‹ L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des inscriptions, des chroniques et autres anciens monumens, avant l'ère chrétienneChapitre 471 sur 532 · C. DU1LIUS · texte numérisé non relu

C. DU1LIUS

a3i-a3o. T. Manlius Torquatus et Q. Fulvius Flaccus sont nommés censeurs ; leur nomination étant déclarée vicieuse, on lés force d'abdiquer (Fast. capit). Premier livorce a Rome. Les censeurs , avant leur abdication , obli gent Carvilius ituga de répudier sa femme, parce qu'étant stérile, elle ne donnait pas des enfants a la république. Uenys d'Halicarnasse dit (liv. a, p. 96) , que ce divorce se fit en la cent trente-septième olympiade , sous le consulat de M. Pomponius Matho et de C. Papirius, el par conséquent celte année varronienne 5a3. Aulugelle, (1.4, ch. 3) donne aussi , pour date, a ce divorce, celte même année a laquelle il attache, par méprise, le consulat de M. Atilius et de P. Valerius, qui tombe a l'an de Rome 527. Le même Aulugelle (liv. 17 , rh. 21 ) , ayant fait son extrait de quel que auteur, qui suivait, sur la fondation de Rome, une époque différente, dit que le divorce de Carvilius arma 1 au de Rome 5içj. Ce n'est que pour s'exprimer par un nombre roud, que Denys d'Halicarnasse en l'endroit cité et Valere Maxime (liv. 2 , ch. 1 , n. 4), disent que, pen iao ans, il n'y eut point de divorce chez les Roinajns; ce qui signifie seulement que le premier divorce est postérieur a la cinq cent vingtième année. A l'égard de Plularque, il place cet événement , tantôt a la deux cent trentième année (Vie de Romulus, p. 3t)), tantôt a la trois cent trentième (Vie de Numa, p. 77) ; ainsi le texte de cet auteur a été altéré. On doit donc s'attacher à la date que donne Denys d'Halicarnasse , qni la fixe par l'olympiade et par le consulat. Quoique Carvilius eut été forcé i répudier sa femme , sa conduite le rendit odieux au peuple (Denys d'Halicarn. , Val. Max. ). Le peuple voyait que les censeurs cherchaient a s'attribuer le droit d'obliger les citoyens au divorce, lorsqu'ils n'auraient point d'enfants, et que c'était un joug que ces magistrats voulaient lui imposer. Suivant les lois de Romulus , le divorce n'était permis que quand la femme avait commis un adultère , préparé du poison ou supposé des enfants (Plularque, Vie de IVoniul. , p. 3i ); et dans ces cas, ce n'était qu'une faveur que la loi donnait au mari, quî pourrait ne pas s'en servir. Les censeurs, cn établissant un quatrième cas de divorce , le rendaient nécessaire et forcé. Celte innovation ne dut pas moins déplairr aux pontifes. La loi de Romulus voulait que le mari qui répudierait en d'autres cas que ceux ci-dessus énoncés , lût tenu de donner la moitié de ses biens a sa femme , et que l'autre moitié ft^t ronsacrée a Cérès (Plut., Vie de Romut., p. 3a). Un mari , forcé au divorce par l'autorité des censeurs, ne pouvait enctîurir celte peine, de sorte que les temples des dieux étaient frustrés de l'avantage qui aurait dû leur revenir. Nous croyons que c'est par cette considération que les pontifes cherchèrent quelque vice dans la nomination de ces censeurs, et les obligèrent d'abdiquer Réduction de la Corse par le consul Papirius Maso , après une résistance opiniâtre de la part de ce peuple. Comme le consul avait perdu beaucoup de troupes dans cette expédition , le sénat lui refusa le triomphe ; mais Papirius donna l'exemple dangereux, , qui ne fut que trop suivi, de triompher hors de la ville , malgré le sénat , et avec le seul agrément de l'armée (Val. Max., liv. 3, ch. 6 , n. 5 ; Pline, liv. i5 , ch. 29; Festus au mot Myrita). Premier triomphe sur le ' Albain du consul Papirius Maso, sur les Corses, le

mont Albain du consul Papirius Maso, sur les Corses, I 3 des noncs (5) de mars romain de l'année suivante 5a (Fast. capit.), 21 avril julien rte l'an a3o, avant J. C. I.

