‹ L'art de vérifier les dates (volume 3)Chapitre 111 sur 111 · IL · texte numérisé non relu

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CHROT^OI.OGIE HISTORIQUE

point publier le crime d'un de ses diocésains , lorsqu'il îe connaît seul, et qu'il ne peut le prouver par témoins, mais qu'il doit travailler à corriger en secret le coupable, en le laissant dans sa communion, et dans celle des autres^ aussi long-tems qu'il n'y aura pas de preuves contre lui. Que si , ajoute-t on , le coupable se montre incorrigible , l'évéque pourra le séparer de sa communion, mais non pas de celle dos autres. L'auteur de l'Histoire de l'Kglise Gallicane, suivant la remarque de M. l'abbé Dinouart, s'est donné la liberté d'altérer ce texte, pour avoir lieu d'y ajouter une noie propre à favoriser le schisme. Ce concile esr daté de l'ère ( d'Espagne ) 480 , sous le consulat de Dioscore.

AreUifense II, d'Arles. Nous en avons cinquante-six canons, le P. Pagi , qui place ce concile immédiatement après celui de Vaison , ne doute point qu'il n'ait été une occasion à saint Léon, de s'échauffer contre saint Hilalre d'Arles , qui s'attribuait le droit d'assembler de grands concilfs dans les Gaules.

444 Gallicunum , peut-être de Besançon , mais non pas de Vienne, par saint Hilaire , évéque d'Arles, en cjualité de vicaire ou d'inspecteur des Gaules; titre qu'il avait hérité de Patrocle , son prédécesseur, à qui le pape Zozlme l'avait conféré. On croit (jue saint Germain d'Auxerrc et saint Loup de Troyes assistèrent à cette assemblée, où l'o» déposa Celidonius, évéque, peut-être de Besançon, pour avoir épousé une veuve , et prononcé des jugements de mort. Célidonius appela de cette sentence au pape saint Léon, qui reçut favorablement l'appel, prit Célidonius sous^ la protection du saint siège , et traita fort durement saint Hilaire , qui était venu à Kome pour soutenir le jugement du concile.

444 humnmim , où saint Léon fait dresser les actes des abominations que des manichéens, qu'il avait découverts, avaient avouées en présence du concile. ( Dom Cellier, tom. XIV.)

445 Rov)aniim , sous saint Léon. Célidonius y est rétabli , et saint Hilaire d'Arles retranché de la communion du saint siège. On lui défend d'entreprendre sur les droits d'autrui ; on le prive de l'autorité qu'il avait sur la province de Vienne , et on lui défend d'assister à aucune ordination. Saint Léon poussa les choses plus loin ; comme on accusait saint Hilaire d'aller parles provinces accompagné de gens armés, pour donner des évêques aux églises vacantes, sans égard pour les droits des métropolitains, il obtint, le (3 juin de cette môme année, un rescrit de l'empereur Va-

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lentinlen , portant défense aux évêques cl"'em^loyer les armes pour les affaires ecclésiastiques , de rien entreprendre contre l'ancienne coutume sans l'autorité du pape , de récuser son tribunal, lorsqu'ils y seront appelés , avec menace d'y être contraints par le gouverneur de la province. Saint Hilaire est nommément désigné dans ce res-' crit. Telle était alors la prévention de saint Léon contre ce prélat, dont il reconnut l'innocence dans la suite.

44s yintiocheniim. Concile nombreux , où Athanase , évcque de Pertha , est déposé , et Sabinien mis à .sa place.

447 Tolelumim^ ou plutôt Hispanicum ; car on ne sait pas bien dans quel lieu de l'Espagne il se tint. On y fit une confession de foi contre les Friscillianistcs, qui se trouve, pour la substance, parmi les actes du concile de l'an 4^0 , tenu dans la ville de Tolède. (Tillemont.)

447 Rornaaum , par le pape saint Léon , 2g septembre , où l'on défend aux évêques de Sicile d'aliéner les fonds de leurs églises , sans le consentement de leurs collègues. ( Mansi , Suppl. Con. , tom. I. )

44'^^ Auliocheuum ^ d'Anlioche, sous l'évêque Domnus, aux fêtes de Pâques, où l'on oblige les accusateurs d'Ibas, évpque dEdesse, à se désister de leuis poursuites. (Mansi, Suppl. Cunc. ^ tom. L)

448 Gal/œciœ , de Galice (on ne sait en quel lieu), convoqué par saint Toribius , évêque d'Astorga , par ordre du pape saint Léon , pour condamner les erreurs et les livres des Priscillianistes. Les canons de ce concile sont perdus. (Ferreras, tom. IL )

448 Consianliiiopolitanum ^ de Constantinople , depuis le 8 novembre jusqu'au 22, parFlavien, et trente-deux évoques. Après qu'on y eut terminé un différend entre trois évêques, Eusi'be de Dorilée y présenta une requête contre Eutychcs, qui fut condamné, malgré l'eunuque Llnysaphius , ennemi de Flavien.

449 Tyn'um et Beiyfense, de Tyr, le 25 février, et de Béryte , un peu avant Pâques , et non pas au mois de septembre , comme le prétend le P. Labbe. Dans ces deux assemblées, Ibas, évêque d'Edesse , est absous du soupçon de Nestorianisme. Les actes du concile de Tyr, rapportés dans la neuvième session du concile de Calcédoine, portent en date : Après le consulat de Zenon et de Posthum'icn^ l'an 574 (de l'ère de Tyr), le 10 du mots pén'tius ; et selon les Romains , le 28 féi>rier , indiction première. Tous ces caractères, excepté l'indiction , que nous jugeons fautive, se rapportent à l'an de Jésus -Christ 449- Voyez ce

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que nous avons dit de l'ère de Tyr, dans la Dissertation sur FArt de vérifier les Dates.

449 Cons/anfinopa/ifamim^ de CP. le i3 avril. On y vérifie les ac;ej de la condamnation d'Eutychès, et on enrecon-. naît la sincérité.

'449 * Ephesinum , le 8 août. Théodose , qui avait autant de zèle pour l'Eglise que peu de lumière pour connaître ceux qui le trompaient, surpris par Chrysaphius et Eutychès, leur accorde un concile œcuménique , et écrit au pape que ce concile est indiqué à Ephèse. saint l.éon , qui en craint les suites , y envoie ses légats , et écrit celte beWe lettre à Flavien , qui est un des plus illustres monuments de l'antiquité. 1^'événement justifia la crainte de saint Léon. Tout se passa dans le désordre, à Eplièse, sous Dioscore , évêque d'Alexandrie. La vérité y fut condamnée, l'hérésie approuvée, Eutychès absous , et Flavien condamné par les évéques, environ au nombre de cent trente : Impiis stibsciipiionibus capi'was maniis dedenint. Le trouble et la violence régnèrent tellement à Ephèse , que cette misérable assemblée n'est connue que sous le nom de Brigandage d' Ephèse, Latrocinium Ephesinum. C'est de ce brigandage qu'appella saint Flavien, et son appel ne fut jugé qu'après sa mort, à Calcédoine, en 45 1.

La première session de ce conciliabule est datée <Vaprès le consulat de Zenon et de Posthumien , le FI des ides d 'août, (jui est /e i5 du mois mesori (des Egyptiens), indlclionlll. Mais il y a faute de copiste pour Tindiction, qui n'était alors que la seconde.

449 Romanum, au mois d'octobre, d'un assez grand nombre d'évcques pour représenter tout l'Occident. On y condamne tout ce qui s'est fait au brigandage d'Ephèse.

