‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 355 sur 532 · HK DYNASTIE : LES TCHEOU · texte numérisé non relu

HK DYNASTIE : LES TCHEOU

i lia av. J.jC. ( t6*. année kl-mao, do u*

de.)

Ot>-

OMkVC , après la victoire remportée sur les troupes impériales, s'étant rendu k Fong-tching, capitale des Chang,? hit laissé empereur par tous le* grands et 1rs mandarins dé l'empire. Alors il donna ses soins pour réformer les abus qui s'étaient introduits dans l'état. Tous ne furent pas content de cette réforme ; elle occasionna quelques révoltes qui furent promptement dissipées. Tout étant paisible dans l'empire , Ou - ooamg prit la couleur rouge pour celle de sa dynastie, et voulut qu'elle fut employée sur ses drapeaux. La durée du régne de Ou - ouang fut courte. Ap 1 — uvemé l'empire l'espace de six ans,

ourl il mourut s

i ufi av. J.-C. ( sa TcMlRC-oUANO, 6b de a fige de treize ans

année y-yeou , dis sa', cycle. ) s Ou - ouang, devint son successeur x>us la conduite de Tcheou-knng , ion oncle, a qui son père, mandé. Tcheou-kong, pour

exemples domestiques, mit en ver» le* plus belles actions 'es princes, q

de 'J'cheou en mourant , l'avait recome former a la vertu par des

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u'iï fit apprendre a son élève. Le zèle que (Vtièou- kong montrait pour le bien de l'empire , fut calomnié par -des envieux , du nombre desquels étaient ses propres frères , qui l'accusèrent de vouloir supplanter son neveu. Sensible i celte accusation qui prenait faveur, il «éloigna de la four et resta dans un exil volontaire , l'espace de deux ans. L'empereur, convaincu de son innocence, l'ayant ensuite engagé i revenir a la cour , il y reprit les fonctions du ministère. Il y retrouva les mêmes ennemis, auxquels se joignit Ou-keng, de la famille de* Chang , qu'il travaillait a rétablir sur le trône. Celui-ci s'étant fait un parti puissant , se vit en état de déclarer la guerre k l'em pereur.

Tcheou koog ayant marché contre lui, le fil prisonnier dans une bataille , et par li crut rétablir le calme dan* l'emire après l'avoir fait mettre i mort. Mais les princes de en et de Hoai , peu intimidés de la punition de Ou-keng I et de plusieurs de ses partisans, voulurent continuer la

? [uerre. L'armée envoyée contre eux par Tching - ouang , es défit et en délivra le pays. Tching-ouang , après avoir I pacifié les trouble i de l'empire, se mit en route pour le parcourir, et après avoir visité les neuf provinces, il erra de nouvelles charges pour le bien de l'eut. Il était alors |dans la sixième année de son règne. L'estime qu'il s'était cquue dans son voyage, lui valut une ambassade d'un royaume étranger voisin de la Cochinchine , dont le sou verain loi envoyait de riches présents. Entre ces présents, le plus remarquable était une boite dans laquelle était suspendue , sur un morceau de liège nageant dans l'eau , une main qui marquait toujours le sud. C était la boussole , que Marc Paul, Vénitien , apporta en Europe de se* voyages a la Chine, vers la fin du treizième siècle.

Après le départ des ambassadeurs, Tching- ouang I septième année de son règne, de retour a- Fong -tching, résolut de transporter sa cour a Lo yang i il charg kong d'aller lui bâtir un palais en cette ville.

Ayant perdu ce minisire l'an 1106 avant J.-C, il lu substitua Kiun-tchia dont il eut également lieu d'être sa lisfait. I.a suite de son règne, qui dura trente-huit ans, l fut entièrement paisible. Ko mourant, il emporta dan» le mbeau les rtgrets du peuple.

1078 av. J.-C (6o«. année quei-hay, du aa«. cycle. I tUrir.-oDAriG, fils de Tching - ouang , et «on

I e*1 fut

en frappant

| le» grands firent la même cérémonie en saluant le nouvel ipercur. Chao-kong , qu'il nomma son premier ministre, | fit la visite de toutes le» terres de l'empire pour ' 1 a chacun ce qu'il en pouvait lab examina encore les pays propres i nourrir les vers a soie la le nombre des mûriers , de* manufactures, <

indiqua la manière de faire circuler le commerce des soie*.

