L. CJECIL1US METELLUS
3i4--sa3. Résolution des Romains de dompter les Gau~ lois-Cisalpins , affaiblis par leur défaite de l'année précédente. Irruption des deux consuls avec leurs légions dans le pays des Doyens : ce peuple se soumet. Les pluies et la prstc arrêtent les progrès des Romains sur les autres tribus gauloises (Polybe ,1. a , ch. 3i ). Cependant , les consuls restent dans le pays ennemi. Dictature de L. Caccilius Metellus pour tenir les comices consulaires ; il choisit pour maître de la cavalerie N. Fabius Buteo {Fast. Capit.).
Consuls : C FlAMIMUî NEJOS, P. FuRICSP/tlLCS, entrent en charge le ai avril romain 53i, a juin julien aa3 avant J. C.
aa3-aaa. Les Romains passent le Pô près de l'embouchure de l'Adda ( Epi t. de Tite-Live , hv. 30 ). Les échecs qu'ils reçoivent , tant au passage du PA que dam leur campement, 1rs obligent de faire, avec les Inaubriens, une trêve de quelques jours, et de repasser ce fleuve ( Polybe ). Prodiges effrayans : on voit du sang cooler dans une rivière du Picenum , et le ciel tout en feu , en Etrurie; trois lunes paraissent en même tenu a Ariminum ; u n vautour reste plusieurs jours dans la place publique de Rome (Pline, 1. II, ch. 3a. Plut., Vie de Marcellus, p-agq- Orose, l. IV, ch. i3. Zona ras, p, 4°4)- Les pontifes ayant cherche la cause de ces prodiges , déclarent qu'il y a eu un vice dans l'élection des consuls ( Plut. Zonaras ). Le sénat et les pontifes voyaient avec peine, revêtu de l'autorité consulaire, C Fiaminius, qui avait porté, l'an 5aa, pendant son tribunal, la loi agraire sur les terres du Picenum, et cherchaient è le dépouiller de sa dignité. Lettre du sénat aux consuls pour les rappeller à Home, et leur défendre de hasarder, avant leur retour, aucune action contre les ennemis (Plut. Zonaras). Flaminius persuade a Furius, son collègue, de n'ouvrir les lettres qu'après avoir attaqué les Gaulois (Plut. Zonaras). Victoire des consuls (Polybe). C'est alors qu'on lut les dépêches du Sénat: Furius était d'avis d'obéir; Flaminius croyant trouver dans la victoire une preuve de la régularité de son élection , déclare qu'il veut conserver le consulat et guérir les Romains de leurs vains préjuqés sur les augures (Plut. Zonaras). Furius, lui-même, sollicité par l'armée de son collègue, consent de rester, comme particulier, en Ligurie et sans y faire aucune fonction consulaire. Flaminius continue La guerre , prend une ville et des forts, donne le butin à son armée pour se la concilier contre le sénat, et revient avec Furius à Rome. Le sénat n'alla point au devant de
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lui , et lui refusa le triomphe. Flamiaius obtint cet honneur pour son collègue et pour lui-même, par un décret du peuple, dont il avait gagné la faveur par sa conduite populaire pendant son tribunat et sa libéralité a la guerre. Triom- | phedu consul C. rlaminius sur les Gaulois, le 6 des ides(io) de mars romain de l'année suivante 53a (Fast. Cap.) et 1 1 avriljulien de l'an aaa avant Jésus-Christ. Triomphe du consul P. Furius Philos sur les Gaulois et les Liguriens , le 4 des ides ( la) de mars romain de la même année (ibid) i3 avril julien avant Jésus-Christ aaa. Cependant le sénat oblige les consuls d'abdiquer immédiatement après leurs triomphes (Plut. Zooaras). Plutarque s'est trompe quand il dit que les consuls qui succédèrent l'année suivante a Flaminius et è Furius, furent nommés par des inlerrois : on voit, dans les Fastes Capitolins, que Flaminius et Furius étaient encore dans le consulat le toet le ta mars romain, jours de leurs triomphes ; leurs successeurs entrèrent en charge le iS du même mois romain {Voyci l'année suivante et l'an 537). Cinq et même trois jours n'auraient pas suffi pour faire procéder , par des interrois , a une élection consulaire; ainsi les comices, pour nommer les nouveaux consuls, ont dû être teuus par les consuls actuels. Flaminius étant eotré en triomphe è Rome le 10 mars, a pu convoquer les comices le lendemain pour les assembler le i3 et le t*,, et abdiquer sur le champ avec son collègue.