450 Romanum, le 2.2. février, fcte de la chaire de saint Pierre, (et non le 2.^ juin) d'un grand nombre d'évêques d'Italie. Saint Léon , à leur tcte, va trouver à l'église l'empereur Valentinien, l'impératrice Placidie, sa mère, et Eudoxie, sa femme , les prie avec larmes, et les conjure par l'apôtre à qui ils venaient de rendre leurs respects, par leur propre salut et celui de Théodose, de vouloir écrire à ce prince, pour l'engager à faire réparer tout ce qui s'était fait contre l'ordre à Ephèse , et à faire assembler un concile général, disant que c'était le véritable remède aux maux de l'Eglise , et qu'il était nécessaire, surtout à cause de l'appel de Flavien. Saint Léon, a genoux, obtint la grâce c[u'il demandait. (Tillemont. )

45o Constantinofjolltanum ■) au mois d'août. Anatole, suc-^

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cesseur de saint Flavien, mort des mauvais traitements qu'il avait soufferts à Ephèse , assembla ce concile de tous les ëvêques, abbés, prêtres et diacres qui se trouvèrent alors à Constantinople. On y lut et on y approuva la lettre de saint Léon à Flavien, et on analhémalisa Mestorius, Eutycbès , et leurs dogmes. Les légats du pape i-endirent grâces à Dieu de ce qu'ils trouvaient presque tout le monde uni dans la même foi.

45i Mediolancnse. On y approuve la lettre de saint Léon à Flavien.

45 1 Gallicanum ou Arelatense ^ comme le suppose M. de Tillemont. Quarante-quatre évêques y approuvèrent la même lettre de saint Léon, et lui écrivirent avec de grandi éloges.

45 1 CHJLCEDONENSE , quatrième concile général , d'abord à Nicée, et ensuite transféré à Calcédoine, où les évêques arivèrent à la fin de septembre. Il y en avait cinq cent vingt, ou même cinq cent trente-six, en y comprenant peut-être les absents , au nom desquels les métropolitains signèrent la décision de la foi. Tous ces évêques , excepté deux d'Afrique et les quatre légats du ' pape, étaient de l'empire d'Orient. Il y avait aussi dixneuf des premiers officiers de l'empire , qui assistaient au concile de la part de l'empereur Marclen. La première session se tint le 8 octobre. Les évêques Pascasin et Lucence , et même le prêtre Boniface y eurent la préséance, comme légats de saint Léon. Sa lettre à Flavien y fut lue avec approbation , saint Flavien justifié , et Dioscore anathématisé. On pardonna aux évêques qui , au brigandage d'Ëpbèse , avaient cédé à la violence et au tems. Théodore! y fut aussi reçu à la communion de l'Jîglise, après avoir condamné JNestorius. L'Eutychianisme et le Nestoriariismey furent également proscrits, et tons les évêques en signèrent le décret delà foi. L'empereur Marcien assista à la sixième session , tenue le 26 octobre , dans laquelle on fit trois règlements, dont le premier concerne les Moines , et les deux autres les Clercs. Après quoi les évêques, ayant fait les acclamations, supplièrent l'empereur de leur permettre de se retirer; ce qui fait voir qu'ils regardaient le concile dès lors comme fini. Voilà pourquoi les anciens, dit M. Fleuri, faisaient grande différence entre les six premières sessions et les suivantes, où il ne fut point question de la foi. C'est après la sixième session que les anciens exemplaires placent les viiigt-sepl canons du concile de Calcédoine, sur la discipline. Dans la quinzième

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session on fit , en l'absence des légats, un canon , compté pour le vingt-huilième, et conçu en ces lermes : « Les » jures ont eu raison d accorder au siège de Rome ses n piiviieges, parce qu'elle était la vilie régnante. Ainsi î> les cent cinquante evèques ont jugé que la nouvelle w Home ( Constantinople ) , qui est honorée de l'empire » et du sénat , doit avoir les mêmes avantages dans 1 or- 3) dre ecclésiastique et être la seconde apièselle » (.'était, à la réserve de la primauté , attribuer autant à l'église de Constantinople qu'à celle de Rome. Ce canon fut vivement contredit par les légats du saint siège, par saint Léon et par ses successeurs. Quoique, dans le fond, il n'accordât aux évéques de CP. que des prérogatives dont ils étaient en jouissance, on doit le regarder néanmoins comme te germe du schisme qui sépara depuis 1 église d'Orient et celle d'Occident.

Dans la (piatorzième session de ce concile , on fit deux règlements dont il n'v avait pas encore d exemple, i'ar le premier, Athanase, évèque de Pertha, dans la province Euphratéblenne, qui avait été dépose sur une accusation mal prouvée , ayant été rétabli, d fut dit que Sabinien , qu'on avait mis en sa plpce , continuerait d'exercer les fonctions épiscopales dans l'église de Pertha, aux dépens de laquelle il serait nourri jusqu'à la mort d'Atlianase , alors fort âgé, auquel il serait substitué. Voilà la co-adjntorerie avec le droit de succéder bien clairement établis. Par le second règlement , Rassien et Etienne, déposés l'un apiès l'autre du siège épiscopal d'Epbèse , doivent être entretenus sur les revenus de cette église. On voit ici 1 origine des pensions réservées aux bénéficiers sur les bénéfices qu'ils ont quittés. Le (]ode de Denis le Petit, où sont inscrits les canons de ce concile, n'a été reçu eu France qu'au tems de Cbarlemagne , comme le prouve le P. Quesnel , dans sa savante dissertation , de codire canonum Ecclesiœ romanœ.

45 1 Romanum , de Home, par saint Léon , sur la fin de l'année. On y reçoit le concile de Calcédoine , et on y fait deux canons ; l'un qui ordonne que les enfants revenus de la captivité soient baptisés, dans le doute s'ils l'ont été; l'autre qui défend de réitérer le baptême donné parles Hérétiques. Le P. Mansi met ce concile au 29 septembre 45 1 , jour consacré, dil-il, au synode annuel de Rome. Mais le concile de Calcédoine n'était pas même alors commencé.

452 Arelalense III. On y fit 5G canons, dont le vingt-deuxième délénd de mettre en pénitence les personnes mariées sans

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leur conscntemont mutunl. Le trente-quatrième défend de mettre les aflrancliis en escla\ag", pour crime d'ingratitude, à moins qu'il ne fut prouvé juridiquement. C'est. que ce crime mettait le patron en droit de rappeler ses affranchis au joug de la servitude; et une légère offense , aux termes de la loi romaine, su/fisnit pour cela. L'héritier du palron avait le m^me droit contre les enfjnis des affranchis, quand même ils auraient été dans la milice. (De Gourci. )

453 Andegûprnse, d'/Vngers , le4 octobre, pour l'ordinafion d'un évéque. On y lit douze canons sur la discipline. Léon , métropolitain de Bourges , y assista , et eut la préséance sur celui de Tours. Ce fui lui qui écrivit , avec les évéques de Tours et du Mans , une lettre encyclique au clergé de la troisième Lyonnaise , pour lui notiiier le dessein où ils étaient de déposer les clercs qui, dans leurs affaires, s'adresseraient aux juges laïques, préférablement aux juges ecclésiastiques. Le nom de Léon , qui paraît à la tête de cette lettre, la fait attrdjuer au pape saint Léon; et par une autre erreur, on a supposé qu'elle était adressée aux évéques Proc'inciœ Thraciœ, au lieu de Pruwicice tcrtfœ , qui est la troisième Lyonnaise.

