POUR L'INTELLIGENCE DES HISTORIENS ROMAINS
Ag05AUS, OU AoOlfALIIS (LES), fêle» qu'on célébrait
les g janvier, 17 mars, aa avril, a< mai et 11 décembre , en l'honneur de Janus et d'Agoniu* , dieux
S l'on invoquait quand on voulait entreprendre quelque 10 se.
Alrytmimt ( les quatorte jourt) , commençaient le 1 1 décembre.
Allia (journée d' ) , Dits A ter , 18 juillet, selon Tile-Live. Ambarvalia , procession qui se faisait tous les ans au mois de mai , aotoor des vignes et des terres ensemencées. Amhrotianet (les), 1 4 décembre.
Artciles ( ta file des ). On croyait a Rome que dans le tems d'une calamité publique, un bouclier était tombé du ciel entre les mains de Numa , qui le regarda comme un gage de la protection des dieux , et qui assura que Rome jouirait d un bonbeur constant et perpétuel , tant qu'elle conserverait ce précieux dépôt. Pour empêcher qu'on ne le dérobât t il en fit faire onze autres , si parfaitement semblables au premier, qu'il ne fut plus possible de le reconnaître. Ces boucliers furent appelés Ancilia , parce que , selon Varron , Us étaient échancrés des deux cotés. On en confia la garde a doute prêtres, qui , vêtus d'une tunique peinte de diverses couleurs, ayant par dessus cette tunique un plastron d'airain, le casque en tête, et dans la main droite de courtes épees, dont iU frappaient sur leurs boucliers qu'ils portaient a la gauche, faisaient tous les ans, le 1". de mars, une procession solennelU , chantant des vers composés exprès
Kour cette cérémonie; et dansant en cadence au son des ûles; ce qui les Gt appeler saliens.
AngerunaUs ( les ) , ai décembre, en l'honneur de la déesse Angerone , qu'on invoquait pour être préservé des peines d'esprit , des chagrins et de la squinancie. Anna renoua, déesse honorée par les Romains. (Quelques auteurs prétendent que celle déesse n'est autre chose que la saur de Didon , laquelle , s'élant sauvée de Car- Inage envahie par larbas, roi des Gélules, vint se réfugier dans le Latium, et se promenant un jour le long du rivage du fleuve Numique, elle tomba dans l'eau, où devant être éternellement cachée, elle fut fut nommée Pernuta. C'est ce qu'exprime Ovide dans ces vers:
Placidt «ira Nympjia Namiei
D'anlres croyent que celte déesse Anna , était une vieille femme de Hovilles, qui porta autrefois â manger au peuple romain , lorsqu'il se retira sur le mont sacré, et qu'en reconnaissance de ce bienfait, le peuple, après avoir fait sa paix avec le sénat , institua une fêle en
d'Anna; e'< l'Ovide :
Face domi rjctS, iiptum poiuere Ptrenn»
Q«*d sibi defectu illa léchât ope*.
Les fêtes de celle déesse se célébraient le i5
les filles romaines s'y livraient aux danses et sur dîverlissemenls avec assez peu de retenue.
Armiluslr* ( Armilustn'um ), lustral ion des armes : 06 arma lustrandis , fête que les Romains célébraient en armes , et dans laquelle le sacrifice se faisait au son des trompettes. Elle tombai I au 19 octobre , ce qui prouve l'erreur de ceux qui prétendent que c'est la même que la féte des Sabins, puisque celle-ci se célébrait le a de mars. Ainsi / 'armilustrium était une féte particulière que les soldats célébraient en dansant lout armés , el elle devait peutêtre son origine au tombeau de Tilus Talios que Itomulus fit enterrer dans l'endroit appelé Armi hutmm , et en mémoire duquel , scion Denys d'Halicarnasse , on établit un sacrifice annuel : Et civitas espérais puilicis auoliiet amxo illi
Bacchanales (les), se célébraient le 17 mars, en l'honneur
de Racchus , a l'imitation des orgies des Grecs. Brama/es (les), (Brttmalia), fêle instituée par Romulus, et appelée ainsi a Bnima, c'est-a-dire l'hiver, parce qu'elle consistait en festins qui se taisaient pendant l'hiver. Cette féte se célébrait eo l'honneur de Racchus, peujours et commençait le a4
Caprotiaa ( Jtrno ),; elle avait soui ce nom une fête qui se célébrait aux nones (7) de juillet, appelée aussi Caprotiaa noaat , d'un figuier sauvage , sur lequel monta une Retana, pour avertir les Romains que
;- dans
les Gaulois , enivrés de débauche , étaient plonges le plus profond sommeil. Dans celle fêle, les acn régalaient leurs maîtresses , en mémoire de Pévëne qui y avait donné lieu.
