‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 384 sur 532 · C NP D C E( NP · texte numérisé non relu

C NP D C E( NP

fI c g| c

Prid.

Le» Saturnales pendant cinq jour».

Les Opalie». Hercule au Capitole.

Us Sieillaires pendant deux jour».

Le» Angeronales ; les Divales ; à Hei Les Compilales aux dieui Lares. [Véiiu». Les Laureotinales; les Fériés dr Jupiter. Les Juvénalcs. Jeux. Fin des Biumales.

A Phoebu» pendant trois jours.

Nous venons de présenter l'ancien calendrier romain sur cinq colonnes que non* allons expliquer. La première contient les lettres nundioales; la seconde marque les jours fastes, néfastes et comiliaux ; (a troisième présente en chiffres arabes, ta suite des jours dcs.roois , selon notre manière de compter; la quatrième partage le mois en calendes, nones et ides , suivant celle des anciens Romains ; la cinquième et dernière comprend leurs principales fêtes.

La première colonne est formée bar «rte suite ootarinuelte des huit lettres A, 11, C, D , E, F, ti. H, qu'on nomme lettres nundinalcs, lesquelles sont posées, sans interruption, depuis le premier jusqu'au dernier jour de l'année, afin qu il y en ait une qui nssrque, dans l'année, les jours aue le» assemblées ou marchés publics devaient se tenir 1 Home. Ces assemblées étaient appelées nandinm par les Romains, et revenaient de neuf en neuf jours : les citoyens qui demeuraient a la campagne se rendaient a la ville, pour y apprendre ce qui concernait la discipline , ou la religion, ou le gouvernement; de sorte que si le jour nundinat d'une année était sous la lettre A, qui est placée au i"., au 9, au 17 et au i5 janvier, etc., la lettre du jour numlinal de Tannée suivante était F, qui est au 6, au 14 et au aa du même mois ; car la lettre A se trouvant aussi au 37 décembre , si de ce jour inclusivement on compte neuf lettres, on parviendra au li janvier de l'année suivante, qoi aura F pour lettre nundinalc, attendu que nous supposons que la première de ces deux années n'a pas reçu d intercabtion , et que li lettre A concourt toujours avec les calendes de janvier.

Pour bien entendre les lettres de la deuxième colonne, il faut savoir : 1*. que l'on ne pouvait point agir en droit \ou% les jours parmi les Romains, etquNl n'était pu permis au préleur de prononcer ces trois mots solennels , les jours de néfaste, do, éico , addico , c'est-a-dire ,je donne, j'ordi/nnc, j 'attribue. Ainsi ils appelaient fastas quitus fas tssetiure agefe, ou fastes, ceux dans lesquels on pouvait rendre la justice ; et nefaslot quitus ne/as estet , c'est-a-dire néfastes ceux dans lesquels il n'était pas permis de plaider, ainsi que nous vers des Fastes d'Ovide :

• prononce

111c nrfaslus erit per quem tria verha sHe FtiM erit fer quesa jure Uccfait agi-

CVst-4-dire que le jour est ... pas les trois nuls dont on vient de parler, et faste dans lequel il est permis d'agir en droit : ainsi, dans le premier cas , les tribunaux étaient fermés , et dans le second , on pouvait plaider, a". Il y avait aussi certains jours qu'on appelait coroitiaux, dans lesquels le peuple s'assemblait au cLmp de Mars, pour élire des magistrats, ou pour y traiter ,Jcs affaires les plus importantes de la république. Ces assemblées du peuple étaient nommées comitia ou comices. Le roi sacrificateur était obligé de se trouver a ces assemblées trois fois l'an ; savoir , le a4 février , le 34 mars et le a4 mai ; mais aussitôt qu'il avait rempli tes fonctions du culte public, il était obligé de s'enfuir avec précipitation, afin d'Ôter de devant le peuple le fantôme même de la royauté, 3°. Le XVI des calendes de quintilis ( i5 juin) était destiné pour néloyer le temple de Vesla , et en transporter les ordures, ce qui se faisait avec tant de cérémonie, qu'il n'était pas permis de plaider pendant ce tems-la.