4^3 Jerosolymitannm , des évéques des trois Palestlnes ,' après le rétablissement de Juvénal , et l'expulsion d© Théodose. (Tillemont.)

455 yirelateiiselV^ au sujet d'un différend entre Fauste, abbé de Lerins, et Théodore, évéque de Fréjus. Ce différend concernait la juridiction que Tévèque prétendait exercer sur le monastère de Lerins. Il fut réglé que Théodore, à l'exemple de Léonce , son prédécesseur, aurait le droit exclusif d'ordonner les sujets que l'abbé voudrait élever à la cléricature; qu'il serait le seul à qui l'on s'adresserait pour le saint crème et la confirmai ion ; qu'on n'admettrait point dans le monastère, sans son consentement , de clercs étrangers à la communion ou à l'exercice du ministère, et que du reste toute la congrégation laïque des moines serait sous le gouvernement de l'abbé, sans que l'évèque pût s'en mêler en aucune manière. Car il est con~ forme , disent les pères, à la raison et à la religion , (^ue toute la congrégation laïque du monastère soit en la libre disposition et sous Vuni<jue guiioernemcnt de l'ahbé qu 'clic aura choisi ; le fout en ohsenHnit soigarnscment la règle établie par le fondateur du monastère. Voilà une exc^mption monasti(jue antérieure à l'Ordre de Saint-Benoît. Ce n'est donc pas, comme l'avancent plusieurs modernes, depuis la

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naissance de cet onlre qu'elles ont eu lieu en Occident* M. Fleuri met ce concile en 4^1 , et le P. Mansi en 456» INous suivons le P. Lahbe et le P. Pagi.

457 ou environ. * Alexaitdiiuum , par Timothéc Elure , contre le patiiarclie Prolérius et le concile de Calcédoine. ( Edit. f' eiiet. Tome I V, ex Synodico, )

458 Piomamim^ par saint j.ëon , pour résoudre différentes difficultés {pie les ravages des Huns avaient fait naître. (Tillemoiit.)

459 CunstanliftopaUtanum , par le patriarche Gennade, contre les Sinioniaques. Nous en avons la lettre synodale sans date. (Pagi.)

462 Rumaiwm , au mois de novembre , en faveur d'Hermès , qui s était emparé de l'église de Narbonne.

463 Arehitense V, d'Arles , sur la fin de l'année , par Léonce, métropolitain d'Arles , à l'occasion de 1 ordination d'vin évêque de Die , faite par saint Mamert de Vienne , sans égard pour l'ordonnance de saint Léon, qui avait soumis, en 45o , cette église à l'archevêque d'Arles. Le concile écrivit au pape liilaire , pour se plaindre du procédé de saint Mamert, que le pape désapprouva par sa réponse. {Edit. Venei. Tome V. )

464 Turraconense^ de Tarragone, au sujet de Silvain, évéque de Calahorre , qui ordonnait des évéques à l'insu d'Ascagne, évéque de Tarragone, son métropolitain. Celui-ci, à la tête de tous les évèques de sa province , en écrivit au pape, pour savoir comme il fallait traiter Silvain.

460 ou environ. Venelensct de Vannes, en Bretagne, par Per-^ pétuus , métropolitain de Tours, pour donner un évêque à cette église. On y fit seize canons, dont le dernier ordonne de chasser de l'Eglise les clercs qui observaient les augures et ce qu'on appelait alors le sort des saints.

465 Romanum, le 17 novembre, composé de quarante-huit évéques, sur la discipline. Le pape Hilarus, comme on le voit par sa réponse à Ascagne, et aux autres évéques de la Tarragonaise , du 3o décembre, veut qu'on pardonne à Silvain tout le passé; et il leur refuse, par la même lettre, ce qu'ils avaient demandé touchant Irénée,

3ue tout le clergé et le peuple de Barcelonne désirait 'avoir pour évêque, comme son prédécesseur le leur avait désigné.

470 Cabilonense,, de Châlons-sur-Saône , par saint Patient , métropolitain de Lyon, où l'on élit, pour évêque de Châlons, un saint prêtre, nommé Jean.

471 "* ylniiochenum , d'Antioche , par Pierre le Foulon, où

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l'on fait au Trisagion ratldil ion Impio, qui crucifixiis es pro nobis. ( Edit. yenet. Tome IV, ex Synodico. )

472 Aniiocliemim ^ où Pierre le Foulon est déposé. Le pape Gélase en (ail mention , et l^ibérat. Brc^K Cap. 18.

473 Biluricense ., de Bourges, où Sidoine, évèque de Clermont et président de cette assemblée , proclama Simplicius évèque de Bourges, et , à cette occasion, fit au peupltî un discours que nous avons.

4/5 ou environ. Arelafense et Lugdimense , dans le premier desquels on prétend que le prêtre Lucide rétracta des propositions outrées, qu'il avait avancées louchant ia prédestination. Le second roula, dit-on , a peu près sur les mêmes matières. Ces deux conciles ne nous sont connus que par les ouvrages de Fauste de liiez : ouvrages, dit le P. Pagi , qui contiennent tout le venin du semi-Pélagianisme , et qui , comme tels, ont été mis entre les apocryphes , par le concile du pape (ielase et de soixanLe-dix evèques, l'an 49'^- On a d'ailleurs des preuves du peu de délicatesse de Fauste sur l'article de la sincérité. 476 * Ep/iesininn , d'ilphèse , par Timothée Elure , à la tête des Lutychicns , contre Acace de CP. et tous les évêques qui s'étaient opposés aux lettres encycliques de Basilique contre le concile de Calcédoine. ( Edit. Venet., tom. V. ) 476 * Alexandriinim ., par Timothée Elure, contre le concile

de (Calcédoine. {Iliid.) 478 Consfi.nitinapolifanum , par le patriarche Acace. Pierre le Foulon, Jean d'Âpamee et Paul d'Ephèse, y sont condamnés et déposés.

Le pape Simplice fit à Rome la même chose dans un autre concile. Mais l'église tl'Orient n'en "put tirer aucun fruit, parce que le patriarche Acace, de concert avec l'empereur Zenon , trompait le pape, en favorisant sous main les Hérétiques qu'il affectait de condamner. ( Pagi , Tillemont , Muratorl , saint Marc.) 481 Laodiccnum , de Laodicée, en faveur d'Etienne III, évèque d'Antioche, accusé d'hérésie par les partisans de Pierre le Foulon. ( Edit Venef. T. V. ) 484 * Cafthagiiiense. Conférence indiquée à Carthage, par liuniieric , roi des Vandales, entre les Catholiques et les Ariens, pour le i" février 1784. Elle ne se tint point; mais 4t>4 évêques catholiques, qui s'y étaient rendus , y furent opprimés et relègues , 4^^ en Corse, ôoz ailleurs; 88 moururent , et cd s'enlulrent.

484 Roinanum /, par Félix III, à la tête de G7 évêques, le 2.S juillet. Vital et Misènc , légats à CP. y sont déposés et 11. 3c)

3o6 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

excommun!és,pouravoir commiinicjuéaveclcsHércliquo<f, et prononcé à haute voix dans les diptiques, le nom de Pierre Monge , faux évèque d'Alexandrie. Sa condamnation y fut confirmée, et celle d'Acace de CP, prononcée pour la première fois. (Pagi. )

Tout rOccident rejetait hautement rHénolicon , ou décret d'union de l'empereur Zenon; ce qui fit avtc l'Orient un schisme de .^5 ans (Pagi.)