Consuls : Ch. Coan elius Sqpio Calvcs , M. Cl a t : un; s M arc f. lia s , entrent en charge le i5 mars romain 53a, 16 avril julien aaa avant J. C.
aaa-aai. Dérangement de l'année consulaire. L'abdication forcée des précédeus consuls, après le 1 a mars romain , porta le renouvellement du consulat aux ides (i5) du même mois ( Koyes l'année 53; ). L'intercalation fut omise è cause des prodiges effrayans de l'année précédente et du mépris des consuls pour la décision des pontifes et pour les ordres du sénat. En même tenu qu'on calmait la terreur du peuple, on abrégeait la magistrature de consuls odieux au sénat et aux pontifes. Le consul Marcellus fait rejeter par le peuple , les propositions de paix que les Gaulois faisaient (Plut. , vie de Marcel. Polybe, liv. II, chap. ,%. Zonaras ). Départ des légions pour la Gaule , au commencement du printems ( Polyue , en 34 ). Cet auteur commence ici a compter les saisons suivant la manière des Grecs, et parle du printems astronomique, dont la première partie est depuis l'équinoxe jusqu'au onzième jour de mai. Ainsi, les légions s'étant mises en marche avec les consuls sur la fin d'avril ou dans les premiers jours de mai julien , partirent au commencement du printenis. Les Insubriens lèvent une grande armée renforcée de trente mille Gesales ou soldais mercenaires , composés partie de Gaulois des bords du Rhône (Polybe), partie de Germains d'au-delà du Rhin (Properce. liv. IV, elég. 10). Le roi Viridomare ou Britomare conduisait ces I Gesates. Les consuls assiègent Acerres, ville des Gaulois entre le PA et les Alpes; tous les chemins qui conduisaient à cette place étant fermés par les Romains , Viridomare, pour faire diversion, passe le PA avec dix mille hommes, entre dans les terres soumises aux Romains, et y forme le aiége de Clastidium. Marcellus laisse son collègue au siège d' Acerres , accourt k Clastidium avec le tiers de la cavalerie et six cents fantassins d'élite, et tait vœu de consacrer aux dieux les plus belles armes des ennemis (Plut.). Combat sinulier entre Viridomare et Marcellus , provoqué par Viri— omare, en présence des deux armées: le consul romain renverse son ennemi , le tue, le dépouille de ses armes et les offre a Jupiter Ferelrien (Plot. Val. Max. liv. III. chap a, n" 5; Virgile, /Emi I, . liv VI; vers 855; Florus, liv. Il , chap. 4 ; Orose, liv. IV, chap. i3. Eutrope, liv. III , chap. 6). Alors commença la bataille ; Marcellus fait vœu de bâtir un temple a l'Honneur ci è la Vertu (T. L., 1. 37, c a4, et l.aq, cil). Victoire des Romains a Clastidium ( Polybe, Plut. ). Les débris de l'armée ennemie se retirent a Milan, capitale des Insubriens (Polybe). Prise d'Acerres par Cn. Cornélius ; siège de Milan formé par le même consul : Marcellus , qui revenait de Clastidium, s'y joint : les Gesates qui n'avaient pas suivi Viridomare , apprenant alors la mort de leur roi , se retirent. Prise de Milan et des autres places des Insubriens. Soumission de ce peuple (Polvbe , Plut. ). On Leur accorde la paix moyennant une contribution en argent et la perte d'une partie de leurs terres (Zonaras). Toute l'Italie est soumise aux Romains excepté quelques gorges dans les Alpes , qui restent aux Gaulois (Polybe, chap. 35 ). Triomphe, du
