ALBERT IL
looo ou environ. Albert H, fils aine d'Herbert TU, lui succéda au comté de Vermandois.
Baudri de ISoyon, dans sa chronique de Cambrai, fait un portrait affreux de ce comte.
18g COMTES , Plis DUCS , DE VALOIS.
premier devint abbé de Déols , en 1087, puis arclicvêque de Bourges , en 109). ( Bouquet, T. XIH, p. 684." ) Pendant les six années qui suivirent la conversion de Simon, il fit plusieurs voyages , les uns par ordre de &es supérieurs , les autres pour satisfaire sa dévotion. Le dernier qu'il entreprit fut un acte d'obéissance envers le pape Grégoire \II , qui l'avait mandé à Rome pour traiter une afftiire importante avec Robert Guiscard, duc de la Fouille. S'étant acquitté de sa commission avec succès, Simon revint à Rome , et y contracta vme maladie , dont il mourut le 29 septembre de l'an 1082. Le nécrologe de saint Claude marque sa nîort en ces ! termes : /// Kalemhis octohris ohiil Simon contes Campanice, Monachus nostrœ Congrega— tionis. Cornes Campaniœ est mis là jîour cornes in Cavrpanin, parce que Bar-sur-Aubeestdaii« la Champagne. Grégoire Tllfit inhumer Simon dans le caveau des papes : honneur extraordinaire dont on avait à peine quelques exemples. Mathilde , ducbesse de Normandie , lui fit ériger un mausolée , qui fait encore aujourd'hui l'objet de la curiosité des voyageurs; et le I pape Urbain II le décora d'une jépilapbe de sa composition.
j Après l'entrée de Simon en I religion , les grands domaines 1 qu'il laissait furent comme dé-
COMTES DE VERMANDOIS
Médisant , bouffon , parjure , <iébauclië , suivant cet écrivain , il fut au milieu de ses de'sordres attaque' d'une maladie de lanf^ueur , qui le fit rentrer en lui-même Ayant fait venir un saint relii^icux d'Homblières , pour lui faire part de ses remords, il le suivit, par son conseil , dans celle abbaye, oii il fit profession. Mais ayant depuis recouvré la santé, il quitta le monastère , se remit en possession de son comté , et reprit son premier genre de vie. Dieu le punit par une nouvelle maladie des plus horribles.
Dans cet état on lui apporta le Saint - Viatique ; mais en le recevant , il sentit dans sa bouche un feu dévorant qui lui consuma la langue. Il mourut quelques heures après, dans des{ tourments qui furent le prélude de ceux cpii l'attendaient en l'autre vie. Tftl est le précis en sui)stance du récit de Raudri , <jui ciîe pour garant Gérard, évoque de Cnnihrai. L'époque de sa mort n'est marqu.éc nulle part. Ce qui est certain, c'est qu'il vivait encore en lo 1 5, comme le prouve une charte qu'il donna le premier février <le celle année , portant permission à un de ses serfs , Mommé FiiTnat , de donner une 'petite terre , terrufani , à l'abbaye de Saint'Prix , pour y fonder son anniversaire. ( Cariiii. de Saint-Prix. ) Quelquesunb même prétendent qu'il vé-
COMTES, Pins DUCS, DE VALOIS.
membre's en une infinité de portions , sans compter les biens qu'il avait donnés aux monastères, ceux qu'il avait employés à fonder douze prieurés , et tout ce qu'il vendit pour en distribuer le prix aux pauvres.
Le roi se mit en possession du Vexin , et étant par là devenu l'avoué de l'abbaye de Saint- Denis, il prit pour sa bannière l'oriflamme , qui était celle de ce monastère. Etienne , comte de Champagne , se saisit des terres qui étaient dans sou comté , à titre de descendant d'Alix, fille de Raoul II, comte de Valois; mais il en céda une partie à Hugues Bardoul , fils de Barthélemi de Broyés , et d'une autre Alix de Crépi. Du nombre des domaines qui lui restèrent , fut le comté de Bar-sur-Aube , dont il continua de porter l'hommage à l'évêque de Langres. Enguerrand , seigneur de Boves , se saisit d'une partie du comté d'Amiens, et laissa l'autre , de gré ou de force, à Gui et Ives , dont la filiation n'est pas bien connue, du Cange conjecture {Hist. nia~ nuscrile des comtes d'Amiens , p. 116) qu'ils étaient frères consanguins de Simon , mais fils d'une autre mère. D'aulrea pensent que Gui était le comte de Ponthieu de ce nom, lequel s'empara , selon eux, par droit de bienséance , de la partie de l'Amiénois qui l'avoisinait , et s'associa dans celte usurpation
COMTES DE VERMAISDOIS.
eut jusque vers l'an 1021. Il ne laissa point d'eiifauts (I'Emme , sa femme, qu'on voit encore vivante en ioj5.