Ceci étant compris , il ne sera pas bien difficile d'entendre le reste ; car partout où il se rencontre dans la seconde colonne la lettre N, cela signifie nefastus dits, c'està-dire jour néfaste dans lequel on ne pouvait pas piauler , ni rendre la justice. F, ou fastus dits, jour faste, signilie qu'on peut plaider et traiter des affaires civiles. F P, «■

astus prima (parte diei) signifie faste dans la première partie du jour, c'esl-a-dirc qu'on pouvait plaider, etc. , dans la

qu'on le peut dans certaines heures, et qu'on ne te peut pas dans d'autres. C , ou comiliaiis , signifie qu'on tient de ces assemblées , qu'on appelé comices. QRCF , ou quattdo rex (sacrificulut inUrfiiil) comMs fastus, signifie qu'on peut plaider, etc., lorsque le roi sacrificateur s'est retiré des

comices ; et enfin Q S T D F , ou quando stereus delatam fastus, signifie qu'on peut traiter d'affaires civiles aussitôt que les ordures oui été transportées hors du temple de Vesla.

fous ettorjs dit ci- dessus ce qie contenaient la troisième et ta fcmrmrème. totonhe. La quatrième colonne contient les calendes, les noncs et 1rs ides, qui étaient trois points fixes auxquels se rapportaient tous les autres jours, qui se comptaient en rétrogradant , et en prenant le nom du point vers lequel on avançaiu Prenons pour exemple le mois de janvier. Le premier jour , comme celui de tous ,1e» autres mois, était nommé le jour des calendes. Passé ce premier jour, il n'était plus question des calendes de janvier, qu'on avait tosntuencé a cosopter au 14 du mois de décembre précédent ; et comme depuis ce jour jusqu'au premier janvier, il y a dix-sept jours, 1e même jour, le i4, selon notre manière de compter, était marqué et nommé chez les Romains de cette manière , XVII kàl. jan., c'est-a-dire, le 17 des calendes de janvier- Le jour suivant , le 1 5 de décembre , selon notre calendrier, étant le seizième avant celui des calendes de janvier, était, chez les Romains, le seizième des calendes de |anvier, XVI katendas januarias, où il faut suppléer anti avant kalendas , de même que dans la manière de compter les jours des nones et ceux des ides. Ainsi a mesure qu'on approchait des calendes, on diminuait une unité du nombre précédent, jusqu'à la veillé qu'on marquait et qu'on nommait priêù kaktndas fanaorias , le jour d'avant les calendes de janvier.

Le jour des calendes «étant passé, en rapportait les jours suivants à un autre point fixe ; savoir, aux nones qui étaient de quatre jours dans tous les mois,, métnc l'intercalaire, excepté les mois de mars, mai, quintilis et octobre , qui en avaient six. Ainsi , le second jour de janvier , selon notre manière de compter, était le quatre des nones de janvier, IV nouas janaarias ; ensuite 111 non. fan., c'est-a-dire, le trois avant les nones ; puis pridk non. jan. , c'est-a-dire , le jour d'avant les nones de janvier, et enfin k jour même

de) nones , on comptait les ides, et il y en

ides

' mi , quintilis et octobre , n 'arrivaient que le |5 de ces mois, et dans les autres le i3. La manière de les compter était b misât que celle des calendes et des nones. Ainsi le jour d'après les nones, est le huit des ides : VIII idus jan. Le jour suivant, le sept des ides: Vil idus jan. De des ides , en

même les antres jours des ides , en retranchant chaque jour une unité du nombre précèdent, jusqu'à la veille des ides, pridie Uns jan., c'est-à-dire , le jour d'avant les ides de janvier. Le jour même des ides qui suivait , était le dernier qoi portlt le nom du mois; car dès le lendemain on commençait à compter par les calendes du mois suivant. Ainsi le jour des ides de janvier, tombant le i3 de ce mois, selon notre manière de compter; le jour d'après , qui est le quatorze, selon notre calendrier , était , chez les Romains , le dix-sept des calendes de mars , pendant les trois premiers siècles de la république, et depuis celle époque, le dixsept des calendes de février, XVII attendus fthru aria s, c'esta-dire le dix-septième jour avant les calendes de février, parce que depuis ce jour , il* y en avait dix-sept jusqu'au premier du mois de février, Le reste du mois se comptait, comme il est marqué plus haut pour les calendes de janvier. Il faut encore observer que le lendemain des calendes était quelque fois désigné par postpridie caitndos , c'est-à-dire, le jour d'après les calendes. Ainsi dans le mois de janvier cette

dénomination de même du

la place du quatre des nones. Il es ain des nones et de celui des ides.

Il en était

aux quatre

Note sur ta signification qu'on fient de lettres QRCF.

Nous ne pensons pas qu'il y ait rien à reprendre dans cette explication ; nous voulons seulement rappeler aux lecteurs qu'on traduit aussi ce mêmes lettres par ces mois : quaiidà rex (sacrificulus, tomiiiavit , fas. (Voyet ci-devant la note 6, chapitre 111, du Discours sur b chronologie

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GLOSSAIRE DES DATES

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