URBAIN IL
1640. Urbain de Lavai-, marquis de Bois-Dauphin et de Sablé, mourut à Paris le G décembre 1661. Il avait épousé, 1" Marie de Riants, fille de François, seigneur de Yillerai,
ET DUCS DE UO^TUOKEfiCl. fB0ÎS-Dauphin,J 1 29
ïiiaître des requêtes , dont il n'eut point d'enfants ; 2" BIaiigleritk Barentim , veuve de Charles de Souvre' , marquis de Courtanvaux , et fille de Charles Barentiu , président en la chambre des comptes- Elle mourut le 8 février 1704» ayant eu deux fils qui la pre'dëce'dèrent :
1° Charles, dont l'article suitj
2° Jacques de Laval , page de la grande e'curie du roi en 1667, tué par les Turcs, au combat de Candie, le 25 juin 1669.
CHA.RLES.
1661 . Charles de Laval , marquis de Bois-Dauphiu , capitaine au régiment de Picardie , fut tué dans une sortie faite sur les Hollandais au siège de Woerden , au mois d'octobre 1672, sans avoir été marié.
Les armes de cette branche sont, de Monltuorenci'-Lai'al ,àla. bordure de sable , chargée de cinq lionceaux d'argent : un en chef léopardé, deux en chaque flanc de l'écu ) ceux de dexlre ■contournés et affrontant ceux de séneslre.
Nota. En écrivant Monlmorenci , on s'est conformé à l'orthographe suivie dans tout le cours de cet ouvrage par les Bénédictins ; cette orthographe est fondée sur l'étymologie ; mais l'usage de Vy ayant prévalu depuis trois siècles , la maison de Monlmorenci a adopté cette terminaison.
XIL ï7
DÈS
SIRES, ou CHATELAINS DE MONTLHÉRI.
lYloNTLHÉRi, capitale dû Hurepoix, à six lieues ou environ de Paris , près de la route d'Orle'ans , est appelé' dans les anciens monuments, Mans Leherli, Mans Lethevici et Mons AEncuSy du nom de son fondateur qui n'est pas bien connu , ou du gau* lois Moat-le-herj, qui signifie montée i-ude et difficile , parce qu'il est situe' sur le penchant d'une colline. Cette ville et ses de'pcndances tombèreut , au commencement du onzième siècle, dans la maison de Monlraorenci.
THIBAUT
Thibaut, surnommé File-ktoupes , Fiions stupas , à cause de sa chevelure blonde , est le premier seigneur connu de Mont- Ibe'ri. Du Chesne le dit par conjecture second fils de Bouchard If, sire de Monlmorenci j ce qui est très-vraisemblable , puisqu'on voit la terre de Brai , qui appartenait à l'auteur des MoutiTiorenci , posse'dee par les descendants de Thibaut. Le roi Robert, dont il avait me'rite' la faveur , l'honora de la charge de grand-foreslier. L'an ioi5, il bâtit, du consentement de ce prince, le château de Montlhe'ri. (Aimoin , 1. v, c. 46.) La situation avantageuse de cette place, la solidité' de ses murs , et la hauteur de ses tours , dont il reste encore la principale qu'on aperçoit de sept lieues , la rendirent une des plus nnportantes qu'il y eût alors en France. On ignore l'anne'e de la mort de Thibaut. Il laissa pour he'ritier un fils , qui suit,
GUI h^.
Gui I*^'', fils de Tliibaut File-e'toupes et son successeur en la seigneurie de Montlhe'ri, jouit d'une grande réputation de valeur et de probité sous les règnes de Henri I^' et de Philippe, son lils. 11 fonda, l'an 1064 , le prieuré de Long-Pont , à une demi-lieue
CHR. HIST. DES SIRES, OU ClIATEL. DE MONTLHÉni. 1 -Tî
de Moiiilhéri , sur la rivière d'Orge. C'est encore à lui ou bien à son père qu'on doit rapporter la fondation faite dans le château de Monlllie'ri delà collégiale de Saint-Pierre, qu'une cliarte de Louis le Jeune dit avoir existe' dès le tems des seigneurs de Mont- Ihe'ri , ainsi que d'une e'glise de Notre-Dame , qui e'tait dans le même cliàteau. (Le Beuf, Ilist. du dioc. de Paris , T. X, pag. i58. ) Gui vivait encore l'an 1071 , comme le prouve sa signature mise au bas d'un diplôme du roi Philippe I^' , donne cette anne'e pour confirmer les possessions que l'eglisc de Laon avait aux villages de Vaux et de Saint-Marcel. {^Arch. de C église •de Lonn. ) Gui laissa de sa femme , Hodieune , dame de la Ferte'- Alais et de Gommcts dans le Hurepoix , morte avaut lui , deux Jils et cinq filles. Les fils sont Milon , ou Miles , qui suit j Gui , sire de Rochefort , dit le Houge , de la couleur de sou poil , suivant xVlbert d'Âix : les filles , Me'lisende , dite Bonne voisinf , femme de Hugues , comte de Rc'thel ; Alix, mariée à Hugues li, sire du Puisetj N. , femme de Gautier II, seigneur de Saiut- Valcri-sur-Somme ; Me'lisende la Jeune , surnomme'e Chère voisine , qui e'pousa le seigneur de Font-sur-Scine ; et Elisabeth, seconde femme de Jossclin de Courtenai. La mère de ces enfants finit ses jours quelque tems avant son mari, et futinhume'eà Long-Pout, où il eut aussi sa sépulture.