance,! et campe a Bagrada, auprès de Carihage, et tue en cet endroit , à l'aide de* machines destinées à battre en brèche, un serpent d'une grandeur monstrueuse. Les Carthaginois campent sur des hauteurs couvertes de bois , et rendent . par la, inutiles leurs élépbans et leur cavalerie , en quoi consistait leur principale force. Le* Romains , profitant de cette faute, attaquent inopinément, et de nuit, les Carthaginois. Dix-sept ou dix-huit mille de ceux ci restent sur le champ de bataille. Cinq mille sont faits prisonniers , dix-huit de leurs éléphans tombent au pouvoir | des vainqueurs. Régulus s'empare ensuite d'un nombre considérable de villes , entr'autres d'Utique et de Tunis. Ce- j pendant les Numides déclarent la guerre aux Carthaginois. Les habitat» de la campagne se jettent dans Carthage. Elle | se trouve tellement remplie de peuple, que la famine paraît inévitable. Régulus ne voudrait point laisser passer à I un autre consul la glojre de ses heureux succès ; mais les ] Carthaginois refusent les conditions peu raisonnables auxquelles il consent à leur accorder la paix. Les Romains I se disposent à attaquer la capitale de

a55. Xantippe le Lacédémonien , élevé dans l'excellente I discipline militaire de Sparte , arrive à Carthage avec un corps Je mercenaires , et accepte le commandement de | l'armée carthaginoise. Ayant livré bataille aux Romains , il les taille cn pièces tous, ou les fait prisonniers, à Pcx- 1 ception de deux mille, qui se retirent à Clypea. Cette ville à l'instant est assiégée, sans être prise par les Carthaginois. Régulus est lui-même du nombie des captifs. Tous sont traites avec beaucoup d'humanité. Le consul seul , qui dans le succès avait été sans pitié et sans modération , éprouve le ressentiment d'une nation fière et Implacable. On le plonge dans un cachot , où il ne reçoit de nourriture qu'autant qu'il cn faut pour ne pas mourir de faim. Sur la nouvelle de celle défaite , deux consuls partent de Rome pour l'Afrique, vers la fin de mai. Leur flotte est jetée sur les cotes de Corsura , appartenant aux I Carthaginois. Les Romains s'emparent de celle île, y laissent garuison , et continuent leur roule. Us rencontrent l'armée navale de Car t liage , a la hauteur du cap d'Hermée, entre le solstice d'été et le commencement d'août. On M bat, et les Carthaginois sont défaits. Mais les vainqueurs, cn revenant, heurtent les cotes de Sicile auprès de Ca- , et perdent , par un naufrage , deux cent vingt ut chargés de butin , dont il n échappe que quatre-

Cabthalon ei Asdauial III, généraux de l'armée Carthaginoise en Sicile, y obtiennent quelque succès. Le] premier s'empare d'Agrigenle , la réduit en cendres et I eu transporte les habilans à Olympicum. L'autre reprend Corsura sur les Romains. Amilcar , en Numidie et en Mauritanie , punit du supplice de la ctoix les chefs de ceux qui avaient pris le parti des Romains; grand nombre d'autres soat passés au fil de l'épée ; d'autres ne sauvent leur vie | qu'au prix de beaucoup d'argent.

a54. Les deux consuls , après avoir rétabli leur flotte, retournent en Sicile sur la fin du mots de mai, se rendent maîtres de Cephalleedium et Carlhalon , les force I de lever le siège de Trapani. Ils viennent ensuite former celui de Païenne , capitale de la Sicile Carthaginoise. A| un siège assez long , Païenne est pris.

