HERBERT III
988. Herbert, troisième du nom, codiie de Vermandois , et le «piatrième ainsi nommé dans sa famille, succéda, l'an 1)88 , à son père Albert dans le comté de Vermandois , qu'il
dit , dans les liens de l'excommunication. Il était enterré à Montdidier , di)nt i! s'était emparé sans autre droit que celui de la force. Simon , noiï content de restituer aux légitimes héritiers cette vill-e usurpée sur eux, voulut encore en retirer le corps de l'usurpateur, pour le faire transporter à Saint-Arnoul de Crépi , afin doter jusqu'à l'apparence de prétentions sur ce domaine injustement envahi. Présent à l'exhumation du cadavre, qui se fit le 22 mars 1 076 ( V . S. ) j il fut si vivement frappé de ce spectacle, qu'il résolut dès lors de quitter le monde pour se consacrer à la vie monastique.
Ses amis , pour le détourner de ce dessein , resserrèrent les liens qui le retenaient dans le siècle, en lui faisant épouser JuniTH , fille de Robert II , comte d'Auvergne, dit Hildebert par Albéric. Mais la nuit même de leurs noces , les deux époux convinrent de se séparer et d'aller vivre chncun dans la retraite. Simon partit précédé de deux chevaliers , et accompagné de trois aulres (juM avait convertis , pour se rendre au nioiiastère de Saint-Oyand , ou de Saint Claude , sur le Mont- Jura. Judith se retira à la Vau- Dieu , conduite par deux de ses parents , Adelbcrt , seigneur de Montmorillon , et Garnier, qui tous deux se firent moines de la Chaise -Dieu, et dont \t
COMTES DE YERMANDOIS.
gouvernait avec lui depuis cinq ans. Ce comte prenait , comme ses prédécesseurs, le titre d'abbe' de Saint-Quentin. Il y joignait aussi celui de saint Crèpin le Grand de Soissons , comme le prouve un diplôme du roi Hugues Capet , donne' à la prière d'Herbert , l'an 99'^ , pour conlirmer à celte abbaye la possession d'une terre qui lui avait e'te' donne'e par un comte nomme' Herric. ( Cortitl. S.
Crispiui. ) Herbert Hl fit du bien à diverses églises , et mourut le 29 août de l'an 1000 ou environ. La date du jour est certaine dans le nécrologc de Saint-Quentin ; mais celle de l'année ne l'est pas. Herbert laissa d'HEPMENGARDE , sa femme , qui lui survécut au moins jusqu'en 101 5, trois fils, Albert et Otton qui suivent; Gui , qui devint comte de Soissons ; et Landulfe , qui fut évêque de Noyon : il ne faut pas confondre ce dernier, ainsi qu'on l'a fait dans le Gallia Chrislînua, d'après le Vassor, avec Lindulfe , son oncle , fils d'Albert I-^' , et évêque de la même ville.