ABREGE UlHONOLOOrOUE
coasisl M. ClauckusMarrrlius sur les ( les Gerntim , ni c*Wdes (i") de mars romain de l'année suivante 533 (Fait. Cap. ) i3 arril jolien de l'an aai avant J.-C. Troisièmes dépouilles opimes remportées par Marorllussur Viridonwrr, générai dn tnnrmi! , qu'il avait lue i Ctastidium (Fa«t. Capsl.). Les premières de ces drpouillM avaient été remportées par iloinulus sur le roi Acroo, la 6* annoe lie Komf ; les secondes, par A. Cornélius Cossus, sur Lar* Tolosmiius , roi dea Vêtent, Tan 3i? ; certes-ci sont les troiatèene* et les dernière» (Virgile) Tile-Lrve , Ut. 1, cKap. to ). Le sénat, en reconnaissance de la victoire de Marceilas, envoie une coupe d'or au temple d'Apollon à Delphes ( Plot. ). Mort d'Aadrubal , en Espagne : ht avait commande huit ans, suivant Polvbe ( Kv. 11 , enap- 36 \ ou , comme le dit Tite-Liva ( tir. XaI , chap. a) , presque huit ans , de sorte au* les huit années n'étaient pas révolues; ce général ayant pris le commandement des troupes carthaginoises en Espagne , au commencement de l'an 5*5 ( Voyez l'année 5a4) , sa mort doit être arrivée cette année 53a. Aonibal lui succède. Cornélius Nepos (vie d'Annibal) dit qu'il n'avait pat encore ving l-cinq ans accomplis ; il suit delà qu' Aonibal doit être né à la fin de l'année 5o8 {Voytt les années 5o8 et 5i6).
Consuls : P. ConitEUt» Scipio Ajcta , M. Mmocrus Ru. rus. entrent en c Large le i5 mars romain 533, a7 avril julien ati avant J. C
ulois-lnsubriens el I de M. jftmilius Barbuta , consul Van 5>4 , et M. Valeriu-
an -a ao. Les dépouilles npimes remportées par Marcellas, le voeu d'un temple i la Victoire, qui s'ensuivit, portèreni 1rs pontifes a mettre une intercalatinn extraordinaire. Les peuplesde l'Itlrie, pirates de profession , prennent des vaisseaux marchands appartenants aux Romains ; les consuls sont charges de leur taire la guerre, et les obligent à se soumettre ( Euirope, liv. III , chap. 7, Orote, liv. IV, chap. i3). Cette campagne coût* beaucoup de monde aux Romains (Orose) ; 1^. Fabius Maximus, ancien censeur, tue son Gis Fabius Buteo convaincu de vol (Orote, liv. IV, chap. i3). Aonibal attaque , en Espagne, les Olcades, tait le siège d*Aithée, leur principale ville, la prend, et t'en retourne passer set quartiers d'hiver a Carttiagène (Polybe, liv. III , chap. i3. Tïie-Live, liv. XXI , chan. 5. C'est la première campagne de ce général; elle tourne à cette année 533 ( l'anisée 5j«).
OmsuMiL. VltVBltM PHILO, C LOTATTCS CaTOLVI, entrent en charge, le 1 5 mars romain 534, 17 avril julien aao.