La seizième année de son règne, Kang-ouang perdit son ministre Pé-kin , prince de Lou , qui lui avait rendu d'important service*. Dix ans après la mort lui enleva encore le prince Chao - kong , qui ne Ini avait pas été moins utile que Pé-kin. Il mourut lui-même la vingt-sixième année de son règne, digne d'une plus longue vie, par l'amour qu'il avait pour son peuple.

io5s av. J.-C. (a6*. année ki- tcheou, du a3*. cycle. ) Tchao-ouang trouva l'empire, en succédant k Kangouang , dans une profonde paix. Mais il ne profila pas de cet avantage pour gouverner sagement. Entièrement livré k sa passion pour la chasse, il abandonna le limon de l'étal 4 ses ministres. Les peuples se plaignirent eovain de* déglt* qu'il faisait sur leurs terres en chassant. Irrité* du mépris qu'il faisait de leurs plaintes en continuant de détruire leurs récolles, ils prirent la résolution de le perdre et de le faire mourir. I.a cinquante-unième année de son règne, ceux lie la province de Hou-kouang, ayant éclaté le* premiers, Tchaoouang résolut d'aller k la tète de ses troupe» pour le» con tenir, et fit cette expédition en chassant, te qui causa un dommage irréparable aux pays par où il passa. Les peuples au désespoir ayant eu ordre de construire un pont sur une vière pour son passage , le firent de manière que lorsqu'il fut au milieu , le pont se rompit. Le prince tomba dans l'eau avec sa suite. On eut de la peine i les en retirer. Mais l'empereur mourut quelque lems après de cet accident , au

grand contentement du neunle.

Aftr.-oVANG, tus 0* îcning -ouang , ci son successeur, çut , avec un profond respect , le corps de son pére , qui t amené dans on cercueil devant lequel il se prosterna 1 frappant trois fois la terre de sa tête. Les prince» et

iooi av.

Mou-ouabg, fils de Tchao ouang,

année keng-tchin , du »{*. f yele.)

en lui succédant , montra aversion que lui pour les affàiiet, el la même passion pour la chasse. Mais ayant eu le bonheur de choisir des ministres sages, il se réforma , quoique bien lard, sur * remontrance*, et ne négligea rien pour réparer le passé. Il était alors dans la cinquantième année de son régne. Il vécut encore cinq ans, el laissa, en mourant, de très-

la mênie

946 av. J.-C.(ia«. année y-hay, du »5«. cycle.) ïohg- Ouang, fils de Mon -Ouang, après avoir suivi quelque lems sur le trône les premiers erremens de son père , changea de conduite i son exemple, el donna toute son application au bien de ses peuples. Son règne fut de Jouir ans, el sa me rt arriva dans la quatre-vingt-quatrième année de son âge.

934 av. J. C (a**, année ting-hay, dn a5*. cycle.) Y ouang, fil* de Kong onang, deshonora par son indolence le trône qu'il remplit après lui. Les poêles l'accablèrent de s>tires auxquelles il fui insensible. Il mourut à l'Age de '

av. J. C. (49*. armée gin-tse, du a5«. cycle.) HlAÔ-oUAttO, frère consanguin de Y -ouang, le remplaça sur le trône au préjudice de ses neveux qui étaient encorr en bas Ige. Sa grande passion fut pour les chevaux qu'il préférait i ses sujets dont les intérêts le touchaient fort peu. Il mourut sans être regretté dans la quinzième année de son règne.

894 av. J. C. (4e. année ting-mao, du a6#. cycle.) Yb-OUaISG, fils de Y-ooang, fui reconnu pour héritier de Hiao - ouang après sa mort. La troisième année de son règne , sur le refus que fit Hoang-fou , l'un des princes de l'empire, devenir lui rendre hommage, il contre lui le général Kooé-kong pour le ramener devoir. Koué-kong, après l'avoir inutilement exk la soumission, lui livra une bataille sanglante qui l'obligea de prendre la fuite. La déroute de Hoang-fou l'empêcha pas d'autre* prince* mécontents de suivre son temple. Ye -ouang recul avec une tranquillité imparonnable 1rs insultes qu ils lui firent. Il ne fut pas plus larme de voir un de ses sujets lui enlever le droit de créer des prince», droit qui n'appartient qu'à l'empeil. l\ mourut dans le mépris après un rèame de

av. J. C.

VNG. fils

de Y<

année quei-ouy, du at>. cycle

DKS EMPf-HKURS DE LA CHINE.