485 * Seleudense ^ de Séléucie, en Perse, par Barsumas, métropolitain nestoricn de Nisihe , où, sur une fausse interprétation d'un texte de saint Paul, l'on permet le mariage aux prêtres et aux moines. (Assemani, BibL Orient. T. III. )

485 Seleuciense, de Séléucie, en Perse, parBabuée, éveque catholique de cette ville, où l'on condamne la décision de Barsumas et de son concile. (^Ibid. )

485 liumanum II. de soixante-dix-sept éveques , le 5 octobre. J.a condamnation d'Acace de Constanlinople, prononcée au concile de Rome précédent , y fut confirmée. C'est apparemment le même concile où Pierre le Foulon, patriarche (intrus) d'Antioche, futanalbématisé. (Pagi.)

488 Romaimm III. le 16 mars, de quarante évoques, le pape Félix à la tête, et de soixante-seize prêtres, tous nommés. On y lut la belle lettre du pape sur ceux qui avaient abandonné la foi dans la persécution, en Afrique. (Mansi.)

49a Constantinopolitanum , où l'on confirme le concile de Calcédoine, sous l'évêque Euphémius, qui l'avait fait recevoir précédemment à l'empereur Anastase avant que de le couronner.

'495 Romamim , de quarante cinq évêques et cinquante-huit prêtres Mlsène, légat prévaricateur en 4'^4) y <^st absous par Gélase. Yital, son collègue, était mort auparavant. (Pagi.)

495 * Lapetense ^ Seleudense ., Adriense ., trois conciliabules des Nesloriens, en Perse, tenus par Barsumas , où l'on confirme l'hérésie et les décrets donnés en faveur du mariage des prêtres et des moines. ( Assemani , Bibl. Orient. T. III.)

'495 ou I^cJ6 * Constantinopolitanum , où les évêques eurent la lâcheté de déposer et d'excommunier le patriarche Euphémius , en élisant Macedonius par une basse complaisance pour l'empereur Anastase. LesBollandistes mettent ce concile en 49^- ( f- I- Mens. Aug. p. 48. )

496 et non 494? comme le prouve le P. Pagi, Romamim j sous Gélase. On y fit un catalogue des livres canoniques. Celui des écritures est semblable au nôtre , excepté qu'il

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ne met qu'un livre des Machabées , suivant la plupart des exemplaires. Il nomme les quatre conciles généraux et les autres autorisés dans l'Eglise. Il nomme ensuite les pères , en commençant par saint Cyprien , et en finissant par lalettre de saint Léon à Flavien. Entre les apocryphes, il place les écrits de Fauste de Riez , comme on l'a déjà remarqué plus haut.

^^Q * Persicum , de Perse, par Hosée , métropolitain nestorien de INisibe , où l'on confirme les décrets donnés sous Barsumas , en faveur du mariage des prêtres et des moines* ( Assemani , Bibl. Orient T. lil. )

499 Romaninn /, le premier mars, sous le pape Symmaque.' Soixante-douze évëques, le pape à leur tête, y font plusieurs décrets, pour retrancher les abus qui se commettaient dans l'élection du pape. On y déclara nul un décret du pape Simplice, portant qu'on ne procéderait à l'élection d'un nouveau pape qu'en présence du préfet du Prétoire ou de tel autre député du souverain de Rome. Baronius prétend que ce décret est supposé ; mais les évéques du concile ne le disent pas. Ce qui est constant, c'est que le préfet Basile avait assisté, au nom du loi Odoacre, h Télection de Félix III. (Muratori, Ann. T. III.)

500 Au plus tard, Lugduneiise , ou plutôt conférence des Catholiques avec les Ariens , le 2 septembre , fête de saint Juste, évêque de Lyon, et le jour suivant , en présence du roi Gondebaud, arien lui-même. Les Ariens furent convaincus d'erreurs par saint Avit de Yienne , et plusieurs se convertirent ; mais le roi, quoiqu'il aimât les Catholiques, demeura endurci : Quia pater etiin non traxerat ^ non putuiC oeniie ad filium^ut Veritas implerelur : Non est voien/is, nerpie

Jestinantis, sed miserentis Dei , comme if est dit dans la conférence même , que le P. Pagi rapporte à Tan 000.

5oi Ronianum 11^ sous le pape Symmaque , aux fêtes do Pâques, par Pierre , évêque d'Altino, envoyé à Rome par Théodoric , roi d'Italie, en qualité de visiteur, pour terminer la contestation de Symmaque et de Laurent, au sujet de la papauté. Symmaque ayant refusé de comparaître à cette assemblée , les choses restèrent dans la même confusion qu'auparavant. Une chose remarquable, c'est que les pères de ce concile, en parlant de ThéoJorlc , rappellent, tout arien qu'd était, très-pieux et très-saint. ( Mansi , Suppl. Conc. T. I. )

Soi U'imaniim III , Théodoric, qui voulait rétablir la paix, dans Rome , ordonna ce second concile, C|ui fut assemblé au mois de sept

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Jérusalem, autrement dite la basilique du Palais de Sessorius. Mais Symmaque , tandis qu'il était en marche pour s'y l'endre , accompagné d'un grand nombre de personnes de l'un et de l'autie sexes, est attaqué par des factieux, qui font pleuvoir sur lui et sursoncortt ge unegrêle de pierres; ce qui l'oblige à rebrousser chemin. Ce ne furent plus dans la ville que violences et que meurtres. Les évêques, ne pouvant rien ordonner en l'absence de Symmaque, écrivirent au roi ïhéodoric, pour demander permission de retourner à leurs églises.

502 Romanutn IF , dit Palmare, de la Palme, à cause d'une porte, ainsi nommée, de la basilique de Saint- Pierre, commencé , suivant les apparences, le 6 novembre. Les évêques y déclarent Symmaque déchargé devant les hommes des accusations intentées contre lui , laissant le tout au jugement de Dieu. On y annula l'ordonnance par laquelle Basile, préfet du prétoire, avait en 4^.^ défendu de consacrer l'évêque de Kome sans avoir pris l'avis du Prince ou du préfet du prétoire.

503 Romanum F, au sujet d'un écrit des Schismatiques i contre te Synode de T absolution ^ c'est-à-dire contre le concile précédent. Le diacre Eunodius , chargé par le pape de répondre à cet écrit, présenta le sien à l'assemblée sous le litre de Lîi>re Apologétique: Ouvrage où l'auteur prétend que le saint siège rend impeccables ceux qui l'occupent ou plutôt cjue JJieu n'en permet l'entrée qu'à ceux qu'il

"^ , a prédestinés pour être saints. Si la conduite de ceux qui l'avaient tenu jusqu'alors pouvait justifier en quelque sorte cette assertion, celle de plusieurs de leurs successeurs l'ont ])ien démentie.

504 Romanum VI , sous Symmaque , contre les usurpateurs des biens de l'Eglise. Ils y sont anathéniatisés comme des hérétiques inanifcsiés, s'ils ne restituent. (Pagi.)

