SIMON DE DAMMARTIN
1500. Simon , deuxième fils d'Albéric II , comte de Dammar^tin , étant revenu d'Angleterre , où il s'était sauvé avec son père et Renaud son frère pour cause de félonie, fut pourvu du comté d'Aumale par le roi Philippe Auguste, avec lequel les deux frères avaient fait la paix plusieurs années auparavant. Il paraît par quelques actes que Renaud eut aussi sa part dans ce comté , ou plu-!tôt qiic les deux frères le possédèrent par indivis. Philippe Auguste , quelques années après , fit épouser à Simon, Marie, fille et héritière de Guillaume III, comte de Pouthieu j mais, l'an, I2i5 , oubliant ses bienfaits , il se laissa entraîner par son frère dans le parti de Ferrand , comte de Flandre , révolté contre le roi de France. Ayant Qombatlu 'année suivante,, sous les dra-
DES COMTES d'aUMALE. 45^
peaux de la Flandre à la bataille de Bouvines, il fut proscrit par Philippe Auguste et prive' de son comté , que le roi Louis VIJI donna, l'an 1224 ( N. S. ) , dans le mois de février, au prince Philippe Hurepel son frère. Marie, sa fcnniie , ayant succède', l'an 1225, au comté de Ponthieu , le roi Louis VIII enveloppa cette dame dans la disgrâce de son mari , en faisant confisquer le Ponthieu à son profil. Marie, par ses soumissions , engagea , la même année, le monarque à révoquer l'arrêt de confiscation ; et, l'an i23o, elle obtint du roi saint Louis le rappel de son époux et son rétablissement dans le comté d'Aumale. Simon fut un des seigneurs de France qui écrivirent, l'an i225 , au pape Grégoire IX contre les entreprises des prélats de France sur la juri" diction civile. Il mourut, le 2 r septembre 1259, à Abbcville , laissant de son mariage quatre filles , savoir Jeanne , qui suit ; Philippe, qui fut alliée, 1" à Raoul d'Issoudun , comte d'Eu , 2' à Raoul II, sire de Couci , 5° à Otton III , comte de Gueldre ; et Marie, dite de Ponthieu, femme de Jean II, comte de Rouci. ( f^oy. Marie , comtesse de Ponthieu. )