«près lai , signala le commencement de son règne par un Irait de cruauté, en faisant mourir sur d'assez légers soupçons. Pou - tchen, prince de Tsi. Il comptait par là intimider ceux que la mollesse excessive de son père avait rendus presque indépendants. Mais il éprouva le contraire, lliong-fciu, prince de Tchou , indigné de cette action injuste, en prit occasion d'ériger son état en royaume absolu sans aucune mouvance envers l'empereur. D autres princes tributaires lui refusèrent pareillement la soumis sion qu'ils lui devaient. Avide d'argent, il nomma surintendant de sa maison, Yong-y-kong, homme très-capable de seconder cette passion. On lui fit a ce sujet des remontrances dont il ne tint aucun compte. Les extorsions que ce minisire fil sur le peuple , poussèrent a bout sa patience. Ayant fait irruption dans le palais, il obligea Li-ouang, de prendre la fuite et persista dans sa révolte jusqu'à la fin du règne de ce prince, qui tut de cinquante-un ans. Pendant l'exil de Lt-ouang , deux de ses ministres , Chao-kong et Tcbeou— kong, après avoir inutilement teolé^de le récon «lier avec ses sujets , prirent en main le gouvernement de l'état, et celte régence fut tranquille.

837 av. J.-C (11'. année kia-su, du 37*. cycle.) Li-ouang étant mort la quatorzième année de son expulsion , StOEN-ouAitG , son fils , fut mis en possession du trône , sans opposition du peuple, dont la fureur s'était calmée par la longueur du tems. La deuxième année de son règne, les peuples du midi ayant fait irruption dans l'empire , il triompha d'eux et les obligea non-seulement de regagner leur pays , mais conquit même une partie de leurs états , qu'il réunit aux siens. La douzième année de son règne , il établit la cérémonie qui subsiste encore de nos jours a l'avènement de chaque empereur , et consiste en ce que la monarque laboure avec une charrue et des instruments d'or quelques sillons d'une pièce de terre, pour apprendie au peuple que c'est de la culture des champs qu'il lire originairement sa subsistance.

La trente-neuvième année du règne de Siuen-ouang , les Tartares occidentaux s'étant jetés sur la Chine , l'empereur marcha contre eux, a la tête d'une armée qu'ils battirent. Ce revers fut suivi des discordes sanglantes des princes tributaires entra eux. L'empereur, après avoir en vain travaillé a les réconcilier , en conçut un si grand chagrin qu'il ne put y survivre. glaot tombé malade, il mourut

781 av. J.-C ( Si*, année Keng-chin , du 37*. cycle. ) Yeod-OUARG, fils de Siuen-ouang, n'avait que le seul droit de sa naissance pour lui succéder, étant dépourvu des qualité* nécessaires pour gouverner un grand empire.

Epris de la beauté d'une jeune fille qu'on lui présenta , il la prit pour sa concubine et se laissa gouverner par elle. Elle se nommait Pao-ssé. Bientôt après avoir eu délie un fils il répudia l'impératrice , sa femme , et ota a Y-kieou , son fils légitime le droit de lui succéder. Y-kieou s'élanl réfugié chez le prince de Chin , celui-ci prit sa défense les armes i la main. Yeou - ouang marcha contre lui a la tête de son armée, et lui ayant livre bataille, il fut pris

à mort.

770 av. J.-C (8*. année Sio -otry , du a8*. cycle.) Ping-ouaïig ( c'est le nom que prit Y-kieou , en succédant a Yeou-ouang, son père) signala le commencement de son règne par une grande victoire qu'il remporta sur j les Tartares , qui , fiers de celles que la faiblesse de son I père leur avait tait obtenir, prétendaient que la moitié de I l'empire devait leur appartenir. Mais il ne put également I ramener a la soumission les princes tributaires qui s'étaient rendus presque tous indépendants. L'empire alors se trouva partagé en vingt-une principautés ou royaumes. Ce prince mourut dans la cinquante- unième année de son règne.