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AI1KÉGE CHRONOLOGIQUE

consul Pomponius soumet aussi la Sardaigne et y reste. Dictature de C. Duilius, pour tenir les comices consulaires; il choisit, pour maître de U cavalerie, C Aurelius Colla (Fast. capu.). Papirius qui était revenu de Corse dès le S mars romain, date de son triomphe, quarante-six jours avapt le renouvellement du consulat , aurait pû tenir les Le sénat en privant Papirius, par la nomination , du droit de procéder à l'élection des consuls , voulut le punir d'avoir triomphé contre

Commis : M. jEmilius BaMUla , M. Jusius Peea , entrent en charge le at avril romain 5*4 , 7 juin julien xio.

a3© - aaq. Deux exemples nuisibles , l'un d'un premier divorce, l'autre d'un triomphe fait contre les ordres du sénat ; un nouveau joug imposé au peuple, et la perte d un Jes droits appartenants aux temples des dieux , firent omettre l'intercalation. Les consuls ayant reçu ordre du sénat de faire la guerre aux Liguriens, et de veiller en même lema sur les démarches des Gaulois, entrent dans la Gaule cisal pine (Polybe, liv. a, ch. aa) , et la trouvant tranquille, il passent en Ligurie sans commettre d'hostilités. (Zonaras') Ambassade des Romains en lllyrie ; elle était composée de deux frères C. et L. Coruncanius et de C. Junius , chargés de se plaindre des prises que les corsaires illyriens faisaient sur les marchands romaius, et de déclarer que la république romaine avait pris sous sa protection la ville d'issa, que Illyriens attaquaient. Ce royaume était gouverné parla Teuta, veuve du roi Agroo, et régente pendant la mil de Pinée, fils de ce roi. La reine ayant répondu aux ambas sadeurs, que la coutume des rois d lllyrie était de permettre à leurs sujets d'armer en course pour leur avantage particulier, L Coruncanius, le plus jeune des ambassadeurs, lui répliqua que le* Romains sauraient bien l'obliger i réformer cet usage. Des émissaires a poste» par Teuta sur la route de Home, tuent L. Coruncanius et C. Junius, lorsqu'ils s'en retournent , et mettent les autres ambassadeurs aux fers ( Polybe , Zonaras ). Statues élevées à Home a !.. Coruncanius et i C. Junius (Pline, liv. 34s Crl- <>)• \* guerre est déclarée aux Illyriens. Siège de Corcyre ci d'Epidamne, appelée aussi Dyrrachium, par la reine Tenta , au commencement du printems (Polybe , liv. a , ch. 9) ; est le printems de l'année suivante 5a5 , sous ce consulat.

renie norile

ic n

Mort dAmilcar, père d'Annibal, en Espagne. (Casstod in Chroa.) Polybe (liv. a, ch. i), dit qu'il avait commainJr en Espagne, presque neuf ans ; suivant Cornélius iSi-pos (Vie d'Amilcar) , il y mourut la neuvième année : ainsi les neuf ans n'étaient pas résolus. Or Amilcar était passé en Espagne, l'an 5i6 , et en plaçant ta mort dans les premiers mois de l'année SaS , sous ces consuls , 00 trouve que les huit années de son commandement étaient révolues, et que la neuvième était commencée quand il mourut. Orose (liv. 4, ch. 1.3) , place mal à propos la mort de ce général à l'année S17 de Rome. Quarante-unième lustre par les censeurs Q. Fabius Masimus Verrucosiis et M. Sempronius Tuditanus ( Fast. capit. ). Le dernier lustre ayant été fait au commencement de l'année consulaire 5ao, celui-ci tomba aux premiers mois de l'année 5a5 , sur U fin de ce consulat ( Voyez l'année Sao ).