Cai mentales (les), 11 janvier, fêles qu'on "honneur de Nicostraie , mère d'Evandrc ,
servantes
ienl
Je rendre
en
Camenta , parce qu'elle avait oracles en vers.
Céréales (les), fêtes grecques qu'on c
in avril, et depuis lé i3 jusqu'au ig du même mois, en réjouissance de ce que Cérès avait retrouvé sa fille Prosernine.
Charul'us (les), aa février, fêles pendant lesquelles on faisait des festins où on n'admetlaii que des parents el des alliés. Les Romains avaient emprunté ces fêles des Grecs qui 1rs célébraient en l'honneur des Grâces.
Compilâtes (les), 13 janvier, a mai et aa décembre, fîtes en l'honneur des dieux Lares, à qui les carrefours ( compila. ) étaient consacres.
Consuales (tes), ai août, fêtes qu'on célébrait surtout par les jeux du Cirque , en l'honneur de Consus, dieu du bon conseil. Pendant ces fêtes , on ne faisait travailler ni les chevaux ni les ânes qu'on couronnait de fleurs.
Dies Ater , jour malheureux , a janvier.
Oies Atri , jours noirs et funestes, que l'on appelait aussi Ne/astos ou Posteras. On les marquait avee du charbon, au contraire, des jours heureux, que l'on marquait avrr
GLOSSAIRE DES BATES
de la
bone
curent
ce qui le» fit appeler Albt : Créta an car- , dit Horace. On dit que les IVomaios recoutume des Scythes , qui, lorsqu'ils allaient :r , mettaient dans leur carquois une pierre s'ils avaient passé la journée sans inquiétude ; une pierre noire s'il leur était arrivé quelque disgrâce
Divalia, ou DioaJes , fêtes de U déesse Angerone , les mimes que nous avons fait connaître sous le nom d'Angeronates : ai décembre.
(to), ou les vendanges, 3
Eijuiriet (tes) , ajj janvier et i3 décembre , fîtes surtout par des courses dans le champ de Mars.
Expulsion des Rois , le i«
, 37 février, 14 mars, 18 avril en l'honneur de Mars. C'était de chevaux qu'on les célébrait
juin.
Falitiu ( défait* dit ) , i3 février.
Fournîtes ( les ) , 5 décembre , en l'honneur de Faune , k qui on immolait on jeune bouc avec des libations de vin. Feralia ( les Férules) , ou la file des Morts, marquée dans le calendrier au 18 février; elle fut instituée pour rendre les derniers devoirs aux morts , et apaiser leurs mânes ; et c est pour cela qu on servait k manger sur leur tombeau. Feralia diis manibus sucra tu Festa , à /(rendis epulis; vel feriendis pecudièus , dit Festus. On rapporte a Énée l'origine de celte file , et c'est le sentiment d'Ovide qui en fait la J
Jeux Mégatésiens à la mère des Dieux , pendant huit jours ,
commencent le 4 avril- Jeux de Neptune, le a3 juillet.
Jeux Piscatorieas , le t> juin.