aao - 219. La perte d'un grand nombre de citoyens dans la guerre contre les prrates, le vol commis par un patricien , firent omettre l'intercatalinn. Comme Tite-Live (fiv. a3, ch. 3o, liv. aq, ch. it, et liv. 3o, ch. a3) dit que M. ilmiliu* I>«piJus et M. Valerius Latvinnt ont été deux fois consul» , 5iguoiat T Paovini , Pighhu et Almeloveen ne sachant ou placer le second consulat de CCS romains, choi sissent cette année, et veulent que ces deux romains aient été subroges i Veioriut et a Lutatius, les seuls qui soient portés cocune consuls dans la plupart des anciens castes de home : en conséquence ces auteurs supposent que le sénat Aura obligé 1rs consuls ordinaires d'abdrqnrr, et que I.cpiet l^aevinus auront été nommi-s a leur place. Cette opinion ,
3 ut n'est fondée que sur dVs suppositions et qu'on ne troave ans aucun ancien auteur , ne peut d'ailleurs s'accorder avec h» principes que les Remains suivaient alors sur le cnnsslai. Si Veturius et Lutatius avaient été forcés d'abdiquer, l'année consulaire aurait été dérangée; on n'avait pas eneare établi l'usage d'attaclier au renouvellement un jour fixe, usage qui n'a été introduit que l'an 538 , lorsque la crainte d Annibal vtete/rieux en- Italie força les Romains a s'écarter des anciennes régies ( P'oy. les années 538 et 553 ). Ainsi l'abdication supposée faite celte année 534 Par Veturius et par l.utatius aurait retardé le consulat suivant: ce> pendant il est certain qu'il n'a ni retardé ni avancé ; l'année consulaire avait été fixée, au- iS mars romain par l'abdication des consuls de l'a* 53r : elle a resté attachée au mfmi jour romain , comme on le voit dans Tite— Lire ( Voy. l'atmée 537 ). Il nV a donc pas ru de dérangement dans le restouvettensent du consulat , et par conséquent on ne peut pas supposer que les consuls de cette année aient ab oiqué. Tit»-ijve peut , par une erreur dans laquelle il est souvent tombr , avoir mis dans ses Fastes ifimilius Lepidus, qui avait géré ton premier consulat l'an 5aa, à la place
1/orvinus , qœ nous verront consul l'an 544 ■ * 'a puce d< M. Valent» Menait, qui a été consul Pan 5i8 , et attribuer, par celte erreur, deux consulats à chacun de cet Romains Cet an leur peut encore, en suivant dft annales différentes
ks Faste
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avoir remplacé, par ce consulat , quelque année" consulaire qurl avait précédemment supprimée , et le* consuls que nous assignons a cette année 534 • pour y placer ceux-ci consuls ordinaires, comme l'a fait en partie l'auteur des Fastes Norisient, qui au lieu de Veturius et de Lutatius , porte sur cette année Lsevinut el Scuevola : ainsi le double consulat que Tile-Live donne à Lievinus et a Lépidut , n'oblige pat a supposer qu'il y ail en cette année aucune abdication des consuls ordinaires. Les consuls apaisent les mouvements qui s'étaient élevés dans les Gaules (Zonaras). Dissension entre les Romain, et Demetrius de Pbami. Ce tuteur de Pinée, roi dlllyrfe, oubliant qu'il devait la régence aux Romains, et prévoyant leur rupture prochaine avec Carlhage, se permet oé ratagri ks terres de la république en Illyrie ( Polybe , I. 111 et TV, chap. 16^ Dion , tnjajd Faits , p. 593 ; Zonarat ). Les Romains lui déclarent la guerre sur la fin de cette année. Seconde campagne d'Annioal en Espagne : au commencement du printems, disent Polybe (l. lit, ch. 14) etTite-Livc ( 1. aXI , ch. 5 ). Annibal marche contre les V acte es , surprend Salsmanque , et force, après un long siège, Ar bucale. Ce général , attaqué dans sa retraite par une arrbéc de cent mille Espaj delà de l'Ebre, la
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s peuples d'au- Je ceux d'rn-Jec^ de cr Heuve , te soumettent aux Carthaginois- Les Sagonlins . allies du peuple romain , prévoyant les dessein! <T Aonibal sur leur ville, demandent des, secours i Rome. Ambassade des Romains a Annibal , pour te plaindre de ses hostilité* au-dela de l'Etre , contre la teneur du dernier traite, l'année avant le consulat de I. jEmilius Paulus, de l'annei suivante 535 (Polybe, I. III, ch. i5, et tG), pendant u'Annibal était en. quartier d'hiver 1 Carthagine (Polybe, i5), et psrcoaséquent a la fin de celle année consulaire. Tite-1 jve ( I. XXI , ch. G ) place mal k propos cette ambassade au consulat de P. Cornélius Scipio avec Ti. Sempronius Longos , de l'tn 536. Cet auteur (ch. i5 ) a pressenti lui-memé son erreur. Les ambassadeurs n'ayant pa; reçu d'Annibat une réponse favorable (Polvbe), passent, suivant leurs instructions, i Carlhage, et ny ont pas plus de succès, t^aranle-troist&me lustre ( Epii. Je TitoLtve , 1. ao), cinq ans après te dernier loslre de l'an 519. Les censeurs L. jEmilius Papus et C. Flaminiut , qui procédèrent 1 ce lustre , firent le cirque et le chemin Flamiauus ■ (Festus, au mot Flamùtiut) ; et comme on sait par Cassiodorc ( in Chnm. ) que ce chemin et ce cirque furent construits tout ces consuls , il s'ensuit que ces censeurs ci ce lustre appartiennent a ce consulat.