Consuls : L. Postumius Albimus II . Cit. Fdlvitja CeictumaLUS, entrent en charge le ai avril romain Sa5, 37 mai julien aac, avant J. C.

la flotte et 1rs légions. Fulvius ne retient en lllyrie que quarante vaisseaux , et lève une armée de terre chez les peuples qui s'étaient alliés avec les Romains (Polybe, liv. a, ch. 1 1). Traité de paix avec Teuta, au commencement du printems (Polybe, cb. ia), de l'année suivante 5a6, sous ce consulat. Celle reine est obligée de céder aux Romains une partie des états de Pinée, et de s'assujélir pour l'an Ire i un tribut: ce même traité interdit aux Illyriens toute navigation au delà de la ville de Lissus, si ce n'est avec deux vaisseaux qui ne peuvent pas être armés en guerre (Polybe). bile renonça aussi è la régence que les Romains firent déférer i Uémetrius (Zonaras).

Consuls : Sr. Cabvilios MaXimus II, Q. Fabius Maxi- MVS Vfcnnocosus II, entrent en charge leaiavril romain 5a6, 8 juin julien aa8 avant J. C.

aaB - aaj. Le proconsul Cn. Fulvius fait pari aux Aehéens et aux Etoliens du traité conclu avec les Illyriens, par lequel les Romains avaient délivré la Grèce des courses de ces pirates (Polybe, liv. a, ch. la). Ambassade envoyée par le sénat à Corinthe et a Athènes. Les Corinthiens accordent par un décret public aux Romains le privilège qui n'appartenait qu'aux Grecs , d'êlre admis aux jeux isthmiques. Les Athéniens leur donnent le droit de citoyros «l'Athènes, et en conséquence la faculté d'élré initiés aux grands mystères (Polybe , I. a , ch. ta ; Zonaras). Triomphe naval du proconsul Cn. Fulvius Centumatus sur les Illyriens, le 10 des calendes de juillet , ai juin romain de cette année 5a6 (Fast. capit.), 7 août julien de l'an aa8 avant J. C. Traité des Romains avec Asdrubal , général des Car ihaginois, en Espagne, immédiatement après la conclusion de ta paix d'Illyrie (Polybe, I. a, ch. t'i), et par conséquent cette année: on y convient que les Carthaginois ne pourraient pas porter la guerre au-delà de TEbre, ce fleuve devait servir de barrière à leurs conquêtes (Polybe).

Consuls: P. Valemus Flaccus, M. Amies Reçu lus, entrent en charge le ai avril romain S37 , ag mai julien sa;.

937 -aa6. Augmentation des places de la prétare; il y en avait deux d'établies, on en créa deux autres (Epit. de T. L., liv. ao), pour régir la Sicile et la Sardaigoe, devenues provinces romaines. M. Valeriusfut le premier préteur delà Sardaigne etC. Flaminius de la Sicile (Solin, ch. 11)

Consuls : M. Valeiuvs Messala, L AFU'STTUS Fullo. entrent cn charge le ai avril romain 5aS, 11 juiu julien a 26

aaG-aaS. La troisième année après le consulat de Postumius et de Fulvius , de l'an 5a5 ( Oruse , liv. 4 1 ch. 1 3 ), et par conséquent celle année-ci , les Romains ayant trouvé dans les livres sibyllins que les Grecs et les Gaulois se raetlraietn en possession de Rome , enfouissent tout vivants en terre , pour accomplir l'oracle , deux grecs , homme et femme , et aulaiilde Gaulois (Pluiarque, ViedeMarcellus; Zonaras).

aiq - aa8. Prisa de Corcyre par Teula : cette reine continue le siège d'Epidamne, et entreprend celui de la villr d'issa (Polybe, liv. a, ch. 10 et 1 ■ ). Passage de Cn. Fulvius et de L Postumius en lllyrie, avec une (lotte et une armée, presque dans le même tenu , dit Polybe ( liv. a , ch. 1 et a ) , que les Carthaginois défèrent a Asdrubal, gendre d'Amilcar le commandement en Espagne , vacant par la mort de ce dernier. Ainsi la mort d'Amilcar arriva sur la fin du consulat précédent. Uémétrius de Pharos, commandant pour Teula a Corcyre, mécontent du gouvernement de cette reine, remet la place aux Romains. Toute l'île se soumei. Les consuls obligent les Illyriens a lever les sièges d'Epidamne et d'issa; ces villes se donnent aux Romains. Conquête par les consuls des places appartenantes aux Illyriens , sur les cotes de la mer Adriatique. Teula s'étant réfugiée dans un fort au milieu des terres, les consuls cèdent une partie de l'Illyrie a Démeirius. Retour de Postumius à Rome, avec