719 av. J.— C. ( 5q*. année gin -su, du a8*. cycle.) Huan -ocaso , petit -fils de Ping-ouang, fut reconnu pour le successeur de son ayeul. Plusieurs princes de l'empire lui ayant ensuite refusé 1 obéissance qu'ils lui avaient promise, il chargea le prince de Tching du soin de les soumettre. Celui de Song étant l'un des plus à craindre pour lui , il fit marcher l'armée impériale pour le réduire , et ne put y réussir. Le prince de Song , presque toujours victorieux dans onze batailles qu'il livra aux

troupes impériales, fut mis i mort par ordre de son ministre? irrite de son insensibilité envers ses sujets. Les autres princes de l'empire étaient cependant en guerre pour la plupart entre eux. Huan-ouang , après avoir tenté sans succès de pacifier leurs différents , résolut de ne plus s'en mêler et de se renfermer dans le gouvernement de ses provinces immédiates. Il mourut dans la vingt-troisième année de son règne.

696 av. J.-C (aa«. année y - yeou, du ao.«. cycle.) Tcbuahg - ouakg prétendit succéder i Huan - ouang , comme son fils aîné et son légitime héritier. Mais il eut pour antagoniste Ouang-lse-ké , son frère puîné qu'une l'action puissante appuyait. Celle-ci n'ayant point prévalu , l'aine fut mis en possession du trône. Cependant tié-kien, seigneur puissant et adroit , qui s'était déclaré pour Ouang tsc-ké , conservait un dépit secret de n'avoir pu faire inompher son parti. Ne désespérant pas néanmoins de le relever, il concerta sourdement avec Ouang-lse-ké, le dessein de se défaire de -l'empereur. Sin-pé , ministre de Tchuang - ouang , soupçonnant les menées de Hé-kien , prit des mesures pour les traverser. Il obtint des ordres de l'empereur pour le faire arrêter. Mais Ouang-lse-ké ayant eu le bonheur d'échapper aux satellites envoyés pour le prendre , He-kien seul paya de sa léle la trahison qu'il avait ourdie. L'état déplorable des affaires de l'empire ne

Îiermit pas à l'empereur de sévir contre les complices de ia-kien qui étaient en son pouvoir; c'est ce qui lui fil prendre le parti de leur pardonner. Tout était en feu dans l'empire par les guerres que les princes se faisaient entre eux. Ce monarque , au milieu de ces discordes , mourut après quinze ans de règne.

681 av. J.-C. (37e. année keng-tse, du 39*. cycle.) Hi-ouasg, fils de Tchuan ouang et son héritier, vit au • ommencement de son règne tous les princes de l'empire prendre le litre de Pa et par là s'arroger un droit qui n'appartenait qu'à l'empereur seul. Pendant son règne qui fut d environ cinq ans , il fil peu de choses par lui - même , et laissa les princes occupés a faire des usurpations les uns <iir les autres sans prendre beaucoup de part i leurs querelles, parce qu'elles étaient comme étrangères i l'empire, depuis qu'ils s'étaient rendus presque indépendants.

67 S av. J.-C. (4**- année y-se, du 39*. cycle.) Hoei- OUAMG , fils de Ili - ouaog , étant monté sur le trône après lui , reçut les hommages du prince de Tçin et du seigneur de Koué. Mais ce furent les seuls , parmi les grands , qui lui rendirent ce devoir. Il avait un frère naturel que l'empereur Hi-ouang, son père, avait beaucoup affection né, jusqu'à le designer pour son successeur à l'empire. Son nom était Tse-toui. Des seigneurs mécontents prirent son parti, et prétendirent que Hoei -ouang avait envahi le Irône sur lui. Hoei -ouang, contre lequel ils marchèrent à la léle de leurs troupes, n'étant pas alors en forces pour leur faire tflte, se relira dans la principauté de Tching , 00 il établit sa cour. I.e prince de Tching, élant allé mettre le siège devant Loyang , y surprit Tse-toui avec cinq de ses complices qui firent mine de vouloir se défendre ; mais le prince de Tching et l'em perçu r les attaquèrent si vivement, qu'ayant forcé les portes du palais, ils y firent main-basse sur tout ce qu'ils rencontrèrent. Tse-toui et les cinq rebelles furent trouvés parmi les morts.

Hoci-ouang, voyant ses forces affaiblies par Page, pensait à se donner un successeur. Mais au lieu de préférer son fils atné , il jeta les yeux sur le second. Huan-kong, prince de Tsi, informé de ses dispositions, assembla le plus grand nombre des princes qu'il put 1 Cheoutchi et les engagea à nommer Siang-ouaog, (ils aîné de l'empereur , son successeur au trône, Hoei- ouang n'osa désapprouver ce choix. Il était alors dans la vingt-cinquième année de son règne. Ce fut la dernière de sa vie.

