MAM. AM1L1US MAMERC1NUS III
4*6-4*5. A. Cornélius Cossus est chargé de la garde dr Rome, et les trois autres tribuns mililairr* de la guerre des Véten*. Division entre des généraux d'armée indépendant , et jalousie de l'autorité. Les ordres que donnent l'un et l'autre de ces tribuns se choquent et se détruisent. Victoire des Veïens. lis l'annoncent a tous les peuples étrusques pour les exciter a prendre les armes, et n'omettent pas qu'il* ont battu â la fois trois commandant romains. Révolte des Fidells tuent les colons romains et vont joindre l'armée n'élait pas accoutumée i des défaites : iteur. On doute si la religion permit a des tribuns militaires d'en faire la nomination. Le» augures décident qu'elle ne leur est pas défendue. Mam. JEmilius Ma mercinus est nommé dictateur pour b troisième fois. La tâche injuste dont les censeurs avaient voulu le noircir , n l'écart* pas de cet honneur suprême. Il choisit pour mahi de b cavalerie A. Cornélius Cossus, qui l'avait lui-mémtnroclamé dictateur. Le siège de b guerre est approché de Rome par les Veïen» , et porté a Fidènes. Le bas peuple de la ville ennemie , croyant effrayer l'armée romaine , sort de la ville pendant le combat et se précipite sur les légions armé de lisons enflammés. Victoire du dictateur : il prend le camp cl Fidènes, ,b détruit , triomphe et abdique U dictature le seixième jour après l'avoir reçue.
Tribuns militaire: A. SEHPBOHIUS AtraTinus, L. QciNCtivs CwtcitraATU» II , I* Ptraivs Medulluius Fcsos II , L, HoEATiua RamàtX'S , entrent en charge le i3 décembre 33o, 19 novembre julien 4*5.
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33i avec lequel leur consulat concourait. Tite-Live n'en fait pas mention, et ce n'est que par l'enchaînement des [ s suivait* que l'on découvre qu/il en a été bit un 1
Atratikus , Q. Fabius Vimjge le i3 décembre romain 33a, ». j
4*3-4»*. On trouve < trèrent en charge aux ides (i3) de 'année consulaire n'a éprouvé aud l'an 3i 1 . où , suivant Oeny* d'Halicu jour civil (voyex l'année 3ii). Guerre <
et de* soldats, s'excuc à ne céder aux Ko- | en valeur, ni en fermeté, ni en subordination , le C. SemproniiM, a qui le sort donne b conduite de cette guerre, mettant toute «a confiance dans b fortune de | home, et dans sa supériorité sur des vaincus , ne prend aucune précaution et relâche tous les res- 1 sorts de b discipline. Bataille gagnée par Sempronius : il était battu lorsque Sex. Tempanius , plébéien , ordonnant I a b cavalerie, ou il était simple décurion, de mettre pied è terre, arrête l'ennemi et rétablit le combat. La bataille dura | jusqu'à b nuit et resta indécise. L'une et l'a croyant vaincue, abandonne son camp. Tempanius ayant I passé la nuit sur le champ de bataille , et ne trouvant le len- | demain personne dans b camp du consul , revient 1 1 La terreur y était si grande , qu i chaque porte on avait i une garde, La haine publique contre Sempronius encourage |
tribuns du peuple qui avaient accusé M. Postumius et Quinclius auteurs, par leur mésintelligence dans b tri-
lest
bunàt militaire de l'an 3ag, de b débile de l'a par les Veïens, a suivre cette accusation jusqu'alors suspendue. Après avoir représenté au peuple que la confiance per- I nicieuse de Sempronius, ne doit être attribuée qu'à l'im- ]
Ïiunité des deux tribuns militaires dont b désunion avait | ivré l'armée aux Veïens, C. Junius, l'un des tribuns, mande k Tempanius, qui était dans les comices, s'il croit 1 que Sempronius se «oit conduit comme un ctirf prudent et expérimenté. La réponse modeste, mais nerveuse de Temps nius, qui s'excusa comme soldat de juger de la conduite de 4 général , et comme citoyen de douter de ses talents race nus par b peuple, lorsqu'il b choisit pour commanda sauva Sempronius. Le ressentiment îles dernières débites, I et b hatne jles chels qui les avaient causées tombèrent sur j Postumius. Il fut condamné à une amende de dix mille 1 à l'égard de Qui net rus, ses exploits militaire» contre le Volsques, sous les auspices du <
1>E I.'HtSTOlKK ROMAINE.
