DE L'HISTOIRE
Si l'ordre des tenis es l ueceAsatre pour idées, il but aussi convenir qu'il donne une tache pénible a remplir : presque tous ceux qui ont cru y marcher s terrain solide , sont tombé*. Nous avons donné dans premier volume un tableau de phis de cent systèmes, différent plus ou moins entre eu* , et de celui de leurs ; ce dernier paraît appuyé sur des bases plus Ici nous sommes parvenus ■ une époque verï historique; nous n'avons que les cent vingt six dernièies années avant l'ère chrétienne à organiser. Nous prendrons pour base la table des Bénédictins , que nous avons déjà rapportée ci-devant. Peut-être, dans les teins antéiieurs , y aurait-il quelques objections a faire contre les bases qu'ils ont adoptées : mais cette discussion serait trop longue pour être placée ici. Noos nous bornerons a indiquer l ouvrage nu l'on trouvera des idées un peu différentes qui méritent d'être examinées d'une manière plu* approfondie (i).
L'histoire que nous donnons est fort intéressante par ellemême, et quoique des historiens habiles nous aient précèdes dans celte carrière , nous serons obligés quelquefois de rectifier leurs récils. Nous avons cru ne pas devoir nous astreindre * i mi. er en tout la méibodeJeM. Albert. Le* dates nous ont occupes très- sérieusement comme étant le principal objet de cet ouvrage; mais nom avons aussi cherché à présenter les faits sous un point de vue intéressant Le premier objet de l'histoire est d'instruire en nous faisant connaître la liaison des événements et leur enchaînement nécessaire afin que les leçons que nous y puiserons , nous servent de guides pour l'avenir, et que nous redoublions no* efforts pour éviter les fautes de ceux qui nous ont précédés.
L'espace nous manquant pour compléter les cent vingtsix ans qui ne se trouvent point dans le manuscrit des Bénédictins, nous sommes forcés de renvoyer, pour les dernières années, i l'histoire romaine commencée par Rollin et finie par Crévier. Cet ouvrage est tellement répandu qu il nous a paru superflu de traiter ici le même suict. Nous n'aurions même pas entrepris les années que nous donnons ici , si elles ne renfermaient la partie qui n'avait éié qu'ébauchée par Rollin, prêt a terminer sa carrière, et mise en ordre par Crévier qui débutait dans la sienne, en sorte qu'elle avait besoin d'être travaillée avec plus de soin. C "était sans doute une entreprise hardie et difficile que de nous charger de ce travail. Ce qui nous y a surtout engagés , c'est l'intérêt que nous ont inspiré les deux principaux événements de celte époque : la conjuration de Caïus Gracchus, et léiallissede* Romains dans les Gaules.
i des tilles données
Ainsi l'on calculait ta livre i douze onces , I i, et la drachme a trois scrupule*
y avons souvent senti le besoin dans noire discours prelémioaire : sans doute la Métrologie n'est pas directement néressaire a l'Art de. vérifier les Dates : mais comme les Bénédictins ont un peu dépassé les bornes île leur titre dans leurs dernière* éditions , où ils nous ont donné une véritable histoire , ils ont sans doute reconnu , el noua avons senti comme eux , qu'il était nécessaire de fixer nos idées sur les mesures de toute espèce dont l'histoire exige la connaissance. On peut même dire que cette initiation est indispensable pour l'histoire ancienne. Pour compléter nos tables, nous parlerons ici 1
qu'd
uels , dans le cours de notre travail, il i quelques
Des Poids romains.
La livre romaine , titra , était subdivisée , comme toute* les unités , en douze parties, ainsi que nous l'avons dit dans noire discours préliminaire. Les noms et les rapports des petits poids éi aient en général ceux des parties de Pas ; seulement pour la huitième partie de Vuaciis, ou la moitié du ucifau , on avait l'expressioo de drachma , empruntée des Grecs ; de même pour le tiers de Vuada , ou pour deux sextu/a, on avait le nom de dutlla. C'est ce qr ~ les vers suivants :
Drcchmam si ftmiut , aient, fuem dieilr audit Siciliemt .- drachme jcriplum ti aJjrtrre .fit! Srrltla fur /eri&r : mm tes Ut ««ni etmjttt, iu dufU tit, rtlerti éiiereduetl —
(i) Voyet U troisième édition de Tacite, traduit par M. Dures» Je U Malle . I, 6, p. 33i et usantes. I») Traité de M. Ideler sur Us mesure*.