Jeux Plébéiens , le 16 octobre, et le t5 novembre pendant trois jours. .
m Romains, ou les Gratis Jeu*. On les célébrait depuis le 4 septembre jusqu'au 10, et depuis le 14 jusqu'au 18 du mime mois inclusivement, en l'honneur des grands dieux, savoir Jupiter, Junon et Minerve, pour le salut du peuple. La dépense qu'on faisait pour ces jeux, aussi bien que pour les autres jeux solennels, passait les bornes de la modération , et allait jusqu'à la folie. Les Ediles amassaient de l'argent dans les provinces pour contribuer i celle magnificence , qui pouvait frayer le chemin a des places plus éminentes.
Jour malheureux pour se marier, le tt mai. Juvénales (les), (JuvenaHa) fêtes en l'honneur de la jeunesse , lorsqu'elle se faisait raser pour la première fois. Cette ftte est marquée dans le caleodrier au 34 dé-
Attulit ia
vuste La lia e , rntf.
Mais Numa en régla les cérémonies ; elle durait onze jours , et les Anciens étaient persuadés que pendant tout ce lems , les Imes des morts était exemptes des peines de l'enfer et avaient la liberté de venir autour de leurs sépultures, y manger ce qu'on leur avait servi. Fines de Jupiter, a3 décembre.
Fériés Latine* (les) , étaient très-solennelles, parce qu'elles intéressaient tous les peuples du Latiutn. Dans leur première institution , la durée de ces fériés n'était que d'un jour (37 avril); mais dans la suite, elle fut successivement prolongée jusqu'au quatrième jour complet.
Fériés (les) de ia Lune , a4 août.
Férié* de Vuktsin , a3 mai.
Florales (les) , (îles romaines en l'honneur de Flore. Elles commençaient le aB avril , et duraient six jours , et consistaient surtout en spectacles pleins de dissolution et d'infamie.
Fonb'nales (tes), t3 octobre.
Fordkidies (tes) , ou Fordicales, fîtes romaines qui se célébraient le iS avril , dans lesquelles on sacrifiait des vaches pleines a Tel lus.
Fomoeal'S (les), 18 février, se célébraient en l'honneur de Fomax, déesse que les Romains invoquaient particulièrement lorsqu'ils faisaient le pain, et surtout lorsqu'ils faisaient sécher sur le feu, et mime rûlir un peu le blé avant que de le moudre.
Furinales (les), en honneur de la déesse Furina, a laquelle lès Païens offraient des sacrifices appelés /'«ri'le dit Festus : Furmalia sacra Furina Les Furinales se célébraient le
11 l'honneur le a5 mars
a5 juillet.
Hilaries (les), files grecques et de Cybèle et de Pan ,
Jeux Apollinairts (les). Après la bataille de Cannes, on crut trouver dans de méchants vers d'un devin nommé Martius , toutes les circonstances du malheur des- Romains a celle journée qui leur fut si funeste. On regarda dès lors les vers de Martius comme des oracles , et comme il y était marqué que si les Romains voulaient chasser l'ennemi de leurs terres , ils devaient s'engager par un vœu solennel de célébrer tous les ans des jeux en l'honneur d'Apollon, on institua les Jeux Apollinaires , qui furent toujours célébrés depuis le 3 juillet; ils duraient huit jours. ( Voyez, Middlelon , Vie de Cieeron , lom. 111, pag. 487. )
Jeux de Cérts, pendant liuît jours ; ils
Jeux Floraux, le i'r. mai.
lie 1 a avril.
se
fondation , donna lieu a une nouvelle eéreligion appelée J-er/islrmium, Ce mot vient
Lare nt aies (les) ou Laurentinales , a3 décembre , files !
qui se célébraient en l'honneur A'Acca Laurenlia , qu'on
croit avoir été la nourrice de Remua et de Romulus. Lectisterne. Une grande peste qui se fil sentir à Rome .