Consuls: M. Livics Sauhatob, L.A£miucs Pact.us . entrent en charge le i5 mars romain 535, 7 avril julien aies avant J. C
319-118. Départ des consuls pour l'Illyrie, au comme n cernent du prinfetns ( auroiMmiique ) de la première année delà i4o'. olympiade (Polybe, I. III, ch. 16), qui finit sait ao mois de juillet de cette année 319 avant Jésus- Christ. Siège de Dinxaic , place d'armes de Demetriut : le consul Paul Emile entre dans cette ville le septième jour du tiége f Polybe, ch. 18). Siège de Phares, où Demetrius résidait : le itifme consul la prend et la démolit. Toutes I les autres places ae rendent aux Romains. Demetrius se relire chez Philippe, roi de Macédoine, en été et sur la fin de la première année de la 140*. olympiade ( Polybe , I. IV, ch. 06 et 67 ) , et par conséquent i la fin de juin du
ou dans les premiers jours <
let julien de cettr
année. Philippe te proposait, dit Polybe (iM.), de passer le reste de l'été à Lantse. Les Bornait» laissent le royaum< à Pinée et lui impotent un tribut (Appiao. , lllyri. Tile- Live, t. XXIT, en. 33). Triomphe du consul Paul Emile a ta fin de l'été de celle année (Polybe, I. III, cb. 19; I. IV r ch. 68 ). Troisième campagne tTAnnibal en Espagne : il ferme le siège de Sagoale ao commencement du printems (Polybe, 1. lit, ch. 16), et prend cette ville hhuitième mois do siège ( au commencement de novembre julien), et rentre dans le quartier d'hiver i Carltugèm ( Polybe, I. III, ch. 33; Tile-Live, I. XXI, ch. iS; Orose, I. IV, ch. 14 ). Seconde ambassade des Romains i Carthagr
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DE LHIST01HE ROMAINE
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(dans l'hiver), poar demander au sénat d'tmprouver 1* prise de Sagonte t «t de livrer «as Romain* Annibal , qui I avait enfreint les tra,tés ( Polybe, 1. III, ch. ao, et I. IV, ch. 66; Tît.-Liv.» I. XXI, ch. t6). Deux colonie* romaine» étant destinée* pour le paya des Gaulois 1 Crémone et a Pla.sance (Epit. de Tite-Live, L XX; VeUeïus, 1.1, ch. 14), Annibal fait sooder lea Gantois d'Italie , et il les trouve disposés a ae liguer avec lui par leurs anciennes querelle* avec les Romains, et par l'établissement récemment projeté de deux colonie* dan* leur* terre* (Polybe , 1. 3 , ch. 54 ; hte-Live, I. ai , ch. a5). Lot portée par le tribun du peuple Q. Claudius , pour détendre aux sénateur* d'avoir de* vaisseaux qui excèdent huit tonneaux, et de s'en servir à d'autres usages qu'a transporter des denrées de leurs terres. C Flami ni us fut le seul sénateur d'avis de cette loi (Hte-Live, I. XXI , ch. 63). Arrivée du médecin Archagatus du Péloponèje à Rome, sous le consulat, dit Pline (1. XXIX, ch. i ) , de L. jEmilius et de M. Livius , l'an 535 de Rome , ajoute cet auteur, conformément au calcul varronien. Ce médecin , te premier que les Romains aient reçu , obtint d'abord le droit de citoyen et des appointements de la république : ensuite on le chassa (Pline). Sénatus-consulte , sous ce consulat , pour abattre le* oratoires élevé* à Isis et Sérapis, divinités étrangères. Le consul jBmilius luimême le* démolit (Val. Max., 1. 1, ch. 3, n. 3).