ta valeur qu'il avait montrée dans la bataille <]l- I* idencs, sous I* dictateur jEmilms Sflamercimis , et ta vénération publique pour ta mémoire de Cincinnatua, son pêne, loi sauvèrent cet affront ; il Ait renvoyé absous. Mais le mécontentement générât de la conduite des derniers consuls, empêcha le sénat de proposer qu'il en fut noj et ou créa di-s tribuns militaires.
Tribun* milUairtt : L. Mahubs Vulso Cafitolmos, Q. Airroiuus Merenda , L. Papxhius Mugillahus , L. SKKviuua Stiuctos , entrent en charge le li décembre romain 333, u novembre julien *aa.
4as-4ai. La conduite imprudente de Sempronius, la consternation et la terreur que produisit sa défaite, porté» rent les pontifes à abréger une année malheureuse el une administration contraire au bien de la république , en omettant l'intercalation du mois de février de celte année civile, qui tombait sous son consulat. Tempaniua est élu tribun du peuple : on lui donne pour collègues les trois romains que les chevaliers, dam Le moment dé l'action, avaient établis leurs centurions , par le conseil de Tempaniua. Accusation <le Semprooius dès qu'il est sorti du consulat, par L. Horlensius , cinquième tribun. Ses quatre collègues le priesit de leur épargner la douleur de voir leur générât traduit en jugement. Comme le tribon ne paraissait pas se rendre a leurs sollicitations , et qu'ils ne voulaient employer leur autorité pour empêcher un jugement du peuple romain, ils prennent te parti de lut déclarer qu'ils se présenteront an peuple avec l'habit et la conlenatsc* d'accusés , tant que celui qui les a commandés sera dans les liens d'une accusation criminelle. Hortensiuscéda, et se désista de l'accusation. (Tite-Live, lit. IV, chap. 4a ; Valère Maxime, liv. VI, chap. 5, o. a.)
Consuls : T. QuincTivs Capitolikos Ra&batt», Nom. Fabius Vhulamjs, entrent en charge le 1 3 décembre romain 334, aa novembre julien 4ai.
4>i-4ao. Le zèle qae firent paraître les tribuns du peuple dans l'affaire de Sempronius, importante pour la dignité consulaire et pour tous les patriciens, dut leur faire désirer la prolongation de leur tribunal , et porter les pontifes i ajouter dans le mois de février de celte année civile une intarcaiation. Le consul Nura. Fabius est chargé de la guerre des Eques, que la victoire des Volsques, toute douteuse qu'elle était, avait enhardis. Leur armée fuit et se dissipe avant que d'attendre le combat : le succès de Fabius ne parut pas mériter le triomphe; mais comme il servait a couvrir et a faire oublier la honte de la dernière défaite , on lui accorda l'ovation. Dissension entre le sénat et les tribuns du peuple. Les consuls ayant proposé une loi potjr doubler le nombre des questeurs, et pour en ajouter aux deux attachés a la ville deux autres qui seraient chargés d'administrer sous les consuls les finances a la guerre, les tribuns demandent que ces places soient partagées entre les plébéiens et les patriciens, à qui elles avaient été jusqu'alors réservées. Ni les sollicitations du sénat, ni l'offre même qu'il fit de laisser au peuple pour la questure, la liberté du choix entre l'un et l'autre ordre de la république , ainsi qu'il l'avait pour le tribunat militaire , ne purent faire cesser l'opposition des tribuns. Les consuls crurent les apaiser en se désistant de leur loi ; mais les tri-
buns la reprennent , la proposent de leur chef et y ajoutent la demande des lois agraires. Ces mouvement séditieux ayant fait désirer au sénat l'élection de consuls pour l'année suivante, les tribuns n'en furent que plus décidés a provoquer la nomination de tribuns militaires, et chaque parti restant invariablement attaché au projet qu'il avait formé, le différend ne put lire terminé, l'opposition Iribuuitiennc ayant empêché tout sénatus-consulte. Ainsi l'année consulaire se passa sans qu'on eût nommé de magistrats pour remplacer ' finissaient leur administration, et il y eut un
julien 4>°.