65i av. J.-C. ( 7*. année keng-ou, du 3o*. cycle.) Siano-ouakg, fils aîné de Hoei-ouang, s'étant mis en possession du trône après la mort de son père , eut pour ennemi secret Ouang-tse-tai , son frère puîné qui prétendait devoir lui être préféré. Celui-ci s étant allié avec les Tartares de Yang-kiu , les introduisit dans la ville impériale où ils mirent le feu, après quoi ils se retirèrent.

a^ — — w'Mi-

CHKONOLUGIr. HISTOfVlQUK

• Mais les prince* de Tçin et Je Tsin , étant accourut au >rcoura de l'empereur, poursuivirent les Tarlares et les obligèrent de venir faire satisfaction a Siaog-ouang de cette insulte. Onang-tsé-lai prit alors le parti de se retirer dans 1rs terres du prince Je Tsi . dont il fut bien accueilli. Mai* il ne pot recouvrer les bonnes grâces de l'empereur, malgré les efforts que fit le prince de Tsi, pour apaiseï ce monarque. Les deux frères ne se réconcilièrent que deux ans après. Mais la seizième année du règne de Siaueouing, leur inimitié se renouvela. Ouahg-tte-tai , s'élani retiré chez le* Tarlares, employa leurs troupes pour faire la guerre a l'empereur. Nais au lieu de se tenir sur la défensive, les généraux de Siarig-ouang, par son ordre, engagèrent une bataille et la perdirent si complètement que leur armée fut entièrement détruite. Animé par celle victoire, Ouang-tse-lai se fit proclamer empereur de la Chine 1 la tète de son armée, et établit sa cour a Ouen. Mais sa prospérité ne fut pas de longue durée. Siang ouang, avec le secourt des l'çin et des Tsin, étant venu subitement investir la ville de Ouen , la fit escalader si vivement qu'il l'emporta après un combat opiniâtre et fit Ouang-tse-lai prisonnier.

Siang-ouang fut témoin des querelles des autres princes «ans j prendre beaucoup de part. 11 mourut patsiblemeiil

618 av. J.-C (4«t*. tnnée qoei-mao, du 3o*. cycle.) K^g-oua."«g , fils et héritier de Siang-ouartg, » avant « d'itrt sur le trdne, dit le père de Mailla , était mu m perlé et ettimé des grands A cause de son carartèrt doux , « affable , et immanquablement H aurait rétabli la paix m dans toutes les parties de l 'empire ; mais l'ambition déme-

• sutée des princes de Tchtvu et l'inimitié et la jalousie des

• Tçin du Chaasi contre les Tsin du Chensi furent un

• obstacle à ce que la Chine pdt recouvrer son ancien délai. Il ne tint le sceptre qu'environ cinq années , et mourut au printems de la siiîéme année de son règne. Ses peu- (•les regrettèrent ea lui un prince humain el bienfaisant.

61a av. J.-C (46*. année ki-yeon , du 3o*. cycle.) EjOUaKO-ovamc , fils de Siang-ouang, hérita de ses vertu» comme de son trflne, mais il n'eut pas le même bonheur que lui de maintenir la tranquillité dans l'empire. On vil les princes acharnés les uns contre les autres, se faire impiir>y*blcment la guerre et travailler a s'enlre-délrnire par les voies les plus odieuses. On vil Y kong , prince de Tsi , furieux d'avoir perdu un procès pour quelques terres runlrt le père de Ping-fchou , faire exhumer son cadavre après ta mort , et le faire conduire , après lui avoir fait couper l< » pieds, i la voirie. KnuJiig ouang fut témoin d'autres srr-ms a peu près semblables, sans pouvoir y mnédirr. S«m règne ne fut que de six ans. En mourant , il laissa le trône à ton frère qui suit.

606 av. J.-C (5a*. année y-mao, du 3o*. cycle. ) TlHG-OUAKO, en succédant a Kouaiig-ouang son frère . porta sur le trAne un caractère pacifique qui ne put néanmoins le garantir des incursions des Tarlares. Mais ces peuples inquiets, et naturellement avidea de butin, ravagèrent l'empire. Rang- kong, général de Ting-ouang, au lieu de composer avec eux, comme le conseillait Kingkong, prince «le Tçin, crut qu'il était de son honneur d> leur livrer bataille ; son année fut entièrement défaite, et si le prince de Tçin ne fut accouru a son secours , la ruine des terres impériales était inévitable. Le reste du règ rude Ting-ouang fut assez, paisible. Ce prince mourut dans la vingt-onu-ine année de son règne.