l'an 355 di
rémonie d
de lectos slernere, dresser des lits. La coutume à Rome, dans les grands dangers , ou dans les grandes prospérités , était d'ordonner des repas solennels aux dieux pour implorer leur secours , ou pour leur rendre de publiques actions de grâce de la protection qu'on en avait reçue. Des officiers appelés Iriumoiri, et dans la suite quand le nombre en fut porté a sept , Septeminri Epulones , (on considérés à Rome, présidaient à ces festins. Ils dressaient dans les temples autour de la table, selon l'usage de ces tems, des lits couverts de tapis magnifi- ! ques et des coussins et des sièges. On y plaçait les statues des dieux et des déesses qu on avait invités au repas qui était servi sur la table, et ils étaient censés y assister et y prendre part. Valère Maxime nous apprend qu'ils voulaient bien s'assujettir aux usages humains , et que dans une pareille cérémonie, Jupiter était couché sur un lit , Junon et Minerve assises sur des siégea.
La chose se pratiqua de la sorte en public, au nom de l'étal , dans l'occasion dont il s'agit ici , qui est la première où il soit parlé du lectisteraium. Les particuliers en firent autant de leur côté pendant l'espace de huit jours que durait la flte, et se donnèrent mutuellement des festins. I-ea portes des maisons furent ouvertes dans toute la ville. On dressa des tables, et on y célébra des festins , où tout était commun , et où tout le monde était bien reçu. On y invita également les connus cl les inconnus. On se réconcilia avec ses ennemis. On fit cesser les querelles et les procès. On ôta aux prisonniers leurs liens pendant tout le lems que dura la flte. Puis on se fit un scrupule de remettre dans les fers ceux que les dieux en avaient délivrés. Il est remarquable que les Païens mime n'auraient pas cru célébrer dignement leurs fêtes, ni espéré de se rendre la divinité favorable s'ils avaient conservé dans le coeur des haines et des inimitiés. ( Rollin , Hist. rom. , tom. U , pag. 388 â
Lcmuria, ou File des Morts ou des Revenons, commençait le g mai et durait trois nuils.
Lemuriesauts (les) de nuit, fêtes lugubres et superstitieuses , que les Romains célébraient le 9 mai et les deux jours suivans , pour détourner les spectre* et les fantômes nocturnes. Elles se faisaient aussi le i3 du mime mois de mai.
LiLérales ( les fîtes) se célébraient le 17 mars et le ai novembre, en l'honneur de Racchus, i qui on immolait un bouc. On lui faisait aussi des libations de mieL
Lignapeiies {les), la août.
Lut ariennes (les) , al juillet.
Lui ariennes (Lucaria) , était une flte qu'on célébrait a Rome le 18 juillet, pendant quatre jours, en mémoire de la fuite des Romains dans un grand bois près de la rivière cl' Allia , où ils se sauvèrent : Festa que* ia lueo célébrant Romani , qui permagnus inter viam salariant et
4ia
GLOSSAIRE DES DATES
'literim /ait; pro eo ibi se occultoverunt.
{les), i". février.
les {les) , i5 février ; elles se célébraient en l'honneur Part.
fêle qui se célébrait tout les ans au mois de n l'honneur de Luperca, ou «k Pan-Lycée.
Maintiennes {les) { MotreAa), fêtes célébrée! le 9 juin , a Kome par les clames en l'honneur de la déesse Matuta ; on en éloignait toutes les serrantes , à l'esceplion d'une, que l'on n y admctuit que pour lui donner des soufflets.
Matnmales {les) , on les célébrait le 1". mars, en l'honneur de Mars , et pour conserver la mémoire des daines nui avaient fait cesser la guerre eotre les Romains et les Sabins. Aussi était-ce une Jet fêtes particulièrement solennisées par les femmes.
Majuma , fête qui se célébrait arec beaucoup de dépense , le 1". de mai.
Mfditmmhs (/«) , 29 septembre et 11 octobre.
Mégalésiens {les), c'était une fête de Cybèle qu'on célébrait depuis le 28 mars jusqu'au 4 avril. On y représentait beaucoup de pièces dramatiques.