Ccmmli : P. Coatreuc* Scino, Tu. Semmokios Louées, entrent en charge te i5 mars romain 536, 19 avril julien ai8 avant J. C.
318-917. L'ordre donné par le sénat de démolir tes oratoires élevés a de* diriirités étrangères, et le zèle do consul pour l'exécution de ce sénatus-consulte , portèrent les Pontifes, attachés a la religion et au culte établis , a prolonger , par une intercalation , l'année consulaire. Commencement de la deuxième guerre punique , sous le consulat , dit Tite- Live (tiv. XXX , chap. 44), de P. Cornélius et T. Sempronius , vingt-trois ans, ajoute le même auteur, après la paix qui termina la première (l'an S i3) 1 la quinxième année, dit AnliigeDe ( liv. XVII , chap. ai ) , après le premier divorce fait a Rome, par Carvilius Ruga, au commencement de l'an 5a3. Eutrope ( liv. III , chap. 7 ) donne pour la première année de telle guerre te consulat précédent, où elle fut décidée, et «ù se fit la prise de Sage tue et la négociation iniructueirse de la a«. ambassade il« Komains à Carlhage. Pendant qoe les consuls sont occupé* a ferré la levée des troupes et tes autres préparatife de guerre , le sénat fait établir les deux colonies * Crémone et a Plaisance (Polybe, 1. IH, ch. 40; Velt. Paterc. 1. 1, ch. i4> Attaqué de ces colonies par quelques peuples Gautbia : ib forcent les colons romains dé se retirer à Mode ne et en ferment ht siège (Polybe, Tite- Live, 1. XXI, ch. a5). Le préteur Manlius, qui venait au secours de Modène, ayant été battu par les Gaulois, C. Ati liu* y est envoyé de Rome avec le renfort d'une légion. M, Jtmrlius, prêteur en Sicile, y fut plus heureux : une flotte carthaginoise ayant paru sur les cites pour exciter a la révoRe les ancien* allies de Carthagc , est battue par ce préteur près de Litvbée (Tire-Live , ch. 49 et 5o). Annibal, trois ans après avoir commencé (l'an 533, Vof. cetteannee) i soumettre tes peuple* d'Espagne (Corn. Nepos, Vie tfAnnib. 7, part de Carthagène pour l'Italie au commencement de l'été , après le lever de* pléiades ( Porybe , t 5 , ch. 1 ) , lever que Varron et Pline placent du 10 air 12 de mai. H partit le 1 5 juin julien ( Fojr. ci-après). Le sériât ayant appris plutôt qu'il ne s'y attendait qu'Annibal avait passé l'Eb're*, ordonne aux consuls de partir avec une flotté et des légions (Polybe , 1. 3, ch. 40, Tite-Live, I. ai , ch. *5). Tih. Sempronius est envoyé en Sicile avec ordre de passer en Afrique si les circonstances le permettent. On charge Scipion , son collègue , d'aller en Espagne arrêter Annibal au passage des Pyrénées. Polybe , après les avoir fait partir de Rome au commencement du printemps (1. 3, ch. 4« ) • *l (I. 5, ch. 1 ) qu'ils allèreot 4 leurs départemens après le lever des Pléiades (le 1a mai). Les Achéens, ajoute-t-il , ayant déjà nommé leur préteur, qu'ils élisaient, suivant le même auteur (1. 4» ch* 07 ) au lever' de cette constellation ; cette dernière date est la plut mie. Le* consuls ne peuvent avoir mis en mer avant le i5 mai julien, ou s'ou vrait la navigation pour la marine militaire. Comme ils ne