aS3. Les deux

, Cn. Servilius Cas pic

et C. Sexnpr. BLesus, partent pour l'Afrique vers la fin du I mois de mai. Ils prennent, chemin faisant quelques villes sur la cote., Un coup de mer jette leur flotte contre l'Ile des Lotophagites, et leur brise ceot cinquante vaisseaux. Une nouvelle tempête et un autre naufrage achèvent de ruiner leur marine. Le sénat et le peuple renoncent a 1 la guerre, par mer. 1-es Carthaginois «tant demeurés seuls j maîtres «le <tl élément, les Romains ne conservent plias ] que.soUante

aux pour protéger le. cAtes d'Italie , et des troupes en Sicile (a5a) ; Rome com-

prend enfin b nécessité d'avoir une Hotte , et en fait équiper une. Ocilius Mélellus , proconsul campé sous les murs de Païenne, dans le lems de la moisson, c'està-dire vers la fin de juin, en Sicile, défait Asdrubal, tue vingt mille Carthaginois , vingt-six éléphans , et en prend cent-quatre. Les Romains commencent a n'avoir plus peur de ces animaux. Asdrubal s'enfuit (a5i), et les Carthaginois le condamnent à mort. Avant le mois de juillet, une nouvelle flotte de deux cents vaisseaux, pan de Rome , et vient assiéger Lilybée , la seule ville importante après Drepanum on Trapani , qui restât aux Carthaginois dans la Sicile (a5o). Amilcar commandait la garnison , forte de dix mille mercenaires , Gaulois ou Grecs, et d'un nombreux détachement carthaginois. Il repousse les deux consuls , Manlius et Attilius, tue dix mille Romains, réduit en cendres plusieurs de leurs machines de guerre, et rentre en triomphe dans la ville. Une lamine et une contagion emportent dix mille autres Romains. Ils nent néanmoins les mercenaires de l'armée carthagi-

ion pour livrer la place et les sages précautions

noise, qui trament une conspiration aux consuls. Elle est découverte,:

d' Amilcar en arrêtent les suites.

Cependant les Carthaginois envoient une ambassade a Rome pour demander la paix et proposer l'échange des prisonniers. Régulus, l'un de ces prisonniers, est envoyé avec les ambassadeurs, dans l'espérance que l'amour de la patrie et le chagrin de la prison , l'engageront a appuyer la demande de fa paix. Le généreux romain s'oppose fortement aux deux propositions de Canhage, et revient chex les Africains , dont la vengeance exerce sur lui tous les rafinemens de la cruauté la plus ingénieuse, jusqu'à ce qu'il ait perdu la vie. C'est ce que disent quelques écrivains, peut être sur des bruits populaires, ou pour exagérer la cruauté des Carthaginois et la consiance d'un citoyen romain. Polybe ne parle plus de Régulus après la victoire de Xantippe, mais convient avec les autres que les de continuer la

es de Rome , pousse ses incursions jusqu'à Cumes , jusque* sur les côtes d'Italie , situées vis-a-vis de la

de .lu

et

Sicile. Les Romains .

d'Afrique , s'emparent cendres la plus grandt vires qu'ils trouvent , Columbaria , et pouillea.

Le consul Cascilius Uétellus , parti

leur part , ravagent les côtes port d*Hippooe, réduisent en partie de la ville, et tous les oa-

fait

délogent les Carthaginois de Pile ment a Panorme chargés de dé-

de Rome daas le te juillet , continne le siège de Lilybée (a47) ♦ et llégue, N. Fabius Buteo, celui de Trapani. On

des

prisonniers.

349. AwîttaaL III , surnommé le Rhodien , arrive d'Afrique avec un renfort de dix mille hommes, met le feu aux machines des assirgrans, et leur tue beaucoup de inonde. Le consul Claudius Pulcher , dans te même tems , vient se présenter avec une puissante flotte devant Trapani. Adherbal, qui commandait la place, va aussitôt lui disputer l'entrée du port. La victoire, long -tems balancée, »c déclare pour les Carthaginois. Claudius perd quatre vingt treize vaisseaux et essuie la plus terrible défaite que les Romains eussent éprouvée depuis le commencement de cette guerre. Carthalon , de son côté , remporte divers avantages sur les Romains. Ceux-ci , néanmoins , continuent le blocus de Lilybée. Les Carthaginois mettent le leu a la flotte romaine , ou selon d'autres elle est ruinée par ni

une flotte de dix vaisseaux seulement , , forte de cent vingt -trois. Il ne leur qui portent au siège de Lilybée les