585 av. J.-C (i3«. année ping-tse, du 3i«. cycle.) KlEW - ou ANC , prince de Tçin, Gis de Ting-ouang, régna quatorze ans après lui. En mourant il laissa pour hé rilicr du trône, son fils qui suit.

571 avant J. C. (27*. année Keng-yn, du 3i». cycle.) LiSg-OU At»G , fils de Kten-ouang, trouva, en lui succédant, l'empire agité par les dissensions des princes qui le composaient. Son autorité étant trop faible pour les réunir, il fut obligé de fermer les yeux sur leurs guerres respectives , ei de se renfermer dans le gouvernement de ses étals immédiats.'Ce fol sous son règne que vint au monde, l'an 55a avant J. C , le fameux Kong-lsé, dit en latin Confiirius.

regardé comme le prince de* philosophes chinois. Devenu ministre du royaume de Lod, aujourd'hui Chan-tong, il montra par se» lumières et sa conduite ambirta était utile, a la tète des affaires publiques, ttu Vrai philosophe. Un grand nombre de Chinois étant venus se ranger sous si discipline, il les divisa en quatre classes, dont ta première s'appliquait a se former l'esprit et le cotor; la aecoade, s'attachait non-seulement aus vertus qai forment rhomme de bien , mais en/or* à ce qui rend l'homme élo«|uent ; la troisième, se consacrait a la politique; et la quatrième, s'occupait a rendre, dans un style agréable, les réflexions les plut solides sur la morale. Si l'on en croit las missionnaires jésuites, la doctrine de Confucius était tout re que l'esprit humain peut imaginer de plus exact et de plus parfait; nuit leur* contradicteurs ont démontré qu'il y a beaucoup a rabattre de cet éloge puisé dans les écrits des disciples de re J philosophe. Il est certain néanmoins que les < hinois ont j toujonrs conservé pour lui la pins grande vénération. Il mou ( rut près de la ville de hia-(u, où l'ns> Voit encore aujonr 1 d'hui son tombeau. Ses descendants sont Mandarins-oès, et ne paient aucun tribut a l'empereur.

Pendant une grande partie du règne de Line ouane, l'en»- ' pire jouit d'une tranquillité no peu plus grande qu'il n'avait fait sous ses prédécesseurs. Il s était fait aimer par sa pru dence «le la plupart «les princes, ses vassaux: mais la vingt sixième année île son règne, l'harmonie qui régnait entre eux fut troublée par l'ambi'ion des princes «Je Tsin, de Tçin et de Tchou, qui cherchèrent a dominer sur les autres 1 L'empereur n'ayant pu les ramener a des sentiments de pais . I te renferma dans le gouvernement de ses étals immédiats , j a l'exemple de ses prédécesseurs. Ses bonnes «{italiiés méri- 1 talent des tems plus heureux. Sa ntori arriva sur la fin dt la vingt-septième année de son règne.

544 avant J. C (54*. année Ting-se, du 3i». cycle.) KlfG ou A kg, fils atne de l.injjj-onang. eut, en lui surcédant , un parti secret formé par Kou , pour l'exclure «iu [ trAne, et mettre en sa place Ning— fou , sem frère. Celui-ci ayant assemblé quelques troupes, vint mettre le tirage devant la ville de Onei, ou Kien-ki, qu'il r^garJait comme le plut grand obstacle a ses vues, était renfermé; mais Kien-ki trouva moyen de se retirer à Ping-Mi. Cette lesee de bouclier , de la part de Kou, fut cause de la perte de Niog-fou, que l'empereur, pour sa sûreté, fit mettre a mort la deuxième année de son règne. Tandis que les grands vassaux de l'empire travaillaient a sVnlredeiruire par des perfidies et des assassinats, King-ouang les laissant agir par impuissance de les réprimer, s'appliquait à établir la pais dans les états qui lui étaient smsmis; mais la vingt- unième année de son règne s'ctani avisé de vouloir réformer la monnaie, il pensa mettre l'empire en combustion. Cependant , la fermeté qu'il opposa aux murmures que celte réforme avait occasionnée, le» lit cesser, et la nouvelle monnaie eut un cours libre.