que leur départ ait été avant le mois de juillet ou celui d'août : on verra bientôt qu'il ne fut qu'en septembre. Prise de Malte par T. Sempronius ; il fait prisonniers de guerre la garnison carthaginoise et Giscon qui la commandait ( Tite- Live, L ai» ch. 5t ), et rentre dan* le port deLilybée, 06 il se prépare au passage en Afrique ( Polybe, I. 3, ch. 41 ). A l'égard de Scipion, pendant qu'il donne a Marseille, 06 il était arrivé en cinq jour* de navigation (a/d), du relâche à ses troupes, il apprend qu'Annibal, qu'on croyait eocor* dan* le* Pyrénées marche vers le Rhonè ( Polybe , Tite-Live , L at » ch. 96). Annibal n'élaltt arrivé ati bord de ce fleuve que le 14 octobre julien ( Vojn ci-après ) , il s'ensuit que Scipbn, qui, pendant son séjour a Marseille, apprend que ce général approche du Rbdne, ne peut être parti pour Marseille avant le mois de septembre (Poy. cl-dessns). Le consul romain se persuadant que l'armée carthaginoise n'oserait passer les hautes Alpes a travers tant de peuples barbares ( Polybe, 1. 3 , ch. 4g et 61 ), prend le parti d'atteodre Annibal sur lés bords du Rhône, où il croit que sera te théâtre de 11 guerre. Le général carthaginois arrivé sur tes bords de c* fleuve , le 14 octobre julien ( KojH ci-après). Passage du Rhône par Annibal , la cinquième nuit depuis qu'il y était arrivé, le 18 octobre (Polybe, eh. 43). Il campe sur l'autre bord II nuit suivante, le 19 octobre (Polybe, ch. 44). Le lendemain, ao octobre, combat a l'avantagé des Romains entre deux corps détachés de l'armée d' Annibal èt de celte de Scipion, envoyés l'un et l'autre pour reconnaître la position des ennemis (/*/</.). Annibal décampe 4 èt marche vers les Alpes te lendemain, ai octobre (Polybe, ch. 45). Le troisième jour depuis le départ dès Carthaginois, te a3 octobre, Scipion arrive avec (es légions au camp qu'ils avaient occupé sur le Rhône, et surpris dé les trouver partis pour les Alpes, il détache son frère pour l'Espagne où était restée une armée ennemie son* les ordres d'Asdrotot, et ramène ses légions a Marseille pour revenir sur sa flotte en Etrurie , et aller de-la par terre vers les Alpes1 empêcher la descente d'Anniba! en Italie (Porybe , et*. 4S, T. L. . I. ai , ch. 3a). Annibal arrive | au pied de ces montagnes , dix jours après être parti des bords du Rhonè, té 3t octobre ( Polybe , ch. 5o), parvient au sommet èn neuf jours, le 9 novembre, et y prend deox jours de repos,' le 10 et Te n (Polybe, ch. 53 , Tite-Live , eh. 35.). C'était, disent Polyb. (ch. 54, et Tite Live ( ch. 35 ) le^ tetis du cracher des Pléiades , coucher que Varron et Pline pistent au 10 et 1 1 novembre julien : cette daté astronomiqué, en fixant toutes les date* inter médiaires nue nous avons données, prouve qu'Annibal était arrivé aux bords du Rhône, le 14 octobre julien. Annibal i descend nromptement les Alpes et arrive dans les plaines ! des Insuoriens, en Italie, quinte jours après qu'il était entré dans ces montagnes du coté des Gaules, le i5 novembre (Polybe, ch. 56, Tite-Live L ch. 38). C'était le!