bat celle des en reste que

débris de leurs troupes. L. Junius Pullus , étant parti peu de jours après son élévation au consulat , c'est-à-dire vers le milieu du mois de- mai (»48) , pour porter des vivres et des munitions aux assiégeans, détache une partie de sa flotte sous les ordres de ses questeurs. Carthalon se place entre Junius et les questeurs. Une violente tempête menace les uns et les autres. Les Carthaginois, la prévoyant, s'éloignent du cap Pachin ou Passaro. Les Romains, qui nont pas la même prudence, ne sauvent du naufrage que deux vaisseaux, avec lesquels le consul va porter quelques soldats a Lilybée. Néanmoins, Junius force la ville d'Erix, qui est sur le mont Trapani. Il veut ensuite déloger Carthalon, qui était cantonné dans Egilhale, au pied de la montagne ; mais il est battu et même obligé de se rendre prisonnier avec toute la garnison. Le consul, craignant d'élre puni a Rome, prévient la punition en se tonnant la mort. Le sénat renonce une seconde fois a I faire la guerre sur mer. Carthalon , devenu odieux a l'armée , est rappelé a Carthagf.

24C Les nouveaux consuls de cette année ne peuvent déloger Amilcar du poste qu'il occupait.sur la montagne. Les deux sièges se continuent. Annibal vient «n monde sur La fin de I année. Les Romains gagnent près d'Egimurc, une bataille si'r les Carthaginois (a4^); mais un naufrage leur en fait perdre tout Te fruit. Le proconsul Fabius Licinus, serrait de près la ville de Trapani {344). Mais Amilcar surprend Eryx , et assiège les Romains restés au sommet de la montagne dans le temple du Vénus Kricine. Un corps d'armée romaine , campe au pied de la colline , l'assiège lui-même. Les deux partis restent dans cette position jusqu'à la paix. Cependant les Gaulois employés au service de Carthage , et établis en garnison a Eryx , forment le projet de livrer la ville aux Romains (a43). 1> projet étant découvert, les coupables évitent la peine de leur perfidie en passant dans le camp des consuls. Le xéle des citoyens romains pour la guerre contre les Carthaginois fournit et équipe une flotte de cent vaisseaux (*4a) dont le commandement est confié a C. Lutatius. Le consul part dans le premiers jours de juillet et commence par se saisir du port de Drepanum ou Trapani , et de tous ceux voisins de Lilybée , dont Giscon était gouverneur. Les Carthaginois rassemblent toutes leurs forces. Elles consistaient presque toutes en troupes mercenaires, dépourvues d'expérience, de zèle et d'intérêt. Celles des Romains étaient presque toutes d'élite.

Lutatius donne assaut a la ville de Trapani. Il y est blessé. Ses soldats abandonnent l'attaque, et le reportent dans ton camp. Hannon fait la plus grande diligence avec sa flotte pour venir au secours des assiégés. 11 parait a la hauteur d'Hierortèse. Lepréteurromain l'attaque ; le Carthaginois cède dès le premier choc. Le consul , non encore guéri de sa blessure , se fait porter dans son vaisseau, cingle vers les îles jEgates, et donne la bataille aux Carthaginois, le ir) mai (a4<)- Hannon, quoique supérieur en nombre, est encore une fois battu. On lui coule a fond cinquante vaisseaux ; on lui en prend soixante-dix avec ses munitions et ses vivres. Il se sauve en Afrique avec le peu de monde qui lui reste. Lutalhis s'avance aussitôt vers Eryx. Amilcar hasarde un combat. Les Romains lui tuent deux mille hommes.

Cannage , hors d'état de donner de nouveaux secours a son général, lui envoie plein pouvoir de traiter de la paix. Le consul veut bien l'accorder aux conditions que les Carthaginois n'attaqueront jamais, ni le roi Hiéron ni aucun allié du peuple romain ; qu'ils paieront deux mille deux ans l'espace de vingt ans , et rendront tous les prisonniers avec les déserteurs. Le peuple romain ajoute a ces conditions , celle de céder aux Romains toutes les îles situées entre la Sicile et l'Italie. Canhage, ne pou user, le traité se conclut, et la première e finit après avoir duré vingt-quatre ans.

chef de h fac Carthalon , ravage les côtes de mit de mort les

a47- AmiixahVI, lion Barcine, rempli Locriens et des Brutiens révoltés , punit pablei ou les plus mutins , campe entre Païenne ou Panorme et Kryx , porte de la le dégât sur les

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