Mer {ouverture de la), i3 mars, teins propre pour la navi galion.
Mer {cl&ure de la) , to novembre , teins où 00 cessait la navigation.
Mercuriales (les) , U juillet pendant 6 jours
Merkatus {les), 20 septembre pendant quatre jours , et 18 novembre pendant trois jours.
Mystères {les) , de la Bonne Déesse (Bon* De*) , divinité des Romains, nommée autrement Fourni ou f'atua. Elle était femme du dieu Paunus , qui l'ayant trouvée un jour ivre , la fouetta si cruellement avec des verges de myrtfté , qu'il la fit mourir. S'étant ensuite repenti de la cruauté dont il avait usé a son égard , il la mit , pour la dédommager , au rang des déesses. C'est en mémoire de ce fait , que , dans les sacrifices que l'on offrait à la Bonne Déesse, 1rs femmes, qui seules en étaient chargées, portaient de grandes cruches pleines de vin , auxquelles elles donnaient le nom de lait. La fête de cette divinité se célébrait dans un lieu retiré et olacnr , auquel on donnait le nom A'Opertorium. Il n'y avait que les femmes qui eussent droit d'y assister ; elfes étaient jusqu'aux portraits des hommes , afin d'imiter la chasteté inviolable que Faona avait gardée avec tant de soin, que depuis son mariage elle n'avait jamais irgarJé d'homme que son mari: summotis ettra tonspectum vins ut pirturut quoque masculorum animalium contegantur, dit Sénèque. Malgré ret te modestie apparente, fl se passait cependant bien dés abominations dans les sacrifices qu'on lui faisait. P. Clodîos osa profaner ces mystères , et entre en habit de femme dans vOpertarhan , pour y voir Mucia, épouse de César , dont il était amoureux ; c'est ce crime que lui réprocheavec tant de vivacité Cicéron , qui l'accosc d'avoir eu la témérité de souiller, par sa présence, des sacrifices offerts en secret pour le salut du peuple romain, dans la maison du souverain pontife , qui était César lui-même. Tout le peuple avait part a ces sacrifices, et c'est pour cela qu On les appelait Ddmium. C'était une croyance superstitieuse , que tous les hommes qui avaient eu la témérité ou l'imprudence d'assister au« cérémonies faites en l'honneur de la Butine Déesse, perdaient aussitôt la vue : aut t/ubd oculos , dit Cicéron en parlant a Clodius, ut opinio illius religionis est, non perdidisti. Cette fête se célébrait le 4 décembre.
Mystères (les Grands) , as août.
Mystères { les Petits ) , a8 octobre.
Neptunoles {les), lune.
Neptune {jeux de) , »
fleurs , demeuraient
Met. Les ch travailler.
Opulies {les), le 19 décembre, fêtes en l'honneur d'Ops.
Paroles {let) , 30 janvier, en l'honneur de la pars.
Palilies {les) , fêles en l'honneur de Palès , que les Romains célébraient avec beaucoup de solennité , parce qu'outre le motif de religion qui en était l'objet, ils croyaient que le jour où tombait cette fête, le ai avril, avait été celui de la fondation de Rome.
Pisraloriens {frs /rut.), se célébraient le 6 juin , auprès du
Tibre pour les pécheurs de ce fleuve , qui y péchaient de petits poissons qu'on sacrifiait i Vulcain.
Pithégits (les), i3 novembre.
Plébéiens {je** ), 16 octobre et i5 novembre.
Pohfuge {le), S juillet.
PoX/mges {les) , u<j juin.
Portumnates {tes) , ou Porfumnaks , 17 août , fttes en l'honneur de Porlumnus, qu'on honorait comme un dieu qui présidait aux ports.
Pyanepsies (les) , {Pyanepiia) , ainsi nommées parce qu'en ces fêtes on offrait des fèves cuites a Apollon, eu l'honneur de qui elles se faisaient , le a octobre.