cinquième mois depuis son départ de Carthagène (<&Jd.) ; il en était donc parti vers le i5 juin julien ( ror. ci-dessus ). Le sénat , apprenant qu'Anomal descend én Italie , mande ao consul Sempronius , dans les premiers jours de novembre, de revenir de Sicile pour réunir ses forces a celles de son collègue (Pol., I. III, ch. 61 ; T.-L., ch. 5t ). Sempro nius embarque sur-le-champ son armée. Annibal prend Turin én trois jour* , et Scipion , ('avançant a grandes journées de Pi»e où il avait débarqué, nasse le PA (Polvbe, ch. 60 et 61 ; Tite-Live, ch. 3g). Bataille du Tesin , où Annibal et Scipion ae rencontrent : les Romains sont battus Scipion , blessé et éntotiM par le* ennemi*, e»t sauvé par son Al* Ijfé, dit Porybe (l. X, ch. 3), de dix-sept ans Ainsi Scipion , qui fut surnommé l'Africain , était né l'an 5ao ( Voy. cette année ). Les Romains repassent le Pô et se retirent vers ta'Trebie. L'année de Sempronius joint celle de Scipion a*U Trébie , après quarante jours de marche , dit Polybe (ch. 68)/ depuis Lilybéé jusqu'à Rtmini, et par conséquent vers le milieu du mois de décembre julien. Bataille île là Trebie , dans ta saison' dé ta/ brunie , au solstice d'hiver, un joué dé neige fPolVbé, ch. 7a: Tité-Llvé, ch. 54; Florin, liv. Il, ch. è). Sempronius la perd : les débris de son armée se retirent a Plaisance. Scipion, dit Polybe ( ch. 70) , voulait employer tout l'hiver a exercer les* troupes: Sempronius, ajoute cet auteur, fut- d'un avis contraire , parce que tés comices consulaire* n'ctaiéht pas
ABREGh CHRONOLOGIQUE
Soi
avant de lorlir de charge. Annibal l'élail proposé de poursuivre les ennemis ; l'hiver l'en empêcha ( Polybe, ch. 74). Mesures prises par le sénat pour continuer la guerre avec vigueur : il règle le nombre de troupes et de vaisscaui pour la campagne suivante-, et fait procéder a I élection de nouveaux consuls ( Polybe, ch. 7S ; Tile-Live , ch. 5 7 ). Sempronius se rend A Rome pour tenir les comices (Titel.ive ) pendant l'hiver. Combat entre Annibal , qui y fui blesse, et la cavalerie romaine : l'action fut pourtant indécise. Premier dëcampenient d'Annibal , des que les plus légers indices, dit Tite-Iive (cb. 58), annoncèrent que le printems approchait , à la fin du mois de février julien : il monte sur 1 Apennin , pour aller exciter a la révolte les peuples de l'Etrurie , ou les soumettre : la neige , la grêle , le tonnerre et des ouragans le forcent a revenir sur ses pas vers Plaisance (Tite-Live , ibid. ). Le consul Sem-
Sronius , ajoute Tite-Live (ch. S9), était déjà de retour e Rome a l'armée. Combat entre Annibal et Sempronius sous les murs de Plaisance ; quoique le succès eût été à peu près égal , Annibal retourne vers les Alpes , et se retire en ligurie, qui s'était liguée avec lui contre les Romains (Tile-Live). Ces actions laites sous le consulat de Sempronius et après les premiers indices du printems , prouvent que cette année consulaire s'étendait dans les mois juliens de février et de mars, et ne finissait pas avant le mois d'avril. Les Gaulois Liguriens , fichés d'avoir Annibal et son armée sur leurs terres , lui dressent des embûches qu'il évite, en se déguisant (Polybe, ch. 78; Tite-Live, l. XXII , ch. 1 ). Second décampement d'Annibal , au commencement du printems astronomique (Tite-Live), dès que la belle saison arriva ( Polybe ) , et par conséquent à la fin de mars julien. En Espagne, Cn. Cornélius Scipion, frère du consul, ayant débarqué i Empories, réduit toutes les villes de cette côte jusqu'à l'Ebre , et l'avançant dans l'intérieur, bat Hannon qui y commandait les Carthaginois , le fait prisonnier , el prend son quartier d'hiver a I ïrragone(Pol.,ch.76; T.-L-, L XXI, ch. 60 et 61). Voeu d'un temple a la Concorde , par le préteur L. Maolius , au commencement de cette année consulaire, lors d'une émeute
Ïui s'était élevée dans son camp de la Gaule cisalpine (Titeive, I. XXII , ch. 33). Le préteur C. Atilius Serran us est chargé de faire un voeu au dieu Mars , pour en obtenir que la république n'éprouve de dix ans aucun changement désavantageux (T.-L., I. XXI, ch. 6a, etl. XXII, ch. 9); mais il y eut a Rome des prodiges effrayans : les livres sibyllins furent consultés ; et ces prodiges empêchèrent les pontifes d'avoir égard à la faveur que ces vœux pourraient mériter, et d'ajouter a l'année suivante une intercablion extraordinaire.
Consmh : C FlAMiiMUa 11, tué à la guerre, C». Snviut» Gemirus , M. Atilius Rkgulus 11, entrent en charge le tS mars romain 5^7, 8 avril julien «17 av. J.-C