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romain 335, 4 décembre
4ao-4>9- Tile-Live dit que les tribuns du peuple portèrent la violence jusqu'à empêcher les patricien! de s'assembler pour créer un inlerroi, en sorte que l'interrègne ne put s'établir qu'après les plut grands débats. Il ajoute que les nouveaux tribuns du peuple, attachés aux maximes de leurs prédécesseurs, continuaient d'empêcher les patriciens de
nommer de nouveaux interrois a ta place de ceux qui avaient fini leurs cinq jours d'administration , ou s'opposaient i tour rapport que le nouvet interroi , Lorsqu'ils avaient permis d'en élire, pourrait faire au sénat , pour y solliciter un srn a tutconsul te qui ordonnât de procéder è des comices consulaires ; qu'ainsi la plus grande partie de l'année suivante se pa&u en efTorts et en querelles entre les patriciens et les tribuns , jusqu'à ce que L. Papiriu* MugillanuS, ayant été nommé interroi, par de Iréquens reproches fonts tantôt aux sénateurs, tantôt aux tribuns sur leur inflexibilité, eut enfin le bonheur de les concilier. Le sénat consentit qu'an lieu de consuls il fut procédé a la nomination de tribuns militaires ; et de leur cote les tribuns s'étant départis de l'opposition au sujet des questeurs, aucune des quatre places de la questure ne fut affectée aux plébéiens. L'entière liberté du choix entre des plébéiens ou des patriciens fut laissée au peuple. 11 suit delà qu'aucun consulat , ni aucun tribunat militaire ne tomba cette année civile 33A de Rome ; en effet, les consuls nommés l'année précédent» furent installés, suivant Tile-Live toimême , le i3 décembre romain (voyez l'année 33i ): ib ont donc fini leur administration le ta décembre romain de celle année-ci, et par conséquent il ne restait que dix-sept jour» de cette année civile quand leur consulat se termina. Or. l'interrègne tel qu'il est décrit par Tite-I.ive, a certainement' clé plus long que de dix-sept jours : il a même duré plusieurs mois ( voyez l'année suivante). 11 est donc évident qu'il n'y eut ni des consuls, ni des tribuns militaires , dont la nomination tombât à cette année civile ; que les précédons consuls appartiennent à l'année 333 de Rome, et les tribuns militaires suivant a l'année 335 ; que par conséquent cette année 334 ne peut, suivant Tite-Live, être désignée par aucun consulat, ni par aucun tribunat militaire, et qu'elle doit l'être par un interrègne. On voit par d'autres passages de Tite-Live , le seul auteur qui nous soit parvenu sur la partie de l'Histoire romaine relative i ces années-ci , qu'en conséquence de cet interrègne, il compte une année de plus dans là chronologie de Rome , et cette manière de supputer est confirmée par d'autres monuments (voyez les années 348 et 363 ci-après), sans qu'il y ait un seul auteur qui la contredise et qui oblige à la rejeter; en sorte qu'il y a lieu d'élre étonné qu'aucun chronologiste moderne ne se soit
ont con-
délre étonné qu aucun chronologiste moderne ne se aperçu de ce calcul , ou qu'il ait refusé de l'adopter, d'où résulté des difficultés insolubles sur l'accord des années c
sulaircs de
H. Mamlius VuuoCapitolus, L.Fomus MeoulliudsIH, A. SBHPftONIU* Atbatinus H, entrent en charge le i3 octobre romain 336, a5 septembre juL de l'année suivante 4 13.