(3) Mttrolnglc, p 761.
que celte division est encore en usage aujourd'hui 1 livre médicinale. Elle a'est propagée des Romains jusqu'à t jours (a).
Il résulte des vers de Priscien , qu'en prenant le 1 pour uniié, on aura pour La drachme, trois scrupule* ; La sexiula , quatre scrupules, ( J'uti scrupule; Le siciiieus, six scrupules, ou deux drachmes; La « La s
tuiat , ou quatre drachmes ;
L'once, vingt-quatre scrupules, ou deux semuncia , oui trois dueliat, ou quatre sialici, ou six sextula, ou huit | drachmes ;
La livre, deux cent quatre-vingt-huit scrupules , ou douze I onces, ou trente-six duellm , ou quarante-huit sialici, ou , ou quatre-vingt seize drachmes.
1 , huit scrupules , ou deux sextula ; xia , douze scrupules , deux sicilki , ou trois sc%- \
La livre romaine aysnt ses subdivisions err douze parties, ces diverses parties, si nous en croyons Paucton (3), doivent être calculée* de douzième en douzième , en évaluant l'once a 5a6 de no* grains ; il donne des table* calculée* sur cette échelle , et comme la facilité de le* consulter dans son ouvrage, pourrait induire en erreur ceux qui voudraient s'en servir , nous en placerons ici de plus exactes.
Nous avons dit que la sexiula était le sixième de l'once ; «lie désignait le même poids que le té tra^ ranime des Grecs. Claude Bou irroue (4) , savant antiquaire , n'évalue ce poids qu'à 83 de nos grains, et pense que le scrupule , ou gramme , ne répond qu'à ao \ des grains de notre poids de marc Son opinion est appuyée sur un grand nombre de faits : si l'on croit devoir l'adopter ainsi que le fait un auteur plus moderne et plus exact que Paurton, dont nous venons de parler , il en résultera que U livre romaine pèse S976 grain* , l'once 498 , et le scrupsle ao \ (S). On aura donc le tableau suivant :
Unda , ou une once. ... : 498 grains.
Srxiaas , ou deux onces 996
Quadrant . Triuax, Tenmcium, ou trois
onces • 1494.
Trie»*, ou quatre onces 199a
Qaincunx, ou cinq once*. a4qo
Sexunx, Semù, ou six onces (U> a^8
Septunx , ou sept onces. 3406
Bet, Betsis, Des, ou huit onces 3984
ou neuf onces.
Uodrant, Ni
DezJaat, ou dix
IXeunx , ou onze once* ....
Liera, As , Pondo, ou la livre a livres romaines (Dupondw*)
4 {Quedrustit)
tt
ug5a i7ga8
20, Mo
Cette table suffit pour connaître des poids plus considérables. Si , par exemple , on veut évaluer dix-sept livre* huit onces romaines, on y réussira par l'addition lui-
»U. 59760 grains.
Total, 17 livres 8 onces romaine*. . io$576 grains.
(4) Mort eo 1680. Voyenoo selle, t. 5, p. 4».
(5^Huloir« de» monnaies, parM.lt
uniTcr- , t. a,
CHRONOLOGIQUE
D'un autre cote, on mu que la livre , poid» de marc , vint , parmi nous, a marcs, 16 onces, 138 gros ou «irarh it 3ao esterlina, 384 déniera ou scrupules, 640 oboles ou mailles , labo félins , et 9316 grains (1). Ainsi ,
once, poids de mare, vaut 5?6grains.
H onces, ou un marc 16 oncea ou une livre, poids Je t a livres ,
ta
oaib 18431 37148 36H64 fa fia S5,9G 6«5ia
es
9ai6o 101 76 no5aa 1 iycV,8
»fi -
La pièce de ao fr. vaut ou pièce île 40 fr. vaut ou pèse .
60 francs en or pèsent . .
U résulte de cette table qoe
1 once, poids de marc, tant.
1 1ÎT.
1 once rom, a
7 K grain »56
ia6
la.
Ainsi,
it
1S8 ta
po
la valeur de 17 livres 8 onces romaines en est de 11 livres 7 onces on a peu près
comparer ces poids a nos mesures actuelles , I pourra taire usage de la table suivante :