505 Agathense^ d'Agde, le ii septembre, par vingt-quatre évêques et dix députés. Ils y firent quarante-huit canons sur la discipline , auxquels on en a ajouté depuis vingtcinq autres , tirés apparemment de quelques conciles suivants. On voit dans le vingt-deuxième canon l'origine des bénéfices, en ce qu'il permet aux prêtres et aux clercs de retenir les biens de l'Eglise, avec la permission de l'évcque, sans pouvoir néanmoins les vendre, ni les donner. Le quinzième défend de regarder comme callioliques les lAU|ues f[ui ne communient point aux fêles de ]\oël , de Pâques et delà Pentecôte. Le vingtième ordonne à l'archi- (ilaçrc de tondre les clercs qvii laissçnl croître leur ehcveiix.

DES CONCILES, ÔOC)

On trouve dans le vingt-unième l'établissement des chapelles (lomesllqucs , pour la commodité des familles qui sont à la campagne, etdontles habitalions sont trop éloignées des églises paroissiales. On abolit dans le quaranteunième ce qu'on appelait le sori des saints: abus qui consistait à regarder comme un présage de l'avenir le premier verset qui se présentait à l'ouverture d'un livre de l'écriture Sainte. On voit encore par ce concile que quoique les Gaules ne fissent plus partie de l'empire, on y datait encore les actes ecclésiastiques par les consuls romains. Il est daté du consulat de Messala, vingt-deuxième année d'Alaric II , roi des Visigoths , dans les imprimés, d'après trois anciens manuscrits. INlais un manuscrit de la bibliothèque Cottonicnne, au lieu du consulat, porte : anno ingesimo régnante yilanr.o\ ce qui revient à l'an 5o5. Mais d.ins un manuscrit de la Bibliothèque du roi on lit : anno XXI A/unci régis. Une lettre de saint Césaire d'Arles, écrite parce concile, nous apprend qu'Alaric avait indiqué un concile à Toulouse, pour l'année suivante. J^'objet {)our lequel il convoqua cette assemblée était vraisembla- )lement d'y faire approuver son Code Théodosien, rédigé et commenté par Anien. Ce concile sert aussi à faire connaître l'étendue de la domination des Visigoths dans les Gaules.

5oc) * Antlochenum , d'où Flavien d'Antioche écrivit une grande lettre synodale , par laquelle il déclarait recevoir les conciles de ÎNicée, de Constantinople et d'Ephèse , sans parler de celui de Calcédoine. (Le Quien, Or. Christ. ) 5i I AurcUanense I , d'Orléans , le i o juillet , par 3o évêques. On yiit trente-et-un canonssurladij;ciplin(;;,doRt quelques uns entreprennent sur ia juridiction civile. Tel est le quatrième , qui ordonne que les fils , les petits-fils et les arrières petit -fils de ceux qui ont vécu dans la cléricature , derneurciont sous le pouvoir et la juridiction de l'évéque. Les pères de l'assemblée, dans le cinquième,reconnaissent que toutes les églises tiennent du roi les fonds dont elles sont dotées ; c'est-là, si l'on en croit un moderne , le fondement de la Régale. On ne pouvait guère la tirer de plus loin. Bans le sixième on défend à tout particulier de se presîMiler pour entrer dans le clergé , sans avoir des lettres du rui ou du juge. Celte défense avait pour objet princi;)nlde s'assurer si le sujet était de condition libre ou aifranthi. Ceux qui étaient st'rfs n'étaient point admise aux ordres. S'ils V avaient été reçus, les maîtres pouvaient

3îO CHRONOLOGIE HISTORIQUE

les réclnmer. On les degiadait , et ils rentraient dans Fa servilutle. Cependant on dérogeait quelquefois à cette loi génf'rale. INous en voyons des exemples dans ces tenislà. Les évêques envoyèrent ces canons à Clovis , le priani de les appuyer de son autorité. Entre ces prélats on voit Adelpbius, évêque de Bàle. Or, il passe pourconstant, parmi les savants, que les evêques alors n'allaient point aux conciles indiqués dans les lieux qui n'étaient pas de l'obéissance de leur souverain. On y voit aussi un Litharsus , Eftlsropus ccclesiœ Oximensis ^ c'est-à-dire d'Hiesmes, d'où le père Sirinond infère que THiesmois avait alors un évêque particulier ; ce qu'Adrien de Valois réfute dans sa Notice des Gaules . où il prouve que l'Hiesmois a toujours appartenu au Diocèse de Séez. Dans un exemplaire manuscrit de ce concil<" {roâ. R. i458), et dans un autre de Pithou, cité par le père Sirmond , la date de sa clôture est ainsi exprimée : sexto idus mensis guinti, au lieu que rimprimé porte , sex/o idus julias , ce qui revient au mèrhe , et montre que les pères de celte assemblée suivaient l'usage des Francs de commencer l'année avec le mois de mars.

5i I * Sidonense, de Sidon, en Palestine, sur la fin de l'année, composé de cpiatre-vingts évèques, contre le concile de Calcédoine. Les patriarcbes d'Ântiocbe et de Jerusalenx empêchent qu'il ne soit formellement condamné; mais, par une faiblesse coupable, ils feignent de ne pas le recevoir. (Le Quien , Or. Cfirisi.)

5i2 * Antiochmnm ^ par Xénaias, évêque d'Hiéraple, Sévère y est ordonné patriarche d'Antiocbe après l'exil de Flavien. Evagre met l'ordination de Sévère au moisdius, de l'an 56i de l'ère césaréenne d'Antiocbe, indiction vi , ce qui revient au mois de novembre 5i2.

5i6 * Constanlînopolîtanum., par Timotbée , patriarche intrus, où l'on condamne le concile de Calcédoine. Ç^Edit. Vcnet, T. V. )

5i6 Illyricnse. Jean de Nicopolis et sept autres évêques y marquent leur communion avec le pape tîormisdas.

5i6 Tarrarunense^ de Tarragone , le Ti novembre, où dix évêques dressèrent treize canons, dont le septième ordonne que Tobservation du dimanche commencera dès le samedi ; d'où vient la coutume, en Esp-Tgne, de s'abstenir de toute œuvre servib^ le samedi , vers le soir. Ce concile est daté : y(nno sexfo î'heuderiri re^is , ronsulutu Fefri, :,ub die octcu'o idils no^'cwhris. C'est un des premiers (jui aient; en)plnyé la date des années du règne des rois d'Espagne.

I DÈS CONCILES. 3lt

Stj Gerundense^ de Gironde, le 8 juin. Sept ("vcqnes y firent dix canons. Entre autres points de discipline , on y ordonna deux litanies : la première , le jeudi , le vendredi et le samedi après la Pentecôte, la seconde, le premier jeudi de novembre et les deux jours suivants. 5i7 Epaonense , d'Albon, au diocèse de Vienne , et noa d'Yène, au diocèse de Bellai, depuis le 6 jusqu'au iS de septembre , par saint Avit , évêque de Vienne , à la léle , non des seuls évèques de sa province , mais de tous ceux du royaume de Bourgogne, au nombre de vingt-cinq , parmi lesquels on voit un évêque de Vindisch , ville aujourd'hui ruinée, au diocèse de Bàle , et suivant les actes imprimés, un évoque de Nevers. Mais M. le Beuf a fait voir contre M. Schocpflin et d'autres, qui Inféraient de là que Nevers a été de l'ancien royaume de Bourgogne, qu'au lieu de Niocmensis , il faut lire Nioedunensis^ Myon, ville à quaire lieues de Genève, près du lac, où était autrefois le siège de Bellai. On fit, dans ce concile, quarante .canons, dont le vingtième défend aux clercs de rendre visite aux femmes, à midi et le soir, sans compagnons et sans nécessité; ce qui montre que la méridienne était alors ea usage dans les Gaules. Le treizième défend de recevoir à la pénitence ceux qui auront contracté des mariages incestueux, et déclare tel celui d'une homme avec sa bellesœur. Ktienne, grand trésorier du roi Sigismond , était dans ce dernier cas, ayant épousé en secondes noces Palladia, sœur de sa première femme ; et le canon avait été spéciah'ment fait à son occasion. Le roi prit le parti de son officier, et menaça les prélats de son ressentiment. Ce concile est daté de l'indictlon xv. Le père le Colnle a donc eu tort d'avancer qu'avant Charlemagne on ne datait point de 1 indiclion dansles Gaules, depuis qu'elles étalent tombées au pouvoir des barbares. Outre cette date, ce concile porte : l)le xril cal. irensîs octavi ; ce qui prouve que les Bourguignons commençaient alors , coiTime les Francs , l'année au mois de mars.