Consuls : L. Amilius Papus ; C. Atilius Regulus , entrent en charge le ai avril romain 5ag, 3i mai julien aaS.

aa5 - aa4> Guerre de la Gaule cisalpine sous ce consulat ( Fast. capit. Polybe , liv. a , ch. a3 ; Pline , lir. 3 , ch. ao . Orose, liv. 4« ch. t3; Ëutrope, liv. 3, ch. 5), la huitième année depuis la loi du tribun Flaminius, de l'an Saa, qui avait ordonné de distribuer a des citoyens romains les terres des Gaulois (Polybe). la Sardaigne, irritée de la présence continuelle d un préteur, s'étant révoltée, le consul C. Atilius la fait bientôt rentrer dans le devoir. Les Gaulois transalpins viennent , sous la conduite de leurs rois Concoliian el Anéroèste , au secours des peuples ligués contre Rome. L'armée ennemie s'élant mise en marche pour aller i Rome , premier combat a Fesules , en Etrurie , avec le préleur romain , envoyé sur ces frontières , pour y arrêter les premiers efforts des Gaulois. Le préteur , quoique baiiu , prend dans sa retraite un poste avantageux; l'armée Gauloise attend au lendemain pour le forcer ; mais le consul i£milius qui était avec les légions a Ariminum pour garder les cotes , et qui apprit que les ennemis marchaient par l' Etrurie, vrrs Rome, ayant (ait la plus grande diligence el étant arrivé la naît même, les Gaulois, dans la rr.iinlr de perdre le butin qu'ils as'aient fait , décampèrent pour aller le déposer dans leur patrie, et revenir ensuite conli-

DE L'HISTOIRE ROMAINE

ouer la guerre. Amilius les suit- Dans le même terni le consul C. Atilius, revenant de laSjrdaigne qu'il avait pacifiée, aborde i Pise , où il est informé par des maraudeurs gaulois, qu'il (ait prisonniers en marchant vers Rome , que Tannée gauloise n'est pas éloignée, et que celle de son collègue la poursuit. Atilius poste ses légions sur la route, et s'empare, avec la cavalerie, «l'une colline qui était à l'un des cAtés. Bataille de Telamon ; l'action commença par l'attaque du poste où était la cavalerie. Atilius v perdit la vie, mais les ennemis furent repoussés. Les Gaulois rangés dos a dos entre deux armées romaines qui les attaquaient de front , pendant que la cavalerie continuait de les prendre en Hanc, furent taillés en pièces. Leur roi Concolitan fut tait prisonnier; Anérofisteprit la fuite etse tua (Polybe). Triomphe du consul L. Amilius Papus , sur les Gaulois , le 3 des nones (5 ) de mars romain de l'année suivante 53o (Fait, capit.), a6 avril julien de l'an 224 avant J. C. Comme Polybe dit (1. a, ch. 3i ) , qu'Amilius revint avec toutes ses lésions a Rome, peu de jours après la victoire, la bataille doit s'être donnée dans le mois d'avril julien , peu de jours avant le triomphe que ce consul fit a son retour à Rome. Suivant Fabius Pictor , historien qui avait servi dans cette guerre, les Romains avaient cette année huit cent mille nommes sur pied ( Polybe, 1. a , ch. x4; Pline; Orose ; Eutrope ). Quarante-deuxième lustre par les censeurs C. Claudius Centho et M. Juuius Pera ( Fast. capit. ), cinq ans après le dernier lustre qui avait été tait l'an 5a4>

Consuls : T. MamuihTouquàtus II, Q. Fulviuî Flac- CVS II , entrent en charge le ai avril romain 53o, la juin julien aa4 avant J. C.

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