Quinovatries {les) ou plutôt {Panathénées), fêle qu'on célébrait a Athènes en l'honneur de Minerve'. Les petites panathénées se faisaient tous les ans, et les grandes seulement de quatre ans en quatre ans. Des courses a inrd cl à cheval , 1rs combats gymniques , ceux de musique et de poésie, terminés par des processions, faisaient tout I le fond de ces féles que 1rs romains adoptèrent , et qu'ils célébraient sous le nom de Quinquatriet, le 10 mars et les quatre jours suis ans. Les petites yuinquatries se célébraient le 1 :< juin.
Quirinales {les), se célébraient le 17 février en l'honneur de R oui u lu s, qui fut surnommé Quirintts , par la même raison que les Romains furent appelés Quintes, de la patrie de Tatius, appelée Cures, qui était la capitale de celte partie du pays des Sabins sur laquelle régnait Tatius.
Ramales {Us) , to octobre , fêtes en l'honneur de Bacchus et d'Ariane. On y portait, dans des sortes de processions, des ceps de vigne . chargés de leurs fruits.
Regi/uge {lé) , 24 février , 24 mars et 24 mai. Les Romains , en chassant 1rs rois , ne voulurent porter aucun atteintr * l'exercice de la religion ; et comme il y avait des sacrifices qne les rois avaient toujours farts , et qui étaient en quelque sorte attaches i la royauté y ils créèrent «n roi ( après l'expulsion des Tarqtrins ) pour remplir ces fonctions du culte public; ( Dhirrrs , 1. 4 , p. atig , et I. 5, p. 278, Lienu, 1. 3, c. 2.) mais attentifs a écarter tout ce qui pouvait alarmer la liberté, non-seulement ils soumirent ce roi au grand pontife, mais ils ne lui permirent ni de gérer aucune magistrature , ni de haranguer , en aucune occasion , le peuple , ni de se mort trer dans la place publique , ri ce n'est les jours fixes et précis que la religion l'y appeleraït : ils (obligèrent aussi, toutes les fois qu'il y paraîtrait , de s'enfuir ave précipitation, immédiatement après qu'il y aurait 1er miné le sacrifice pour lequel il était venu , afin d'Alrr de devant le peuple, le fantôme même de 1a royauté {Plutar. Quint. Rom., p. 279. )
Revue solennelle des chevaliers romains , iS juillet.
RobigaJes {les) , en l'honneur de la déesse Rtbigo. qu'on invoquait le a5 avril , pour détourner la rouille de» bleds.
flomu/10 (mort de ), le 7 juillet.
Saturnales {fêtes), pendant cinq jours, commençaient lr 17 décembre. Les Romains célébraient ces fêles en l'hon neur de Saturne. Tout y respirait la joie, les plaisirs et la débauche. Tous les travaux cessaient , el il n'était permis de traiter d'aucune affaire sérieuse. A Rome , le* citoyens semblaient fuir la ville, en se retirant en fouhtur te mont Avrntin, comme pour y prendre l'air de la campagne. Il était permis aux esclaves d'agir librement avec leurs maîtres , et de leur dire tout ce qu'ils voulaient. Les maîtres les servaient à table pour retracer une image de l'âge d'or où tous les homme* étaient égatrx. On donnait surtout, durant ces fêtes, le spectacle des combats de gladiateurs, parce qu'on s'imaginait qu'il fallait répandre le sang humain pour honorer Saturne et se le rendre favorable.
Semailles {fin des ) , du froment , 16 novembre.
Sementines {les), 24 janvier, fêtes que les laboureurs célébraient quand Us avaient ensemencé leur» terres , pour obtenir de Cérès et de Tell us une abondante moisson.
Sigil/aria {les Sigillaires) , fêles qui se célébraient les deux derniers jours des saturnales, cest-a-dire le ao et le ai décembre , ainsi appelées des présents que l'on s'envoyait mutuellement , qui consistaient en petites statue*