‹ L'art de vérifier les dates (volume 2)Chapitre 206 sur 299 · EUSTACHE III · texte numérisé non relu

EUSTACHE III

1095 nu plus tôt. Eustache III, fds d'Eustache II , lui succéda au comté de Boulogne. L'an 1096, il accompagna à la première croisade, non pas Godefroi son frère , mais , selon les annales de Wavelai , Robert, comte de Flandre, avec lequel il prit sa route par l'Italie après avoir joint Hugues le Grand, frère du roi

DES COMTES DK B.'JIOGXF. 35d

c^eFrance, rL;>l)erf, tlnr dp Normandie, ctElienne, ccititc de B!ois j ils passèrent ensemble dans la Pouillo, et d>i là se ronciirent à la Terre-Sainte. De retour dans raulonuie de l'an i loo, le comte de Boulogne embrassa le parli du duc de Norman Jic contre le roi Henri sou frère , auquel il redemandait la couronne d'Angleterre. La paix s'étant faite , l'anne'e suivante , entre ces deux princes , Euslachc fut re'tabii dans ses domaines d'Angleterre , dont Henri l'avait de'pouillé. {Chroii. Saxon.) Eustaclic i/e'tait point encore marie'. L'an 1102, il e'ponsa Marie, fille de Malcojïie III, roi d'Ecosse, et sœur de Maliiilde, femme du monarque anglais. Le pape Pascal lui e'crivit de Terracine (le 27 fe'vrier 1 io5) , pour le prier do laisser Lambert, évèque d'Arras , en pleine jouissance de (juolqm^s e'gliïcs qu'il ne lui avait rcstitue'es qu'à certaines conditions. L'an iio5, de concert avec sa femme et Ido , sa mère , il signala sa libéralité envers l'aîîhaj^ de Cluni , par le don (jn'il lui lit de tout ce qui lui appartenait aux villages de Rumilli et de Bierdes , comme il en avait joui ou dû jouir , autorisant ses chevaliers à disposer au profit de cette abbaye de tout ou partie des bénéfices qu'ils tenaient de lui. Pour cimenter cette donation , il eut soin de la faire confir- Tncr par Jean , e'vêijue de Terrouenue. ( Archîv. de Cluni. ) Ce ne fut pas la seule e'glise qui eut part ;"i sa munificence. Il fit aussi , l'année suivante , à la collégiale de Lens , des dons considérables , qu'il eut également soin de faire confirmer par l'évcque d'Arras. Il est remarquable que dans la charte de confirmatioa il est nommé comte de Lens ainsi que de Boulogne. Il eut guerre, 1 an I 1 14 ou environ , avec le seigneur de Nesie, qu'il prit dans un combat et mit en prison. Celui-ci, ayant trouve moyen de s'évader, se réfugia dans l'église cathédrale d'Arras, dont J'évêque Lambert écrivit en sa faveur une lettre commune au comte de Boulogne et au comte de Flandre, qui se trouvaient pour lors ensemble à Lens. Il demandait au premier la liberté du fugitif, et au second la sûreté pour le lïiômc en passant sur ses terres. Nous avons cette lettre ( B^luze, Hliscell. , T. V, p. 55o) ; mais imus ignorons l'effet qu'elle produisit.

L'an in5, selon Mathieu de Westminster , Eustache perd. Marie sa femme. Après la mort de Baudouin , son frère, il fut mis, l'an 1 1 18, sur les rangs pour lui succéder au royaume de Jérusalem. L'ayant appris à Boulogne par des déj)utés que ses partisans lui envoyèrent, il partit aussitôt pour la Terre Sainte. Mais la longueur du chemin qu'il lui fallut faire pour y arriver, fit (jue les seigneurs de la Palestine , impatients d'avoir un chef qni remédiât aux besoins pressants du pays , en c'noisireul un autre, qui fut Baudoin du Bourg. Eustache était en Calabre lorsqu'il apprit celte nouvelle. Ses amis lui conseillant de continuer sa

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