Siy LugduncHse. Saint Vlventlole, évéque de Lyon, qui avait assisté au concile d'Epaone , ou d'Albon , loin d'ètie intimidé par les menaces de Sigismond, assembla ce nouveau concile pour confirmer le trentième canon qui avait irrité ce prince. (>'esl l'objet des six règlements que l'on fit dans cette assemblée, où l'on ne remarque, parmi les prélats (pu la composaient , que deux sullragants de Lyon , wSllveslre de Ghàlons-sur-Saone et saint Grégoire de Langres.

3l2 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

5i8 Constontinopolitanum ^ \>? 'J.0 juillet, sous l'ernperetïr

Justin. A la requite des Moines et à la prière du peuple ,

on mit dans les diptiques Eiiphémius et INJacédonius ;

tous ceux qui avaient été bannis pour la cause de ces deux

Î)atriarclies de (.onstantinople furent rappelles et rétablis: es quatre conciles généraux et saint Léon furent aussi mis dans les diptiques, e! .'•evèred'Antiocheanatbématisé. Jean de Constant inople envoya partout ce décret signé de ^o évèques , avec un édit de l'empereur pour le faire exécuter.

5i8 Jerosolymitanum , le G août, où tout ce qui s'est fait à Constantinop'C, es' confirmé par trente-trois évéquesdes trois Falestines. ( Labbe , Mansi )

5i8 Tyriense, de Tyr , ou la mvme confirmation se fit dans l'église , parmi les acclamations du peuple, le dimanche après la lecture de l'Evangile. Dans la cinquième action du concile de Constantinople, célébré sous Mennas, l'an 5'66 , il est dit que ce concile de Tyr se tint /e 2.8 delous , selon les Ty riens , ou le \o septemlie deVan^l^o (de l'ère de Tyr), indiciion XIII; ce qui revient à Tan de Jésus- Cbrist. 5iH. Voyez ce qu'on a dit de 1 ère de Tyr dans la Dissertation sur l'Art de vérifier les Dates.

Plusieurs autre églises, et en particulier le clergé d'Antiocbe, se déclarèrent alors contre Sévère, et en faveur du concile de Calcédoine. On comptait jusqu'à deux mille cinq cents évoques qui a\ aient confirmé par leurs lettres ce concile, sous le rogne de l'empereur Justin. (Fleuri.)

519 Assemblée générale à Constantinople, le jeudi-saint 28 mars, où Jean de Constantinople est réuni au pape, après avoir déclaré qu'il recevait les quatre conciles, et qu'il condamnait tous ceux qui avaient voulu , de façon ou d'autre, y contrevenir. Acace de Constantinople fut aussi effacé des diptiques , avec Fravita , Euphémius, Macédonius , ïimothée et les empereurs Zenon et Anastase.

La même année, Sévère fut chassé d'Antioche , et Paul ordonné à sa place.

619 Btitanuicum , de Brévi, dans le pays de Galles, où saint David , après avoir éteint dans ce concile, parmi discours pathétique, les dernières étincelles du Péîagianisme, est clu archevêque du pays. (Wilkins, T. i , p. b. Mansi, T. I, p. 4o3. ) 5ao Conslanlinopolltanum. Epiphane y est ordonné patriarche de Constantinople le 2.^ février, à la place de Jean , mort au commencement de ôao.

DES conciles; 3l'-i

5:21 ou environ. In Sardùu'a ^ par les évoques d'Afrique, relégués en Sardaigne. Il fut tenu à l'occasion de la fameuse proposition des moines de Scylhie: Un de la Trinité a soufjei't ; et des écrits de Fausle , évècjue de liiez, svu- le libre Arbitre et la Grâce. Nous avons la lettre synodale où les pères de ce concile expliquent leurs sentiments sur ces matières. Elle est de saint Fulgence, et se trouve parmi ses œuvres.

5:>3 Agaunense ^ d'Agaune , ou de Saint-Maurice, en Valais, le i4 mai. La psalmodie continuelle , établie dans ce monastère le 3o avril précédent, par le roi Sigismond , est confirmée par neuf évoques et neuf comtes. Le P. Labbe et dom Mabillon mettent ce concile en 5i5, fondés sur la chronique de Marins d'Avenche , selon laquelle il s'est tenu sous le consulat de Florentins et d'Anthemius. Mais le P. Pagi fait voir qu'étant postérieur à la mort de Sigeric, arrivée en 622, et antérieur à la prise du roi Sigismond son père, il appartient à l'an 523.

523 Juncense , de Junquc , en Afrique, où saint Fulgence présida, siu- la fin de Tannée. Le P. Pagi se trompe en rapportant ce concile à l'an 524. ( Mansi. )

524 Suffehinum , de Suffete, en Afrique, où saint Fulgence, par modestie , fit présider l'évéque Quudoulfdeus ^ qui lui avait disputé la préséance au concile de Junque.

i)24 Arelatense , le 6 juin , où saint Césaire préside, assisté de douze évêques. On y fit quatre canons.

ûaS Carthaginense , le 5 février. Boni face de Cartilage, à la tête de soixante évéques , y rendit grâces à Dieu de la paix rendue à l'église d'Afrique. On y lut un grand nombre de canons ; on y confirma l'ancienne police de l'église d'Afrique, suivant laquelle chaque province avait son métropolitain, que l'on qualifiait de primat ou évéjue du premier siège , et toutes reconnaissaient l'évéque de Carthage pour leur chef L'abbé Pierre y présenta une requête au primat de Carthage, Boniface, et à toute l'assemblée , pour la liberté de son monastère , que Libérât, cvéque du premier siège de la Bysacène , prétendait soumettre à son autorité , parce qu'il était situé dans sa province, prétention qu'il avait poussée jusqu'à excommunier l abbé et ses moines, malgré la protestation qu'ils faisaient de ne relever que du primat d'Africpie, et malgié les preuves qu'ils en donnaient. Libéiat avait écrit à Eoniface, it à son concile, de ne point doimer atteinte aux canons qui ordonnaient que les monastères fussent soumis aux évoques dans les diocèses desquels ils se trouvaient. Mais Boniface lui IL 40

oi4 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

répondit que, sous prétexte de maintenir les anciens ca*nons, on ne devait pas annuler des droits si bien établis. En conséquence , on lit le décret suivant : Erunt îgilur omnia omnino Monasierïa , siciit semper fueritnt , a conditinne Cleriiorum modis omnibus libéra^ sibitantùm et Deoplaccntia. (Labbe, Condl. T. 4- p* i^490

527 Carpentoractense , de Carpentras , le 6 novembre. Saint Césaire d'Arles y présida, et il y avait en tout seize évêqucs. Le président y suspendit, pour un an, Agrcce, évêque d'Antibes, pour ne s'être pas conformé au règlement qui défendait d'ordonner aucun évêque qui n'eût pas servi dans le clergé. ( Pagi. )

Saj Toletanum II ^ le 17 mai. On y fit cinq canons, dont un étend la défense du mariage entre parents, tant que la parenté se peut connaître. A la fin de ce concile, Tolède est qualifiée métropole. C'est la première fois qu'on lui voit donner ce titre. Ce concile est daté de l'an 565 de l'ère d'Espagne, et de la cinquième année du règue d'Amalaric. En associant ce prince à son aïeul Theudéric, dès l'an 523 , ces deux dates s'accoident , et répondent à l'an 627 de Jésus-Christ.