L'an 5a(j avant J.C. , King-ouang avait perdu son fils afné De deux antres Gis qui lui restaient, Mong et Tchao, le dernier avait sa predih'clion; mais Chrn Ise et Lirou-tse favori- j •aient le parti de Mong, et travaillaient a le dire prévaloii pour la succession au Initie. King nuang, rrsola de se oVaire de ces deux hommes qui traversaient srs vues, s'était J mis en route pour une partie de chavsr, où il cumplavt le» faire assassiner. Mais à peine fui il arrivé a la montagne dr t'échan , qu'il tomtui malade ; delà ses gens le porti'iml .1 1 Yong kv-chi, où il monrtrt. Chen-lsr el Lieou ise. sans différer f piorlaméfént empereur le prince Mong: mais a |>einr . elui-ci fut-il entré dans ville impériale, «ju'il tomba malade et mourut.

5 19 avant J. C (iep\ année Gin -ou, du 3a' cycle.) Kikoovaxo II, frère utérin de Mong, fut reconnu par l«- «•lus grand nombre des princes pour légitime empereur ' Tchao, son frère consanguin, avait cependant un parti. 1 »vec lequel il disputa pendant plusieurs années l'empire à 1 son concurrent.

Deux hommes cependant s'occupaient k troubler l'eiat par des fourberies el des calomnies qu'ils inventaient contre reux qui n'entraient pat dans leurs desseins perfiiles. Criaient rey-«iu-«hi et ^ en Isiang-srhi. I.a cinquième année «lu I règne de King-ouang ayant éu l'adresse dr s'insinuer dan* l'amitié de Tchao-kong, prince de l.oo , ils vinrent à houi de traduire devant lui Kioou an, personnage recommandabb par sa doilure et l'estime de tout le monde, romnie un . traître envers IVlal. La calomnie fil une l«-llé impression

sur l'esprit de Tchao-kong, qu'il condaïqna Kioou-an , w« luuie m famille, i perdre la vie. Tchao-kong ayant enfin ouvert le» yeux sur là crimes de ces deux scélérats , fit instruire leur procès, et par sentence juridique les fit mourir au grand contentement du public. L'empereur King-ouang mourut la quarante-quatrième année de son régne.

475 avant J. C. (3». année ping-yn, du 33*. cycle.) Yden-ouakc , fils de King~ouang, monta sur le trône après lui. Son rogne fut asm paisible par rapport a ses étals particuliers; nuis ne produisit rien d'avantageux pour rempire. Du reste il fut court, n'ayant duré que sept ans.

468 avant J. C. ( 10'. année quey-yeou, du 33*. cycle.) Tchinc-unc-ouamc, successeur de Yuen-ouang, son pire, régna vingt-huit ans avec peu de gloire pour lui , et peu d'avantage pour l'empire.

44o avant J. C (38«. année sin-tcheon , du 33«. cycle.) Kao-oiakg était le troisième des quatre fils que Tchingling- ouang avait laisses. Trois mois après la mort de son père, ■1 vu Ngai ouang, l'aîné d'entre eux, proclamé empereur; mais Chou , son serond frère , trouva moyen de le faire mourir et de prendre sa place. Kao-ouang, le troisième, indigné de cette action, refusa de le reconnaître ; et ayant levé une armée , lui livra une bataille , où il le tua de sa propre •nain. Cette mort ayant décidé la victoire, il fut proclamé empereur a la tête de l'armée ; mais il ne devint maître absolu que dans le patrimoine de sa famille , sans recevoir des princes de l'empire aucune marque de soumission. Us continuèrent de même pendant le cours de son règne , qui fut de quinze ans.

4a5 avant J. C (53*. année 'ou -ou , du 33*. cycle.) Outl-Lls-otiARG, en succédant à Kao-ouang, son père, trouva les vassaux de l'empire très peu disposes à lui rendre les honneurs que leur devoir exigeait. Trois d'entre eux ■.urtnut le bravaient ouvertement. Afin de se les attacher , .m du moins pour ne pas s'en faire des ennemis , il les créa princes «les pays qu'ils avaient usurpés , et leur en envoya 1rs diplômes. Ce prince mourut la vingt-quatrième année de son règne, dépouillé d'une partie «Je ses domaines, et réduit presque a un vain titre que sa faiblesse l'empêchait de faire valoir contre des vassaux devenus plus puissants que lui.