413-418. Nous venons de dire que les dix-aept jours qui restaient de l'année civile précédente ne sont pas le seul terni qui' ait été absorbé par l'interrègne. Il est certain qu'il s étendit sur celle année-ci , et qu il durait encore dans la saison propre à la campagne militaire : parmi les reproches que Papinus Hugillanus, interroi , fit aux patriciens et aux tribuns du peuple, pour tes porter a s'accorder sur la nomi-r nation des magistrats, il leur dit, suivant Tite-Live: « Vos
• dissensions et vos querelles exposent le sort de la république,
• elle ne se soutient que par la condescendance des Veïens
• a exécuter la trêve, et par la lenteur et l'irrésolution des » Eques. » Papirius pensait donc que si les Vêtent ou les Eques eussent voulu faire la guerre à Rome, la saison ne les en aurait pas empêchés , et par conséquent que le tems d'ouvrir la campagne était arrivé avant qu on eut nommé des magistrats pour y commander les armées romaines. Leur nomination hit encore* plus retardée. Tite-Live , en parlant des débals de l'année précédente entre les patriciens et lés tribuns, et de l'interrègne qu'ils occasionnèrent, dit expressément que la plus grande partie de l'année suivante , pars major insequentu anm , se passa dans ces contestalions et ces querelles. L'interrègne dura dope pendant la plus grande partie , et par conséquent au-dela des premiers six mois de cette année-ci ; de sorte que ce n'est qu'après les six mois que put avoir lieu la nomination et 1 installation des tribuns militaires. Nous la plaçons vers le i3 octobre, et noui donnons sur l'année 34a les motifs qui nous y déterminent. Election des questeurs : le fils de L. Antistius et le frère de Sex. Pompilius, tribuns du peuple, se mettent sur les rangs1. Le peuple ne put se résoudre à nommer des plébéiens ; les tribuns, irrités de ce refus, taxent le tribun militaire A. Sem-
qui avait présidé aux comices où l'élection s'était
ABRÉGÉ CHRONOLOGIQUE
bile , d'y avoir tue de quelque manœuvre , et sa magistrature empêchant le* tribun» de l'attaquer personnellement, ils tournèrent toute ^leur indignation contre C. Sempronius,
deux^r&unl'cl par M. Canuleius, leur collègue, poJr avoir causé la deùite et la honte de l'armée romaine dan* la guerre de* Vobques. Comme C. Sempronius s'était toujours montré l'adversaire le plus zélé des lois agraires, les tribuns remettent en délibération ces lois dans le sénat , persuadés que si ce sénateur change de sentiment , il se rendra défavorable te sénat, et en perdra l'appui ; que s'il persiste dans son opposition , il s'attirera la haine du peuple s la veille d'un jugement criminel. Sempronius aima mieux nuire a sa propre défense que d'abandonner la cause, publique. Il s'opposa avec le même xèle au partage des terres : le peuple le condamna a une amende de quinte mille as. Accusation d'une vestale ; il n'y eut point de preuve suffisante du crime pour la condamner. Mais le graud pontife fut chargé de lui enjoindre d'observer dans ses manières la retenue, et. dans sa parure la décence qui conviennent a des personnes consacrées au culte des dieux. Prise de la ville de Cumes par les Campaniens sur les Grecs.
Tribuns militairts : Agrippa Mesekius Lakatos ; Sp. Nautipa H un lus, P. Lucrktius Tricuttinus, C Servtuut Axilla, entrent en charge le i3 octobre romain 337, tS septembre julien 4*&
418-417. Le caractère impétueux de* derniers tribuns, indisposés contre les tribuns militaires et le sénat; la condamnation qu'ils provoquent contre un sénateur pour son administration dans la première magistrature; le jugement d'une vestale qui, quoique décluraée de la principale accu* sation , mérita néanmoins d'être blâmée pour n'avoir pas eu assez de soin de sa réputation, durent porter les pontifes a omettre l'intercalation dans le mois de février de celle année civile qui concourut avec le tribunal précédent. Conjuration d'esclaves pour meure le feu à la ville et se saisir du Capitole. Ils sont découverts et punis. La liberté et dix mille as, qui faisaient alors, dit Tite-Live, une grande richesse, sont la récompense des dénonciateurs. Mouvements des Eques pour la guerre. Les Lavicains parurent se disposer a entrer pour la première fois dans leur ligue confie les Romains. Les ambassadeurs que le sénat y envoya , ayant rapporté une réponse ambiguë*, les habitants de Tusculum furent charges de découvrir leurs véritables intentions , en veillant sur leurs démarches.
Tribuns militairts : M. Papiriu* Mugillarva , C. Sebviluvs Axilla 11, L. Skrgius FiDENAS III, entrent en charge le »3 octobre romain 338, a6 septembre julien 417.