529 Avausicamim II, d'Orange , le 3 juillet , treize évêques , dont saint Césaire était le premier, s'y trouvèrent. Ils y proposèrent et souscrivirent vingt-cinq articles , qui leur avait été envoyés du saint siège, louchant la grâce et le libre arbitre. Ces articles sont : Que le péché d'Adam n'a pas seulement nui au corps , mais à l'âme ; qu'il n'a pas nui à lui seul, mais qu'il a passé à ses descendants ; que la grâce de Dieu n'est pas donnée à ceux qui l'invoquent , mais qu'elle fait qu'on l'invoque ; que la purgation du péché et le commencement de la foi ne viennent pas de nous , mais de la grâce ; en un mot , que par les forces de la nature nous ne pouvons, ni rien faire, ni rien penser qui tende au salut ; que l'homme n'a de lui-même que le mensonge et le péché ; que la persévérance est un don de Dieu, etc.

S'j.r) Vaseuse, de Vaison, le 5 novembre. Douze évcques , compris saint Césaire, y firent cinq canons. Ce fut (ians ce concile qu'on introduisit en France la litanie simple , ou le Kyrie eleison , à l'imitation des églises d'Orient efe d'Italie. Il fut ordonné qu'elle se dirait à matines , à la messe et à vêpres. La date de ce concile est ainsi mar-^ quée : Jctum sub die nonarum novcmbris , Decio juniore viro clarissinio consule.

530 Valeniinum III, de Valence, en Daupliiné, au mois de

DES CONCILES. 3l5

juillet ou J'août, pour les vérités de la grâce contre les sémi-Pélagiens. (Pagl.)

530 et 53i Romana duo. l)ans le premier, tenu après le 12. no-

vembre, le pape Bonlface 11 fait signer aux évéques im décret qui l'autorisait à se choisir un successeur, et nomme aussitôt le diacre Vigile. Mais s'étant aperçu qu'il avait en cela conli'cvenu aux saints canons , il assembla un nouveau concile, où il fit casser et brûler ce décret. (Labbe, Conc. tom. IV, pag. i6t)0. Pogi- )

53 1 Constanlinopotilanuin , par Epipbane , où l'on suspend de de ses fonctions Etienne, métropolitain de Larisse , eu Thessalie , pour ne s'être point iait ordonner par le patriarche de Constantlnople.

53i Piomanum , le 7 décembre, au sujet du même Etienne de Larisse, qui avait appelé au pape de son interdiction. La décision de ce concile nous manque.

Sia Colhdlo , ou conférence de Consfantinople , pendant trois jours, entre les Catholiques et les Sévériens. Ceux ci furent confondus, et il y en eut plusieurs qui revinrent à l'Eglise.

533 Aurclianense II, d'Orléans, le 2.0 juin. On y fit vingt-et-un canons, dont le huitième supprime l'ordre des Diaconesses , et ordonne que les meubles de l'évèque défunt soient conservés à son successeur. Le neuvième défend aux prêtres d'habiter avec des laïques, et veut qu'ils restent seuls, ou s'associent avec d'autres clercs. Le vingtième défend l'usage des ^ landes suffoquées. Le P. Mansi se trompe en rapportant ce concile à l an 536. (^l^oyr-z Pagi.)

534 Romanum , où cette proposition : Unus c Triaitate passus est carne , fut approuvée , et les moines acémctcs , qui la combattaient, condamnés et excommuniés.

535 Carthaginense , au commencement de l'année, de 217 évêques, sous l'évèque Réparât. On y demanda, à l'enqiereur Justinien, la restitution des droits et des biens des églises d'Afrique, usurpés par les Vandales : ce qui fui. accordé par une loi du i*^"^. août de la même année. Ou renouvela aussi, dans ce concile, la décision de celui de 525 , touchant l'exemption des monastères. Elle fut portée dans les Gaules , où elle devint célèbre ; on la trouve citée dans plusieurs privilèges, enir'autres dans celui de Saint-Denis, en France, de l'an 65(i, et dans celui de Corbie, de l'an 6G4. ( Lal)be , Conc. , tom. IV, pag. 1642.)

535 Aivernense 1 , de Clermont, en Auvergne, le 8 novembre. Quinze évèques, du royaume de Théodebert, y firent seii:c canons, dont le cinquième [ioiic que les Sénîeurs des

îlG CHRONOLOGIE HISTORIQUE

Fjnncs , et les Anciens qui se trouveront dans les châteaux , ou bien à la suite de la cour^ seront tenus à Pâques^ à la Pentecôte et à ISué'l ^ de se rendre chacun d nis la ville capitale de la Cité où il est domicilié , pour y célébrer ces fêles avec l'éi'éque. Par ces Sénieurs et ces Anciens^ on ne doit pas enteiidre, avec M. de Valois, des officiers vétérans et retirés du service, mais des officiers exerçant actuellement un emploi considérable.

536 Constantiiiopolitanum , par le pape Agapit. On y déposa Ântliime de Constantinople , et Mennas fut consacré à sa place, par le pape Sévère, faux patriarche d'Alexandrie ; et d'autres évë(|ues hérétiques y furent aussi condamnés.

Après lamort d'Agapit, arrivée, à Constantinople, le 22 avril, Mennas y tint un nouveau concile, le 2 mai, qui fut continué jusqu'au 4 juin. La déposition d'Anthime y fut confirmée , et ce prélat anathématisé. On y dit aussi anathême à Sévère d'Antioche, et à Pierre d'Apamée, déjà condamnés. Le même anathême fut prononcé contre Zoare , moine syrien, fougueux acéphale, et le tout fut confirmé par la constitution de Justinien, donnée le 6 août 536. Il y avait plus de soixante évèques dans ce concile.

536 Jerosolymittinum ^ le ic) septembre. Quarante évèques y approuvèrent ce qui avait été fait à Constantinople.

536 * Thevinense, de Thévis, en Arménie, par ISiersès, catholique des Arméniens, où l'on condamne le concile de Calcédoine , et l'on adopte l'erreur de l'unité de nature en Jésus-Christ. On y ordonne, de plus, que les fêtes de Noè'l et de l'Epiphanie se célébreront le même jour, 6 janvier. Ce concile est l'époque du schisme de l'église d'Arménie, {Edit Venet tom. V.)

538 Aurehanense III , d'Orléans, le 7 mai. On y fit trentetrois canons. Le mois de mai , dans la date de ce concile, est appelé le troisième mois; d'où le P. Pagi conchif que les Français commençaient dès-lors Tannée à Pâques. Il en devait conclure au contraire qu'ils la commençaient avec le mois de mars. En effet , Pâques, en .'538, fut le 4 avril. Si donc l'année eût commencé à Pâques, mai n'aurait été que. le second mois, et non le troisième.