4oi avant J. C. (17*. année keng-lchin, du 34». cycle.) Ncak-ouans, fils et héritier de Ouei-lie-ouang, vit, a la suite des guerres que 1rs princes se firent entre eux, l'empire réduit à sept principautés considérables. On ne voit pas qu'il se soit donné des mouvements pour rétablir son autorité presque anéantie. Il mourut la vingt-sixième année de son règne.

375 avant J. C. ( 43*. année ping-ou , du 34" .cycle) Lieova ce. , successeur de Ngan-ouang , son père , fut témoin , la première année de son règne, de l'extinction de la puissante cl ancienne famille des pnuces de Tching. Hais cela n'avança point les affaires de l'empire qui subsista toujours dans un état de langueur qui semblait annoncer sa ruine. Lie-ooang mourut dans la septième année de son règne.

358 avant J. C (5o«. année quei-tcheou , du 34*. cycle.) Hibn-ovang étant monté sur le tronc après Lie-oaang son pore , laissa les princes ses vassaux empiéter les uns sur les .mires, sans prendre part a leurs querelles. Mais l'indifférence qu'il affectait , commença dès-lors a ouvrir aux princes de i<in un chemin a l'empire. Leurs troupes , accoutumées a se lui Ire contre les Tartares qui leur faisaient continuellement ia guerre , étaient fort aguerries , et aucun prince n'en avait l'aussi bonnes. Le règne de Hien-ouang fut de quarantehuit ans.

3ao avant J. C. (38*. année sin-tcheou , du 35*. cycle.) Chin-tsinc odasg occupa le trône impérial après son père l'espace de six ans qui ne furent marqués par aucun événement qui lui fut propre.

3i4 avant J.C. ( 44'- armée ting-ooy , du 35*. cycle.) Nahouang , fils de Chin-lsing-ouang , eut, en montant sur le irone, après lui , un rival secret et puissant dans la personne de Tchao-siang-ouang," prince de Tsin. Celui-ci ne

pouvant lui enlever le titre d'empereur , le contraignit par les usurpations fréquentes qu'il fit sur lui , a vivre solitaire dans son étroit patrimoine. Nan- ouang resta long- tenu dans cette situation sans oser remuer. Mais a la fin excité par des conseils imprudents, il travailla a réunir contre cet usurpateur les autres provinces. Cette entreprise fut cause de sa perte ; car dès que Tchao-siang-ouang en fut averti , il envoya ordre au général Kieou d'entrer avec les troupes qu'il commandait, sur les terres de l'empire. Nan -ouang n'étant pas en état de lui résister, voulut parer le coup qui le menaçait et prévenir le dernier des malheurs. Il alla lui-même, dans la posture de suppliant, faire des excuses a ce prince, lui offrit trente-six villes qui lui restaient , et le reconnut pour son souverain. Tchao-siang-ouang accepta cet hommage et renvoya Nang-ouang, en qualité de son tributaire, dans ses états, où il mourut couvert d'ignominie, après avoir régné cinquante-neuf ans, sans laisser de postérité.

a55 avant J. C. (43«. année ping-ou, du 36>. cycle.) Tckkoc mcN fut reconnu pour souverain par les peuples de Tcheou qui, fuyant la domination des princes de Tsin, qu'ils avaient en horreur , s'étaient venus soumettre a la sienne; mais il refusa de prendre le titre d'empereur, quoiqu'on l'en pressât. Tchao-siang-ouang s'étant mis en possession du patrimoine des Tcheou, prétendit que les princes de l'empire devaient le reconnaître pour empereur, et lui rendre hommage comme a leur maître. Cependant aucun n'y paraissait disposé; mais les succès qu'il remporta sur le prince de Ouei , déterminèrent celui de Ilan a se rendre à sa cour, persuadé que les autres princes imiteraient ceux de Han et de Ouei. Il se comporta d'abord en empereur, sans oser cependant en prendre le titre, et fit le sacrifice solennel réservé aux seuls empereurs. Tchao-siang-ouang mourut l'an aSi avant J. C. , sans avoir pu consommer entièrement le grand dessein pour lequel il avait travaillé l'espace de cinquante-six ans , avec tant d'ardeur ; mais il eut du moins la satisfaction de réduire au rang du peuple Tcheou-lciun dernier rejeton des Tcheou , et de le reléguer, aptes l'avoir entièrement dépouillé , dans un village , où il mourut dans l'obscurité et la misère. Ainsi finit la fameuse dynastie des Tcheou , après avoir joui de l'empire l'espace de huit cent soixanie-qualorxe ans.

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