AVERTISSEMENT
dent chronologie est dressée sur tes mêmes principes que celle «les éclipses observées depuis le commencement de 1 ère chrétienne , imprimée djns la seconde et dans 11 troisième édition de Y Art de vérifier Ut Dotes, par les Bénédictins , et dans l'édition que rient de publier M. de Saint- A liais. 11 y a cependant quelques légères différences , dont il est nécessaire de rendre compte ; il ne sera pas , d'ailleurs, hors de propos d'exposer en peu de mou l'usage de la présente chronologie. On commence par les éclipses de soleil.
Il résulte des savantes recherches de MM. Anquetil et le Gentil, sur les sciences des Malabar es , que ces Indiens conservent précieusement des traditions qui leur ont été transmises par leurs ancêtres. Ils ont , entrautres, une méthode particulière de calculer les éclipses ; cette méthode n'est pas , sans doute, bien précise, mats elle réussit ordinairement, suivant le témoignage de M. le Gentil; et ceci parait supposer presque nécessairement des.observations faites anciennement dans l'Inde. 11 ne serait donc pas impossible que l'on vint a découvrir quelque manuscrit roalabare , qui contînt ces observations. Or, l'Inde s'étend presque jusqu'à IVquateur. En conséquence , nous avons pris ici , non plus le tropique d'été , mais l'équateur, pour terme de nos calculs , avec quelqnes restrictions cependant. Nous n'avons omis aucune des éclipses dont la trace centrale atteignait
n'ont pu avons
guère ajoutées, que lorsqu'elles ont été visibles en partir dans l'Inde, au sud de l'Egypte ou de l'Arabie, ou enfin, an sud est de l'Asie ; et nous avons déterminé la trace entière de celle-ci, quoique, dans la plus grande partie de leur durée , elles aient été. souvent invisibles en-oeça de l'équa leur. Nous n'avons pas été aussi scrupuleux à l'égard de celles qui n'auraient été visibles qu'en Amérique ou sur mer ; il est même possible que nous en ayons omis quelques-unes qu'on aurait pu observer dans t'inde : mais nous pouvons du moins , que ces éclipses n'ont été visibles que
l'équateur, ou passait en-deça Quant a celles qui n'e éïre centrales qu'au-delà de l'équateur , nous ne les
dans une petite partie des deux presqu'îles, et qu'elles ont du y être très-petites. Après l'heure de l'éclipsé, réglée toujours sur le méridien de Paris, nous marquons les parties de la terre nù l'éclipsé a été visible; si c'est en Europe, en Afrique ou en Asie ; si ce n'est que dans l'Inde , ou en Egypte, ou dans l'Arabie , si c'est en une grande ou en une petite partie de ces contrées : si ces grandes ou petites parties doivent être prises au nord ou au sud , a l'est ou a l'ouest de la contrée nommée immédiatement auparavant. Quand aucun pays n'est nommé , c'est que l'éclipsé n'a été visible qu'en Amérique , ou sur mer, ou dan* l'intérieur de l'Afrique ; nous ne desi gnons jamais que la partie d'Afrique plus septentrionale que le désert.
* Par M. Pingré , France, de l'acadén* l'Aral, éei Imir.
chanoine régulier de la congrégation de
>ït de. *ienc„, elr. ( Brtrmt de, Mem. Je tom. XL1I, p.g 78-iao )
On trouve ensuite trois nombre*, précédés, le plus souvent , de l'abréviation cenlr. Ces nombres dénotent les latitudes par lesquelles les éclipses ont pu être observées centrales: i*. par ceux qui les ont vues au lever du soleil ; a*, par ceux qui les ont observées i midi ; 3*. par ceux qui nul vu le milieu de l'éclipsé concourir avec le coucher du soleil. Ces latitudes sont méridionales, si elles sont précédées du signe négatif—; si non , elles sont septentrionales. Pour déterminer, sur un globe, au moyen de ces latitudes, la trace de l'éclipsé centrale, on peut employer la table suivante , extraite de Y Art de vérifier Ut Dates, après J. C.
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