540 ou environ, Barcinonense ^ de Barcelonne, par Sergius, métropolitain de Tarragone. On y fit dix canons sur la discipline.

541 Aureliunense IV, par Léonce , évêque de Bordeaux. On

Î^ fit trente-huit canons, qui furent souscrits par Irenteluit évèques présents, et, pour les absents, par onze prêtres, et un abbé. Le P. Sirmond prétend cjue ce concile fut

célébré avant l'automne, sur ce qu'il est date de la quati'ième iiuliction, qui finissait, dit-il, au 3i août. 541 Gazeuse , de Gaza , en Palestine , dans lequel Paul , patriarche d'Alexandrie, est déposé, pour son attachement à rOrigénisme, et pour crime d'homicide, (Mansi, SiippL T. l,p. 428.)

541 Bysarenum, des évêques de la province Bysacène , en Afrique. Les règlements qu'on y fit, et que nous n'avons plus, furent envoyés à l'empereur Justinien, qui les confirma par un rescrit de l'an 642 , au désir du concile. (D. Cellier.)

542 Antiochenum , assemblé parEphrem, patriarche d'Antioche. On y condamne les erreurs d'Origène. {Ibid. )

543 ou environ. Constimlinopolilanum ^ de Constantinople, où Mennas, et les autres éveques approuvèrent l'édit de Justinien, qui anathématisait Origène, et les erreurs qui lui sont attribuées. La condamnation d'Origène fut une occasion à Théodore deCappadoce, origéniste, et acéphale caché , de demander la condamnation des trois fameux chapitres tirés de Théodore de Mopsueste, d'ibas et de Théodoret. Théodore flattait l'empereur de l'espérance que les Acéphales se réuniraient à l'Eglise, et recevraient le concile de ( alcédoine , dès que ces trois chapitres seraient condamnés.

544 * Pcrsùum , de Perse , par Mar-Abas , catholique des Nestoriens , qui, par son zèle , mit fin au schisme qui régnait dans sa secte , où l'on voyait ordinairement deux éveques en chaque ville , l'un célibataire et l'autre marié. 11 paraît que , dans ce synode , les évêques embrassèrent la continence. On y renouvela plusieurs anciens canons sur la discipline. ( Assemani, Bibl. Orient. T. III. )

546 Ilcrden.se ., de Lérida, par 8 évêques, le 6 août On y fit 16 canons sur la discipline, dont le dernier prononce anathême contre les clercs qui enlèvent les biens et les effets de l'évèque aprîs sa mort , et les déclare coupables desacrilègr; permettant néanmoins qu'on leur accorde, quoique difficik'ment , la communion étrangère. Ce canon les prive donc des fonctions de leur ordre , et les admet à la communion laïque , qu'il faut entendre quelquefois sous le nom de communion étrangère. Ainsi, l'analhéme ne signifie pas toujours l'excommunication majeure proprement dite, mais quelquefois une peine canonique en général. (t,ellier. ) Ce concile est daté , suivant les plus anciens exemplaires manuscrits, de l'ère (d'Espagne ) 584 • 1^" ^ ^ tic Theudis. Ainsi , ce n'çst pas à l'an

3l8 CHRONOLOGIE HISTORIQUE

de Jésus Clirist 624 qu'il fiiul le rapporter , comme a lait le P. I-abbc, mais à Tan 646. (D'Aguirrc.)

546 Valeniinum , de \'alenœ , en Espagne, le 4 décembre, par 6 cvêques. On fit 6 canons sur la discipline. Ce concile est daté comme le précédent. Toutefois, le père Mansi conjecture qu'il est postérieur à l'an 646 , sur ce que le nom de l'évêque Celsinius , qui est en tète des souscriptions, se rencontre aussi parmi celles du troisième concile de Tolède, tenu, selon lui , en 5go. Le lecteur jugera de la solidité de cette conjecture.

546 , 547, 54t^- Juslinien ayant condamné les trois chapitres, en 54*^, les esprits s'échauffèrent, et la divison fut extrême. Théodore de Cappadoce disait lui-même depuis, que Pelage, légat du pape, qui avait fait condamner Origène , et lui Théodore, qui avait fait condamner les trois chapitres, méritaient d'être brûlés vifs, pour avoir excité ce scandale. La présence du pape Vigile, à Constantinople, ne put remédier au mal. Le concile qu'il y tint, d'environ 70 évéques, en 1647, fut rompu. Le. Judiratciju du 11 avril 54^, où il condamna les trois chapitres , sans préjudice du concile de Calcédoine ^ ne contenta , ni les défenseurs ni les ennemis des trois chapitres. Les premiers étaient en grand nombre; car c'étaient tous les évêques d'illyrie, de Dalmatie et d'Afrique, qui, à ce sujet , se séparèrent de la communion du pape. Facundus, évêque d'iiermiane, en Africjue, qui se trouvait alors à Constantinople , fit plus; il composa, pour la défense des trois chapitres , un écrit solide , mais trop véhément, cjue l'empereur, à qui il l'avait adressé, récompensa par Fexil, mais cjui servit beaucoup à fortifier son parti.

549 Aurelianense ^ d'Orléans, le 28 octobre : 5o évêques et 21 députés y firerjt 24 canons. Ce concile est daté : iSz<Zi die V kal. novemb. anno , XXXFIII , rcgni Doniiiti nostn Childeherti régis indict. XIII. C'est le premier qui soit daté du règne de nos rois.

549 Aivernum II, de Clermont , par 10 évêques où l'on adopta les canons du cinc]uième concile d'Orléans. (Mansi, Siippl. Tome L )

550 Tullense ^ de Toul, le i*^'" juin , par saint Nicet, métropolitain de Trêves. On n'a point les actes de ce concile, qui paraît avoir été convoqué à l'occasion de quelques insultes faites à saint Nicet, par des Français, qu'il avait excommuniés pour des mariages incestueux. ( Hartzheim, Conc. Gerni. T. L)

55o Mopsueslenum j le 17 juin. On y fit voir que Théodore

DES r.ONCILF^. Oig

de Mopsueste n'était point dans les diptiques, et ou en rendit témoignage au pape et à rcmperenr.

55 1 Constuntiiiopolitanum. Le pape Vigile, assiste de 1 3 évoques latins, y dépose Théodore de Césarée, et suspend de sa communion Mennas, et les autres complices de Théodore. La sentence est datée du i4 août. Le pape et les siens souffrirent une cruelle persécution en ce tems-là.

55 1 ou environ. Parisiense II. \ingt-sept évèques dont six étaient métropolitains , y déposèrent Saffarac, évêque de Paris, pour un crime considérable, et ordonnèrent Eusèbe à sa place. Quelques-uns le mettent en 553, d'autres en

55^ * Tiôenense, de Tiben, dans la grande Arménie, par le catholique des Arméniens, où Ton confirme la condamnation du concile de Calcédoine , déjà prononcée au concile de Thévis, en 53G. C'est au concile de Tiben que commmence l'ère des Arméniens, établie en mémoire de la consommation de leur schisme. Voyez ce que nous avons dit de cette ère dans la Dissertation sur l'Art de vérifier les Dates.

S53 * Persiciim , de Perse , par Joseph, patriarche des Nestoriens. On y dressa 1:3 canons sur la discipline. (Mansi , Siippl. , Tome \. )

ri\ DU DEUXIÈME VOLUME.

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